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Génial. J'ai adoré. Cette plume est belle et en plus elle est pleine d'humour. Faut dire que le sujet est loufoque mais il devait bien existé ce métier pour de vrai : nous sommes vers 1650, Catherine est laide, moche, vilaine : c'est un monstre. Mais elle est un experte en plantes médicinales, en excréments et autres flatulences. Elle a un poste peu envié en principe : elle s'occupe de l'appareil digestif (pour faire simple) de la Reine. Je vous laisse découvrir le reste de ce super roman. La stratégie politique se cache parfois jusque dans les bidets.
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Frédéric Richaud | Monstres | 208 pages |Julliard | 4.28/5 (23 notes!)

Un livre flambant neuf !! (Sorti en magasin il y a 4 jours !!).
Cela démarre fort avec la citation de plusieurs philosophes que j'aime beaucoup. Machiavel, Platon...

« L'injustice impunie est le premier et le plus grand de tous les maux » (Platon – Gorgias)

Celle-ci me parle énormément car je crois savoir que tout crime appelle une punition selon la loi de l'ordre des choses établi, et si on ne nous en donne pas, nous nous la administrons nous-même. de surcroit, nous ne sommes pas toujours plus cléments envers notre propre personne!

C'est l'histoire de "Cateau" Catherine Beauvais, la lavandière de la Reine.

Caractérisée principalement par sa laideur hors-norme. On la dit "sortie de l'atelier du diable" ... à l'époque on associaient encore laideur et méchanceté. C'est le XVIIème siècle. Cateau fut tellement laide que ses parents furent tentés de la tuer à la naissance! : ( On lui crève un oeil, on l'associe au malin...

La XVIIème siècle n'était pas tendre !! Est-ce que ça a vraiment changé?? On juge surtout les gens sur leur physique.

« Chacun voit ce que tu parais,
Peu perçoivent ce que tu es. »

Nicolas Machiavel, le Prince

Cette Catherine va surmonter les difficultés de la jeunesse et avoir des rencards mais on la soupçonnera de trahison et elle est envoyée chez les bonnes soeurs... Cependant c'est la Reine qui la sort un peu de la fiente, même si elle la place légèrement sur la sellette.

Baumes & onguents font sa force.

J'ai pensé que c'était bien écrit, un peu long à prendre ne route, mais entrainant, et avec une saveur très "arrière goût" top ; )...
Belles Lectures ++
Lien : https://vella.blog/
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"La beauté des laids, des laids, des laids se voit sans délai, délai", chantait Gainsbourg. Concernant Catherine-Henriette Bellier, dite Cateau la borgnesse, il lui aura fallu atteindre ses quarante ans passés pour se venger de Dame Nature.
"Sois patiente, je suis sûre qu'une autre vie t'attend", lui disait sa grand-mère pour la consoler.
" Dès qu'elle serait sortie de sa cellule, elle les ferait chier. Au propre comme au figuré ", écrit avec gouaille Frédéric Richaud.
Car, côté étrons, ballonnements et autres productions humaines peu ragoutantes, Catherine-Henriette s'y connaissait un rayon. Tant et si bien qu'Anne d'Autriche, qui souffrait des effets de sa gloutonnerie, ne pouvait plus se passer de cette femme de chambre si habile à manier le clystère. de là à la charger de vérifier si son fils, le futur Roi-Soleil, était en capacité d'assurer une descendance, il ne fut qu'un pas accompli par la Cateau... contre émoluments bien sûr.
Ainsi, de fille de drapier, d'épouse de commerçant, de femme de chambre à la Cour, de "lavandière du posterieur de la reine", Catherine-Henriette est devenue, dit-on, la première maîtresse de Louis XIV puis la baronne de Beauvais.
Formidable sujet de roman (que n'aurait pas renié, en effet, le regretté Jean Teulé) que l'histoire de cette femme au physique pas facile (comme on dit pour ne pas heurter) dont l'ascension sociale est savoureusement contée par Frédéric Richaud à la façon d'un apologue dont la morale est que la beauté se cache parfois sous de laides apparences et que le plus laid n'est pas celui qu'on croit.
Jouissif et distrayant roman à la très belle couverture.

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En un peu plus de 200 pages, Frédéric Richaud nous conte, avec une plume parfois gouailleuse, dans tous les cas agréablement riche, tout à fait à l'image des salons des Précieuses, l'histoire de Catherine Bellier, ou Cateau la Borgnesse, femme de chambre d'Anne d'Autriche, qui aurait déniaisé à sa demande son fils, âgé de quatorze ans, femme au visage particulièrement disgracieux selon les descriptions, femme à l'intelligence vive ayant réussi à devenir baronne malgré sa basse extraction.

L'auteur choisit, insistant de fait sur les grandes capacités intellectuelles de Cateau, d'en faire l'apothicaire de la reine, puis de son fils, soignant tous leurs maux les plus intimes et gênants, dans le plus grand secret, quitte à pouvoir ensuite en tirer des avantages. Et très vite, celle qui est méprisée, raillée, humiliée par toute la cour en raison de sa laideur, va devenir celle qui fera voir la beauté et la grandeur au-delà des apparences, pour tous.

Je remercie les éditions Julliard et NetGalley de m'avoir permis la découverte de ce roman, qui est une de mes meilleures de fin d'année.
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C'est probablement un peu étrange, mais j'ai une empathie très forte surtout dans la littérature pour les personnages que la vie laisse au bord du chemin, qui sont atypiques, différents, rejetés, j'aime ces gens simples laissés-pour-compte et forcément, dès les premières pages de Monstre, j'ai su que j'allais aimer Catherine.

Il faut dire qu'à peine sortie du ventre de sa mère, son père voudrait l'enfermer dans un sac et la jeter dans la Seine qui charrie en cette année 1630 toutes les immondices de Paris, tellement cette enfant est laide et difforme. Rejetée partout, moquée par ses camarades, frappée, blessée à un oeil, elle finira chez sa grand-mère Geneviève qui la prendra sous son aile.

Cette ancienne nourrice du roi Louis XIII qui a encore ses entrées à la cour s'administre régulièrement des lavements à base de plantes afin de guérir différents maux, et La Pharmacopée Générale de Nicolas Pernelle qui ne la quitte jamais deviendra rapidement le livre de chevet de la petite Catherine.

Pour l'extraire d'une vie faite d'humiliations, sa grand-mère la fera entrer au service d'Anne d'Autriche qui souffre alors de troubles digestifs, et c'est ainsi que malgré l'ire du cardinal Mazarin et d'une partie de la cour, cette femme savante et compétente que beaucoup surnomment le Monstre se fera une place comme lavandière du postérieur de la Reine.

Catherine Beauvais dite Cateau est un personnage résolument attachant, elle jure sans vergogne et son langage cru tranche avec l'ambiance du Louvre. Entre coups durs et coups bas, sa vie n'est pas rose, et elle devra affronter bien des tourments causés par sa laideur et celle des autres. Une belle histoire qui se lit avec beaucoup de plaisir et de facilité sur cette femme ayant réellement existé.

📖 Monstres de Frédéric Richaud a paru le 6 octobre 2022 aux éditions Julliard. 208 pages, 19€.

🔗 Service de presse adressé par l'éditeur.
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Catherine Beauvais est une femme l'aide, voire même très l'aide. On peut même dire difforme. Oui mais voilà Catau a une connaissance poussée des herbes et leurs vertus.
Alors quand Anne d'Autriche, la reine mère, la fait appeler à ses côtés, autant dire que ça jase dans les couloirs du château et dans la cour du roi.

Tout de suite attirée par la couverture, je me suis laissée tenter par ce roman en lisant la 4ème de couverture. Et oui, c'est plus fort que moi, dès qu'il s'agit d'un roman historique, je ne peux résister.
Et j'ai bien fait. Oh oui, ce livre est un véritable coup de coeur.
J'ai beaucoup aimé l'écriture de Frédéric Richaud qui n'est pas sans rappeler un petit air du regretté Jean Teulé.
Sa façon de décrire ses personnages est tout simplement irrésistible. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Je trouve même dommage que ce récit soit si court. J'en redemande.
Premier roman que je lis de cette auteur mais certainement pas le dernier.

Un immense merci à #NetGalleyFrance et aux éditions Julliard pour m'avoir permis de découvrir l'histoire fictive de Catherine Beauvais et l'écrivain Frédéric Richaud.
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Un petit livre qui ne peut rester inaperçu sur un présentoir de librairie, tant la couverture attire l'oeil. Sa couleur rose fluo, l'étrange parodie de l'emblème du Roi Soleil, les lettres dansantes du titre, laissent présager un livre rayonnant et original. Par contre, la quatrième de couverture pourrait rebuter : tout semble laid, nauséabond, scatologique, et pourrait vous faire renoncer à l'achat du livre à moins que la remarque ”roman historique truculent” du libraire de Lyon ne vienne renforcer votre première impression et que la pastille indiquant ”sélection grand prix des lecteurs 2024” finira par vous faire emporter le Monstres.
Je peux à présent vous assurer que vous ne regretterez pas l'acquisition de ce roman historique. Certes, une Histoire de France vue par le petit bout d'un clyster, mais le postérieur n'est pas moins que celui de la Reine. Sacrilège s'exclameront des historiens culs serrés, mais après tout Catherine Beauvais, alias Cateau la borgnesse, a bel et bien existé et son rôle auprès d'Anne d'Autriche comme du jeune roi Louis XIV a été déterminant pour le postérieur de l'une comme la postérité de l'autre.
Catherine est une femme repoussante de laideur qui par ses talents d'apothicaire et son intelligence est parvenue là où beaucoup de courtisans ont échoué. Une belle leçon de courage, de ténacité, de fidélité, et puis les monstres ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
Un livre savoureux et éclatant, l'humour est omniprésent et le scabreux se digère aisément, son originalité fait du bien et les faits historiques ne sont pas dénués d'intérêt. Oui, vraiment, je confirme ”un roman historique truculent à déguster sans modération”.
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Jetez un oeil à votre galerie de photos.
Je suis prête à parier qu'au milieu de :
29370 photos de vos enfants, ou chats, ou chiens, bref tout être vivant qui vit gratuitement chez vous, et que pour une obscure raison on ne peut s'empêcher de prendre en photo (enfin pour mon chat, je sais, c'est juste que c'est le plus beau de la terre 😌),
Il y a quelques photos du ciel au moment du coucher de soleil.
En revanche, des photos uniquement du ciel, quand il est bleu, je parie qu'il y en a moins - voire pas du tout.

Et en bonne scientifique que je suis, j'ai vérifié les chiffres.
#blueskylover comptabilise 27.6 K publication.
Un chiffre honorable.
Mais vraiment petit à côté 18.5 millions pour #sunsetlovers. (Parmi ces millions de photos, je confesse, il doit y en avoir 3 de moi. Ok, j'avoue tout. Il y en a 5 (+2 🙄) )

Que le ciel bleu soit rassuré.
Il n'a tout simplement pas quelque chose que le couché de soleil, lui, détient :
La fugacité.
Dans un monde à l'envers ou le ciel serait un coucher de soleil pendant la journée, et d'un bleu éclatant le soir pour quelques courtes minutes,
Je suis prête à parier,
Que c'est bien lui,
Le ciel bleu,
Qui remplirait nos galeries.

Le livre que je viens de terminer est comme un coucher de soleil.
A peine commencé, que déjà, il est terminé.
On aimerait que cela dure plus longtemps,
Prolonger le moment,
Mais une partie de sa beauté ne vient-elle pas justement du fait qu'il est capable de nous emporter avec si peu de mots ?

Je vous parle de beauté alors que le livre parle d'un monstre.
D'une horrible créature.
C'est comme cela qu'on qualifiait Catherine Beauvais qui a été au service d'Anne d'Autriche pendant le règne de Louis XIV.
Et ce court roman est le récit de son ascension à la cour du roi.

Si les jolis couchers de soleil vous manquent,
En cette période hivernale,
La lecture de ce livre sera une parfaite substitution.
Ne dit-on pas, d'ailleurs, que Louis XIV était le roi soleil ?
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Une très belle découverte!
J'ai la chance cette année de faire partie du jury du grand prix des lecteurs pocket et c'est exactement pour ce genre de belles surprises que j'apprécie tellement le fait de participer à cette grande aventure.
En effet, j'étais complètement passée à côté de ce roman lors de sa sortie en grand format et si il n'y avait eu ce prix, je serais passée à côté...et cela aurait été bien dommage car j'ai adoré cette lecture!

L'histoire est celle de Catherine-Henriette Bellier, baronne de Beauvais. Une femme au physique fort peu attrayant ayant réussi à se hisser au plus près des têtes couronnées et quand je dis tête je devrais sans doute plutôt dire des fessiers royaux puisqu'elle avait pour tâche de s'occuper des lavements de la Reine-Mère Anne d'Autriche...
Si au départ on peut se demander dans quoi nous nous engageons, je peux vous assurer qu'au final on se délecte tout au long de la lecture des bons mots et tournures de phrase de Frédéric Richaud. J'ai vraiment apprécié que l'auteur dépeigne le Paris de l'époque tel qu'il devait être, loin de l'image idéalisée que l'on peut s'en faire et tout cela avec beaucoup d'humour. Certaines libertés ont cependant été prises concernant l'histoire de cette femme ayant vraiment existé mais au final on s'en moque car ici, prime le plaisir de découvrir les dessous de la couronne (oups^^).
Vous découvrirez ainsi qu'à la cour du Roi de France les monstres ne sont pas forcément ceux qui le portent sur le visage...

Un vrai régal!
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Connaissez-vous l'histoire de Catherine Beauvais, dite Cateau la borgnesse ? Si ce n'est pas le cas, foncez sur ce petit livre de toute urgence !

J'ai accroché dès les premières pages (avec cette savoureuse description de la capitale) et c'est assez rare pour que j'apporte cette précision. En général, il faut un certain temps pour rentrer dans un roman mais la plume de l'auteur est très vivante, pleine de petits traits d'humour et le récit est rondement mené sans longueurs. On ajoute à cela des personnages particulièrement riches et cela nous donne ce petit roman qui est un réel plaisir de lecture.

Catherine Beauvais n'a pas été gâtée par la nature et elle est constamment rabaissée, et même rejetée, en raison de sa laideur et de ses difformités. Toutefois, il ne faut jamais se fier aux apparences, et Catherine le montre en développant une connaissance fantastique des herbes médicinales. Avec l'aide de sa grand-mère, elle va se retrouver au service d'Anne d'Autriche et va se retrouver sous le feu des critiques d'une partie de la cour, le cardinal Mazarin en tête.

Un roman au personnage principal très attachant et qui résonne particulièrement avec notre société actuelle qui attache encore souvent une bien trop grande importance au "paraître". Cette ascension sociale est admirablement bien racontée par l'écrivain et j'ai pris un réel plaisir à découvrir cette histoire mais aussi cette plume.

C'était presque trop court et j'en aurai bien repris un peu. Pour ça, je n'ai plus qu'à me tourner vers les autres livres de l'auteur qui n'en est pas à son coup d'essai comme j'ai pu l'apprendre par une petite recherche rapide sur internet.

Au final, je ne peux que recommander ce court roman pour son originalité, pour son personnage principal (et même ses personnages car si Catherine Beauvais est au centre du roman, elle n'est pas le seul personnage intéressant), pour la plume de son auteur... Bref, vous pouvez ouvrir sans hésitation cette petite pépite.

Je remercie les éditions Julliard pour cette découverte !
Lien : https://marquepageetexlibris..
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