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EAN : 9782757884225
240 pages
Éditeur : Points (19/03/2020)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 18 notes)
Résumé :
1979. À peu près tout ce que nous comprenons à l’heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l'établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n’avons rien fait. Après des années d’enquête et plus de cent interview... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Airsatz
  24 juillet 2019
Voici un livre qui tombe à pic ! Alors que Greta Thunberg vient de prononcer un discours à l'Assemblée Nationale dans l'espoir de sortir nos dirigeants de leur torpeur face au dérèglement climatique, Nathaniel Rich, avec Perdre la Terre, dénonce également l'inaction des grands politiciens américains. Ce que ce livre nous apprend, c'est que les dangers du réchauffement climatique sont connus depuis au moins une soixantaine d'années. Depuis 1979, il y a tout juste cinquante ans, de nombreux convaincus ont tenté d'alerter la haute sphère politique, notamment sur l'augmentation du taux de CO2 dans notre atmosphère. Cependant, malgré les nombreuses mises en garde des scientifiques, des activistes écologistes, des météorologues et de certains hommes politiques tels qu'Al Gore, et en dépit du combat acharné de Rafe Pomerance, environnementaliste inquiet, rien n'a été fait au niveau gouvernemental pour changer nos modes de vie et protéger la planète. En réalité, Nathaniel Rich, avec un humour teinté de désespoir, pointe du doigt toute une population, toute une humanité loin d'être prête à renoncer à son confort, à ses petites habitudes mondaines pour sauver le climat. En nous invitant à la table des négociations, Nathaniel Rich, à coups de rendez-vous manqués, de débats stériles et de batailles d'ego, nous montre la réalité, plus vraie que nature, des congrès et autres rencontres entre les gouvernants, se soldant souvent par un dîner démesuré ou par une petite séance bronzette sous le soleil d'une belle journée d'été. Voici donc un livre très dur à appréhender, mais essentiel en tous points, tant il nous met face à l'inertie générale et à l'hermétisme de ceux qui ont le pouvoir de changer les choses. Un document indispensable pour comprendre que notre avenir, si nous le souhaitons meilleur, ne se trouve plus dans les mains d'une élite apathique, mais bel et bien entre les nôtres.
Lien : https://airsatz.wordpress.co..
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Deltak
  03 août 2019
Je remercie Babelio et les Editions du Seuil pour la lecture de cet ouvrage. Voici un essai qui, malheureusement, s'inscrit dans l'ère du temps. Construit de manière chronologique, Nathaniel Rich nous explique que nous avions déjà une idée de l'ampleur de la catastrophe écologique en 1979. Malgré les avertissements de la communauté scientifique et de certains politiciens, aucune mesure n'a été mise réellement en place pour lutter contre le phénomène du réchauffement climatique.
Voilà un ouvrage alarmiste très bien documenté qui vous fera faire des cauchemars si vous n'avez pas encore une idée aussi précise de la catastrophe qui nous menace. On oscille entre écoeurement, face aux anecdotes détaillant l'inertie de nos gouvernements, et frayeur, lorsque l'on apprend qu'une augmentation de 2°C redessinera nos frontières terrestres, et que 5°C signifieront la fin du monde que nous connaissons. Voilà un livre à mettre en priorité entre les mains de nos gouvernements.
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WellOrwell
  14 juin 2019
Cet ouvrage est un voyage dans le temps. Ce temps béni où les êtres humains vivaient encore sur une planète immortelle, où les notions de saisons et de climats voulaient encore dire quelque chose. Aujourd'hui, tout est foutu. Nous consumons l'avenir sans vergogne, nous consommons trois planètes alors que nous n'en avons qu'une, nous vidons les sols de leurs richesses sans nous soucier des générations futures. Cet ouvrage nous aide à comprendre pourquoi rien n'a été fait jusque là pour enrayer la catastrophe climatique. Les scientifiques nous préviennent pourtant depuis plus de 50 ans, mais les forces du pognon sont plus fortes que la raison. Honte à tous les protagonistes de ce livre ! Et force à ceux qui ne se résigneront pas à perdre la Terre...
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Ag_the
  02 septembre 2019
Perdre la Terre prend le problème du changement climatique à sa racine et nous explique sa découverte ainsi que ce que les politiciens, chercheurs et scientifiques ont fait et n'ont pas fait. le changement climatique y est décrit tel une bombe à retardement dont l'humanité entière est la cause, mais dont personne ne souhaite prendre les responsabilités, provoquant ainsi une procrastination sur des décennies. Que s'est-il donc passé pour que l'on arrive de nos jours avec des canicules surpassant les 40 degrés? Pourquoi la jeunesse se révolte-t-elle de la planète qui leur sera laissée? Pourquoi des peuples entiers doivent-ils migrer car leurs terres sont devenues inhabitables? Car les actions passées ont été insuffisante face au problème sous-estimé que représente le changement climatique.
Je remercie les éditions du Seuil de m'avoir envoyé cet ouvrage puissant lors de l'opération Masse Critique non-fiction
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laurentgui
  12 mai 2020
Ce livre retrace à la fois l'histoire du réchauffement climatique sur la planète, mais aussi de la prise de conscience collective et des actions qu'elle a entrainées, ou plutôt l'inaction qui en a découlé et ses causes. Il est saisissant de voir que des études sérieuses sortaient déjà dans les années 1950 et que nous n'avons presque rien appris scientifiquement de nouveau depuis les années 1970 en la matière. Autrement dit, les seules choses qui auront manqué sont la décision politique, contraignante, à l'égard des émetteurs de CO2 (états, entreprises, etc.), ainsi que la prise de conscience de l'humanité qui refuse de se projeter dans un futur angoissant. L'auteur, journaliste pour le New York Times, montre comment le leader de la planète (les États-Unis sous la férule de scientifiques et de politiques) a été proche de basculer vers une attitude plus responsable et morale. Mais il montre aussi comment ils ont soudain régressé sans arrêt depuis le mandat de G. Bush père, alors même que les magnats de l'industrie fossile se préparaient à agir. Enfin, il rappelle inlassablement, rapports à l'appui, les anciens comme les récents, l'urgence de prendre ce problème à bras le corps si l'on veut sauver l'humanité, dans tous les sens du terme. Très intéressant !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
AirsatzAirsatz   21 juillet 2019
Certes, nous nous soucions de l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Mais à quel point, au juste ? Et dans quelle mesure nous soucions-nous de nos arrière-petits-enfants, voire de leurs arrière-petits-enfants ? Suffisamment pour renoncer tant soit peu à nos conditions de vie actuelles ? Une transition brutale vers des formes d'énergie renouvelables exigerait des sacrifices. La perspective, disons, d'une pénurie de nouriture à l'échelle mondiale dans un siècle, avait-elle le pouvoir de convaincre une personne de se rendre à son travail en bus de ville ? Suffisait-elle à persuader une famille de quatre de troquer son sèche-linge contre un étendoir ? Et quel degré de certitude fallait-il, dans ce cas ? 30 % ? 98 % ? Cette question, il faudrait la poser non seulement aux individus, mais aussi aux nations et aux grandes entreprises. Quelle valeur accordions-nous vraiment au futur ?
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nadiouchkanadiouchka   06 juin 2019
A peu près tout ce que nous comprenons du réchauffement climatique à l'heure actuelle était déjà compris en 1979. Et peut-être même mieux compris. Aujourd'hui, près de neuf Américains sur dix ignorent que les scientifiques s'accordent à reconnaître, bien au-delà du seuil du consensus, que les êtres humains ont modifié le climat de notre planète à force de brûler des combustibles fossiles à tort et à travers.
P.11
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AirsatzAirsatz   30 juillet 2019
Curtis Moore, membre républicain de la commission "Environnement et Travaux publics" du Sénat, était en train d'expliquer à Rafe Pomerance que l'effet de serre n'était pas un problème. Oui, bien sûr, il s'agissait là d'une menace existentielle - le sort de l'humanité était en jeu, les océans allaient se mettre à bouillir, tout ça. Mais ce n'était pas un problème politique. À quoi voyait-on cela ? Les problèmes politiques avaient toujours des solutions. Et la question climatique n'en avait aucune. En l'absence de solution - de solution évidente, réalisable -, toutes les mesures qu'on pourrait prendre étaient vouées à l'échec. Or, aucun élu politique n'avait envie de voir son nom associé de près ou de loin à un échec. Et donc, s'agissant du risque d'endommager notre planète jusqu'à la rendre inhabitable, la plupart des politiciens ne voyaient pas cela comme un problème. Ce qui voulait dire que Pomerance, lui, en avait un sacré.
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WellOrwellWellOrwell   29 mai 2019
L'industrie pétrolière [...] l'industrie automobile [...] les dirigeants du secteur de l'électricité [...] le gouvernement des Etats-Unis [...] les écologistes [...] Tout le monde savait. En 1953, quatre ans avant la parution de l'article fondateur de Revelle et Suess sur "l'expérience géophysique à grande échelle" menée par l'humanité, le Time, le New York Times et la revue Popular Mechanics publiaient déjà des papiers sur le physicien canadien Gilbert Plass, qui avait découvert que les combustibles fossiles avaient sans doute déjà contribué à réchauffer la planète d'1°C. Le pire restait à venir, prédisait Plass... p.257
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WellOrwellWellOrwell   29 mai 2019
J'ai posé à Sununu la même question que j'avais posé à Reilly. Sans votre intervention, ai-je demandé, aurions-nous obtenu la signature d'un véritable traité mondial contre le réchauffement climatique ? [...] "Cela n'aurait pas pu avoir lieu, m'a répondu Sununu. Car les dirigeants mondiaux de l'époque voulaient tous donner l'impression qu'ils soutenaient ces mesures, mais sans être obligés de prendre des engagements fermes qui auraient représenté un coût sérieux pour leurs pays respectifs. C'était le vilain petit secret de cette période." p.241
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Videos de Nathaniel Rich (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathaniel Rich
1979. À peu près tout ce que nous comprenons à l'heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l'établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n'avons rien fait. Après des années d'enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d'alerte, d'intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l'industrie pétrolière, rien n'a été fait pour stopper le changement climatique.
Implacable et passionnant, "Perdre la Terre" est un document pour l'histoire. Notre histoire. Un récit fascinant dans lequel l'auteur semble placer le lecteur à la table des négociations pour lui faire entendre les cris d'alarme, les silences coupables, les atermoiements de conscience, la force de l'inertie et des renoncements, et peu à peu l'imminence de la catastrophe. "Perdre la Terre" n'est pas seulement le roman impitoyable d'occasions historiques manquées, c'est aussi l'évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là — et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu'il ne soit vraiment trop tard.
Nathaniel Rich est journaliste au long cours pour le "New York Times". Fasciné par l'attraction paradoxale qu'exercent les catastrophes sur la société contemporaine, il interroge dans ses articles la manière dont le monde et la littérature s'accommodent du désastre.
Traduction de David Fauquemberg
Pour en savoir plus : http://bit.ly/2PNIezs
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