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EAN : 9782070373086
222 pages
Gallimard (03/09/1981)
3.92/5   25 notes
Résumé :
Julia martin, une anglaise de trente-six ans, est abandonnée par son amant. nous suivons sa dérive, d'un petit hôtel parisien de la rive gauche jusqu'à londres, puis de nouveau à paris. Entre-temps, une sensibilité aura été détruite, à jamais. S'il fallait analyser l'art d'un grand écrivain, chaque page de ce roman deviendrait exemplaire. à travers un personnage de femme meurtrie, dont la démarche est de plus en plus floue, Jean Rhys parvient à exprimer de façon ini... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Je m'attendais avec Quai des Grands-Augustins (en anglais After leaving Mr Mackenzie) à une histoire de déception amoureuse… Si le roman s'ouvre bien sur une séparation, suivant une courte liaison, elle survient cependant entre des personnages en rupture avec eux-mêmes, et incapables de connecter les uns avec les autres. Jean Rhys fait avec Julia Martin le portrait d'une femme épuisée, engourdie et à la dérive, qu'elle ne cherche pas à rendre attachante, et qui suscite le rejet chez les gens qu'elle rencontre, en particulier les hommes sur lesquels elle compte pour assurer sa subsistance, les sollicitant lorsque l'argent vient à manquer. Mais la vie a prélevé son tribut, elle prend conscience de sa beauté qui s'étiole, ce qui ajoute à sa précarité… J'ai particulièrement aimé l'atmosphère générale du roman, l'entre-deux-guerres (et le crash boursier, même s'il n'est pas nommé) se faisant sentir dans la fatigue et la lourdeur de vivre qu'éprouvent la plupart des personnages. Une fine exploration de l'hostilité et du désespoir.
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Je découvre cette autrice gràce au challenge Globe Trotteur.
Une plume magnifique !

Jean Rhys nous livre une tranche de vie de Julia, jeune anglaise trentenaire, qui vit, ou survit plutôt, à Paris.
Une tranche de vie malheureuse et presque absurde.
C'est quelques années après la guerre, et les meurtrissures sont encore présentes dans les esprits.
Julia est désorientée. Elle vient d'être quittée par son amant et doit survivre avec peu de ressources. Elle vit dans un hôtel un peu miteux du Quai des Grands Augustins.
Elle n'a plus d'énergie et s'interroge sur ce qu'elle va faire de sa vie, sans perspective, sans famille, sans ami, sans soutien.
Julia fait quelques rencontres, et prend des décisions à l'emporte pièce. S'acheter des vêtements couteux alors qu'elle a très peu de ressources, décider de partir pour Londres alors que personne ne l'attend.
Chaque décision l'enfonce un peu plus dans la dépression.

Une héroïne fragile, vulnérable, irréfléchie et parfois incomprehénsible.
C'est maginfiquement écrit, avec fragilité et force à la fois.
Jean Rhys explore la complexité des êtres humains, de leur indécision et leur contrariété.
Comme ces hommes que Julia rencontrent, et qui sont versatiles : ils pensent tout et son contraire en l'espace de quelques heures. A travers leurs regards, Julia est en même temps douce et belle mais aussi fatiguée, fânée, misérable.

Une très belle découverte et je pense que je lirais d'autres récits de cette autrice.


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Pendant quelques jours, nous suivons les déambulations d'une femme entre Paris et Londres, dans les années 50 ou 60. Julia n'a pas un rond. Elle a l'habitude de se faire entretenir, mais au moment où se passe le roman, elle habite un petit hôtel parisien et son dernier homme en date arrête de lui envoyer de l'argent. Avec son dernier chèque, elle se paie de jolis vêtements et le voyage jusqu'à Londres, où elle reprend contact avec sa soeur. Mais décidément, rien ne va en s'améliorant pour Julia…

Heureusement que le roman n'était pas plus long, car je commençais à tourner en rond auprès de Julia et de ses décevantes rencontres. J'ai eu du mal à la comprendre, elle est très amorphe et dépense de l'argent n'importe comment, je dois dire qu'elle m'a beaucoup agacée !
Je n'ai pas bien compris où l'autrice voulait en venir avec cette femme déchue. Ce qui m'a le plus intéressée dans ce livre, c'est finalement les promenades dans Paris et Londres, avec les petits détails d'époque – j'ai aimé retrouver des éléments que je connaissais ou au contraire apprendre des petites choses du quotidien de l'époque.
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À lire en anglais !!

Biography
Jean Rhys was born in Dominica in 1890, the daughter of a Welsh doctor and a white Creole mother. She came to England when she was sixteen and then drifted into a series of jobs - chorus girl, mannequin, artist's model - after her father died.

She began to write when the first of her three marriages broke up. She was in her thirties by then, and living in Paris, where she was encouraged by Ford Madox Ford, who also discovered D. H. Lawrence. Ford wrote an enthusiastic introduction to her first book in 1927, a collection of stories called The Left Bank. This was followed by Quartet (originally Postures,, 1928), After Leaving Mr Mackenzie (1930), Voyage in the Dark (1934) and Good Morning, Midnight (1939). None of these books was particularly successful, perhaps because they were decades ahead of their time in theme and tone, dealing as they did with women as underdogs, exploited and exploiting their sexuality. With the outbreak of war and subsequent failure of Good Morning, Midnight, the books went out of print and Jean Rhys literally dropped completely from sight. It was generally thought that she was dead. Nearly twenty years later she was rediscovered, largely due to the enthusiasm of the writer Francis Wyndham. She was living reclusively in Cornwall, and during those years had accumulated the stories collected in Tigers are Better-Looking.

In 1966 she made a sensational reappearance with Wide Sargasso Sea, which won the Royal Society of Literature Award and the W. H. Smith Award in 1966, her only comment on the latter being that 'It has come too late'. Her final collection of stories, Sleep It Off Lady, appeared in 1976 and Smile Please, her unfinished autobiography, was published posthumously in 1979. She was made a Fellow of the Royal Society of Literature in 1966 and a CBE in 1978.

Jean Rhys, described by A. Alvarez as 'one of the finest British writers of this century', died in 1979.
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J'ai lu ce livre, après avoir assisté à une rencontre avec Arnaud Cathrine, qui présentait son dernier livre « nos vies romancées ». Dans ce livre, il rend hommage aux auteurs qui l'accompagnent dans sa vie de lecteur et d'écrivain.
Il nous alors fait découvrir Jean Rhys, auteure anglaise, un peu perdue de vue.
Quai des grands augustins est le récit d'une femme qui est venue se ressourcer à Paris, après avoir quitté son mari. Elle déambule dans les rues parisiennes, elle fait de brèves rencontres.
Livre touchant sur la vie d'une femme, qui tente de trouver un sens à sa vie.
Elle compte peut être, à mon goût, trop sur les hommes, hommes qu'elle a connu et qu'elle relance pour qu'ils l'aident ou hommes qu'elle rencontre au gré de ses déambulations.
Elle va aussi retourner à Londres pour aller au chevet de sa mère mourante.
Un livre écrit à la première personne. On suit le questionnement de cette femme mais aussi des hommes qu'elle retrouve ou rencontre. de belles pages sur ses promenades dans le Paris nocturne, sur ces questionnements.
Très envie de continuer à découvrir cet auteure et ses autres ouvrages.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Il éprouva un soulagement extraordinaire, en entendant la porte se fermer derrière lui. Maintenant qu'elle était terminée, cette aventure lui paraissait plutôt banale, avec une pointe d'humour
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Videos de Jean Rhys (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Rhys
Book Review | Wide Sargasso Sea by Jean Rhys.
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