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ISBN : 2743648295
Éditeur : Payot et Rivages (28/08/2019)

Note moyenne : 3.16/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d'un Franzen pour les portraits de famille et l'esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d'autres...), il le fait avec un sens de l'humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d'une époque tiraillée entre deux aspi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  05 septembre 2019
Pas de surprise : on est d'emblée dans une histoire familiale américaine, dans le milieu universitaire, avec ce qu'il faut de dysfonctionnement de couple, d'obstacles dans la carrière professionnelle, et de malentendus récurrents.
Qu'est-ce qui peut faire l'originalité de ce roman, et distinguer l'histoire de la famille Alter de toutes celles qu'on l'on a pu parcourir ces dernières décennies? Les personnages et surtout le pivot de l'affaire, le père, qui tente de réunir ces enfants, plusieurs années après le décès de son épouse, avec des intentions pas forcément louables…A la fois pitoyable et agaçant, mais malgré tout attachant par ses obsessions, sa mauvaise foi et son entêtement maladif.
Certes, l'ironie fuse au cours des pages, et personne n'est épargné : Andrew Rider égratigne ses personnages avec affection et ce qu'il faut d'indulgence pour les rendre sympathiques. Mais le récit est bavard et certaines séquences sont interminables, sans être indispensables à la compréhension de l'ensemble. C'est un peu mou. Rien à voir avec la fulgurance d'un Pat Conroy.
Cela reste une lecture divertissante mais sans doute pas inoubliable.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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florence0805
  09 septembre 2019
Cette chronique est enrichie par les clés délivrées par l'auteur lors d'une rencontre organisée par les éditions Rivages pour le PicaboRiverBookClub.
le roman est une plongée dans la famille Alter, qui se retrouve le temps d'un week-end : il est constitué de retours en arrière qui permettent de connaitre les membres de la famille.
Francine, la mère, est le personnage principal du roman (dixit Andrew Ridker). Elle est morte depuis deux ans mais est omniprésente dans le roman ; elle est la seule vraie altruiste de la famille (A.R.). Psychologue, elle veut aider les autres ; mais elle a aussi ses faiblesses et ses secrets, comme le placement d'argent qu'elle a fait dans sa jeunesse qui lui a rapporté une coquette somme d'argent, et dont elle a caché l'existence à son mari. Ses enfants en ont hérité à son décès. Elle a toujours cherché à protéger ses enfants, d'où ce secret.
Arthur a une haute idée de lui-même et de grandes ambitions : il pense qu'il est destiné à laisser une trace sur terre. Pour lui sa vie n'est pas à la hauteur de ses aspirations. Arthur a « grandi dans la classe moyenne quand celle-ci existait encore ». Il croit en l'American dream ! Il est une véritable incarnation de l'égoïsme. Il a trompé sa femme, adultère qu'il justifie par son analyse de la relation de couple qu'il vivait avec Francine :
« Il dépendait d'elle, comptait sur elle, avait besoin d'elle pour lui rappeler qui il était et où était sa place. Mais ils ne se rendaient pas heureux. » Arthur a une vision du couple assez désenchantée : « Depuis la mort de Francine, Ulrike avait cessé d'être « l'autre femme ». Elle était désormais la femme. Il savait qu'il était en couple avec elle car il avait commencé à lui mentir sur ses allées et venues. »
Comme sa carrière végète, Arthur a besoin d'argent pour payer les traites de la maison familiale. Il invite ses enfants dans l'espoir de leur soutirer une partie de l'héritage de leur mère, qu'il estime lui être dûe. Il fomente des stratagèmes de séduction pour se montrer sous son meilleur jour et arriver à ses fins : il joue le père aimant et attentionné pour soudoyer ses enfants !
Ethan a dépensé l'argent de l'héritage de sa mère et vient lui aussi dans l'intention de demander une aide financière à son père. Ethan est plutôt dépressif et introverti ; il a quitté son travail. Il est gay et malheureux depuis sa rupture avec son amour de jeunesse. Il a sans doute été étouffé et écrasé par la grosse personnalité d'Arthur. Il est cependant plus tolérant à son égard que sa soeur Maggie.
Maggie est une jeune femme très engagée, depuis son adolescence, où elle voulait déjà changer le monde. Elle ressemble en cela à son père. Mais son engagement ne fait pas delle une altruiste, car elle reste finalement assez repliée sur elle-même. Elle se laisse dépérir depuis la mort de sa mère : elle mange très peu et s'affaiblit, on dirait qu'elle cherche à s'effacer de ce monde. Elle ne veut pas toucher à l'héritage de sa mère. Elle en veut beaucoup à son père d'avoir trompé sa mère et de ne pas avoir été un père présent.
Mais les personnages ne restent pas figés dans leurs positions, et évoluent pendant l'année sur laquelle est centré le roman. Nous n'en dirons pas plus pour ne rien dévoiler !
On retrouve dans Les Altruistes des thématiques chères à John Updike ou à Richard Yates, comme la nostalgie des grandes ambitions, la perte des illusions, l'insatisfaction des habitants de ces jolies maisons de banlieue. Plus contemporaine, la montée de l'individualisme complique les engagements altruistes. L'écriture précise et ironique d'Andrew Ridker le place également dans la lignée de Philip Roth : le choix du titre/antiphrase et du nom de la famille donnent le ton d'emblée.
Mais Andrew Ridker a su trouver un ton qui lui est propre ; ce premier roman est extrêmement prometteur. J'avoue avoir été très impressionnée lors de la rencontre aux éditions Rivages par son extrême maturité et sa très grande culture : il a avoué sa passion pour les auteurs classiques Français, qui sont pour lui source d'inspiration.
Un auteur à suivre, assurément !
Un grand merci aux Editions Rivages et plus particulièrement à Nathalie Zberro, ainsi qu'à Léa du #PicaboRiverBookClub pour cette formidable découverte !
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Zephyrine
  29 août 2019
Altruiste : Qui s'occupe des autres de façon généreuse et désintéressée.
Dans ce livre, des altruistes, nous en avons 4 :
- Arthur, le père, un raté, capable de tromper sa femme dans les pires moments, un raté complet, totalement démissionnaire de son rôle vis à vis de ses enfants. Mais très conscient de ses propres intérêts.
- Ethan, le fils. Inadapté socialement, sa générosité est très orienté vers lui-même.
-Maggie, la fille. Tellement à l'écoute des problèmes des autres et du monde qu'elle en oublie ses proches.
- Francine, la mère. Psy, c'est certainement le personnage qui se rapporte le plus de la définition de l'altruisme.
Vous l'aurez compris, le livre est un appel à la réflexion sur l'altruisme et l'égoisme. le contexte familial dans lequel on grandit aide à fixer ses propres définitions. Ces personnages sont 4 exemples parfaits d'interprétations différentes.
L'histoire prend son temps pour se mettre en place, et j'avoue qu'au début, cela m'a yun peu frustrée, mais pourtant, l'écriture est fluide et on s'y laisse glisser....Les personnages sont finement analysés, permettant une empathie même pour les plus détestables sur le papier.
Un grand merci aux éditions Rivage pour la découverte de cet auteur, que j'ai pu rencontrer dans le cadre du PicaboRiverBookClub.
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motspourmots
  29 août 2019
J'attendais beaucoup de ce roman précédé de très bons échos et de références à des auteurs qui m'inspirent. Alors, la déception est certainement plus forte que si je ne m'étais attendue à rien. C'est pourtant l'ennui qui m'a tenu compagnie tout au long de ma lecture. En fait, je n'ai perçu aucune singularité ni dans le propos (en référence au titre, assez mollement et nébuleusement traité ce qui ne contribue pas à l'adhésion), ni dans la forme (cette structure avec des sauts dans le passé et un désordre chronologique volontaire, on commence à la voir un peu trop souvent chez les auteurs américains, c'est lassant). Cette famille de névrosés, j'ai eu l'impression de l'avoir déjà croisée souvent, et rien de nouveau sous le soleil. La première réflexion qui m'est venue une fois la dernière page tournée (avec un certain soulagement d'en être enfin venue à bout) c'est que n'est pas Woody Allen qui veut.
Alors peut-être que je lis trop et que des lecteurs plus frais percevront la nouveauté et la singularité là où je ne les vois plus. C'est possible. Ils pourraient même sourire à certains passages. Mais je crains que les névroses de la famille Alter n'en laissent beaucoup de marbre.
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GoodBooksGoodFriends
  06 septembre 2019
Ce roman est celui de ma PAL d'été qui me faisait le plus envie, la rencontre avec Andrew Ridker et les éditions Rivages, m'ayant mis l'eau à la bouche.
C'est donc pleine d'enthousiasme que je suis partie à la rencontre des Alter qui se réunissent durant un week-end, deux ans après la mort de Francine, la mère. le récit de ce week-end est entrecoupé de flashbacks donnant la parole aux quatre membres de la famille : Arthur, le père, Ethan, le fils aîné, Maggie, la cadette et enfin Francine.
Mon histoire personnelle m'a immédiatement plongée dans les relations difficiles de ces trois survivants, j'ai été Ethan dont le désarroi se transforme en phobie sociale, j'ai été Maggie qui porte sa peine en étendard, et l'entretient comme un chien lèche sa blessure, j'ai été Francine pour qui ses enfants et sa famille sont l'essentiel. Je n'ai pas été Arthur dont les considérations sont trop éloignées des miennes mais j'ai quand même fini par ressentir de l'empathie pour lui.
Pour moi, le personnage central du roman est Francine, dont l'absence renforce la présence, et qui illumine chaque page. Comme le dit l'auteur lui-même, c'est elle la véritable altruiste.
Au-delà de l'aspect totalement subjectif de ce début de chronique, j'ai également apprécié la plume impitoyable d'Andrew Ridker, précise et directe. le jeune auteur n'épargne pas ses personnages, en leur attribuant toutes sortes de névroses et en leur faisant traverser des épisodes parfois douloureux, parfois tragi-comiques. Les situations sont bien croquées et finement pensées.
Ce livre se lit facilement et agréablement, c'est un très bon premier roman et je serai au rendez-vous pour le suivant.
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