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EAN : 9782207117354
240 pages
Éditeur : Denoël (09/01/2014)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Sasha Jansen retourne à Paris où elle a vécu vingt an, plus tôt un grand amour et l'échec de cet amour. Elle s'efforce d'éviter les rues et les cafés d'autrefois, mais le passé l'envahit. Avec un humour désabusé, elle accueille les rencontres que lui propose le Montparnasse d'avant-guerre.

Elle accueille même, avec un mélange d'agressivité et de désespoir, ce jeune homme rencontré au Dôme - et qu'elle appelle "le gigolo" - qui la prend pour une riche... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
juliette2a
  25 février 2014
Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions Denoël ainsi que l'opération Masse Critique qui m'ont permis de découvrir ce roman ! le thème m'a dès le début intéressé, mais j'avoue que je ne m'attendais pas du tout à une telle histoire !!
C'est donc avec une certaine surprise que je me suis rendue compte que ce roman était surtout psychologique ; en effet, nous suivons le quotidien d'une jeune femme anglaise, Sasha Jansen, se retrouvant seule à Paris après s'être séparée de son mari Enno. La douleur, la solitude, la haine des autres et la honte sont les principaux thèmes développés dans ce brillant roman - accompagnant sans cesse l'héroïne (sorte de Mademoiselle Else anglaise), courageuse, et qui parviendra à retrouver l'espoir et la jeunesse grâce à une rencontre tout à fait ordinaire-…
J'ai beaucoup aimé le personnage principal, qui, malgré ses déboires, gardera toujours la tête haute grâce à un incroyable caractère.
Concernant l'auteur, que je ne connaissais pas, j'ai été agréablement surprise par la narration : l'ensemble du récit est rédigé à la première personne, je me suis donc pleinement identifiée à l'héroïne, partageant chaque évènement de sa vie monotone. J'ai donc particulièrement apprécié la plume de l'auteur, qui, malgré quelques petits passages peu intéressants, reste toujours passionnante. La préface de Fanny Ardant est, quant à elle, un véritable petit bijou !
Ainsi, même si ce roman n'est pas un coup de coeur, il m'a beaucoup plu, et je ne peux que vous le conseiller car, sans aucun doute, vous ne pourrez qu'en garder un excellent souvenir après l'avoir achevé…
A lire !!
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Commenter  J’apprécie          470
isabelleisapure
  15 février 2014

Quelle gajeure que la réédition de cet ouvrage par Denoël même si le roman quelque peu oublié de Jean Rhys en valait la peine… Et bien c‘est réussi, bravo !
Séduite d'entrée par la fine illustration de couverture inspirant l'élégance féminine teintée de mystérieux j'ai immédiatement été absorbée dans l'errance de Sasha Jansen l'héroïne revenant à Paris comme en pèlerinage sur les traces d'un amour perdu partagé durant vingt ans avec Enzo son mari qui l'a quittée.
Un retour douloureux sur un passé heureux l'entrainant sur un chemin qu'elle n'aurait peut-être pas dû emprunter même s'il lui était mentalement nécessaire…
Un magnifique portrait de femme dessiné par les traits d'une rédaction subtile de brièveté et de non-dits et à travers laquelle Jean Rhys me rappelle souvent le style de Marguerite Duras.
Je soulignerai par ailleurs la bien jolie préface de Fanny Ardent…
Merci à Babelio et aux éditions Denoël pour ce grand bonheur de lecture.

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Mariefrance92600
  06 septembre 2017
La détresse d'une femme
Jean Rhys (1894-1979) est née à la Dominique, dans les Antilles britanniques. « Bonjour minuit » a été publié en 1938. Ce roman, qui fait le portrait du triste destin d'une femme, n'a pas pris une ride.
Une chambre d'hôtel bon marché dans une impasse à Paris. Une femme erre toute la journée entre Montparnasse et Saint-Germain-des-Prés, s'arrêtant selon l'heure dans des cafés, des restaurants.
Cette quinzaine de jours à Paris a été offerte à Sasha Jensen par une amie qui la voit se détruire lentement à l'alcool dans une pension de famille londonienne.
Vingt ans plus tôt, Sasha a vécu à Paris, elle a épousé Enno, a perdu un bébé, a occupé divers emplois incertains. Chaque coin de rue, chaque café font remonter des souvenirs anciens, souvent douloureux, que Sasha noie dans le pastis, le vin ou le cognac.
Toute sa vie, à la recherche d'un peu d'argent pour affronter le mois ou même la journée, semble avoir été une vie pour rien, c'est elle qui le dit.
Jean Rhys décrit avec des petites phrases courtes et une grande économie de mots la détresse de cette femme qui aurait voulu avoir une vie normale, convenable et qui ne ressent que de la honte.
Sasha se voit de l'extérieur, elle n'a plus de respect pour elle-même. Son corps la trahit : le coeur qui bat trop fort, les mains moites. Dans chaque rencontre, aussi minable soit-elle, elle cherche à savoir comment on la perçoit. La pitié des garçons de café, le regard des inconnus dans la rue la tourmentent. Sa solitude est terrible. Cela ne l'empêche pas de se voir parfois avec humour et de rire d'elle-même comme lorsqu'elle repousse un « gigolo », attiré par son manteau de fourrure, en lui expliquant qu'elle est une femme « cérébrale ».
Sa seule philosophie : « …et lorsque j'aurai eu quelques verres, je ne saurai pas si c'est hier, aujourd'hui ou demain ».
Un roman très touchant et très autobiographique écrit par une romancière peu
prolixe, redécouverte dans les années soixante en Grande-Bretagne et qui est désormais un classique du XXème siècle.
Lien : http://www.critiqueslibres.c..
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languedeliee
  10 mars 2014
Je viens de finir le roman. Je le ferme et le pose. Les premiers mots qui me traversent l'esprit sont "quoi penser ?". Il faut dire que je ne m'attendais pas du tout à ça.
L'histoire est découpé en 4 parties de tailles irrégulières dans laquelle nous "vivons vraiment" la vie d'une femme. On n'est que ce personnage. On voit ce qu'elle voit, on entend ce qu'elle entend, et on entend ses pensées -tantôt sarcastiques sur la situation tantôt moqueuses d'elle-même. Sa vie se déroule au présent et ses souvenirs nous font découvrir son passé.
Le présent et le passé se mélange, tout comme l'alcool dans son sang. Je me suis perdue. Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire à cause de cette l'absence de séparations nettes entre présent et passé. je n'arrivais pas à me situer.
On est elle, sans nom, seule et pommée.
L'arrivée de nouveaux personnages donne du mouvement au récit. A partir de là, j'étais plus dans l'histoire mais j'aurai tout de même pu poser le livre pour ne pas y revenir.
Je suis contente d'avoir continué car les parties 2 et 3 sont les mieux pour moi. Les parties racontées (présent et passé) sont plus longues, j'ai pu mieux suivre. On y trouve aussi plus de mouvements. Certains passages m'ont fait sourire, d'autres m'ont attristé, d'autres m'ont rempli d'espoir, d'autres m'ont attristé et d'autres sont très forts. le personnage se révèle touchant. J'e suis rentrée dans l'histoire. J''imaginais des choses et j'étais totalement à côté de la plaque. Je voulais savoir comment cela aller se terminer. Pour le coup, la fin a été très inattendue. Je ne sais quoi en penser. J'ignore comment je l'aurai fini mais des éléments m'ont dérangé dans celle-ci. Un petit arrière goût de "mouai".
Toutefois je tiens à dire que j'ai beaucoup aimé l'écriture au ton léger et doux de l'auteure. Ses phrases sont rythmées et de différentes tailles. Les lieux, événements et personnages sont bien décrits. Je trouve que la découverte du personnage principal au fur et à mesure est bien amenée. L'histoire est fluide. J'ai bien aimé le fait d'être dans sa tête, d'entendre ses pensées.
J'aimerai prendre quelques instant pour vous parler du livre en lui même, l'objet.
Dans cette version, il est n peu plus grand qu'un livre de poche, presque carré, et se range bien dans un sac à main. J'aime bien cette taille moi qui suis une adepte des formats poches. La couverture au pelliculage mat, est douce au touché, c'est agréable. J'aime aussi la texture des pages épaisses qui ont un côté granuleux.
J'aime beaucoup la 1ère de couverture du livre. Cette illustration qui nous montre sans nous montrer. Ca m'a beaucoup intrigué.
Globalement, vous l'aurez compris, j'ai eu un peu de mal avec ce roman surtout car je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire, car je n'arrivais pas à me placer dans les temps. J'y suis arrivée qu'au 2/3 du livre. C'est dommage.
Je conseille ce livre aux personnes souhaitant découvrir en douceur cette femme solitaire assise dans la pénombre d'un café vide la nuit.

Lien : http://langue-deliee.blogspo..
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DianaAuzou
  24 septembre 2019
J'ai découvert Jean Rhys grâce à Fanny Ardent et je lui en sais gré. le titre du roman m'a attirée aussi (en anglais Good Morning Midnight), comme la couverture, dont le dessin délicat dévoile à peine, ou cache subtilement une femme fine, élégante, discrète, attirante.
Et cette femme a des souvenirs qu'elle veut oublier, ou alors revivre, et elle revient à Paris.
Elle y rencontre des gens, des hommes, comme des miroirs, comme des poissons dans le bassin de la fontaine Médicis des Jardins du Luxembourg. Les gens l'approchent, lui parlent, l'interrogent parce qu'elle a l'air triste ou parce qu'elle a l'air étrangère ou tous les deux à la fois et encore parce que c'est quelqu'un qui comprendra, qui a l'air si bonne.
Les émotions qu'elle ressent nous font son portrait en touches rapides de plume, fines et acérées, dansantes, pas toujours gaies, légères même quand la tristesse se fait toile de fond, car l'humour est là présent d'un bout à l'autre, et la femme dessinée vit intensément toute sa sensibilité contradictoire.
Publié en 1939 le livre de Jean Rhys s'envole par son style, une fusée en avance sur son temps.
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critiques presse (1)
Telerama   12 février 2014
Ce livre pétri d'humour noir est aujourd'hui réédité par Denoël dans la collection Empreinte.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   02 août 2018
« La vie est trop affreuse. Connaissez-vous l’histoire de cet homme qui aimait la femme d’un autre, et cette femme est tombée malade ? Et il n’osait pas aller demander de ses nouvelles parce que le mari la soupçonnait et le détestait. Alors il est resté aux abords de la maison à guetter, sans jamais arriver à décider si ce serait une lâcheté de demander à la voir ou une lâcheté de ne pas le faire. Et puis un jour il est allé demander, et elle était morte. Ça ne vous fait pas rire ? Elle était morte, vous comprenez. Et il l’aimait et elle était mourante et il le savait et il ne lui avait jamais fait parvenir un mot. C’est une vieille histoire mais ne vous fait-elle pas rire ? Elle pourrait être vraie, vous ne croyez pas ? »
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rkhettaouirkhettaoui   02 août 2018
Bien entendu, son musicien favori était Bach. Quant aux autres, disait-il, il préférait les lire plutôt que les écouter. « Douces sont les mélodies que l’on entend, plus douces encore celles que l’on n’entend pas. » – Voilà ce qu’il disait. Au fond il était un peu filou. Quelquefois, il me glaçait le sang. Et malgré son long visage maigre, il n’était pas sensible.
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rkhettaouirkhettaoui   02 août 2018
Bien sûr, quelquefois, quand je suis un peu ivre et que je parle à quelqu’un qui me plaît et que je connais, je parle le français vraiment couramment. Le reste du temps, je le parle tout juste. Et, à ce propos, cher monsieur, vous n’y êtes pas du tout.
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rkhettaouirkhettaoui   02 août 2018
— Les êtres humains sont cruels – horriblement cruels. 

— Pas du tout, dit le plus vieux avec irritation, pas du tout C’est un point de vue très limité ! Les êtres humains luttent, ils sont donc égoïstes. Mais il est faux de dire qu’ils soient totalement cruels – c’est un point de vue faussé.
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languedelieelanguedeliee   10 mars 2014
Le ruban de fer autour de mon coeur se desserre. Le miracle c'est produit. Je suis heureuse.
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