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EAN : 9782010201455
224 pages
Éditeur : Hachette Jeunesse (01/11/1992)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 486 notes)
Résumé :
En Allemagne, avant la guerre, deux enfants sont inséparables. L'un d'eux s'appelle Frédéric. Il est Juif. Lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933, la situation de la famille de Frédéric devient de plus en plus difficile. Jusqu'à ce que le dictateur décide que les Juifs n'ont pas le droit de vivre : on les insulte, on les chasse, et bientôt, Frédéric est renvoyé de l'école...
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1925. En Allemagne, dans le même ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  20 juin 2012
Qui lit ce roman ne peut l'oublier. Je commencerais par préciser que si votre enfant (10-11ans) le lit, soyez prêt à en discuter avec lui, à l'accompagner dans sa lecture, car ce livre ne le laissera pas indifférent. Nous sommes en 1925, Frédéric est juif et habite dans le même immeuble que son ami Allemand (le narrateur) , les deux enfants se voient, les maman entretiennent des relations de voisinage, Frédéric est invité et bienvenu chez son ami. Dans cette Allemagne d'avant guerre, le Nazisme monte. Peu à peu, les Juifs perdent leurs droits, (une chronologie est disponible à la fin de l'ouvrage, atterrante !) le lecteur se demande alors comment cette amitié va résister à la folie meurtrière du régime nazi. Je n'en écrirai pas plus cette l'histoire qui m'a paru d'autant plus cruelle qu'il s'agit d'enfants, des êtres qui ne se posent pas toutes les questions des adultes, des êtres malléables que la lâcheté des adultes n'épargne pas (voir scène de conditionnement dans les groupes de jeunesses hitlériennes). Je l'ai lu avec mes élèves dans le cadre de l'histoire, ils ont certes été choqués et on est resté longtemps sur ce livre avec des discussions et des explications dont les enfants avaient besoin, je ne le regrette pas, les enfants ont compris pourquoi , avec eux, j'ai étudié cette oeuvre : pour ne jamais oublier ! Il y a dix ans que j'ai lu ce roman, il est toujours aussi présent dans ma mémoire et les larmes me viennent lorsque je l'évoque.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Aela
  27 mars 2013
Un livre bouleversant.
Berlin 1925: nous sommes au coeur de la grande crise. Comme le dit l'auteur, la plupart des gens n'ont plus un sou devant eux. La grande dévaluation vient de se produire. La misère et le chômage règnent.
Frédéric Schneider et ses parents habitent dans le même immeuble que le narrateur.
Une amitié va naître entre les deux garçons.
En 1933 Hitler prend le pouvoir et la situation de Frédéric et de sa famille, qui sont juifs, devient très difficile.
Frédéric est chassé de l'école..
Un livre poignant qui a valeur de témoignage.
Les références historiques sont nombreuses.
A signaler une table chronologique très précise en fin du livre, sur la période de 1933 à 1945.
A noter aussi en fin du livre un chapitre très synthétique et très clair sur la religion juive.
Un classique de la littérature de jeunesse concernant cette période sombre de l'Histoire.
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olivberne
  05 avril 2013
Voilà un bon roman pour découvrir très jeune, dès le primaire, l'antisémitisme et le rejet de l'autre.
Dans ce roman court, deux amis sont obligés de se séparer parce que l'histoire les rattrape, parce que l'un est Allemand aryen et l'autre juif allemand et parce que les adultes ne veulent plus de cette amitié.
Un roman qui devrait être valorisé dans les cours d'école, au primaire comme au collège. Quand je comprends que mes troisième découvrent à quatorze ans qui sont Hitler, la Shoah et le nazisme, je me désole à chaque fois...
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blandine5674
  04 novembre 2015
Emouvant, poignant, bouleversant. Deux couples vivent dans le même immeuble. Bien sûr, quand leurs bébés naissent le même mois, cela rapproche. Puis, les deux garçons jouent et vont à l'école ensemble. La vie normale d'une enfance quoi ! Seulement, ils naissent en 1925 et en Allemagne et l'un est juif. Et ils ont pour propriétaire un facho qui habite le rez-de-chaussée. L'auteur, sociologue, dénonce avec un ton juste la persécution des Juifs au travers des regards d'enfants. Si vous recherchez un roman pour expliquer aux jeunes ce sujet, ce sera celui-là. La table chronologique à la fin du livre est utile et effarante.
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Louis_LUCAS
  15 juillet 2016
Un soir en rentant à la maison, j'ai trouvé ce roman dans ma boîte aux lettres. Présenté dans une édition spéciale destinée aux enseignants, "Mon ami Frédéric" était accompagné d'un courrier de présentation dans lequel la maison d'éditions m'invitait à l'étudier avec mes élèves. Passée la surprise de recevoir un livre qui m'était adressé mais en aucun cas destiné – je ne suis pas Professeur – j'ai parcouru la quatrième de couverture et me suis fait la remarque que ce roman m'évoquait "L'ami retrouvé" de Fred Uhlman que j'avais étudié au collège. Après l'avoir feuilleté, il a ensuite rejoint ma bibliothèque pendant quelques années avant que je décide de l'en extraire le mois dernier.
"Mon ami Frédéric" est paru en Allemagne en 1963 mais il aura fallu attendre 1992 pour sa première édition française. Hans Peter Richter, l'auteur, est né en Allemagne en 1925 et a par conséquent connu la montée du nazisme dans son pays. Sociologue, il développe dans "Mon ami Frédéric" une approche pédagogique de la Shoah en mettant en scène un jeune garçon allemand ami avec un jeune garçon juif. Pour l'anecdote, les deux enfants ont le même âge que lui en 1933. Destiné par conséquent à un public adolescent voire pré-adolescent, "Mon ami Frédéric" se distingue par une écriture accessible mais néanmoins distanciée qui donne de la consistance aux propos et aux exactions commises contres les Juifs.
La construction du récit se fait de manière chronologique, relatant les grandes étapes de la montée du nazisme et du règne du IIIème Reich tout en abordant de façon thématique la manière dont une famille juive ressentait les bouleversements de la société allemande de l'époque.
Si l'amitié entre les deux enfants demeure le fil d'Ariane du récit, Hans Peter Richter s'interroge sur l'humanité dont il dresse un portrait juste de l'ambivalence, sur le besoin irrépressible d'être guidé par un leader charismatique au point d'occulter les conséquences de ses actes et tente vainement d'expliquer comment une société civilisée peut basculer lorsqu'elle est au bord de la brèche. Sans recourir à des descriptions sordides des méthodes utilisées, l'écrivain plonge son jeune lecteur dans L Histoire dans ce qu'elle a de plus réaliste, insistant sur la progression des mesures restrictives envers les Juifs qui touchent tour à tour l'éducation, l'emploi, l'accès aux logements, la garantie des droits les plus basiques avant la répression pure et simple dont la déportation sera la pire expression.
La grande force de "Mon ami Frédéric" est de placer la narration à hauteur d'enfants, une manière très juste de décrire le quotidien de deux familles, liées par une amitié solide mais dont l'une va toutefois bénéficier indirectement du déclin de l'autre. Malgré le lien qui les unit et l'aide que la famille Richter essaiera d'apporter aux Schneider, Hans et Frédéric font partie de deux camps différents. le père de Hans prendra sa carte au parti nazi, son fils rejoindre la jeunesse Hitlérienne, leur niveau de vie s'améliorera tandis que la famille de Frédéric entamera une lente déchéance qui lui ôtera toute dignité humaine à l'image du dénouement final qui marquera durablement les lecteurs.
Efficace mais surtout nécessaire, la lecture de "Mon ami Frédéric" devrait être obligatoire et inscrite au programme de quatrième ou de troisième non seulement car elle évoque un sujet fort que le devoir de mémoire se doit de nous faire connaître mais également car comme "A 'Est rien de nouveau", elle invite à comprendre les tenants et les aboutissants de l'Histoire du point de vue allemand.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   04 novembre 2015
Vous n’avez toujours pas répondu à ma question : le prévenu habite-t-il dans votre maison depuis une dizaine d’années, et avez-vous toujours su qu’il était juif ?
M. Resch se rapprocha de l’estrade du président.
- Oui, mais autrefois, les choses étaient un peu différentes. Depuis, les temps ont changé. Je ne peux plus désormais supporter la présence d’un juif dans ma maison.
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clgw304clgw304   29 mai 2013
« Des femmes, des vieillards étaient assis un peu partout, les yeux fermés. Certains s’étaient allongés sur les bancs ; chacun avait près de soi sa valise. Deux femmes, avec des enfants en bas âge, se serraient dans un coin sombre ; on entendait les enfants pleurer doucement. Dans un autre coin un couple d’amoureux se tenait étroitement enlacé. L’homme était un militaire. Nous nous assîmes près de la bouche d’aération. C’était là notre place. Papa s’adossa au mur blanc, humide, et ferma les yeux. »

Khadija. 
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Hiboux5Hiboux5   22 février 2018
Voici un passage du livre :

« Il y eut un bruit clair, un bruit de verre cassé, et la balle me revint, roulant innocemment sur la chaussée. Bouche bée, Frédéric contemplait les débris de la vitrine, J’étais en train de me pencher pour ramasser la balle sans bien réaliser encore ce qui s’était passé. Mais une femme avait surgi devant nous, elle s’en prit à Frédéric et se mit à vociférer en le secouant par le bras. A ses cris, les portes et les fenêtres s’ouvrirent tout autour de nous et très vite les curieux se rassemblèrent.
– Petits brigands ! Vauriens !
Devant la porte de la boutique, un homme fumait sa pipe avec indifférence, les mains dans les poches ; c’était le mari de la commerçante.
– Ce lourdaud de Juif, disait la femme à qui voulait l’entendre, casse ma vitrine pour voler mes marchandises ! Puis, se tournant vers Frédéric : Mais tu as manqué ton coup cette fois encore ; je t’ai à l'œil. Je te connais bien, tu ne m'échapperas pas. Vous autres, canailles de Juifs, on devrait tous vous exterminer. Ça vous met par terre une affaire avec leurs grands magasins, et ça vient, en plus, vous voler. Attendez un peu, Hitler va vous faire voir ! »
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pit31pit31   24 novembre 2019
Je fus immédiatement saisi par l'atmosphère de désolation qui régnait dans ce lieu : les fenêtres étaient masquées par une accumulation de toutes sortes de choses : des taches claires sur les murs témoignaient encore de l'emplacement des meubles ; à même le plancher, il y avait un lit de fortune fait d'un ramassis de vieilles couvertures, d'un matelas éventré et de chiffons ; la table, au milieu, semblait être la seule pièce d'ameublement encore utilisable ; un chandelier de cérémonie en argent y était posé avec la bougie en train de brûler.
M. Schneider était assis à la table. Je m'enquis de Frédéric. M. Schneider eut un haussement d'épaules.
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pit31pit31   23 novembre 2019
En 1925, la plupart des Allemands avaient vu fondre toutes leurs économies : la grande dévaluation venait de se produire. Quant aux perspectives de trouver des emplies correctement rémunérés, elles étaient minimes. Partout, la misère et le chômage ne faisaient que croître.
C'est pourquoi l'inquiétude de mes parents fut d'autant plus grande, lorsque je vins au monde : il allait falloir, moi aussi, me nourrir et me vêtir.
Frédéric Schneider naquit juste une semaine après moi. Ses parents habitaient dans la même maison que nous, à l'étage au-dessus. Son père était fonctionnaire des Postes. En ce temps-là, mes parents le connaissaient à peine. En dehors d'un salut poli le matin, quand il partait travailler, d'un autre salut le soir à son retour, les échanges de paroles étaient rares.
Les occasions de rencontrer Mme Schneider, une brunette de petite taille, étaient encore moins nombreuses. Sitôt après avoir fait ses courses ou balayé son palier, elle disparaissait derrière sa porte. Quand on la croisait dans la rue, elle vous adressait un sourire, mais jamais ne s'arrêtait . Il fallut attendre la naissance, quasi simultanée, de moi-même et de Frédéric pour que des liens se nouent entre nos deux familles.
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