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EAN : 9782290155141
Éditeur : Editions 84 (21/08/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 226 notes)
Résumé :
L’Hiver du mécontentement, c’est ainsi que le journal le Sun qualifia l’hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande-Bretagne. Voici venir l’hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare. Ce personnage, la jeune Candice va le jouer dans une mise en scène exclusivement féminine. Entre deux tournées à vélo pour livrer des courriers dans un Londres en proie au d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
Sebthocal
  01 août 2018
Mon avis après ce message publié avant la date de fin d’interdiction de tout commentaire :
Attention, il ne s'agit pas d'une critique...
Je remercie les éditions Flammarion et Babelio pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une Masse Critique spéciale Rentrée littéraire.
Cet ouvrage est sous embargo jusqu'au 15 août, je ne peux donc rien en dire pour le moment...
Mais le décompte fatidique après réception arrivant bientôt à expiration, c'est pourquoi je publie ce message.

Mon avis :
Je n’y arrive pas. C’est ainsi. Après deux essais, je n’arrive pas à accrocher.
J’avais publié cette "fausse" chronique pour les raisons que j’ai donné, mais aussi, j’avoue, pour attendre de m’y remettre...
Mais le personnage principal, Candice, ne me touche pas. Trop lisse, trop simpliste, sa neutralité devient agaçante. Dans une époque et un contexte qui ne l’était pas. Bien sûr elle est peut être apolitique ou dépolitisée, mais le contexte dans lequel elle évolue rend cette option peu crédible.
Son rôle d’observatrice extérieure sans opinion, mais qui s’en sort par sa propre détermination, ne colle pas.
C’est dommage, car je pense que cet ouvrage est intéressant à plusieurs égards... alors, qui sait, j’essaierai peut-être une troisième fois !
Abandonné en août 2018
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nameless
  15 mars 2019
S'agit-il d'un roman social ? D'un roman politique ? D'un catalogue musical ? D'un document historique ? D'une étude sur le théâtre shakespearien ? Quoi qu'il en soit, Thomas H. Reverdy possède le talent de faire revivre ce que le Sun a appelé l'hiver du mécontentement en référence à la première réplique de Richard III, au cours duquel un nouveau monde a remplacé l'ancien. L'auteur mélange habilement fiction et histoire, crée un audacieux mais crédible parallèle entre les conquêtes du pouvoir de deux personnages qui possèdent en commun intelligence, cynisme, calcul, haine pour les faibles, morgue impassible : Richard III et Thatcher, surnommée Attila le Hun, la Dame de Fer, la grande Eléphante, la Femme sanglante, ou encore Tina, There Is No Alternative. C'est à travers les yeux et la vie de Candice, jeune femme émouvante, obligée de livrer du courrier à vélo pour financer ses études théâtrales, que le lecteur découvre Londres en grève et la mutation impitoyable initiée par Maggie.

Fini de rêver ! I want Britain be great again ! « Balayons ce passé récent, morose et lugubre. Finissons-en avec le défaitisme ! Sous la bannière du choix et de la liberté, un avenir neuf et captivant appelle le peuple britannique ». En réponse à son arrogance et son mépris, le 3 janvier 1979, c'est Anarchy in the UK, Disorder, No future. Tout s'arrête, grève totale, grève générale, convergence des luttes de tous les secteurs, privés ou publics. Le chaos, c'est quand tout devient possible ! Et c'est ainsi que l'Empire britannique à l'agonie accouche d'un peuple invisible de livreurs de repas à vélo et de stagiaires de longue durée, d'une économie de petits boulots, du retour des femmes à la maison, de la débrouillardise pour survivre et d'un second marché. Car est-il utile de le rappeler, Tina ne redresse rien, ne crée aucun emploi, ne tient aucune promesse ; son nouveau monde est un champ de ruines pour les classes moyennes et populaires, pour la classe ouvrière, livrées au chômage, à la précarité, à la misère et même à la famine pour les mineurs ou à la mort pour Bobby Sands. Seuls les banquiers, les actionnaires et les hommes d'affaires, les assureurs et les courtiers, les avocats fiscalistes, la City flamboient. Tout le reste est liquidé, privatisations, faillites en série, licenciements massifs.

Roman d'atmosphère, subtil et intéressant, léger et grave à la fois, mélancolique et désenchanté mais lucide, L'hiver du mécontentement frappe par sa justesse de ton, par son intemporalité et son universalité, car, c'est mon avis, il est très facile de substituer à celui de Maggie, un autre nom d'homme politique dont la pensée néo-libérale se limite à croire qu'il suffit de traverser la rue pour devenir riche. Et comme le chantent les Sex Pistols : God save the queen !
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cicou45
  22 février 2019
C'est la première fois que je lis un livre ayant reçu la récompense du Prix Interallié parce que jusqu'à présent, je me faisais une idée complètement fausse de ce prix : me disant : cela va être compliqué, je ne suis pas à la hauteur, je vais me perdre dans les événements relatés etc. bref autant de fausses idées que cet ouvrage a complètement démenti et grâce à lui, je crois que j'apporterai plus d'importance à d'autres (ceux des années précédentes, par exemple, pour voir ce qu'il en ressort). Comme quoi, déjà : premier point fort pour cet ouvrage qui a cassé tous mes préjugés qui n'avaient absolument pas lieu d'être et qui m'a redonné une bonne image (enfin presque de moi) sur le plan intellectuel.
Ici, nous nous retrouvons plongés dans l'Angleterre de la fin de années '70, en 1978 exactement, à l'époque où cette dernière connut une crise économique sans précédent. Alors que Candice, notre jeune héroïne se prépare à interpréter Richard III, célèbre pièce éponyme de William Shakespeare, l'entreprise Ford va mal, pour ne pas dire très mal et les emplois s'écroulent. Les grèves se multiplient, tous corps de métiers confondus mais la musique, elle, est bien et bien là comme le rappelle à juste titre l'auteur en chaque début de chapitre) ainsi que les arts avec la très belle interprétation de Richard III que l'auteur se plaît à décortiquer afin que les femmes qui font partie de la troupe puisse l'interpréter à sa juste valeur. Ce parallèle entre cette pièce shakespearienne et la politique est fort bien trouvée et admirablement mise en scène, se mêlant parfaitement à l'intrigue qui se joue "dans la vraie vie".
Puis, c'est l'apparition de la Margaret Thatcher, celle que l'on surnommait "la dame de fer" et s'il est vraie que j'en avait entendue parler, j(avoue que je ne connaissais jamais jusqu'à présent quel rôle elle avait réellement joué dans ce domaine politique dans lequel je ne m'y entends rien. Je ne m'en tiendrai pas seulement à ce seul et unique avis qui est bien trop résumé et exhaustif à mon goût et qui ne se fit qu'au point de vue d'une seule personne, qui plus est mise en scène de la sorte.
Un roman avec des personnages fictifs très attachants et réels qui m'ont un peu remis les idées en place et qui m'a fait un large rappel concernant ce qui s'est passé très proche de chez nous il n'y a même pas quarante ans et dont je ne savais que très peu de choses jusqu'à présent et cela, je ne peux que le déplorer. Je crois que je vais revoir un petit peu mes cours d'histoire à partir de ce qui s'est déroulé après guerre. Une lecture que je ne peux que vous recommander, même si j'ai rapidement cru comprendre que les avis étaient très mitigés. En ce qui me concerne, je l'ai totalement dévoré !
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nadiouchka
  20 septembre 2018
Enfin ma chronique définitive :
Et une rencontre de plus ! Une belle rencontre encore mais d’un tout autre genre de celle de la veille, ce qui a été également bien sympathique.😉
Cette fois, c’est Thomas B. Reverdy qui est venu pour « L’hiver du mécontentement ». Déjà auteur de huit romans, il est venu nous parler de cette très mauvaise saison, l’hiver 1978-1979, dans un Londres paralysé par des grèves touchant la Grande-Bretagne tout entière et c’est là que Margaret Thatcher (ensuite surnommée « La Dame de fer ») décide de prendre le pouvoir avec son Parti Conservateur. Elle sera aussi surnommée « The Milk-Snatcher » (« la voleuse de lait » quand elle interdira la distribution de lait dans les écoles).
On dit de cet hiver qu’il a » sonné le glas d’une époque et accouché d’un autre monde, le nôtre. »
D’abord, parlons de l’héroïne, Candice qui « vole » sur son vélo de coursier dans les rues de Londres. « Elle venait d’avoir vingt-ans. C’est un âge où la vie ne ne s’est pas encore réalisée. Où tout n’est encore que promesses – ou menaces. » (p.10). Mais elle ne « fait » pas seulement le coursier pour gagner quelque argent car elle fait aussi partie d’une troupe entièrement féminine et joue le rôle de Richard III de Shakespeare.
Dans cette Angleterre de l’après-guerre, tout s’emballe : montée du chômage – dégradation rapide des conditions de travail. Il ne reste que l’espoir de voir un changement radical en déclenchant des grèves dans tout le pays. Les gens envahissent les rues avec un but commun : le changement et l’amélioration de leur condition car la vie est devenue insoutenable.
Mais suivons Candice dans tous ces bouleversements. Il est à signaler que c’est un journal populaire, « Le Sun » qui a baptisé cette époque-là, « L’hiver du mécontentement » car ce sont les premiers mots prononcés par l’actrice qui joue le rôle de Richard III, cette pièce de Shakespeare.
Candice y a un grand rôle et ce personnage la hante. Sa rage et son énergie sont frappantes : elle est la représentante de la jeunesse qui aspire à un printemps mais « La bataille ne fait que commencer. »
L’amour 💕 fait partie d’une prise conscience mais ce n’est pas un roman d’amour.💕 Les univers sont différents. Il y a plusieurs trajets dans les périodes chaotiques comme dans la vraie vie. Ce n’est pas comme une quête du XIXe siècle où tout finit bien. Ici, les vies sont plus anonymes : on rencontre des gens que l’on ignore – ils se croisent par hasard.
L’auteur a voulu savoir comment les « événements » avaient commencé car pour lui, Thatcher le faisait penser à une chanson de Renaud (il était bien jeune à cette époque…)
Notre héroïne, Candice, est lumineuse, courageuse, indépendante. Elle a tout de même des blessures (que l’on découvrira dans le texte) – on suit son propre regard, son questionnement sur Richard III. D’origine irlandaise elle est assez éloignée de Thatcher. Elle va pouvoir décider de sa vie (pour ne pas ressembler à sa mère) et c’est pour cela qu’elle fait du théâtre – mais elle n’est pas militante.
Le premier vers de Richard III démontre que c’est LA pièce sur le pouvoir et la tyrannie.
Avec cette compagnie entièrement féminine (on pourrait dire « les Shakespearettes »), on trouve de nombreuses questions sur la condition de la femme. Mais Thatcher est la première femme qui arrive au pouvoir ; d’ailleurs elle travaille son image, sa diction à cause de son accent.
Candice, elle, travaille son rôle, le décortique. Si on a Shakespeare avec nous, tout sera plus facile et toutes les Thatcher seront ridicules.
Dans ce livre, les hommes ne brillent pas vraiment (pardon amis lecteurs masculins) mais Jones va se démarquer car il est aussi un artiste, un pianiste : « Quoi de neuf ? - la musique, encore et toujours. Jones tient le coup – Ils ne nous ont pas laissé grand-chose, alors autant faire ce qu’on aime, pas vrai ? C’est le mot d’ordre de l’époque, il faut que chacun trouve ce pour quoi il est fait, il faut se réaliser, comme ils disent. On a inventé des slogans. Do it yourself – c’est un des cris du punk. Dans quelques années cela deviendra Just do ut et ça servira à vendre des chaussures de sport à des gens obligés de se mettre en jogging pour sortir des chez eux sans voiture. » (p.114)
L’ouvrage est plutôt imbriqué, construit au fur et à mesure car l’auteur travaille sans plan – ce qui le passionne c’est de dériver vers le roman.
Je tente d’abréger ma chronique mais je sais que je ne raconte pas le livre, là au moins pas de doute car cette histoire est à lire, ce qui se fait d’ ailleurs très facilement et agréablement.
Thomas nous fait assister à la politique internationale et surtout à cette énorme grève des ouvriers de Ford (importante usine américaine qui avait pourtant fait de gros bénéfices l’année précédente. Ça ne vous fait pas penser à des cas similaires de nos jours ?) « Les grèves sont communicatives. Les grèves poussent les gens dans la rue. Il ne manquerait plus que les trains s’en mêlent. » (p.88) Et les rues de Londres sont envahies par les poubelles ! Ça aussi on connaît bien.
Ce que l’on peut retirer de la lecture, c’est que si tout va bien, il n’y a pas de questionnement, c’est mécanique. Mais à l’inverse, quand les choses vont mal on a besoin d’humanité, de retrouver nos faiblesses. Il faut rendre les personnages les plus humains possible. D’ailleurs, actuellement, nous sommes dans une période « catastrophique ».
Mais je reviens à nouveau à l’ouvrage qui met la jeunesse face à face avec ses idéaux. On voit comment le Parti Travailliste, alors au pouvoir, voudrait lâcher Callaghan, le Premier ministre, alors qu'une femme inconnue (mais qui ne le restera pas longtemps) dévoile ses ambitions au sein du Parti Conservateur :
« L'Angleterre est une petite vieille qui n'a plus la force de rien. L'Angleterre est sur le déclin."
Évocation aussi sur le Vietnam du Sud qui, effondré une première fois en 1975, est de nouveau victime de la guerre et cette fois c’est contre la Chine. Évocation des « boat people » avec des milliers de Vietnamiens qui embarquent sur des embarcations trop légères et « qui finissent en radeaux de la Méduse, quand elles ne sont pas simplement coulées par les garde-côtes chinois. » (p.130).
On peut voir dans les dernières lignes du livre, Candice en coulisses, juste avant d’entrer en scène  : « Tout le monde retient son souffle.
La pièce peut commencer. La bataille ne fait que commencer.
Now is the winter of our discontent !
Voici venir l’hiver de notre mécontentement. »
Clap de fin du livre mais il faut l’ouvrir et commencer la lecture.
J’ai remarqué une critique de Bernard Pivot : « La réussite du roman de Thomas B. Reverdy tient à ce balancement subtil entre fiction et réalité, surtout à son adresse à narrer comment une jeune anglaise bien sous tous rapports, réussit à s’approprier chaque jour un peu plus le personnage monstrueux de Richard III.»
Quant à ma conclusion, elle sera ainsi : une très belle rencontre avec un écrivain passionné et disponible pour les impressions ressenties sur la lecture de son ouvrage. Une bien agréable soirée pour présenter ce livre qui fait partie de la rentrée littéraire 2018.
*****
Mais j’ai un petit additif à ne pas négliger : il faut lire, en page 217 : « La Bande originale du roman. » En effet, chaque chapitre comporte un tire de musique ou de chanson. Cela peut aller des Beatles à Marianne Faithful – aux Rolling Stones – Aux Sex Pistols – sans oublier Pink Floyd ou David Bowie…. Etc… La liste est longue et si l’auteur a choisi de donner ainsi un titre aussi particulier, musical à ses chapitres, l’idée ne lui en est venue qu’à la fin de son écriture. Cela donne donc un livre avec un fonds sonore bien agréable : ♫♫ par exemple : « Run Like Hell » de Pink Floyd, puis « I Don’t Know What to Do with My Life » de Buzzocks, ainsi de suite.♫♫
Merci Thomas pour cette soirée si agréable ! 👍😉
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michfred
  03 février 2019
Le grand bordel de l'hiver 78-79, rythmé par une bande-son résolument punkie , en fil rouge.
Richard III , celui de Shakespeare, tout claudiquant et grimaçant, en fil noir.
Maggie Tchatcher affûtant ses griffes, en fil de fer.
Et, sur son vélo de coursière d'occasion, la jeune Candice, en fil blanc.
Quatre brins qui s'entrecroisent, et finissent par tendre une trame solide : le squelette, nerveux , d'une crise politique majeure favorisant l'accession au pouvoir d'une manipulatrice infernale, Maggie herself, qui, à l'instar de Richard III, le plus fascinant des monstres dramatiques, doit moins sa puissance à son génie machiavélique qu'à la démission des structures en place et à la faiblesse des individus.
Ce n'est pas vraiment un roman: Candice, c' est Candide au pays de God save the Queen- version Sex Pistols-
Plutôt un conte philosophique qui revisiterait une tragédie de l'histoire et l'histoire d'une tragédie, à la lumière -cathartique- d'un rôle de théâtre .
Car notre Candice en fil blanc doit jouer, avec une troupe de filles, ...celui de Richard III, précisément.
Et progressivement, à mesure qu'elle perd ses illusions et gagne en maturité politique, sa vision du rôle s'aiguise et s'affine. Elle la consigne dans son carnet.
Vu comme ça, le "roman" de Thomas B. Reverdy tient plus de l'essai -politique, critique, théâtral?- ou du scénario de polar avec B. O. de choc!
Comme c'est percutant, rythmé et très bien écrit, ça ne m'a pas gênée .
Je ne me suis pas plus attachée à Candice pour m'intéresser à la mise en place du néo libéralisme à la Thatcher, qui allait avoir un succès planétaire, que je ne me suis attachée à Candide pour m'intéresser à la remise en cause de l'optimisme béat qui a toujours ses adeptes.
J'ai dévoré férocement- et me suis précipitée sur certains grands airs de la bande-son qui m'ont replongée dans le courant glacial de cet hiver-là: London Calling, Working Class Hero, Run like Hell...
Memories, memories..
L'hiver de notre mécontentement..1979. Ou 2019?
Pas si loin de nous, tout ça.
Les Richard III de tout poil attendent partout leur heure...En embuscade ou déjà un pied dans l'étrier...
Alors de grâce laissons-les crier: "My kingdom for a horse!" et traçons notre chemin!
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critiques presse (4)
Culturebox   07 novembre 2018
Thomas B. Reverdy signe un roman engagé, une critique des politiques cyniques et le récit du basculement vers une époque en perte de sens.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix   22 octobre 2018
Thomas B. Reverdy saisit de façon captivante l’atmosphère de l’Angleterre à la fin des années 1970 en mêlant récit intime, roman social et politique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   06 septembre 2018
Cet homme a un don. Le don de plonger dans les entrailles d'une ville, d'un pays, d'une époque, et d'en restituer le parfum à travers le destin de quelques personnages, souvent fragiles, toujours attachants.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   03 septembre 2018
Thomas B. Reverdy témoigne d’un remarquable talent de metteur en scène dans ce roman qui orchestre l’oscillation entre les menaces et les promesses, braque sur ses protagonistes une lumière alternativement crue et douce, use avec justesse de la musique, pour faire entendre des échos d’aujourd’hui dans une évocation d’hier.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (119) Voir plus Ajouter une citation
SebthocalSebthocal   28 août 2018
Elle venait d’avoir vingt ans. C’est un âge où la vie ne s’est pas encore réalisée. Où tout n’est encore que promesses – ou menaces.

Page 10, Flammarion, 2018.
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popie21popie21   20 juin 2019
(N.D.L. : À propos des grèves de 1978-1979 au Royaume-Uni)

À la télévision et dans les journaux de droite, on voit des messieurs en cravate expliquer que tout cela est de la plus grande gravité, de la plus haute importance ou qu'il est de la plus extrême urgence de revenir à la raison. Ils envisagent de recourir à la force s'il le faut. À l'armée, aux réquisitions. Ça se voit que les patrons et les politiciens commencent à s'énerver.
+ Lire la suite
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michfredmichfred   02 février 2019
"Oh oui, l'Angleterre va se redresser. Les banquiers vont se redresser. Les actionnaires et les hommes d'affaires, les assureurs et les courtiers vont se redresser. Les avocats fiscalistes. Toute la City va tellement se redresser qu'on aura l'impression qu'elle bande.
Le reste, on va le liquider. Privatisations, faillites en série, licenciements massifs. Ce sera les grands soldes d'hiver, avant changement de collection. La crise s'installera. Elle deviendra un moyen de gouverner. On vantera les carrières multiples, les hommes à tout faire, les petits boulots, peut-être même le retour des femmes à la maison, le do it yourself, la débrouillardise et le second marché. Les chômeurs seront de plus en plus nombreux. Mais ils seront de droite,"
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popie21popie21   19 juin 2019
Nul besoin d'avoir fait de longues études pour voir que l'Angleterre était en perte de vitesse continue depuis la fin de la guerre, abandonnant des pans d'empire, les uns après les autres, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, dans cet ordre et sans le moindre remords, laissant derrière la plupart du temps un chaos encore plus grand que la misère ou la servitude : la guerre.
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nadiouchkanadiouchka   26 septembre 2018
Elle se met à gueuler son texte avec une espèce d’accent plus rastafari que baroque, entrecoupé d’éclats de rire :
Naw izzzz da winterrr ov ourrr dissscontent, made glorious summerrr by disss son ov Yorrrk !
C’est le début de son rôle. L’ouverture de Richard III. Candice tient le rôle-titre dans une compagnie semi-professionnelle composée uniquement de filles. Voici venir l’hiver de notre mécontentement, changé en été de gloire par ce rejeton des York !
P.12
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Videos de Thomas B. Reverdy (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas B. Reverdy
Découvrez à quoi ressemblaient les débats du jury du Prix Summer, dans les cadres des comités de lecture organisés dans les médiathèques de la Métropole de Lyon.
Les jurés ont eu la lourde tâche de départager Cloé Korman, Thomas B. Reverdy, Tiffany Tavernier, Nicolas Mathieu et Abnousse Shalmani, afin de récompenser le lauréat du Prix Summer 2019.
Le Prix Summer 2019 a été par la suite décerné lors de la 33ème édition de la Fête du Livre de Bron à Tiffany Tavernier pour le roman "Roissy", publié chez Sabine Wespieser éditeur.
Magnifique portrait de femme rendue à elle-même à la faveur des émotions qui la traversent, "Roissy" est un livre polyphonique et puissant, qui interroge l'infinie capacité de l'être humain à renaître à soi et au monde.
Pour tout savoir sur le Prix Summer : https://www.fetedulivredebron.com/evenements-actions/prix-litteraire
©Métropole de Lyon - Garage Productions.
+ Lire la suite
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