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ISBN : 2846262209
Éditeur : Au Diable Vauvert (05/01/2010)

Note moyenne : 2.95/5 (sur 223 notes)
Résumé :
Camarade lecteur, amie lectrice, heureux de te retrouver. Franchement, si on m'avait dit que l'on se reverrait un jour, toi et moi. Bon, tu sais comment les choses se passent. Je ne vais rien t'apprendre. Entre notre date de naissance et notre date de décès, il y a quelques moments dingues, des mauvaises passes et puis tout le reste. J'ai retiré tout le reste pour t'offrir rien que des moments dingues et des mauvaises passes. Et des moments dingues, aussi. Et des ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
meyeleb
  04 juin 2012
Je m'attendais à des nouvelles. Tout au plus de courts chapitres d'humeurs griffonnées sur la vie de tous les jours. La naissance d'un fils, la vie de couple, la rupture, les rencontres, le boulot... rien d'exaltant en fait. Vous me direz, parfois il ne se passe rien d'extraordinaire dans certains romans, et pourtant on se surprend à rester scotché au fauteuil pendant plus d'une heure, comme hypnotisé par les mots (c'est peut-être ça, d'ailleurs, le talent). Je ne peux pas dire qu'il m'ait scotchée, celui-là. L'écriture très orale nous plonge droit dans la pensée du narrateur, si bien qu'on se croirait dans un journal intime avec son lot de confidences sur le triplé gagnant femmes-alcool-boulot. le personnage porte le nom de l'auteur, ça donne le sentiment qu'il nous parle de lui, mais après tout on préfèrerait ne pas savoir combien de lignes et quelle marque de scotch il s'enfile pour éviter la détresse. Mais si vous n'avez pas envie de réfléchir, pas envie de poésie, pas envie d'un style trop littéraire, pas envie d'une histoire trop compliquée, pas envie... c'est peut-être un livre pour vous, qui sait ?
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Alexisppv
  25 mars 2010
Léger, profond, drôle et émouvant.
C'est une vrai belle surprise. on rentre tranquillement dans le livre et sans en avoir l'air, il vous attrape et ne vous lâche plus jusqu'à la fin.
Une vraie complicité s'installe au fur et à mesures de ses confidences.
Alors certes, le narrateur est alcoolique, drogué, infidèle, noctambule... mais à aucun moment il ne tombe dans les clichés parce que tout ça, c'est le contexte du livre, jamais son sujet.
Son sujet, c'est un personnage terriblement attachant qui nous fait partager son intimité à travers ses hauts et ses bas. Emouvant sans tomber dans le pathos, léger, ironique, avec un sens de l'humour à toute épreuve.
Son sujet, c'est parfois une anecdote, une question, une réflexion, une rencontre, le tout partagé avec beaucoup de finesse et d'auto-dérision.
J'en ai ri aux larmes, une vraie gourmandise.
ça faisait très longtemps que je n'avais pas lu un livre d'une traite.
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Myrtle
  16 juillet 2011
Acide auto-fiction
L'auteur phare du Diable Vauvert revient, après 4 ans d'absence, avec un petit roman résumant en courts chapitres les dernières années d'une vie en dents de scie. Oscillant entre spleen et moments de grâce, l'auteur se livre sans fard à son lectorat.
De sa nouvelle paternité à ses cures de désintox', en passant par ses relations avec son ex-femme et d'autres amourettes, on découvre un personnage accro à de nombreuses substances, qui nous agace parfois par cet étalage d'états d'âme et d'autodestruction. Il va jusqu'à nous dresser un catalogue de ses consommations, légales et illégales, quelques heures avant l'accouchement de sa femme : « Je suis à trois grammes de cocaïne par jour. Je bois dès le réveil. Je m'enfile douze Xanax 50 milligrammes et sept Stilnox toutes les vingt-quatre heures. Je vous fais grâce des digestifs et de la codéine. Tout va presque bien. »
Comme il le dit lui-même : « Il va mal le futur papa, il est drogué de partout, le futur papa. » Mais parfois, une lueur d'espoir surgit et l'on voit que tout n'est pas perdu. Yves Kléber, son producteur, est son point d'ancrage avec qui « la vie est toujours d'une facilité déconcertante ». Il y a aussi Hippolyte, son fils qui l‘aide à tenir: « Après le bain, j'enroule mon fils dans une grande serviette et le dépose sur le canapé. Là, je lui annonce gravement : « Oh, canaille, tu as vu ce qui arrive, en haut, en bas, à gauche, à droite, oh, canaille, j'ai bien peur que ce soit une immense attaque de … chatouilles-bisous. A ce moment-là, les Indiens attaquent sur son ventre grâce à mes doigts pointus et mon fils craque, il rit avec sa bouche ouverte et ses dents minuscules comme un putain de rossignol. Chaque matin, je ferme les yeux et cette photo sonore me donne assez de vitamines pour tenir un jour de plus. »
Dans ces moments de grâce, Nicolas Rey est attachant.
On adhère également à certains portraits qu'il dresse de notre chère société parisienne et de ses trentenaires paumés… Mention spéciale au passage dans lequel il se met dans la peau d'une femme du XXIème siècle! Chapitre intitulé « Verdun », on ne peut pas vraiment dire qu'il épargne la gente féminine - mais il fait mouche : « Moi aussi, comme Marion, je suis une femme. Pourquoi suis-je une femme?
Parce que je suis capable de vider un pot de Nutella XXL sans même m'en apercevoir, tout en regardant Plus belle la vie sur France 3, vautrée dans mon fauteuil avec un pyjama rouge informe et je me tape du reste et pour que la vie soit vraiment plus belle, faudrait déjà commencer par rendre les hommes moins froussards et moins encombrants, sans blague, lorsqu'on a besoin d'eux, ils s'échappent et l'inverse est encore plus vrai. Voilà pourquoi on laisse nos lentilles de contact dans la salle de bains et qu'on opte pour une paire de lunettes à triple foyer. […]
Je suis une femme parce je me réveille la nuit et que je fumerais bien une cigarette mais je prends la pilule et ma gynéco m'a dit d'éviter le mélange et cette vie commence à me faire chier parce que, comme chacun sait, la femme, pour tenir en 2010, se doit de posséder une sacrée paire de couilles. »
En plus de ce regard lucide sur notre société actuelle, le sieur Rey fait parfois preuve d'un humour mordant, notamment avec sa description de la grand-mère, pas pressée du tout, devant lui, dans la queue d'un bureau de tabac.
Un léger passage à vide est fait de hauts et de bas, écrit dans un style simple, sans chichis et peu à peu, le personnage remonte la pente, se calme sur les excès et pose un regard un peu plus serein sur l'état actuel de sa vie… On a hâte de voir ce que donnera le futur roman de Nicolas Rey, rendez-vous dans 4 ans?
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myriampele
  09 juin 2018
Au fil des pages, des courts chapitres, j'ai fini par m'attacher à ce Nicolas, mal dans sa peau, courant après...On ne sait quoi d'ailleurs! le bonheur? Si tant est qu'il existe! Nicolas Rey , c'est un copain, un frère, un ami qui a besoin de nous et qu'on aimerait pouvoir aider mais la vie n'est pas si simple. le style est incisif, Nicolas parle de ses rencontres, de son fils Hippolyte, avec de la tendresse qui déborde et les derniers mots du livre sont un hymne à l'amour.
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alaiseblaise
  11 avril 2011
Ce livre parle, en simultanée, de la naissance d'un fils, d'une rupture et d'une renaissance amoureuses et d'une cure de désintoxication.
Tout de suite, je préviens, il n'y a pas de mauvais sujets...juste de mauvais écrivains...
Ce livre est ridiculeusement vulgaire et tristement nombriliste. Ou plutôt tristement vulgaire et ridiculeusement nombriliste, oui c'est ça.
Péniblement, il transpire pitoyablement le "bobo-parigo" à pleines pages (tant pis pour les bobos et pardon pour les parisiens).
Un extrait significatif et révélateur du style "très personnel" de l'auteur....pour choquer le provincial peut-être !
N'ayons pas peur des mots, écoutons plutôt.
( Au cours d'une conversation pendant un dîner.)
Je cite : "Et sinon, à part boire du Coca light, tu fais quoi ? Mais je nique ta femme, connard, ta fille, ta soeur et je chie dans la bouche de ta mère jusqu'à ce qu'elle en crève étouffée."
Quelle éloquence ! Quelle écriture d'écrivain ! Et si sa maison d'édition, Au Diable Vauvert, ose comparer notre auteur au remarquable écrivain américain Raymond Carver, moi je pensais davantage à notre Jean-Marie Bigard national ! Mais je peux me tromper.
Ce livre, de plus, trompe le lecteur sur la marchandise. Présenté comme un "Roman", il s'apparente plutôt à un récit d'autofiction, un journal intime, des chroniques, des nouvelles ou à du rien du tout.
Ce livre pébliscité et adoubé par quelques presses écrites, toilées ou cathodiques amiablement embranchées avec l'auteur, ce livre adulé par le lamentable et suffisant soi-disant "critique littéraire" Naulleau dans la piteuse et navrante émission télé du samedi soir sur une chaîne publique "On n'est pas couché", ce livre donc, est un buzz littéraire prêché et pistonné à la criée par "la volaille qui fait l'opinion" comme le chante Souchon.
Ce livre est un best-seller du moment, alors...que ceux qui l'ont aimé se lèvent et viennent m'expliquer. J'aimerais comprendre.
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critiques presse (1)
LeFigaro   18 juin 2011
Sa prose cristalline distille avec grâce, cynisme et humour le désespoir d'un homme qui a flirté avec les ombres, mais qui retrouve la lumière.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
MokaMoka   10 août 2011
Je suis une femme parce que je craque toujours pour un salopard qui va m'en faire baver avec son air triste, son air de ne pas y toucher alors que juste à côté, je peux avoir le type qu'il me faut, le reproducteur idéal, l'homme fidèle [...] moi, enfermée dans les toilettes consultant mon portable pour savoir si le salopard avec son air triste ne m'a pas laissé un ultime texto, même d'insulte, je m'en tape, qu'il m'écrive une dernière fois et je sors des WC et toute la famille est folle de joie de voir mes larmes qui prouvent le bonheur total dans lequel je nage et surtout, il ne faut rien dire dans ces moments-là [...]
Je suis une femme parce que lorsque c'est terminé, je tourne la page. Définitivement
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ChezLoChezLo   26 mai 2010
Pardon Cécile, tu peux refaire le geste condescendant que tu viens de faire au vendeur de roses pakistanais ? Comment ça, on peut dîner tranquillement ? Et lui, tu crois qu'il passe une soirée tranquille à se geler en faisant toutes les rues du quartier ? Tu crois que ça l'amuse de proposer des fleurs à des comédiennes ratées dans ton genre, tu crois qu'il prend un plaisir monstrueux, la nuit, à tenter de trouver le sommeil dans son duvet avec dix de ses potes juste à ses côtés ?
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MyrtleMyrtle   16 juillet 2011
Moi aussi, comme Marion, je suis une femme. Pourquoi suis-je une femme?
Parce que je suis capable de vider un pot de Nutella XXL sans même m’en apercevoir, tout en regardant Plus belle la vie sur France 3, vautrée dans mon fauteuil avec un pyjama rouge informe et je me tape du reste et pour que la vie soit vraiment plus belle, faudrait déjà commencer par rendre les hommes moins froussards et moins encombrants, sans blague, lorsqu’on a besoin d’eux, ils s’échappent et l’inverse est encore plus vrai. Voilà pourquoi on laisse nos lentilles de contact dans la salle de bains et qu’on opte pour une paire de lunettes à triple foyer. […]
Je suis une femme parce je me réveille la nuit et que je fumerais bien une cigarette mais je prends la pilule et ma gynéco m’a dit d’éviter le mélange et cette vie commence à me faire chier parce que, comme chacun sait, la femme, pour tenir en 2010, se doit de posséder une sacrée paire de couilles.
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lilianlilian   21 juin 2011
C'est quand même étrange cette manie que nous avons tous de vouloir rompre en douceur alors que rien n'est plus violent qu'une rupture qui se déroule en douceur.
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PescaraPescara   21 octobre 2010
J'y retourne. Décollage. J'aime la corrida sentimentale et les virages dangereux. Je suis une femme de marin. Je suis en cavale. Je respire l'amour des femmes et des morts qui vivent en nous. Je me transforme en lilliputien. L'haptonomiste m'excite. Elle me parle intérieurement, je débute son ascension en commençant par le tibia gauche. Au début, un string m'empêche d'aller au-delà de l'entrecuisse. Qu'importe. Je savoure. Je respire cette odeur divine d'huile pour le corps, de transpiration, de pubis qui palpite. C'est l'Espagne !
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