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ISBN : 2266034839
Éditeur : Pocket (01/10/1990)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 1497 notes)
Résumé :
De nos jours, à La Nouvelle-Orléans, un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l'interviewer nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant où l'atroce le dispute au sublime.
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Critiques, Analyses & Avis (113) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
02 février 2015
Décidément, les vampires, ce n'est pas pour moi.
Pour ne pas mourir bête, j'avais décidé de lire les deux ouvrages qui me semblaient incontournables dans le domaine : "Dracula" de Bram Stoker et "Entretien avec un vampire" d'Anne Rice. Le premier ne m'avait déjà pas tellement emballée mais je ne voulais pas rester sur cette impression mitigée ; j'ai donc persisté dans ma résolution. Hélas, cela n'a fait que pour conforter mon impression : décidément, les vampires, ce n'est pas pour moi.
Je ne m'étendrai pas sur le sujet, n'ayant pas vraiment autorité pour me le permettre et eu égard aux nombreux spécialistes du genre qui semblent avoir plus de dispositions envers les buveurs d'hémoglobine. du haut de ma piètre expérience, l'engouement incroyable qu'a suscité ces dernières années le phénomène de la bit-lit échappe à ma compréhension.
Un mot sur mon ressenti de lecture, tout de même.
Si le style d'Anne Rice est assez plaisant, la lenteur de l'action, le peu d'empathie ressentie pour les principaux protagonistes et mon peu d'intérêt au final pour l'aspect fantastique de la condition vampirique ont abouti à un ennui incommensurable. Les considérations pseudo-philosophiques ou pseudo-psychologiques développées tout au long de la narration ne m'ont ni percutée ni interpellée.
Je suis assez étonnée de lire sur la blogosphère que ce roman fut pour un grand nombre de lecteurs un livre de jeunesse totalement addictif ; j'ai quelque mal à l'imaginer mais après tout, à chacun ses bibles.

Challenge de lecture 2015 - Un livre avec des personnages non-humains
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Kenehan
06 avril 2012
Voilà maintenant quelques années (alors que je n'étais qu'un lycéen) que j'ai lu ce classique de la littérature vampirique . C'est peut-être même le tout premier roman abordant le vampirisme que j'ai pu lire dans ma vie (même Dracula est passé après, Dracula est même passé après Twilight…oui j'avoue^^).
Pour être honnête j'avais vu le film avant (ça remonte au collège cette fois…) et depuis j'ai toujours eu envi de me plonger dans cet univers si particulier et au final je ne l'ai jamais regretté. Aujourd'hui, c'est l'un des livres que j'affectionne le plus et en ce qui concerne les histoires de vampires, c'est la seule qui me comble entièrement.
Tout d'abord, il faut dire que la plume d'Anne Rice est vraiment excellente. Impossible de ne pas être projeté dans ce monde qu'elle dépeint au fur et à mesure des pages. J'ai tout de suite accroché avec ce style riche en description, bien tourné et fluide. Elle sait choisir ses mots et le lecteur que je suis prend vraiment plaisir à la lire.
Ensuite, l'histoire est captivante. Certes, quelques traits connus des vampires sont repris ici (d'un autre côté un vampire est un vampire^^), mais au final elle a vraiment réussi à recréer le mythe du vampire en lui apportant sa touche personnelle. Elle leur a donné un second souffle voilà une trentaine d'années. Ce ne sont plus seulement des monstres sanguinaires, des suceurs de sang mais bien des personnes à part entière aux prises avec leurs tourments. Chacun des personnages que l'on rencontre à sa propre identité, son vécu, son histoire personnelle, ses désirs et ses peurs. Chaque personnage est doté d'une psychologie profonde et fascinante, le lecteur n'a plus qu'une chose à faire : se laisser porter et être attiré par l'un ou l'autre (voire plusieurs) des protagonistes.
Un ouvrage qui fait partie de ceux qui m'ont fait vibrer, qui ont su me toucher et m'emporter dans un univers que j'affectionne tout particulièrement : à la fois sombre, fascinant, terrifiant mais aussi terriblement attirant et émouvant. Tous les ingrédients sont réunis par Anne Rice pour que je sois aux anges et de ce fait elle restera dans le panthéon de mes auteures favoris !
En fin de compte, s'il y a bien eu un renouveau du mythe du vampire c'est bien grâce à Anne Rice. Elle en a fait un être plus tellement éloigné de nous, complexe, touchant, affranchi des limites d'une société parfois trop prude et politiquement correct mais en même temps prisonnier de nouvelles limites, mais aussi un être violent, tumultueux, libertin, passionné et passionnant. Bref, même si la mode actuelle pour les vampires a pu me procurer quelques lectures agréables, rien n'aura été aussi savoureux qu'Entretien avec un vampire. Les vampires romantiques et tourmentés qui envahissent tous les médias font quand même pâle figure à côté d'un Lestat possessif et dominateur, d'un Louis torturé ou d'un Armand mélancolique.
Anne Rice a publié là un chef-d'oeuvre en dépoussiérant un vieux mythe et en abreuvant mon imaginaire de ces vampires si charismatiques.
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Ptitelfe
04 novembre 2014
Enfin! Je découvre le talent d'Anne Rice qui est bien mérité!
Entretien avec un vampire est un film que j'ai regardé des dizaines de fois durant mon adolescence! Avec un tel casting (Brad Pitt, Tom Cruise, Christian Slater, Antonio Banderas) c'était le rêve de toute midinette des années 90 !
J'ai achété le livre je ne sais plus quand.. il y a très longtemps.. soit chez un bouquiniste, soit il y a plus de 15 ans, car il y a encore l'étiquette en francs sur la couverture! (38 Francs!). Il rouillait dans ma PAL depuis des années, prenant la poussière... Pourquoi ai-je autant attendu? bonne question.. La flemme de me lancer certainement!
Puis à force d'en entendre parler, de voir notamment Koré relire les tomes (Anne Rice étant une de ses auteurs préférées de tous les temps), Halloween approchant... je me suis décidée à le sortir !
Quelle ne fut pas ma surprise en réalisant que ce livre était découpé en 4 parties seulement. Pas de chapitres. C'est Louis de la Pointe du Lac qui raconte son histoire à un journaliste de la Nouvelle Orléans. Il lui raconte comment il est né vampire en 1791 et l'histoire qu'il a vécu en deux siècles. Je ne reviendrai pas plus sur l'histoire car j'imagine que la plupart d'entre vous la connaissent par l'un des deux médias cités plus haut.
Entretien avec un vampire c'est d'abord la rencontre de différents vampires, tous interessants et nous permettant de découvrir différents aspect de cette créature, mais aussi un voyage dans le monde, et un style recherché.
Anne Rice arrive avec brio à nous décrire un panel de vampires, nous montrant leur façon d'appréhender la vie, qui ne cesse d'évoluer tout au long de leur immortalité! Les questions que certains se posent, leur façon de tuer, de se nourrir, de vivre... j'ai aimé TOUS les personnages! Anne Rice fait un travail remarquable sur leur psychologie, et on retrouve d'ailleurs de nombreuses références dont se sont inspirés les auteurs d'urban fantasy/bit-lit.
Louis est un vampire mélancolique, tourmenté, qui vit dans l'incompréhension de son espèce, et qui cherche à savoir si le vampire est lié à la religion, ce qui va d'ailleurs devenir sa quête principale. C'est un personnage qui peut agacer car il se plaint souvent, se sent incompris.
Il va croiser plusieurs vampires dans sa vie, certains l'accompagnant pendant des décennies!
Le premier vampire à entrer dans la vie de Louis est bien sûr son créateur : Lestat! Un personnage complexe, le genre de protagoniste que l'on aime détester! Il est vile, joueur avec ses victimes, égoïste, cruel, mystérieux.. Mais petit à petit, on va aussi voir ses faiblesses, et il a réussi à m'attendrir et le craindre en même temps ! J'ai hâte de découvrir son histoire dans le tome 2.
Ensuite, il y a Claudia, la tendre Claudia au caractère bien trempé! Transformée à l'âge de 5 ans, elle est coincée dans ce corps. Elle mûrit, mais souffre de ne pouvoir connaître les plaisirs adultes. Fille mais aussi amante (au sens propre) de Louis, elle fait de sa vie une tumultueuse aventure. Elle vit de haine pour son créateur qui l'a transformée en vampire. C'est incroyable comme les scènes où elle est en colère sont bien écrites, on en vient à oublier que ce n'est qu'une enfant!
Enfin, un autre personnage charismatique de la saga : Armand! Epoustouflant, le vampire attirant! Il a plus de 400 ans, il est mystérieux, il veut apporter du bon à Louis, en dépit de décisions qui les briseront. Il est intriguant et j'aimerai aussi en savoir plus sur lui! Il m'a beaucoup plu!
J'ai aussi aimé Santiago et Clemence, des personnages qui vont bouleverser la vie de Louis et Claudia.
Mais qu'aurait été mon appréciation sans la superbe plume d'Anne Rice! Elle m'a emportée dans un autre siècle grâce à un langage recherché, aristocratique, permettant de placer Louis dans son époque. Louis prend le temps de nous raconter ce qu'il a vécu, agrémentant son récit de nombreuses descriptions (qui peuvent déplaire à certains lecteurs non friands de ça) mais également en nous décrivant à merveille les villes et régions qu'il a traversés par sa quête de Vérité.
On démarre dans sa ville natale, puis à la Nouvelle Orléans, les Carpates (Terre de Dracula que je dois lire un jour),Paris... Les descriptions des lieux et des voyages sont parfaits! J'ai imaginé toutes ces contrées, les maisons dans lesquelles Louis habitait, les lieux publics comme le Théatre des Vampires... Je ne me suis pas du tout lassée de cette lecture!

Ce roman est à la fois terrifiant, mystérieux, sensuel, il m'a permis de lire enfin du "vrai vampirisme" et je compte bien continuer la saga dès le mois prochain!


Un mot sur le film :
Je l'ai revu au fil de ma lecture, et je l'ai trouvé très fidèle au roman, sauf quelques scènes que le réalisateur n'a pas pris en compte (comme le passage avec l'ami humain de Lestat, ou bien Babette...) mais cela n'a pas gêné le fil de l'histoire! La fin diffère aussi légèrement, mais rien de bien choquant! Malgré les nombreux visionnages que j'avais déjà fait, j'ai été complètement bluffée par le jeu d'actrice de Kirsten Dunst! Elle était vraiment incroyable, surtout à l'âge qu'elle avait quand elle a tourné ce film, et les scènes qu'elle devait interpréter! La fameuse scène où elle se coupe les cheveux est juste incroyable (je me répète mais c'est le seul terme qui me vient à l'esprit!) Ce film n'a pas mal vieilli, et je suis restée midinette.. Je bave toujours devant Brad Pitt et Christian Slater ;)
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idevrieze
15 novembre 2012
Enfin je vous en parle
Et oui, Anne Rice et moi, c'est une histoire d'amour de plus de 15 ans (qui ne va toujours que dans un sens, malheureusement. Non je plaisante, enfin, si. Enfin de compte, je ne lui ai apporté que le prix des livres). Enfin bref. Anne Rice, c'est l'une de mes auteures chouchoutes, que j'aime, que j'adore, en VO, en VF, en voyage, dans mon lit, dans mon salon. J'en parle encore et toujours, je ne m'en lasse pas. C'est simple, même son chat je l'adore (pour ceux qui pensent que je suis complètement folle, si vous avez raison. Mais allez voir sur sa page Facebook les photos de son chat. Et bien vous comprendrez que Prince Obéron est un très beau chat). (Et puis c'est tout).
Donc reprenons… Anne Rice et la Chronique des vampires… Je pense sincèrement que si j'ai une fascination sans bornes depuis des années sur les vampires, c'est que j'ai lu du Anne Rice. Les petits jeunes de maintenant vont me regarder de leur regard d'adolescent rebelles en poussant une espèce de Beuglement genre : « Meuh c'est qui Anne Rice ? » Et bien Anne Rice, c'est la madame qui a renouvelé le style du vampire les cocos. Et que c'est un peu comme les vampires qui brillent avec Twilight mais il y'a plus de dix ans. Ignares ! (attention, ceci n'est pas une critique de Stephanie Meyer qui, à mon sens, même si je n'adhère pas du tout à sa série, a permis d'ouvrir les portes de la littérature fantastique à une foule de petits jeunes.)
Et donc, mon dépucelage vampiriesque vient de Entretien avec un vampire. Vous pensez donc que dès que j'ai vu cette nouvelle édition toute jolie, toute classique, toute trop belle, je me suis dit que cela en jetterai un max dans la Biblio (et ce fut le cas !)

La révolution vient parfois d'idées les plus simples et les plus folles
Imaginez donc notre petite Anne Rice qui se fait un fou rire toute seule. Son entourage lui demande : « Pourquoi tu ris ? » Et là elle répond : « Imaginez si un journaliste interviewait un vampire, ce que cela donnerait ! » Et le pire, c'est qu'elle l'a fait ! Entretien avec un vampire nous raconte l'histoire de Louis, le plus humain des vampires. Et grâce à lui, on va se réinventer une toute nouvelle opinion du vampire. Ce ne sera plus une bêbête qui craint Dieu, qui est damnée, qui se terre dans un caveau, qui sent le renfermé et qui va tenter de vous sucer le sang, alors que franchement il n'était pas vraiment attirant à première vue. Quoique, avec son super pouvoir du regard de la mort qui tue, en fait, si après. Avec Louis, Lestat et Claudia, vous aurez du glamour, de la sensualité, des crucifix, pas encore de l'histoire mais ça arrivera je vous le rassure, et vous aurez une vision des humains à travers des yeux de vampire (et c'est trop beau !)
Alors, pour ceux qui veulent de l'objectivité dans cette chronique et qui continuent à lire… Je ne vous comprends pas. Sachez-le. Vous lisez une fan. Mais passons. Donc nous suivons Louis qui apparaît comme faible, limite pathétique. Mais qui en fait est quelqu'un de très empathique. C'est une espèce de vision très humaniste, caractéristique du XIX° ou XVIII°… Je ne sais plus… XVIII° cela doit être cela ! C'est quelqu'un avide de connaissance qui éprouve un profond respect pour l'être humain, chose qui apparaît totalement aberrante pour Lestat. Lestat, d'ailleurs, paraît très insipide dans ce roman, mais vous verrez que lorsque vous aurez son point de vue dans le tome 2… Là ce sera du personnage. Mais passons. Louis et Lestat sont un couple (oui je sais, ça fait homo. Mais Anne Rice ne fait aucune différence sur les genre de couple, du coup, Louis et Lestat qui ont une gamine ça passe tout à fait. Une femme très moderne, je vous le répète) (et non ils ne couchent pas ensemble. Rha mais vous ne pensez qu'à cela !) très complémentaire, Lestat représentant le soleil, celui qu'on voit, qui doit briller, et Louis, qui représente la lune, c'est lui qui observe, qui organise, qui protège, qui aime…

Louis… Qu'aurai-je aimé le connaître ?
Autant Lestat m'a toujours fascinée, et j'aurai aimé passé la soirée à me marrer et à me balader avec. Autant Louis… J'aurai aimé partager un bibliothèque avec. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce vampire aime les humains, il en voue une adoration sans borne. Et c'est ce qui le rend si fragile car ses proches déjà ne le comprennent pas car il tente coûte que coûte à garder ses sentiments humains. Mais de plus, il aime passionnément Claudia : sa fille, son amante, comme vous préférez. Et c'est aussi pour cela qu'il a une profonde affection pour Lestat. C'est leur fille à eux deux. Et elle regroupe quelques particularités de chacun d'eux.
Aussi, l'histoire de Louis, c'est sa naissance en tant que vampire, sa rencontre ainsi avec Lestat, et sa vie de famille vampiriesque avec Claudia. Leurs hauts, leur bas, et leur bilan au bout de quelques centaines d'années. On a aussi une recherche sur les origines du vampire (mais il vous faudra attendre un peu pour savoir). Bref, ce tome-là pose les bases d'un univers juste fabuleux, doux mais cruel à la fois, que je ne lasserai pas d'élogier (oui j'invente des mots maintenant). La nouvelle traduction est mignonne comme tout. Et si vous avez envie de lire un truc sur les vampires qui vous prendra quelques tomes. Mais tentez le coup ! Allez-y !

Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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AgatheDumaurier
03 avril 2017
1976, date de la véritable création des vampires d'Anne Rice, et un autre monde que le nôtre, si on compare avec la dernière saga vampirique à la mode, Twilight ! Non mais sans blague, c'est quoi ces vampires Mrs Meyers, même si j'apprécie votre plume ! Non mais c'est quoi ces vampires de pacotille ! Installés dans l'éternité comme dans un moulin, comme si c'était facile d'être immortels, mangeurs de pumas frais et de caribous, ne craignant pas le soleil, même à Miami, beaux comme des astres, plus rapides qu'Husain Bolt et grimpeurs de murs d'escalade à la vitesse de la lumière, et ils n'ont rien à payer pour tout cela, Mrs Meyer ! Mais cela doit se payer ! Cela doit se payer !
Les vampires d'Anne Rice, c'est une autre histoire. Très enclins à la dépression, ils sont véritablement enfermés dans la nuit, véritablement contraints à tuer par un instinct démoniaque, et véritablement inscrits dans l'éternité, ce qui finit par être insoutenable. C'est beaucoup plus intéressant, finalement. Car le vampire, quand même, c'est un élément sombre...
Anne Rice est de Louisiane. le récit de Louis de la Pointe du Lac (diantre ! Quel beau nom !) commence en 1791, lorsqu'à la suite d'un drame familial, il croise la route du vampire Lestat ( la tête, l'ambiguité et le charisme de Tom Cruise, obligé...). Celui-ci le transforme...Pourquoi ? C'est une des questions que Louis passera l'éternité (enfin, 200 ans) à essayer de résoudre. Louis ne fait pas un vampire comme les autres...Il n'a pas perdu la totalité de son humanité, il ne parvient pas à assumer sa nature de vampire...Si cette nature existe, ce que lui rabâche Lestat, mais Lestat lui-même sait-il quoi que ce soit ? Louis est un vampire torturé en quête de lui-même, insatisfait, un esprit moderne, finalement, ce qui le sauvera peut-être...
Le questionnement de Louis est au coeur d'un récit extrêmement sulfureux, si l'on y regarde de près, et même de loin, d'ailleurs. (C'est d'ailleurs pour cela que je trouve le jeu de Tom Cruise tellement meilleur que celui de Brad Pitt dans le film, il pousse à fond l'ambiguité, le vice, tandis que Brad Pitt ne fait qu'effleurer les abîmes de Louis, on ne sent pas son désir de mort, de destruction et d'autodestruction) Donc Tom Cruise, euh, Lestat, pour occuper Louis, pour focaliser son intérêt et sa passion de vampire, va lui faire un enfant, si j'ose dire, mais le fait est là, c'est le premier couple homovampirique de la littérature...Bref, Lestat transforme Claudia, cinq ans, en créature des ténèbres et elle devient leur fille. le récit tourne autour de ce cruel ménage à trois.
C'est un récit plein de mystères et de secrets, très très loin de Twilight, un conte pour adultes, à mon avis. L'histoire nous emmène de la Nouvelle Orléans à l'Europe et à la France du Second Empire, faisant entièrement abstraction du XXème siècle, jusqu'à la fameuse interview de Louis, qui sert de prétexte au roman, dans les années 1990. Tout est vu du point de vue de Louis, ce qui laisse la plupart des personnages principaux dans son ombre et sa propre folie. Qui sont vraiment Lestat, Armand et Claudia ? Que ressentent-ils, eux, à vivre cette sombre éternité ? Regrettent-ils, comme Louis, le soleil et la fièvre de vivre des humains ? Cela m'intéresse. Je tâcherai de lire la suite de la saga.
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Citations & extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver19 août 2015
Combien pensez-vous qu'il y ait de vampires qui aient la trempe nécessaire pour affronter l'éternité ? Pour commencer, ils ont de l'immortalité les notions les plus sinistres. Car, en devenant immortels, ils voudraient que tout ce qui a été l'accompagnement de leur vie devienne immuable et incorruptible comme ils le sont eux-mêmes. Que les véhicules gardent la même forme rassurante, que les vêtements conservent la coupe qui leur allait du temps de leur jeunesse, que les hommes continuent de s'habiller et de parler de la façon qu'ils ont toujours comprise et appréciée. Alors qu'en réalité, tout change, sauf le vampire lui-même ; tout, à l'exception du vampire, est soumis à décomposition et corruption permanentes. Bientôt, si l'on possède une âme peu flexible, et souvent même si l'on est doué de souplesse d'esprit, l'immortalité devient une peine de prison que l'on purge dans une maison de fous peuplée de figures et de formes totalement inintelligibles et sans valeur. Un soir, le vampire en se levant se rend compte que ce qu'il a craint, pendant des dizaines d'années peut-être, est arrivé : il se rend compte tout simplement qu'à aucun prix il ne veut vivre davantage. Que les styles, les modes, les formes d'existence qui lui rendaient l'immortalité attrayante ont tous été balayés de la surface du globe. Et que rien ne subsiste qui puisse le libérer du désespoir, sinon l'acte de tuer. Alors, le vampire va mourir. Personne ne trouvera ses restes. Personne ne saura où il s'en est allé. Et souvent personne dans son entourage – si toutefois il cherche encore la compagnie d'autres vampires –, personne ne saura qu'il est atteint de désespoir. Depuis longtemps il aura cessé de parler de lui-même ou de rien d'autre. Il disparaîtra.
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OrpheaOrphea26 novembre 2010
" Tandis que j'aspirais le sang, mon univers visuel s'était réduit à cette lumière dorée. Et la sensation qui parvint ensuite jusqu'à moi fut une sensation... sonore. D'abord un grondement sourd, puis une pulsation lourde semblable à une batterie de tambour, dont le son s'enfla, s'enfla comme si quelque énorme créature s'approchait au travers d'une forêt sombre et inconnue, accompagnant sa progression d'un tam-tam monstrueux. Puis s'ajouta la battue d'un autre tambour, celui d'un autre géant marchant à quelques pas du premier, mais aucun des deux monstres, concentrés sur leur instrument, ne prêtait attention au rythme de l'autre. Le son grossit tellement qu'il me parut non seulement emplir mes oreilles, mais aussi envahir tous mes sens, palpiter dans mes lèvres et dans mes doigts, dans la chair de mes tempes, dans mes veines. Dans mes veines, surtout, ce premier tambour, puis l'autre ; et tout à coup Lestat retira son poignet ; j'ouvris les yeux, mais me retins au moment où j'allais chercher son poignet, l'attraper, le ramener vers ma bouche à tout prix ; je me retins parce que j'avais compris soudain que le premier tambour était mon coeur et que le second était le sien.
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Gwen21Gwen2103 février 2015
- Je voulais demander... ll y a une croix dans les chapelets, il me semble ?
- Oh ! Cette histoire de croix ! (Le vampire rit.) Vous faites allusion à cette idée que nous aurions peur des croix ?
- Je croyais que vous ne pouviez pas les regarder, dit le jeune homme.
- Une idiotie, mon cher ami, une pure idiotie. Je peux regarder tout ce que je veux. Et, entre autres, j'aime bien regarder les crucifix.
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LydiaBLydiaB03 décembre 2010
- Je vois..., dit le vampire d'un air pensif.
Puis lentement, il traversa la pièce pour aller se poster à la fenêtre. Il y resta un long moment; sa silhouette se découpait sur la clarté diffuse qui émanait de Divisadéro Street et sur les rayons des phares des automobiles. L'ameublement de la pièce apparaissait maintenant plus clairement au jeune homme: la table de chêne ronde, les chaises. Contre l'un des murs, il y avait un lavabo surmonté d'un miroir. Il posa sa serviette sur la table et attendit.
- De combien de bandes disposez-vous? demanda le vampire en tournant la tête de manière à offrir son profil au regard du jeune homme. Assez pour l'histoire de toute une vie?
- Certainement, si c'est une vie intéressante. Quand j'ai de la chance, il m'arrive d'interviewer jusqu'à trois ou quatre personnes le même soir. Mais il faut que l'histoire en vaille la peine. C'est normal non?
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Gwen21Gwen2125 janvier 2015
- Les gens qui cessent de croire en Dieu ou en tout ce qui incarne le bien continuent de croire au diable. Je ne sais pas pourquoi. Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi. Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.
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