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EAN : 9782369120315
560 pages
Éditeur : Ici même (17/05/2017)
4.04/5   14 notes
Résumé :
Les copains d'enfance, tu ne les choisis pas, ils te tombent dessus et ils entrent en toi comme la fièvre, et ils n'en partent plus même si tu les chasses à coup de pied au cul.

Guido, Moreno dit "Grisou", Katango et les autres...Une bande d'adolescents qui traînent les rues, fréquentent avec la même nonchalance un même lycée technique. Leurs journées s'égrènent entre bars, billards et virées en voiture ; leurs nuits, ils les passent à fumer au bord d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
beklf
  28 janvier 2019
Riche, dense, poétique, glaçante, cette BD est tout cela à la fois tout au long de ses 566 pages. Davide Reviati nous raconte tellement plus qu'une histoire de lycéens dans l'Italie des années d'après guerre. Il y est question de relations familiales, de transmission, de passage de l'adolescence à l'âge adulte... Et surtout de la place des communautés Tsiganes, de leur histoire douloureuse pendant et après la seconde guerre mondiale, de la place qu'on leur accorde ou pas, plutôt pas, dans la société et dans L Histoire avec un grand H. Et à travers cela, c'est l'humanité des personnages qui est au coeur du récit. L'auteur semble vouloir tout dire, parfois trop, mais il parvient à ne pas rendre tout cela indigeste. L'oeuvre questionne, émeut tant elle respire la sincérité du propos et l'attachement de l'auteur à son sujet. le dessin en noir et blanc est beau, parfois très réaliste, parfois fait d'esquisses. A lire, vraiment.
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kerfany54
  24 novembre 2017
L'adolescence, le racisme, l'histoire des tziganes sont au coeur de cette bd qui suggère plus qu'elle ne raconte. Qui suggère d'ailleurs tellement qu'elle en devient un peu incompréhensible.
Les romans ou les films bien lourdingues où tout est expliqué jusqu'au moindre détail avec force violon sirupeux pour expliquer combien c'est triste ou moultes répétitions pour bien que tu comprennes ce que pensent les personnages ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Je préfère lorsqu'on me laisse deviner, je préfère la subtilité et la finesse aux gros sabots mais là... c'est trop subtil pour moi !
Je suis constamment restée dans le flou : les dessins aux contours peu précis ne m'ont pas permis de reconnaître qui était qui, l'histoire et les personnages inventés se mélangent aux faits historiques ou aux rêves au point qu'on ne sait plus qui est réel et qui est sorti de l'imagination de l'auteur...
Au moins j'aurais essayé !
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Miss_Blandish
  15 mars 2020
Difficile de résumer et de critiquer ce roman graphique tant le propos est riche (566 pages !) et le dessin singulier. C'est plus que l'adolescence du narrateur et la différence incarnée par une fillette tzigane qui sont abordées dans ce drame italien de l'après-guerre sur fond de ruralité et de nécessité. le propos est subtile, suggéré, un peu confus comme dans la tête de celui qui se souvient ce qui s'est passé dans son village... le graphisme est juste aussi bouleversant que l'histoire. Davide Reviati nous émeut au plus profond.
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Herve39
  31 décembre 2020
Une histoire d'enfance, d'adolescence entre copains, plusieurs thèmes sont abordés qui se chevauchent parfois sans cohérence mais l'ensemble reste fluide. Cela se passe en Italie et la grande histoire rejoint les petites histoires du quotidien.
Bon roman graphique en noir et blanc, le coup de crayon est efficace et va à l'essentiel.
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alouett
  30 octobre 2017
Inclusion, exclusion, intégration. Des thèmes forts de l'album qui viennent flirter avec cette peur de l'autre, de l'Etranger, de ses différences. Cette peur qui nous pousse à le rejeter, le haïr parfois. Et puis, quand l'Etranger part, son absence nous met mal. Qu'est-il devenu ? Reviendra-t-il ?
C'est l'histoire d'un village mais avant tout des enfants de ce village. Ils ont grandi ensemble et fait leurs premières expériences. Premier plongeon, première clope, premiers frissons du sentiment amoureux.
Le dessin de Davide Reviati est fragile. Il s'efface presque sur certains détails, comme s'il n'osait pas et laissait notre imagination faire son travail. Comme par pudeur, il laisse les lignes et les contours des visages se deviner. A nous de combler les brèches. Nuages, vent et mouvements sont de la partie. Les gestes fusent ou restent suspendus dans l'air. Ce paysage de campagne est parfois désertique, laissant présager un drame.
C'est l'histoire d'un village italien. Dans ce hameau, des tsiganes ont construit leur campement. Ils y vivent quelques mois puis repartent. Où vont-ils ? Au sein de la communauté tsigane, il y a Loretta. La jeune fille est sauvage, féline. Elle fascine les garçons du village, un mélange de peur et de désir.
Un ouvrage qui mélange légendes urbaines, superstitions et Histoire. L'Histoire des tsiganes, chassés par tous, jamais posés, constamment humiliés, souvent persécutés … comme pendant la Seconde Guerre Mondiale où ils furent parqués dans les camps de concentration, où les allemands les ont torturés, tentés de les briser et de les exterminer. Entre passé et présent, Davide Reviati.
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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critiques presse (4)
BoDoi   20 juillet 2017
À la fois très actuel et personnel, ce Crache trois fois frustre aussi.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   16 juin 2017
Crache trois fois » est un pavé de plus de 500 pages, et une nouvelle œuvre foisonnante et spectaculaire sur la jeunesse et la tolérance.
Lire la critique sur le site : BDZoom
LeMonde   09 juin 2017
Chronique au long court de la vie en province, évocation ­également de l’histoire tragique du peuple rom, le roman ­graphique de Davide Reviati fait cohabiter magnifiquement violence et fragilité, à l’image de son dessin aux milliers de traits ­faussement chahutés.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   08 juin 2017
Un petit groupe d’adolescents fascinés par une jeune fille sauvage. Le roman graphique de l’Italien Davide Reviati fait cohabiter magnifiquement violence et fragilité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
alouettalouett   30 octobre 2017
Je ne sais pas comment le dire… que le bonheur, on ne l’exhibe pas partout comme une robe neuve. Que, si on ne le contrôle pas, il rend idiot, avant de devenir ennui
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Herve39Herve39   30 décembre 2020
Les lieux changent sans prévenir, comme les gens.
Et les journées de merde sont des journées de merde, rien à faire.
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alouettalouett   30 octobre 2017
Les copains d’enfance tu ne les choisis pas, ils te tombent dessus et ils entrent en toi comme la fièvre, et ils n’en partent plus même si tu ls chasses à coup de pied au cul
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bartleby95bartleby95   21 juillet 2018
Il a mangé une montagne de livres sans en chier une lettre celui-là.
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bartleby95bartleby95   21 juillet 2018
Le talent sans instruction est comme un loup sans forêt.
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