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EAN : 9782714442543
492 pages
Belfond (06/03/2008)
3.62/5   88 notes
Résumé :
Des années 1920 aux années 1940, de Paris à Berlin, le destin tourmenté d'une jeune Russe blanche. Au cœur d'une Europe en proie à la montée des totalitarismes, une passion orageuse entre une femme libre qui triomphe de l'exil et de l'adversité, et un artiste de ferveur et de talent. Éblouissant.

De Paris à Berlin, des années 1920 aux années sombres de la guerre, une histoire de désir et d'amour entre une femme libre qui triomphe de l'exil, et un arti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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LaetiF
  10 mai 2022
Le récit commence en 1917, à Petrograd, avec la rencontre d'une jeune femme de caractère : Xénia Féodorovna Ossoline. Cette petite Russe riche n'a pas sa langue dans sa poche, elle est fougueuse, impérieuse, voire même volcanique ! Mais ces traits de caractère vont s'avérer être de puissants atouts pour affronter toutes les épreuves que la vie et l'Histoire lui réservent. En effet, elle va survivre aux violentes émeutes qui assaillent son pays, s'exiler en France, et affronter les terribles événements de 39-45… Une seule chose est capable de faire vaciller cette femme exceptionnelle : son amour pour Max…
Cette traversée de l'histoire est vraiment passionnante ! Une fois passés les a priori liés à l'étiquette « roman historico-féminin », on se lance dans cette histoire pleine de rebondissements et de leçons – tant au niveau Historique qu'au niveau personnel.
J'ai eu du mal à me plonger dans ce livre… Mais finalement, je l'ai beaucoup aimé ! le style est à la fois simple et recherché. On sent tout le travail de recherche et d'écriture dont l'auteur a eu besoin pour peaufiner ce livre… Voilà mon seul « reproche » : on sent parfois un peu trop le « travail », toutes les phrases ne coulent pas de source, même si certains extraits sont remarquablement bien écrits !
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soleil23
  16 décembre 2015
« La chance n'aime pas les tièdes. Elle se provoque et se conquiert, en un mot elle se mérite », par cette phrase commence l'histoire de Xénia Feodorovna Ossoline. Une jeune fille pleine de ressources et de volonté et je ne peux m'empêcher de la comparer a Scarlett O'Hara de « Autant en emporte le vent » car Xénia a la même impertinence et brûle du feu de la jeunesse.
Dans sa ville Petrograd, elle mène une vie de bourgeoisie, insouciante de ce qui se passe en dehors d'une salle de bal.
Mais, tout bascule et vint la survie et l'exode. Cette partie du roman m'a profondément bouleversé.
Son chemin rencontre Maximilian von Passau, un berlinois, photographe et artiste dans l'âme. Une histoire commence et une passion dévorante. Mais dans « La louve blanche », il n'est pas question que d'exil, d'amour, de souffrances, l'auteure nous fait découvrir la haine, le mépris de l'autre et la discrimination.
Comment mettre les mots exacts pour décrire Berlin en ce temps de folie et le monde d'aujourd'hui qui commet la même erreur ! Un adage arabe apprécié et très utilisé se traduit ainsi « l'Histoire se répète » mais les grands du monde n'ont toujours pas appris la leçon.
Mais Theresa Revay n'est pas là pour donner des réponses ni même essayer. Son récit s'éparpille et moi qui voulais tant rester avec Xenia, me retrouve face à une autre femme qui lui vole la vedette, si je puis m'exprimer ainsi. J'aurai préféré que Sara ait sa propre histoire.
J'ai eu le sentiment que ce roman a été détourné de son cours au profit d'un autre sujet qui m'a éloigné de la louve blanche. Je voulais tant rester avec cette Russe, écorchée de la vie qui protège sa famille avec abnégation et en se sacrifiant encore et encore.
Je voulais connaitre sa vie de mère et d'épouse.
Je voulais ressentir ses tourmentes et ses pensées.
Je voulais comprendre ses choix.
Mais elle ne faisait que de courtes apparitions entre Paris et Berlin mais ne restait jamais longtemps car Sara prenait le dessus.
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pasiondelalectura
  03 juin 2019
La louve blanche (2008) est le cinquième roman de Theresa Révay avec une suite en 2009: Tous les rêves du monde.
Ce titre « la louve blanche » nous situe la protagoniste du livre : la belle et courageuse Xénia Ossoline, une russe blanche qui fuit la Russie après la Révolution bolchévique et qui devient le pilier et la force de ce qui reste de sa famille.
C'est un livre très romanesque sur un amour fou sur fond historique de l'Europe entre 1917 et 1945. C'est un roman choral avec plusieurs personnages définis avec profondeur et un fond historique et culturel très riche en détails.
Le descriptif de la chute de Berlin est hallucinant, dantesque, mais pas aussi cru que celui décrit dans le livre posthume Une femme à Berlin, d'auteure inconnue; en fait un journal de vie tenu par une femme jeune sur les derniers jours de Berlin avant l'entrée des russes. Un récit à vous dresser les cheveux sur la tête. Et une attitude des soldats russes pas aussi séraphique que dans le roman de Mme Révay.
Aussi, les pages qui décrivent l'Exode de Paris m'ont rappelé les pages d'Irène Nemirovsky sur le même sujet dans son livre remarquable Suite Française, encore plus crues car vécues par l'écrivaine.
Revenons au livre. C'est une histoire d'amour entre deux personnages fictifs crées par l'écrivaine.
ELLE : Xénia Ossoline, une russe blanche qui avait 15 ans le jour de la Révolution bolchevique; une jeune fille de la meilleure société puisque sa famille fréquente le tsar Alexandre III. le père sera sauvagement assassiné devant ses yeux, sa famille dépossédée de tout. Elle fuira et s'établira en France avec une soeur, un frère et une vieille servante. Ils connaitront la misère la plus noire jusqu'à ce qu'elle soit remarquée par un grand couturier. C'est elle qui s'occupera de nourrir sa famille, de les défendre, de les porter en avant. Elle fera la connaissance dans une galerie à la mode de Max von Passau, un photographe allemand de renom.
LUI : Max von Passau appartient à une très bonne famille berlinoise, il a une soeur très délurée, fantasque qui épousera un pro-nazi. Il devient très apprécié par ses photographies et sans le vouloir, il sera proche du parti national-socialiste qui connait un essor croissant. Il sera très amoureux de Xénia mais n'arrivera pas à la convaincre de le suivre en Allemagne.

Les années passent, la guerre éclate avec son chapelet d'horreurs. En Allemagne d'abord avec le nazisme, une doctrine de plus en plus sanguinaire; en France ensuite, qui sera occupée, anéantie, humiliée et rendue exsangue. Avec le reste de l'Europe à feu et à sang.
Les éléments historiques dans ce roman sont nombreux et riches en détails et anecdotes, ce qui rend la lecture moins pesante : l'exil des russes blancs, la révolution bolchévique, les années folles à Paris et Berlin, la montée du nazisme.
Il y a dans ce roman deux caractères féminins très forts et très bien campés : celui de l'héroïne Xénia Ossoline et celui de Sara Lindner: deux parangons de courage inouï et en même temps deux femmes avec des faiblesses bien humaines et évidentes, ce qui les rend d'autant plus crédibles.
Un livre que j'ai lu avec émotion même si je suis réfractaire aux histoires trop romanesques.
Lien : https://pasiondelalectura.wo..
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Etpourquoipasquatre
  11 mars 2022
Xenia Ossoline menait une vie de rêve. Traitée comme une princesse jusqu'à l'adolescence, elle doit du jour au lendemain devenir subitement une survivante. Une russe de cette classe noble qui fut forcée de fuir son pays pendant la révolution communiste. Une survivante qui devra se construire entre deux guerres tout en assurant l'éducation d'une jeune soeur et d'un petit frère né pendant leur fuite. Et en tombant amoureuse.
.
Theresa Revay nous apporte un autre regard sur cette période à la fois trouble et riche d'entre deux guerres. C'est ma première lecture d'une plongée dans les débuts du nazisme de cette manière. On le vit de différents angles entre le Paris insouciant et le coeur des familles juives allemandes, c'est hypnotisant. La première partie est peut-être un peu brouillon même si on est vite entraîné dans ce ballet de personnages exaltants. On avance trop vite et on a du mal à bien cerner les personnages au départ. le récit est rapide et de grands bonds dans le temps nous perdent un peu. Un départ du récit de Paris avec des souvenirs par ci par là aurait facilité la mise en place de l'histoire et des personnages. Heureusement ça n'empêche pas ces histoires croisées de nous embarquer avec elles.
C'était une belle lecture commune avec mes acolytes du challenge Disney de @aa2liiinee.
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shousoun
  15 avril 2015
Fin de la Première Guerre Mondiale, les années 1920, en Russie. Les conflits ne sont pas terminés, car à l'intérieur du pays, une lutte des classes s'installe, la révolution bolchevique pourchasse les Russes blancs, les fidèles au tsar Nicolas et à sa famille. Ils sont obligés de s'exiler, un peu partout, Angleterre, Etats-Unis pour les plus fortunés, mais surtout en France, à cause de la culture, de la langue, rendant plus facile d'adaptation.
Quelques années plus tard, 1920, Odessa, un bateau anglais, les transporte parfois en fond de cale, vers la France.
Berlin avril 1924, Un nouveau personnage entre en scène, Max von Passau, un jeune photographe, qui doit lutter lui aussi, contre un père, qui pleure la mort du frère aîné, glorieusement pendant la guerre, et qui veut suivre sa voix et sa passion.
Dans une Allemagne qui voit monter des idées nationalistes, et un jeune homme qui vient de publier un livre « Mein Kempf » qui fait peur à certains allemands déjà.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
soleil23soleil23   16 décembre 2015
P465
En quoi est-ce que ces gens-là te seront reconnaissants ? Tu ne parles pas leur langue, tu ne partages pas leur culture. Ils n’ont même pas la même religion que nous ! Pourquoi veux-tu aller te perdre dans un conflit qui ne nous concerne pas ?
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missmolko1missmolko1   26 novembre 2012
Petrograd, fevrier 1917.
La chance n'aime pas les tièdes. Elle se provoque, elle se conquiert en un mot elle se mérite, telle la croix de saint George sur le champs de bataille, Xénia Féodorovna Ossoline ne s'imaginait pas autrement qu'en conquérante.
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soleil23soleil23   05 décembre 2015
P32
Si les hommes autour d’elle menaient des vies de devoir dévouées au Tsar et au maintien de la Russie éternelle, les épouses se devaient d’être l’armature d’une lignée, transmettant non seulement la vie, mais aussi l’âme d’une famille.
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lilie57lilie57   24 avril 2020
Il aimait croire en cette ardeur du premier regard, lorsqu'il est dépouillé de tout artifice et de tout calcul, empreint de curiosité et parfois d'inquiétude, cet instant où le regard du timide ressemble à celui de l'aventurier et s'approprie la personne ou le paysage qui s'offre à lui.
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soleil23soleil23   27 novembre 2015
Il faut une certaine témérité pour se reconnaitre à chaque étape de sa vie, mettre un nom sur ses victoires et admettre ses échecs. La vie vous façonne à grands coups de glaive.
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Videos de Theresa Révay (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Theresa Révay
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-course-parfaite-53094.html
Depuis vingt ans, Theresa Révay s'est imposé comme un auteur majeur fédérant autour d'elle un public fidèle et enthousiaste, friand de ces romans historiques dans lesquels elle raconte les 50 premières années du XXème siècle. Depuis « Valentine ou le temps des adieux » à « La nuit du premier jour », ce ne sont pas moins de huit titres qui font de Theresa Révay une digne héritière d'Henri Troyat ou de Maurice Druon. Emportés par le vent de l'Histoire, les personnages qu'elle invente nous entrainent aux quatre coins du monde et nous font vivre leur passion, dans des décors et des ambiances parfaitement reconstitués, avec un souffle romanesque qui ne trahit en rien une belle qualité d'écriture. Quant à la précision historique, fruit de recherches de longue haleine qui caractérise le travail de Theresa Révay, elle est reconnue par les spécialistes des périodes dans lesquelles elle place ses intrigues. On ne s'étonnera pas ainsi que la romancière ait reçu le prix Historia en 2014 pour son livre « L'autre rive du Bosphore ». Romancière jusqu'au bout des ongles, Theresa Révay ne s'était jamais aventuré dans la biographie, même si l'envie n'était pas loin. Mais le hasard fait parfois bien les choses. Pour l'écriture de son précédent roman, Theresa Révay côtoie dans ses recherches Nathalie Mathet dont le beau-père n'est autre que François Mathet, le célèbre entraineur hippique. A écouter la jeune femme lui confier des secrets de famille, la romancière se dit qu'il y a là matière à un nouveau livre. Voilà comment nait « La course parfaite » publié chez Tallandier. Né en 1908, engagé dans l'armée française en 1939 en tant qu'officier de cavalerie, assistant impuissant à la débâcle, François Mathet se fait un nom dans le monde des courses. Il a un don particulier pour comprendre les chevaux, les entrainer et leur faire gagner les plus grands prix. Veillant sur les chevaux de l'Aga Kahn ou de la famille Rotschild, il fut aussi celui qui entraina Yves Saint Martin sur la plus haute marche du podium, faisant de lui le plus célèbre jockey français. C'est l'histoire de cet homme discret, taiseux mais passionné et généreux que raconte Theresa Révay, l'histoire d'un homme qui se calque sur celle de son époque et que traversent les grandes personnalités d'alors. Une biographie passionnante qui ravira les passionnés de chevaux et de sports équestres mais aussi tout ceux qui s'intéressent aux destins exceptionnels liés à la grande Histoire. « La course parfaite, François Mathet, portrait du maitre entraineur » de Theresa Révay est publié chez Tallandier.
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