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EAN : 9782020299725
424 pages
Seuil (03/09/1996)
3.92/5   13 notes
Résumé :
Trois visées philosophiques traversent cette suite d'études. Selon la première, est cherché pour le soi un statut qui échappe aux alternances d'exaltation et de déchéance qui affectent les philosophies du sujet en première personne : dire soi n'est pas dire je. Tenu pour le réfléchi de toutes les personnes grammaticales - comme dans l'expression : le souci de soi -, le soi requiert le détour d'analyses qui amènent à articuler diversement la question qui ? Qui est le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Enroute
  13 octobre 2017
Soi-même comme un autre ou la réflexion (soi-même) sur l'ispéité (soi) et l'altérité (comme un autre). Pour aborder ce qu'est le soi, Ricœur se demande en dix études qui parle, qui agit, qui se raconte et qui est le sujet moral d'imputation. La notion de "corps propre" est au cœur des éléments de réponse apportés.
Comme toujours chez Ricœur, c'est très dense, très subtil et passionnant.
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TchiKarak6
  18 novembre 2021
Une réflexion intéressante quoique limitée selon certains aspects. Les thèses défendues ne sont pas les plus originales que j'ai pu lire mais l'argumentation me semble très correcte et propose en tout cas une réflexion conceptuelle exploitable et porteuse bien que je ne partage pas la philosophie générale de l'auteur. Cet essai vise explicitement une synthèse de divers courants, ce que certains trouveront appréciable.
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enzo92320
  28 janvier 2020
Particulièrement complexe à lire. Je pense qu'il faut une formation solide en philosophie.
Mais ça m'a quand même donné envie d'y arriver un jour, le sujet est passionnant !
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jironepalia
  28 août 2014
Livre de synthèse de la pensée de Ricoeur . Chrétien philosophe
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
blanchenoirblanchenoir   01 juin 2015
Le bonheur est, en quelque sorte, ce qui met un point d’arrêt à la fuite en avant du désir.
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EnrouteEnroute   13 octobre 2017
La lecture, loin d'être une imitation paresseuse, est, au meilleur d'elle-même, une lutte entre deux stratégies, la stratégie de séduction menée par l'auteur sous la guise d'un narrateur plus ou moins fiable, et avec la complicité de la "willing suspension of disbelief" (Coleridge) qui marque l'entrée en lecture, et la stratégie de suspicion menée par le lecteur vigilant, lequel n'ignore par que c'est lui qui porte le texte à la signifiance à la faveur de ses lacunes calculées ou non.
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DLNDLN   16 novembre 2021
Faut-il faire une distinction entre morale et éthique ? À vrai dire, rien dans l'étymologie ou dans l'histoire de l'emploi des mots ne l'impose : l'un vient du latin, l'autre du grec ancien, et les deux renvoient à l'idée de mœurs (ethos, mores). On peut toutefois discerner une nuance, selon que l'on met l'accent sur ce qui est estimé bon ou sur ce qui s'impose comme obligatoire. C'est par convention que je réserverai le terme d'« éthique » pour la visée d'une vie accomplie sous le signe des actions estimées bonnes, et celui de « morale » pour le côté obligatoire, marqué par des normes, des obligations, des interdictions caractérisées à la fois par une exigence d'universalité et par un effet de contrainte. On reconnaîtra aisément dans la distinction entre visée de la vie bonne et obéissance aux normes l'opposition entre deux héritages : l'héritage aristotélicien, où l'éthique est caractérisée par sa perspective téléologique (de telos, signifiant « fin ») ; et un héritage kantien, où la morale est définie par le caractère d'obligation de la norme, donc par un point de vue déontologique (déontologique signifiant précisément « devoir »).
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PartempsPartemps   25 novembre 2020
le «je» perd définitivement toute détermination singulière en
devenant pensée, c'est-à-dire entendement. Il est vrai que cette
tendance qu'on peut dire épistémologisante (renforcée par le
développement fameux de la Seconde Méditation connu sous le nom
du « morceau de cire ») est tempérée par une tendance «
phénoménologisante », exprimée dans l'énumération qui préserve la
réelle variété intime de l'acte de penser: «Qu'est-ce qu'une chose qui
pense ? C'est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme,
qui nie. qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent »
(ibid.). Cette énumération pose la question de l'identité du sujet,
mais en un tout autre sens que l'identité narrative d'une personne
concrète. Il ne peut s'agir que de l'identité en quelque sorte
ponctuelle, anhistorique, du «je » dans la diversité de ses opérations
; cette identité est celle d'un même qui échappe à l'alternative de la
permanence et du changement dans le temps, puisque le Cogilo est
instantané
.
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PartempsPartemps   25 novembre 2020
1. Le lecteur accoutumé au Discours de la méthode peut s'étonner de ne pas
trouver ici la formule fameuse : Cogito ergo sum. Elle est pourtant implicite à la
formule : «je doute, je suis». De plusieurs manières : d'abord douter, c'est pen
ser ; ensuite, le « je suis » est relié au doute par un « donc », renforcé par toutes les
raisons de douter, si bien qu'il faut lire : « Pour douter, il faut être. » Enfin, la pre
mière certitude n'est pas de l'ordre du sentiment, c'est une proposition : « De
sorte qu'après y avoir bien pensé et avoir soigneusement examiné toutes choses,
enfin il faut conclure et tenir pour constant que cette proposition : Je suis, j'existe,
est nécessairement vraie toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois en
mon esprit»
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Vidéo de Paul Ricoeur
Sous le déluge d'acier qui ravage Kiev, du fond de la cave qui lui sert d'abri, Constantin Sigov, l'un des plus grands philosophes ukrainiens d'aujourd'hui, connu pour avoir enseigné à La Sorbonne, écrit une lettre à ses amis français. Il dit la réalité au jour au jour de l'effroyable guerre que Vladimir Poutine inflige au peuple d'Ukraine. Il raconte le courage des résistants qui prennent les armes pour défendre la liberté. Il explique les non-dits de ce conflit fratricide au coeur du Vieux-Continent. Il éclaire sa signification pour l'avenir de l'Europe. Sa lettre représente le plus puissant des appels à la mobilisation de toutes les femmes et de tous les hommes qui ne peuvent se résoudre à la victoire du Mal radical.
Le philosophe ukrainien Constantin Sigov, qui dirige le Centre européen à l'Université Mohyla de Kiev, a été directeur d'études associé à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris de 1992 à 1995. Il a contribué à l'établissement du Vocabuaire européen des philosophies (Paris, Seuil/Le Robert, 2004) et a fondé à Kiev la maison d'édition Duh i litera (L'Esprit et la lettre), qui a publié des traductions ukrainiennes faisant autorité de grands penseurs comme Montaigne, Descartes, Pascal, Paul Ricoeur, Emmanuel Levinas et François Furet. Ami de Paul Ricoeur et de Charles Taylor, il les a accueillis à l'Université de Kiev. Pour son inlassable activité de bâtisseur de ponts entre les cultures, Constantin Sigov a été décoré par la France au grade d'officier de l'Ordre des Palmes académiques. En 2014, il a soutenu la Révolution du Maïdan, dont il a été une grande voix. Son oeuvre personnelle de penseur, qui occupe une place majeure dans le monde slave, rencontre un vif écho international.
+ Lire la suite
>Philosophie et théorie>Systèmes, écoles>Systèmes psychanalitiques (329)
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