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Marianne Véron (Traducteur)
EAN : 9782221083611
360 pages
Éditeur : Robert Laffont (18/01/1999)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 89 notes)
Résumé :
Né a Babylone la rayonnante, Azriel est un fantôme.
Triste, violent et très puissant, il est le jouet de forces obscures qui, des siècles durant, le tirent du néant pour semer le désespoir ou la peur parmi les hommes. Au vingtième siècle, à New York, il se trouve projeté au milieu d'un crime. Qui l'a commis, et dans quel but l'a-t-on appelé ? C'est ce qu'il doit découvrir pour racheter sa liberté.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  30 avril 2016
Voilà un roman passable, distrayant, dans la veine de ceux que l'on a l'habitude de lire d'Anne Rice. L'argument, le résumé de départ, m'avaient un peu inquiété, car on s'attendait presque à une histoire de meurtre rituel, vieille légende antisémite que je m'étonnais de retrouver chez cet auteur. Heureusement, le roman est plein de sympathie pour les Juifs et ne véhicule en rien les calomnies affreuses qui circulent. Azriel, jeune Hébreu doué dont la famille a été exilée à Babylone, est déguisé en figure divine pour légitimer la prise de pouvoir du roi perse Cyrus et la libération de son peuple. Hélas, il tombe aux mains d'un magicien babylonien maléfique qui le tue et fait de lui un esprit surnaturel, un "Serviteur des Ossements", censé obéir aux ordres des magiciens qui le commanderont. Dans la deuxième partie du roman, trois mille ans après, Azriel est chargé de déjouer l'horrible conspiration planétaire d'une secte auprès de laquelle le Temple Solaire ou David Koresh semblent de gentils amateurs. C'est en fait à Jim Jones et à son "Temple du Peuple" terminé en massacre que l'on pense le plus.
Le récit que fait Azriel de sa propre vie est souvent écrit de façon relâchée et surtout très verbeuse. On sait qu'il aime, qu'il est fait pour l'amour, qu'il veut être bon, mais pourquoi le répéter à longueur de page ? La partie de son enfance à Babylone et de son apprentissage d'esprit à Milet est baignée d'une belle lumière antique, un peu gâchée par la sensiblerie agaçante du narrateur. La seconde partie, l'enquête policière dans les milieux hassidiques de New York, est plus faible, perdant l'exotisme temporel et géographique de la première et noyée dans cette fatigante subjectivité du narrateur, dans les étalages de sentiments et le récit détaillé des mouvements de son coeur assoiffé d'amour. Cinquante bonnes pages de verbiage en moins feraient de l'ensemble un roman passable dont on ne sauterait pas les pages. Mais on le sait bien en France, le récit à la première personne est le moyen le plus facile d'écrire, et d'écrire aussi vite que mal.
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bleuettediot
  06 novembre 2010
Le sortilège de Babylone est probablement le meilleur roman d'Anne Rice. Une parfaite maîtrise de l'histoire antique des hébreux et de l"empire babylonien à l'époque de Cyrus le Grand fait de cette histoire fantastique une oeuvre forte et originale. Presque intégralement rédigé sous forme de dialogues le texte a quelque chose d'hypnotique. Difficile de refermer le livre tant on se sent aspiré par l'histoire d'Azriel, le serviteur des ossements. Ange ou démon de puissance, Azriel ne sait plus très bien qui il est après son retour de l'au-delà. Car le serviteur des ossements est un esprit appelé par le maître, un esprit puissant qui doit faire son apprentissage tout au long des siècles qui passent. de nos jours, un crime est perpétré et Azriel est appelé de nouveau. Mais par qui ? Mystère.
L'ensemble baigne dans une profonde sensualité, ce qui ne gâche rien bien au contraire. de plus, nombre de questions existentialistes sur notre siècle prétendument moderne devrait nous amener à réfléchir profondément. L'homme "civilisé" a-t-il vraiment évolué en bien ? Pas si sûr !
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rogermue
  07 juillet 2013
Titre original: Servant of the Bones - titre française: le Sortilège de Babylone.
Roman de fantaisie avec un fort élément d'histoire – à travers les temps commençant à Babylone de l'antiquité, passant à la Grèce, au Moyen Age et finissant à New York de notre temps.
Le personnage principal est Azriel, un jeune homme qui par des circonstances magiques est changé en fantôme immortel, très puissant qui passe de lieu à lieu à travers les temps, mais qui est toujours le servant de celui qui possède le coffret contenant les os d'Azriel, le jeune homme.
Le roman contient beaucoup d'éléments de l'histoire juif. A New York Azriel se venge du meurtrier d'une jeune femme juive ce qui le mène aux machinations d'une secte juive qui a des adhérents partout dans le monde. le chef de cette secte qui dispose d'une fortune de billions aspire à prendre le pouvoir du monde.
Fantaisie, histoire et une fin de thriller.
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cecileterrestria
  31 août 2018
 Il s'agit de mon deuxième Rice, après mon énorme coup de coeur pour le violon, je ne pouvais que revenir vers cette auteure.
On retrouve dans ce roman l'écriture travaillée de l'auteure, des descriptions fouillées et précises qui dressent un décor détaillé pour l'action. Comme dans le violon, on retrouve ici un récit entre deux protagonistes principaux, cette intimité et cette sensualité qui unissent deux personnes autour de l'histoire du personnage fantomatique.
La temporalité est traitée de la même manière également à coups de réminiscences, de récits dans le récits, une mise en abyme qui nous fait voyager sur 2000 ans d'histoire.
Dans la première moitié du livre, on découvre un héros gothique romantique, le beau et bon héros, jeune, innocent qui par un coup du sort est arraché à la vie dans une mort atroce faisant de lui un être surnaturel difficile à définir. le traitement de sa psychologie et de son émotionnel est extrêmement bien mené, ne sachant ce qu'il est : entre ange et démon, ne sachant parfois même qui il est, naviguant entre amnésie et souvenirs, ne sachant ce qu'il doit faire, hésitant entre obéissance et rébellion... Nous avons ici un être complexe et torturé aussi fragile émotionnellement qu'il est puissant en termes de pouvoir et de capacités.
Contrairement à ce que pourraient penser certains lecteurs, nous avons ici un héros humain dans son questionnement existentiel alors même qu'il n'est qu'une entité dénuée de vie, il faut donc apprécier les personnages en perpétuel questionnement pour aimer Azriel, sinon vous vous ennuierez ou le trouverez probablement mièvre. Hors il n'en est rien pour peu que l'on entre dans la psychologie et l'émotionnel de ce héros victime d'une malédiction, que l'on saisisse que l'homme préparé à mourir est devenue forme éthérée immortelle en quête de réponses.
La seconde partie se teinte de l'atmosphère du thriller, ce n'est pas la partie que j'ai le plus apprécié, ce genre n'étant pas ce que j'affectionne le plus mais le tout reste bien mené et cohérent.
Au final un très bon roman de Anne Rice, il n'atteint pas, selon moi, le niveau exultatoire du premier roman de l'auteure que j'ai lu, le Violon mais on retrouve ici des mécanismes rôdés et sa plume affûtée, le tout fonctionne très bien et fait mouche.
Lien : https://labougiedevinayaka.w..
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johaylex
  15 août 2011
Très beau roman. Les passages sur Babylone et toute l'Antiquité sont magnifiques et le moment de la mise en place du sortilège très impressionnant. La suite est du Anne Rice...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
cecileterrestriacecileterrestria   25 août 2018
Sois bon. Toujours, si tu as le choix sois bon. Pense aux pauvres, aux affamés, aux opprimés. Pense à ceux qui souffrent et qui sont démunis. Le plus grand pouvoir créatif que tu aies sur terre, que tu sois ange ou esprit, homme, femme ou enfant, c'est d'aider les autres... les pauvres, les affamés, les opprimés. Atténuer la souffrance et donner de la joie sont tes plus beaux pouvoirs. La bonté est un miracle de l'homme ; ainsi que des anges ou des esprits plus développés.
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cecileterrestriacecileterrestria   25 août 2018
- Azriel, la plupart des esprits ne contrôlent pas leurs actes. Plus ils errent et moins ils se maîtrisent. La haine leur est commune. Il a confronté sa force à la tienne. S'il t'avait vaincu, peut-être aurait-il tenté de faire de toi un esclave parmi les invisibles, mais il a échoué. Il ne connaît sans doute que le combat, la domination et la soumission. Quantité d'humains vivent de la même manière.
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bleuettediotbleuettediot   04 octobre 2010
La colère est une force négative, et la haine rend aveugle.
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bleuettediotbleuettediot   04 octobre 2010
La bonté est un miracle de l'homme.
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Vidéo de Anne Rice
Anne Rice discussing the future of the Mayfair Witches, October 2015
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