AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Didier Coste (Traducteur)
ISBN : 2879290783
Éditeur : Editions de l'Olivier (15/03/1995)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 272 notes)
Résumé :
Bible de l'anticonformisme, L'Homme dé dissout dans un éclat de rire corrosif et contagieux les fondements moraux de la civilisation. Les premières pages décrivent pourtant un modèle de réussite, celle d'un psychiatre new-yorkais répondant à tous les critères socioculturels d'intégration. Seulement, ouvrant un jour les yeux sur le vide sidéral de sa vie, Luke Rhinehart (pseudonyme) décide de confier chacune... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  25 juin 2015
1 - J'encense le bouquin.
2 - Je le descends.
3 - Je fais le blasé.
4 - Je fais le choqué.
5 - Je ne dis rien.
6 - Je parle d'un autre bouquin.
Je choisis un dé vert (j'en ai des centaines). Je le fais rouler. Suspens...
1
(Par la barbe de Freud, comme c'est frustrant !)
Délicieusement provocateur, bourré d'humour, subversif au plus haut point, ce roman est la chronique passionnante d'un psychanalyste new-yorkais incapable de se trouver jusqu'à ce qu'il se laisse entièrement guider par le hasard. Cela engendre des questions psychologiques fascinantes. Sommes-nous enfermés par les théories de l'engagement, notre rôle social, l'idée que nous nous faisons de nous mêmes, ou que les autres se font de nous ? Peut-on libérer d'autres personnalités ou sommes-nous enfermés par elles ?
Avec la question du libre arbitre en embuscade, follement divertissant de bout en bout, le bouquin nous mène progressivement dans une révolution psychologique, sociale et religieuse délicieusement pornographique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          9218
koalas
  25 septembre 2016
Echoue ! Perd ! Sois mauvais ! Joue, risque ose...
Pose tes options
jette les dés.
Tout le reste est du bla bla
Le dé-cide a ta place
et te déculpabilise
Pour démultiplier ta personnalité
te libérer de ta morale
Inscris toi à la dé-thérapie
de Luke, un fabuleux psychiatre qui vit chaque jour sa vie aux dés....
l'homme-dé de Luke Rhinehart est un livre culte qui a fait fureur dans les années 70.
Luke psychiatre renommé s'ennuie ferme dans ses thérapies et met au point
à la suite d'une partie de poker enfumée et alcoolisée
une théorie dé-mente
Jouer sa vie aux dés.
Avant de prendre une décision
il s'en remet à l'aléatoire, au hasard des dés
Et ainsi démultiplie ses possibilités par six
une sorte de roulette russe
ou l'une des options peut tout changer...
Le dé-roule pour le meilleur (de très bons coups...souvent sexuels) et le pire (ça peut faire très mal...)
le hasard de la chute du dé rend l' itinéraire pour le moins chaotique
Trés dé-janté, le héros Luke expérimente grâce aux dés toutes sortes d' expériences et de fantasmes dé-niasants dé-viants, dé-flagrants.
Bien que l'histoire valle un six
J'ai un peu dé-chanté
Le style clinique m'a souvent dé-routé et dé-boussolé
Une dé-couverte... psychédélique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          589
Sando
  22 janvier 2015
Le docteur Rhinehart, un psychanalyste new-yorkais jusque-là sans histoires, s’ennuie ferme, tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Marié à Lillian et père de deux enfants, cet homme de 32 ans ne supporte plus la banalité du quotidien et se laisse aller à la dérive en attendant qu’un miracle se produise… Jusqu’au jour où, sur un coup de tête, il se met au défi d’aller violer la femme de son meilleur ami et collègue si le dé s’arrête sur le chiffre un…

Dès lors commence pour Luke Rhinehart le début de la Dé-vie. Les dés sont pour lui un moyen de concrétiser ses fantasmes les plus fous, de donner libre cours à son imagination et à sa folie. Sur un simple lancer de dés, il peut devenir quelqu’un d’autre, éprouver des émotions plus intenses, repousser sans cesse ses limites. Pionnier d’une nouvelle philosophie de vie, qu’il élève quasiment au rang de religion, l’ancien psychanalyste, devenu dé-vot va alors tenter de convertir un maximum de gens à son culte du Hasard, sans se soucier des dérives que ces pratiques pourraient engendrer…

Publié en 1971, « L’homme-dé » est devenu un roman culte de la littérature américaine. Prônant une philosophie de vie pour le moins subversive, l’auteur, de son vrai nom Georges Powers Cockcroft, s’est inspiré de son propre vécu et de ses théories personnelles pour créer le personnage de Luke Rhinehart. Pour lui, la société actuelle avec ses règles, ses codes et ses principes étriqués, détruit l’homme à petit feu et lui retire une large part de sa liberté de pensée et d’action. Afin de retrouver cette dernière, l’homme doit donc se libérer de la contrainte du regard et du jugement des autres et remettre ses décisions, quelles qu’elles soient, au Hasard. L’identité individuelle est alors considérée comme un fardeau et doit s’effacer pour laisser place aux multiples facettes de la personnalité humaine… Forcément, avec de telles idées, il faut s’attendre à tout, au meilleur comme au pire ! C’est donc ce monde, régit par la loi des Dés, que nous décrit l’auteur dans ce roman époustouflant, délicieusement dérangeant, où l’imprévisible règne en maître, prêt à nous surprendre et à pousser toujours plus loin les limites de notre tolérance. Un texte où règnent la folie et la schizophrénie et où tout devient possible… Alors, prêts à devenir les prochains Dé-tudiants ?

Challenge Variétés: Un livre que vous possédez mais que vous n'avez jamais lu
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          482
Kittiwake
  16 avril 2016
Difficile de rester indifférent à un tel remue-méninges!
Les trois mots clés qui me font craquer : psychiatre juif new-yorkais étant énoncés, pas besoin de dés pour tenter la lecture. On est cependant bien loin d'irvin Yalom ou de John Katzenbach, qui font effet d'enfants de choeur en comparaison.
Luke Rhinehart, psychanalyste, marié, deux enfants ronronne dans sa vie : il manque des épices, du piment, quelque chose qui le sorte de cette gangue d'une histoire banale et prévisible. Pas pour la gloire, juste pour voir. Partant du principe que notre histoire personnelle, le fondement de notre personnalité se sont construit par un élagage progressif de notre potentiel pour laisser survivre un moi étriqué, comme un costume étroit aux entournures, Luke cherche un moyen de s'échapper de ce carcan et s'en remet au hasard, contrôlé par un instrument neutre : un dé. Il s'agit à chaque question de formuler plusieurs dé-cisions et d'accomplir sans état d'âme l'option retenue. Bien entendu, les options préliminaires sont le fait du joueur, mais dans cette incertitude digne d'une roulette russe, les hypothèses les plus osées et subversives font partie des alternatives. Comme celle d'aller violer la voisine du dessous, ou de conduire trente-huit malades de l'hôpital psychiatrique à Broadway pour voir la comédie musicale Hair, après avoir imité la signature du médecin-chef….
Outre le fait que notre thérapeute retrouve goût à la vie, il construit à partir de sa propre expérimentation une véritable théorie , une conception de l'âme humaine, et qui dit âme dit religion. C'est sans doute un des aspects les plus drôles du roman : prières, culte dé-dié, vénération.
Redevenant de temps à autre (en fonction de…vous devinez quoi!) un scientifique cohérent, Luke monte une étude expérimentale pour étayer ses hypothèses : et pourtant ses pairs rejettent ses travaux et le bannissent, malgré la rigueur interne de l'étude…est-ce parce qu'il est impliqué en tant que sujet? ou plutôt que la morale est bafouée jusqu'à l'impensable?
Il n'empêche que l'engouement gagne la population, tel une maladie contagieuse, par simple oui-dire. On n'ose penser à l'influence des réseaux sociaux s'ils avaient existé à cette époque…
Dé-janté, foisonnant, truculent, carrément pornographique, l'auteur serait-il le fils caché de Rabelais qui aurait croisé Sade sur son chemin. On passe du rire au dégoût en un seul jet de dés, tout en cogitant intensément, et comme le dit un collègue et néanmoins ami de Luke, le pire c'est que le raisonnement tient la route du fait d'une logique interne, d'un strict point de vu théorique : l'avènement d'un ego construit de toute pièce par le hasard ne pourrait-il conduire à un épanouissement total? C'est socialement que le bât blesse.
Sacré personnage que ce narrateur, qui porte le nom de l'auteur, pour entrainer le lecteur sur la fausse-piste d'une autobiographie. Fou ou génie, saint homme ou truand de bas étage, simple addict d'un jeu de hasard basique ou subtil théoricien d'une conception révolutionnaire de la psyché, il est tout cela à la fois.
Les droits ont été acquis pour une adaptation filmée, qui n'a pas vu le jour. Jack Nicholson était partant et on l'imagine très bien dans ce rôle.
Challenge Pavés 2015-2016

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          462
pleasantf
  21 mai 2016
Parce qu'il étouffe dans le train-train quotidien, le psychiatre Luke Rhinehart a recours un soir à un lancer de dé pour s'offrir la possibilité d'assouvir un désir transgressif à savoir le viol de sa voisine. A partir de cette expérience initiatique, le récit raconte les différentes étapes qui vont mener peu à peu le protagoniste à une soumission totale aux dés. Au début, ceux-ci déterminent des aspects relativement anodins de la vie comme le choix d'un livre ou d'un endroit où boire un verre. Des options à priori indésirables sont ensuite introduites pour ne pas se cantonner à des expériences agréables. Et l'homme-dé en arrive à considérer la méthode des dés comme un moyen de façonner un homme nouveau, que ce soit lui-même ou ses patients, un moyen de libérer l'être humain de ses névroses et de ses tensions néfastes. Selon le résultat obtenu par les dés, Luke Rhinehart se métamorphose en de multiples personnages aux personnalités et aux comportements différents jusqu'à en devenir complètement incohérent et absurde.
Il finit en dévot totalement soumis à la religion du dé et du hasard. Il la théorise et cherche à convertir de nouveaux adeptes. Comme dans toute religion, certains deviennent à leur tour des pratiquants convaincus. D'autres en restent au stade de sympathisants qui appliquent les préceptes de manière plus ou moins rigoureuse. Face à son entêtement à soumettre tous les aspects de sa vie aux dés et au hasard, le psychiatre est ‘excommunié' par ses pairs. Cela ne réfrène pas le héros qui pousse sa démarche à son paroxysme en jouant aux dés la décision de commettre un meurtre avant que son absence de tout jugement moral ne lui soit finalement fatale.
Ce roman vaut moins pour ses qualités purement littéraires que pour les nombreuses questions d'ordre philosophique qu'il soulève. Ce livre est généralement considéré comme un manifeste subversif écrit par un apôtre de la contre-culture des années 60 et du début des années 70. Il reflète en effet les idées représentatives de l'époque : libération sous toutes ses formes, expression non bridée du désir... Le passage dans lequel Luke et son patient Eric tentent de dynamiter l'institution psychiatrique m'a fait penser au ‘Vol au-dessus d'un nid de coucou' écrit par Ken Kesey, précurseur du mouvement hippie et de l'usage du LSD au début des années 60. Néanmoins je trouve que Cockcroft (le vrai nom de l'auteur du livre) reste finalement lucide sur le caractère utopique de la démarche et sur les illusions que renferme une démarche soi-disant aussi radicalement émancipatrice.
Le roman pose de nombreuses questions autour des notions du Moi, de la transformation de l'individu, de l'identité, des rôles attribués à chacun dans la société, des déterminismes sociaux et de la possibilité de s'en échapper. Est-il possible de se transformer radicalement ? Est-ce même souhaitable ? Dans quelle mesure peut-on agir en dehors des normes ? Dans quelle mesure le désordre voire l'incohérence sont-elles souhaitables ? Dans quelle mesure peut-on accepter les déviances ? Comme un descendant du roman de Gide ‘Les caves du Vatican' où Lofcadio commet un meurtre gratuit, le roman pose la question de la liberté.
Bien qu'emblématique de son époque, ce roman se rattache à la tradition américaine, sur plusieurs aspects : la religiosité intrinsèque de la société américaine (l'épisode où le dé ‘demande' de tuer quelqu'un est un écho à l'épisode biblique du sacrifice d'Isaac par Abraham), la méfiance vis-à-vis de la société vue comme une source de corruption (telle que l'exprime Thoreau par exemple), ou encore le dépassement des frontières considérée comme une oeuvre individuelle ou communautaire. Mais ce roman fait écho aussi à d'autres mouvements ou cultures et cela en fait sa richesse : j'ai pensé aux happenings dadaïstes, au futurisme et de façon générale au modernisme du début du XXème siècle, tournés vers l'avenir pour faire table rase du passé, aux idées de Krishnamurti lui aussi désireux de transformer radicalement l'individu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360

critiques presse (1)
Lexpress   30 juillet 2014
Luke Rhinehart [...] nous interroge de manière originale et ludique sur le pouvoir du hasard, la liberté individuelle ou la morale. De quoi s'y reprendre à deux fois avant de jouer au 421...
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   09 janvier 2018
Comme la bonne fée qui a laissé son obole sous le traversin, je ramassai mes habits et m'enfuis dans la nuit avec ces immortelles paroles du Christ résonnant à mes oreilles : "Médecin, aide-toi toi-même : tu aideras aussi tes malades. Que ce soit la meilleure aide du malade que de voir de ses yeux l'homme qui se guérit lui-même." J'avais la ferme détermination d'arracher la méprisable dépouille du Dr Lucius Rhinehart e de me révéler à nu devant mes patients : l'homme-dé.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Bruno_CmBruno_Cm   08 janvier 2018
Pour des raisons morales, il ne nous est pas permis de demande à nos sujets de faire quoi que ce soit qui puisse être considéré comme immoral par nous ou par leur entourage. Les savants n'avaient pas le droit d'aborder le problème auquel je consacrais ma vie (c'est-à-dire dans quelle mesure on peut changer l'être humain, car le véritable noyau solide de tous les êtres humains est leur capacité de résistance au changement ; et il est immoral de demander aux sujets de faire quelque chose qu'ils n'ont pas envie de faire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bruno_CmBruno_Cm   09 janvier 2018
Pour changer l'homme, ce qu'il faut changer c'est l'environnement qui lui fournit les critères d'après lesquels il se juge. Un homme se définit par son public : les gens, les institutions, les auteurs, les magazines, les héros de cinéma et les philosophes par qui il s'imagine applaudi ou censuré. Les principaux désordres psychologiques, les "crises d'identité" se produisent lorsqu'un individu commence à changer le public pour lequel il joue : quand il passe de ses parents à ses contemporains ; de ses pairs aux oeuvres d'Albert Camus ; ou de la Bible à Hugh Hefner.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Bruno_CmBruno_Cm   07 janvier 2018
- Tu rêves. Il n'y a pas d'Utopies. Il ne peut exister d'homme parfait. Notre vie à tous est une série limitée d'erreurs qui ont tendance à se figer, à se répéter et à devenir nécessaires. Le proverbe à usage personnel de l'homme de la rue, c'est : "Tout est, tout est pour le mieux chez le meilleur des hommes." La tendance générale est... la tendance générale de la personnalité humaine est de se figer dans le cadavre. On ne change pas les cadavres. Les cadavres ne débordent pas d'enthousiasme. On les attife un peu, et on les rend présentables.
- Je suis entièrement d'accord : la psychanalyse interrompt rarement cette pétrification de la source de la personnalité, elle n'a rien à offrir à l'homme qui s'ennuie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Bruno_CmBruno_Cm   08 janvier 2018
Pourquoi les enfants paraissaient-ils si souvent spontanés, pleins de joie et d'intérêt pour ce qu'ils faisaient, alors que les adultes se contenaient, étaient anxieux et l'esprit ailleurs ?
C'était ce foutu sens du moi : ce sens du moi que les psychologues proclament nécessaire à tout le monde. et si - idée qui paraissait originale à l'époque -, et si le développement de ce sens tout en étant normal et naturel, n'était ni inévitable ni souhaitable ? Et si ce n'était qu'une sorte d'appendice psychique, qu'un inutile et anachronique point de côté ? ou bien, telles les défenses démesurées du mastodonte, un fardeau pesant, inutile, et finalement autodestructeur ? Et si le sentiment d'être quelqu'un représentait une erreur de l'évolution aussi désastreuse pour le développement ultérieur d'une créature plus complexe que la coquille des escargots ou la carapace de la tortue ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Video de Luke Rhinehart (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Luke Rhinehart
Rencontre exclusive avec Luke Rhinehart, l’auteur du roman culte : «L’homme-dé»
Dans la catégorie : Textes diversVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature américaine en anglais>Textes divers (382)
autres livres classés : hasardVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle

Autres livres de Luke Rhinehart (2) Voir plus


Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1090 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre
. .