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EAN : 9782081421127
Éditeur : Flammarion (22/08/2018)
3.46/5   248 notes
Résumé :
L’Hiver du mécontentement, c’est ainsi que le journal le Sun qualifia l’hiver 1978-1979, celui où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande Bretagne. «Voici venir l’hiver de notre mécontentement», c’est aussi le premier vers que prononce Richard III dans la pièce éponyme de Shakespeare. Richard III, c’est l’histoire d’une conquête, celle du pouvoir. Et ce personnage, cet hiver-là, la jeune Candice va le jouer, dans une mise en scène exclusivemen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
3,46

sur 248 notes

Sebthocal
  01 août 2018
Mon avis après ce message publié avant la date de fin d’interdiction de tout commentaire :
Attention, il ne s'agit pas d'une critique...
Je remercie les éditions Flammarion et Babelio pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une Masse Critique spéciale Rentrée littéraire.
Cet ouvrage est sous embargo jusqu'au 15 août, je ne peux donc rien en dire pour le moment...
Mais le décompte fatidique après réception arrivant bientôt à expiration, c'est pourquoi je publie ce message.

Mon avis :
Je n’y arrive pas. C’est ainsi. Après deux essais, je n’arrive pas à accrocher.
J’avais publié cette "fausse" chronique pour les raisons que j’ai donné, mais aussi, j’avoue, pour attendre de m’y remettre...
Mais le personnage principal, Candice, ne me touche pas. Trop lisse, trop simpliste, sa neutralité devient agaçante. Dans une époque et un contexte qui ne l’était pas. Bien sûr elle est peut être apolitique ou dépolitisée, mais le contexte dans lequel elle évolue rend cette option peu crédible.
Son rôle d’observatrice extérieure sans opinion, mais qui s’en sort par sa propre détermination, ne colle pas.
C’est dommage, car je pense que cet ouvrage est intéressant à plusieurs égards... alors, qui sait, j’essaierai peut-être une troisième fois !
Abandonné en août 2018
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nameless
  15 mars 2019
S'agit-il d'un roman social ? D'un roman politique ? D'un catalogue musical ? D'un document historique ? D'une étude sur le théâtre shakespearien ? Quoi qu'il en soit, Thomas H. Reverdy possède le talent de faire revivre ce que le Sun a appelé l'hiver du mécontentement en référence à la première réplique de Richard III, au cours duquel un nouveau monde a remplacé l'ancien. L'auteur mélange habilement fiction et histoire, crée un audacieux mais crédible parallèle entre les conquêtes du pouvoir de deux personnages qui possèdent en commun intelligence, cynisme, calcul, haine pour les faibles, morgue impassible : Richard III et Thatcher, surnommée Attila le Hun, la Dame de Fer, la grande Eléphante, la Femme sanglante, ou encore Tina, There Is No Alternative. C'est à travers les yeux et la vie de Candice, jeune femme émouvante, obligée de livrer du courrier à vélo pour financer ses études théâtrales, que le lecteur découvre Londres en grève et la mutation impitoyable initiée par Maggie.

Fini de rêver ! I want Britain be great again ! « Balayons ce passé récent, morose et lugubre. Finissons-en avec le défaitisme ! Sous la bannière du choix et de la liberté, un avenir neuf et captivant appelle le peuple britannique ». En réponse à son arrogance et son mépris, le 3 janvier 1979, c'est Anarchy in the UK, Disorder, No future. Tout s'arrête, grève totale, grève générale, convergence des luttes de tous les secteurs, privés ou publics. Le chaos, c'est quand tout devient possible ! Et c'est ainsi que l'Empire britannique à l'agonie accouche d'un peuple invisible de livreurs de repas à vélo et de stagiaires de longue durée, d'une économie de petits boulots, du retour des femmes à la maison, de la débrouillardise pour survivre et d'un second marché. Car est-il utile de le rappeler, Tina ne redresse rien, ne crée aucun emploi, ne tient aucune promesse ; son nouveau monde est un champ de ruines pour les classes moyennes et populaires, pour la classe ouvrière, livrées au chômage, à la précarité, à la misère et même à la famine pour les mineurs ou à la mort pour Bobby Sands. Seuls les banquiers, les actionnaires et les hommes d'affaires, les assureurs et les courtiers, les avocats fiscalistes, la City flamboient. Tout le reste est liquidé, privatisations, faillites en série, licenciements massifs.

Roman d'atmosphère, subtil et intéressant, léger et grave à la fois, mélancolique et désenchanté mais lucide, L'hiver du mécontentement frappe par sa justesse de ton, par son intemporalité et son universalité, car, c'est mon avis, il est très facile de substituer à celui de Maggie, un autre nom d'homme politique dont la pensée néo-libérale se limite à croire qu'il suffit de traverser la rue pour devenir riche. Et comme le chantent les Sex Pistols : God save the queen !
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cicou45
  22 février 2019
C'est la première fois que je lis un livre ayant reçu la récompense du Prix Interallié parce que jusqu'à présent, je me faisais une idée complètement fausse de ce prix : me disant : cela va être compliqué, je ne suis pas à la hauteur, je vais me perdre dans les événements relatés etc. bref autant de fausses idées que cet ouvrage a complètement démenti et grâce à lui, je crois que j'apporterai plus d'importance à d'autres (ceux des années précédentes, par exemple, pour voir ce qu'il en ressort). Comme quoi, déjà : premier point fort pour cet ouvrage qui a cassé tous mes préjugés qui n'avaient absolument pas lieu d'être et qui m'a redonné une bonne image (enfin presque de moi) sur le plan intellectuel.
Ici, nous nous retrouvons plongés dans l'Angleterre de la fin de années '70, en 1978 exactement, à l'époque où cette dernière connut une crise économique sans précédent. Alors que Candice, notre jeune héroïne se prépare à interpréter Richard III, célèbre pièce éponyme de William Shakespeare, l'entreprise Ford va mal, pour ne pas dire très mal et les emplois s'écroulent. Les grèves se multiplient, tous corps de métiers confondus mais la musique, elle, est bien et bien là comme le rappelle à juste titre l'auteur en chaque début de chapitre) ainsi que les arts avec la très belle interprétation de Richard III que l'auteur se plaît à décortiquer afin que les femmes qui font partie de la troupe puisse l'interpréter à sa juste valeur. Ce parallèle entre cette pièce shakespearienne et la politique est fort bien trouvée et admirablement mise en scène, se mêlant parfaitement à l'intrigue qui se joue "dans la vraie vie".
Puis, c'est l'apparition de la Margaret Thatcher, celle que l'on surnommait "la dame de fer" et s'il est vraie que j'en avait entendue parler, j(avoue que je ne connaissais jamais jusqu'à présent quel rôle elle avait réellement joué dans ce domaine politique dans lequel je ne m'y entends rien. Je ne m'en tiendrai pas seulement à ce seul et unique avis qui est bien trop résumé et exhaustif à mon goût et qui ne se fit qu'au point de vue d'une seule personne, qui plus est mise en scène de la sorte.
Un roman avec des personnages fictifs très attachants et réels qui m'ont un peu remis les idées en place et qui m'a fait un large rappel concernant ce qui s'est passé très proche de chez nous il n'y a même pas quarante ans et dont je ne savais que très peu de choses jusqu'à présent et cela, je ne peux que le déplorer. Je crois que je vais revoir un petit peu mes cours d'histoire à partir de ce qui s'est déroulé après guerre. Une lecture que je ne peux que vous recommander, même si j'ai rapidement cru comprendre que les avis étaient très mitigés. En ce qui me concerne, je l'ai totalement dévoré !
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michfred
  03 février 2019
Le grand bordel de l'hiver 78-79, rythmé par une bande-son résolument punkie , en fil rouge.
Richard III , celui de Shakespeare, tout claudiquant et grimaçant, en fil noir.
Maggie Tchatcher affûtant ses griffes, en fil de fer.
Et, sur son vélo de coursière d'occasion, la jeune Candice, en fil blanc.
Quatre brins qui s'entrecroisent, et finissent par tendre une trame solide : le squelette, nerveux , d'une crise politique majeure favorisant l'accession au pouvoir d'une manipulatrice infernale, Maggie herself, qui, à l'instar de Richard III, le plus fascinant des monstres dramatiques, doit moins sa puissance à son génie machiavélique qu'à la démission des structures en place et à la faiblesse des individus.
Ce n'est pas vraiment un roman: Candice, c' est Candide au pays de God save the Queen- version Sex Pistols-
Plutôt un conte philosophique qui revisiterait une tragédie de l'histoire et l'histoire d'une tragédie, à la lumière -cathartique- d'un rôle de théâtre .
Car notre Candice en fil blanc doit jouer, avec une troupe de filles, ...celui de Richard III, précisément.
Et progressivement, à mesure qu'elle perd ses illusions et gagne en maturité politique, sa vision du rôle s'aiguise et s'affine. Elle la consigne dans son carnet.
Vu comme ça, le "roman" de Thomas B. Reverdy tient plus de l'essai -politique, critique, théâtral?- ou du scénario de polar avec B. O. de choc!
Comme c'est percutant, rythmé et très bien écrit, ça ne m'a pas gênée .
Je ne me suis pas plus attachée à Candice pour m'intéresser à la mise en place du néo libéralisme à la Thatcher, qui allait avoir un succès planétaire, que je ne me suis attachée à Candide pour m'intéresser à la remise en cause de l'optimisme béat qui a toujours ses adeptes.
J'ai dévoré férocement- et me suis précipitée sur certains grands airs de la bande-son qui m'ont replongée dans le courant glacial de cet hiver-là: London Calling, Working Class Hero, Run like Hell...
Memories, memories..
L'hiver de notre mécontentement..1979. Ou 2019?
Pas si loin de nous, tout ça.
Les Richard III de tout poil attendent partout leur heure...En embuscade ou déjà un pied dans l'étrier...
Alors de grâce laissons-les crier: "My kingdom for a horse!" et traçons notre chemin!
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popie21
  24 juin 2019
Trop de bonnes lectures ces derniers temps et bam l'hiver de la lecture... Ce livre couvre la période de grèves massives qu'a connue le Royaume-Uni pendant l'hiver 1978-1979. Cet "hiver du mécontentement" a mené le Premier ministre James Callaghan et le Parti travailliste vers la déconfiture mais, il a été un moteur puissant et décisif dans l'ascension de Mrs Margaret Thatcher vers le pouvoir.
Pour commencer Thomas B. Reverdy emprunte le titre de son livre au journal "The Sun" qui lui-même avait pris l'expression de la bouche de Richard III dans la pièce de Shakespeare.
De fait, le livre peut se découper en deux parties : d'un côté la vie de Candice, jeune étudiante qui joue dans la pièce "Richard III" avec ses amies de théâtre – uniquement des femmes, est-ce une coïncidence ? je ne crois pas -, de l'autre les grèves de 1978-1979 sous leur aspect politique.
Le tout se mélange sous la plume de Candice qui note sur son journal ses constatations sur la soif de pouvoir de Richard et ses similitudes avec la conjoncture politique du pays ou comment Margaret/Richard Thatcher a conquis le pouvoir.
Les parties concernant le travail de coursier à vélo de Candice, petit boulot alimentaire dans un milieu masculin et sportif, ainsi que celles concernant sa rencontre avec le pianiste fauché d'un bar souterrain branché de l'époque sont sans intérêt particulier. Ça manque de profondeur !
Le reste est une analyse de la pièce "Richard III" et franchement j'aurais préféré lire la pièce annotée par un spécialiste parce que oui j'avoue je n'ai pas lu Richard III mais, maintenant je suis affreusement divulgâchée. (merci babounette ;-))
Bref, Thomas B. Reverdy n'a pas inventé grand chose dans ce livre, sans Shakespeare il ne reste que quelques pages. Sa réflexion sur le pouvoir est intéressante mais pas non plus révolutionnaire, le reste est bien écrit mais sans magie pour moi, un livre vite fait bien fait, vite lu, vite oublié, je vais vite rejoindre mimikaki ;-)
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critiques presse (4)
Culturebox   07 novembre 2018
Thomas B. Reverdy signe un roman engagé, une critique des politiques cyniques et le récit du basculement vers une époque en perte de sens.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix   22 octobre 2018
Thomas B. Reverdy saisit de façon captivante l’atmosphère de l’Angleterre à la fin des années 1970 en mêlant récit intime, roman social et politique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   06 septembre 2018
Cet homme a un don. Le don de plonger dans les entrailles d'une ville, d'un pays, d'une époque, et d'en restituer le parfum à travers le destin de quelques personnages, souvent fragiles, toujours attachants.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   03 septembre 2018
Thomas B. Reverdy témoigne d’un remarquable talent de metteur en scène dans ce roman qui orchestre l’oscillation entre les menaces et les promesses, braque sur ses protagonistes une lumière alternativement crue et douce, use avec justesse de la musique, pour faire entendre des échos d’aujourd’hui dans une évocation d’hier.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
SebthocalSebthocal   28 août 2018
Elle venait d’avoir vingt ans. C’est un âge où la vie ne s’est pas encore réalisée. Où tout n’est encore que promesses – ou menaces.

Page 10, Flammarion, 2018.
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popie21popie21   20 juin 2019
(N.D.L. : À propos des grèves de 1978-1979 au Royaume-Uni)

À la télévision et dans les journaux de droite, on voit des messieurs en cravate expliquer que tout cela est de la plus grande gravité, de la plus haute importance ou qu'il est de la plus extrême urgence de revenir à la raison. Ils envisagent de recourir à la force s'il le faut. À l'armée, aux réquisitions. Ça se voit que les patrons et les politiciens commencent à s'énerver.
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michfredmichfred   02 février 2019
"Oh oui, l'Angleterre va se redresser. Les banquiers vont se redresser. Les actionnaires et les hommes d'affaires, les assureurs et les courtiers vont se redresser. Les avocats fiscalistes. Toute la City va tellement se redresser qu'on aura l'impression qu'elle bande.
Le reste, on va le liquider. Privatisations, faillites en série, licenciements massifs. Ce sera les grands soldes d'hiver, avant changement de collection. La crise s'installera. Elle deviendra un moyen de gouverner. On vantera les carrières multiples, les hommes à tout faire, les petits boulots, peut-être même le retour des femmes à la maison, le do it yourself, la débrouillardise et le second marché. Les chômeurs seront de plus en plus nombreux. Mais ils seront de droite,"
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popie21popie21   19 juin 2019
Nul besoin d'avoir fait de longues études pour voir que l'Angleterre était en perte de vitesse continue depuis la fin de la guerre, abandonnant des pans d'empire, les uns après les autres, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, dans cet ordre et sans le moindre remords, laissant derrière la plupart du temps un chaos encore plus grand que la misère ou la servitude : la guerre.
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SebthocalSebthocal   29 août 2018
Depuis quinze ans, le moitié de l’Europe avait trouvé le sens de sa vie dans une chanson des Beatles.

Page 11, Flammarion, 2018.
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Videos de Thomas B. Reverdy (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas B. Reverdy
Découvrez à quoi ressemblaient les débats du jury du Prix Summer, dans les cadres des comités de lecture organisés dans les médiathèques de la Métropole de Lyon.
Les jurés ont eu la lourde tâche de départager Cloé Korman, Thomas B. Reverdy, Tiffany Tavernier, Nicolas Mathieu et Abnousse Shalmani, afin de récompenser le lauréat du Prix Summer 2019.
Le Prix Summer 2019 a été par la suite décerné lors de la 33ème édition de la Fête du Livre de Bron à Tiffany Tavernier pour le roman "Roissy", publié chez Sabine Wespieser éditeur.
Magnifique portrait de femme rendue à elle-même à la faveur des émotions qui la traversent, "Roissy" est un livre polyphonique et puissant, qui interroge l'infinie capacité de l'être humain à renaître à soi et au monde.
Pour tout savoir sur le Prix Summer : https://www.fetedulivredebron.com/evenements-actions/prix-litteraire
©Métropole de Lyon - Garage Productions.
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