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EAN : 9782234077652
288 pages
Éditeur : Stock (08/10/2014)
4.82/5   14 notes
Résumé :
Pourquoi les araignées géantes des films d’horreur ou les Lilliputiens que découvre Gulliver au cours de ses voyages ne se rencontrent jamais « en vrai » ? Parce que dans la réalité, la taille n’est pas un paramètre que l’on pourrait fixer à volonté : chaque être vivant n’est viable qu’à l’échelle qui est la sienne. En deçà ou au-delà, il meurt, à moins qu’il ne parvienne à se métamorphoser. Il en va de même pour les sociétés et les cultures. La plupart des crises c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Impression-de-lecteur
  05 juin 2021
Ivan Illich contempteur de tous les courants politiques contemporains trouve en Olivier Rey un disciple éclairé. Dans un premier temps, Olivier Rey présente comment Ivan Illich combat la pensée dominante en retournant contre elle-même le cadre théorique (l'utilitarisme) qu'elle a mis en place. Mais cette critique n'est qu'un aspect sa pensée. L'autre partie de l'oeuvre d'Illich est de replacer l'homme dans le monde qui lui échappe. Aujourd'hui, la puissance et le perfectionnement de la technologie sont tels qu'ils participent, sans avoir recours aux hommes, à leur propre développement. Alors faut-il pour autant baisser les bras ? Non, car pour Illich le présent est à la mesure de l'homme, le moment de son accomplissement. Vouloir aller plus loin que mènent nos pas est contreproductif. Forger un présent désirable est le moyen de lutter contre l'effondrement à venir. Dépasser l'action présente est une mauvaise action, quelque qu'elle fût, cela ne fait qu'entretenir l'hubris, marquée par le principe de performance pour la postmodernité. Personnellement ce que je retiens de ce livre est qu'il est bien difficile de penser juste. J'ai été sérieusement ébranlé. En effet, la confrontation de mes principes au regard de ma personne laisse une large place à la démesure. Je dois maintenant pacifier cette expérience de lecture pour ensuite me réaliser dans une action concrète et présente.
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JohnnyJohnny
  11 novembre 2019
J'ai passé un excellent moment à lire Une question de taille. Dans ce livre Oliver Rey nous explique clairement les raisons des difficultés auxquelles notre monde fait face, et c'est un problème de taille.
Bien que je ne sois pas expert en philosophie je n'ai eu aucune difficulté à comprendre les idées avancées dans ce livre. Seul sujet sur lequel j'ai eu plus de mal à comprendre l'auteur est celui à propos du genre, cela dit c'est un sujet qui ne m'attire pas spécialement.
Je recommande vivement.
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Olivier988
  12 avril 2020
Ouvrage très dense et bien écrit qui aborde avec un point de vue original de nombreux problèmes auxquels notre société fait face.
Cela m'a aussi permis de découvrir les travaux et la pensée d'Ivan Illich.
Livre à relire pour bien en profiter.
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critiques presse (2)
Lexpress   16 février 2015
Dans Une question de taille (Stock), Rey montre [...] pourquoi la démesure est la voie de la ruine, qu'il s'agisse d'urbanisme ou d'humanisme, d'économie ou d'ergonomie. Où l'on bâtit trop haut, l'on tombe ; où l'on voit trop grand, on ne voit rien ; et qui trop embrasse, mal étreint -la sagesse populaire devance toujours le penseur.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation   24 novembre 2014
Le constat est clair : la modernité occidentale produit ses effets les plus pervers parce qu’elle s’est laissé emporter par la démesure et est incapable de «déflation». Et bien pessimiste : «En vérité, le "développement" est une impasse et, étant donné notre incapacité à rebrousser chemin quand il en était encore temps, nous ne ferons pas l’économie d’une catastrophe de grande ampleur.»
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
DubsjpDubsjp   20 avril 2021
Parler d’effondrement du monde tel que nous le connaissons est délicat.
Ou bien nous situons cet effondrement dans le futur, et alors nous semblons ignorer tout ce qui montre qu’il est déjà en cours ; ou bien nous insistons sur ses manifestations présentes, au risque de ne plus mesurer ce qui est à venir.
De plus, nos sentiments face à la destruction sont ambigus : à l’horreur se mêle une forme d’attente et de soulagement.
Nous savons en effet que la trajectoire actuelle conduit au désastre, mais nous nous montrons incapables de la modifier.
Nous en sommes réduits à suivre le mouvement en y adhérant de moins en moins, dans une forme de défection intérieure, et à attendre la catastrophe comme seule à même de nous obliger à changer.
(page 16)
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FranckBFranckB   23 avril 2015
Quand les choses sont trop petites, il faut les faire croître. Quand elles sont trop grosses, il faut les faire décroître. A l'heure actuelle, il n'y a aucun doute sur la direction qu'il est opportun et urgent d'adopter. Cela signifie nullement que cette direction sera prise. Car lorsque les choses sont de venues trop grosses, elles s'autonomisent, échappent à tout contrôle et continuent de grossir sans qu'on y puisse rien.
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DubsjpDubsjp   22 avril 2021
Cet horizon eschatologique de la technique est l’un des facteurs, et non le moindre, qui rend celle-ci inarrêtable. Orwell l’a noté :
« En paroles, nous serons tout prêts à convenir que la machine est faite pour l’homme et non l’homme pour la machine ; dans la pratique, tout effort visant à contrôler le développement de la machine nous apparaît comme une atteinte à la science, c’est-à-dire comme une sorte de blasphème. »
Le mot « blasphème » est ici à sa place : l’atteinte à la science et à la technique est une atteinte au véritable sacré de la société humaine engagée dans une guerre sainte contre le monde.
(page 222)
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DubsjpDubsjp   21 avril 2021
Pourquoi cela ne peut-il durer ?
Il y a d’abord, évidente, l’impossibilité pour l’humanité de continuer longtemps encore à solliciter des ressources naturelles en voie d’épuisement.
Face aux avertissements, les optimistes se rassurent en disant que ce n’est pas la première fois qu’on prédit la tourmente, que la terre en a vu d’autres.
Eh bien non, elle n’a jamais rien vu qui ressemble de près ou de loin à ce qui se produit actuellement.
Il est vain de vouloir se tranquilliser avec des précédents, car il n’en existe pas.
(page 17)
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DubsjpDubsjp   20 avril 2021
Le progrès technique a toujours été ambivalent, comportant bénéfices et inconvénients.
Que, globalement, les avantages l’aient longtemps emporté sur les nuisances ne signifie pas que tel soit le cas indéfiniment.
Comme l’a noté Simone Weil, « plus le niveau de la technique est élevé, plus les avantages que peuvent apporter des progrès nouveaux diminuent par rapport aux inconvénients » - jusqu’au moment où les inconvénients dominent.
(page 35)
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Videos de Olivier Rey (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Rey
Cercle Aristote - 8 nov. 2020 (enregistré le 12 oct. 2020) Olivier Rey : L'idolâtrie de la vie (conférence)
«Quand on ne peut plus donner sa vie, il ne reste plus qu’à la conserver.» Olivier Rey
Le 12.10.2020, le Cercle Aristote avait l'honneur de recevoir le mathématicien, philosophe, essayiste et romancier Olivier Rey pour une conférence intitulée "l'idolâtrie de la vie" basée sur son dernier ouvrage disponible dans la collection Tracts des éditions Gallimard.
Extrait :
En tant qu’il commande un respect absolu, le sacré se trouvait anciennement placé au-dessus de la vie. C’est pourquoi il pouvait, le cas échéant, réclamer le sacrifice de celle-ci. Comment la vie nue en est-elle venue à prendre elle-même la place du sacré? Au point que sa conservation, comme l’a montré la crise engendrée en 2020 par l’épidémie de coronavirus, semble bien être devenue le fondement ultime de la légitimité de nos gouvernements. Que cela apprend-il du rapport des populations à la politique, au pouvoir? À quelles servitudes nous disposons-nous, si nous accordons à la «vie» la position suprême?
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