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ISBN : 226405851X
Éditeur : 10-18 (05/07/2012)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Des glaces du Groenland où il a séjourné seize ans, Jørn Riel rapporte les savoureux racontars d'une bande de joyeux drilles, chasseurs-trappeurs, paumés hâbleurs, curé d'enfer ou écrivain sans crayon, tous amoureux de cet être cruellement absent de la banquise, la femme. Chacun a une aventure déjantée ou une expérience fabuleusement absurde à raconter, aussi décapante que le tord-boyaux qu'ils avalent à grands flots. Portés par le vent d'arctique, les secrets mal g... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Youplala
  27 janvier 2016
Quelque part sur cette planète doit exister une croisée des chemins où un panneau indique deux directions opposées, avec des distances mirobolantes derrière.
La première direction pointe vers le sud : Australie - Kenneth Cook.
La deuxième pointe vers le nord : Groenland - Jørn Riel.
Car Jørn Riel et Kenneth Cook partagent la même verve pour vous faire découvrir leurs expériences de vie extra-ordinaires et pour croquer les lascars croisés sur leur route. Dans les deux cas, l'isolement révèle les hommes et leur profonde humanité. Alors qu'ils sont exposés à un climat et une nature hostile, ces gars ne perdent jamais le nord (oui oui, même en Australie) et font preuve d'un pragmatisme à toute épreuve. Que ce soit face à un ours polaire ou un wombat (on a les némésis qu'on peut hein), ils perdent parfois leur calme mais leur flegme n'est jamais bien loin. Enfin... à condition bien sûr que le vertigo nordiste ne leur ait pas tourneboulé entièrement la tête, ou bien qu'ils ne soient encore poursuivis par quelque énorme bestiole australienne extrêmement têtue.
Ces hurluberlus me font penser aux branquignoles de Kaamelott d'Alexandre Astier, ce sont les mêmes gars complètement à la ramasse mais néanmoins attachants, dans des situations ubuesques requérant une bonne dose d'humour et de logique.
Si vous aimez le style Kaamelott et que le froid c'est votre dada, courez faire la découverte de Valfred, du Lieutenant, d'Emma, de Bjorken et des autres. Attention aux ours polaire et aux engelures, et aux chiens aussi. Ils sont parfois un tantinet ensauvagés. Ah et les corbeaux peuvent aussi être envahissants. Vous voudrez probablement aussi prendre avec vous de la vitamine d'pour 6 mois, le soleil n'était pas très présent durant la moitié de l'année (ça n'aide pas avec le vertigo). Mais ne vous en faites pas, il très très envahissant les 6 autres mois (ça aide encore moins). Par contre pas de souci pour l'hygiène, les gars du nord-est du Groenland ne vous en voudront pas du tout si vous sentez la charogne.
Si vous préférez l'exotisme et un climat brûlant, allez plutôt au sud avec Kenneth Cook. Mais n'oubliez pas de prendre une batterie de crème anti-moustique et de crème solaire, de l'eau, un couteau de survie, des lunettes de soleil et un chapeau. La nature y est vraiment très peu accueillante. Et vérifiez que vos bottes ne sont pas colonisées par une veuve noire, ça serait dommage de finir si vite dans d'affreuses souffrances alors qu'il existe tellement d'autres bestioles qui veulent votre mort encore plus loin dans le pays !
En un mot comme en cent : j'ai adoré les racontars arctiques de Jørn Riel et les récits du bush de Kenneth Cook. Et je regrette que leurs éditeurs respectifs ne fassent pas paraître leur intégrale. Cela serait un réel délice ! :-)

Lu dans le cadre du Challenge Pavés 2015-2016
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ratus
  15 mai 2017
De beaux racontars qui annoncent le dégèle des zygomatiques...écrit pour nous faire vivre le quotidien de ces chasseurs plantés dans leur station du Groenland, portraits façonnés au vitriol, on aime être entraîner dans leurs histoires invraisemblables.
Des récits mouvementés mais tellement éclairant sur la nature humaine .
Bon voyage au pays de la banquise et sa dureté.
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5Arabella
  01 août 2016
Ce livre contient :
La vierge froide et autres racontars
Un Safari arctique
La passion secrète de Fjordur
Un curé d'enfer
Un gros volume de près de 600 pages qui rassemblent les quatre premiers tomes des racontars. Que dire ?
C'est une lecture rafraîchissante, drôle et plutôt saine. On s'attache peu à peu aux héros, qu'on apprend à connaître et que l'on voit évoluer. C'est peut être pour cela que j'ai le plus apprécié le deuxième et troisième volume, le premier pose un peu les bases, et le quatrième est un peu trop pour moi (l'histoire du boa par exemple). Mais peut être que je saturais, quatre d'un coup, cela fait quand même beaucoup.
Je vais sûrement y replonger un jour prochain....
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Rodin_Marcel
  18 novembre 2016
Riel Jorn – "Des racontars arctiques : [recueil contenant "La Vierge froide (1974), Un safari arctique (1976), La passion secrète de Fjordur (1976), Un curé d'enfer (1977)" – nouvelles publiées en français en 1993-1994-1997]" – édition 10/18, 2012 (ISBN 978-2-264-05851-5

Il s'agit de la re-publication des textes traduits et publiés en français dans les années 1993-1997, dont les originaux danois furent publiés entre 1974 et 1977.

Cette précision est indispensable, car l'humour mobilisé ici fait appel à des ressorts qui peuvent paraître bien désuets (entre autres, la misogynie présente à toutes les lignes, l'exaltation systématique de la vie la plus "proche" de la nature, la dénonciation des "progrès" technologiques etc).

Ce recueil représente aujourd'hui un témoignage de ce qu'était une certaine vision du monde dans ces années-là, dans des cercles intellectuels délimités.

Sa lecture ne fait pas mal à la tête, c'est déjà ça.
Bof.
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Clenie
  18 juillet 2018
Plongée sur la côté Nord-Est du Groenland. L'oeuvre se compose de mini récits autour des chasseurs locaux : Mads Madsen, William le Noir, Herbsen, On y découvre leur mode de vie très particulier, au milieu du désert arctique, avec pour seule connexion au reste du monde, l'arrêt annuel d'un bateau de ravitaillement, le Vesle Mari.
Plus que d'une simple transcription de leur quotidien, le roman dévoile leurs rêves, leurs illusions, leurs aspirations, leurs passions... Les personnages, tous un peu bourrus, tous anti-héros, deviennent au final très attachants. ****
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
YouplalaYouplala   27 janvier 2016
On entend parfois décrire les chasseurs du nord-est du Groenland comme un peuple porté sur la fête. C'est probablement vrai si on veut dire par là que c'est un peuple qui a le goût de la fête. Peut-être cela prend-il sa source dans la monotonie de la vie quotidienne, la dureté du travail et l'isolement. Ou peut-être cela vient-il du fait que, dans cette partie du monde, on est plus joyeux, plus insouciant et plus ouvert qu'ailleurs aux possibilités de faire la fête qu'offre la vie.
Les chasseurs est-groenlandais ne sont, en fait, pas différents des autres gens ailleurs de par le monde. Ils ont simplement d'autres possibilités. A celui qui vit toute sa vie derrière le grillage protecteur de la société, imaginer de vivre en Arctique doit donner la chair de poule : la désolation des étendues de glace, la solitude effrayante, une existence chaste de moine dans un monde infini et ingrat. Il est difficile de comprendre qu'on y reste, de sa propre volonté, année après année, et qu'en plus, on s'y plaise.
Mais pour qui a le désert dans le sang, c'est différent. La désolation n'est jamais désolante. Chaque montagne, chaque vallée, chaque fjord et chaque iceberg cache des surprises. La solitude est rarement trop lourde à supporter et souvent l'isolement donne un merveilleux sentiment de liberté. Le pays polaire est plein de vie et de changements. Il n'y a pas d'obstacle, si ce n'est les éléments, pas de patron, si ce n'est la nature, et pas de lois, si ce n'est celles qu'on décide entre hommes. Les gens de là-haut ne sont pas différents, mais peut-être simplement un peu plus heureux à cause des circonstances.
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier   06 septembre 2017
Les Eskimos sont un peuple plein de bon sens, réaliste, qui de tout temps a réussi à survivre grâce, entre autres, à son humour et son sens de la fête. Etre musulman pouvait être amusant, pour peu qu’on intègre un brin de l’ancienne tradition dans cette nouvelle croyance. On faisait d’énormes festins avec les visiteurs, on partait à la chasse aux phoques, on buvait de l’eau-de-vie, et on dévalise la boutique de sa viande de porc en conserve. On revêtait les voiles quand on avait mieux à faire que de les porter. On s’arrangeait avec cette nouvelle religion comme on s’était toujours arrangé avec toute autre chose dans l’existence, et bien qu’Abdullah Frederiksen leur ait expressément demandé de ne pas chanter quand il lisait le Coran, rien ne pouvait les en empêcher. Même si la mélodie de la déclamation était déconcertante, voire difficile, il s’y joignait à pleins poumons chaque fois que le musulman montait sur le toit, le visage tourné vers la Mecque.
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YouplalaYouplala   27 janvier 2016
[...] Il faut avoir de l'imagination pour avoir une passion secrète. Faut avoir des sentiments qui te rongent pratiquement de l'intérieur, qui peuvent te jaunir la face d'un bonhomme et lui faire perdre cheveux, dents et bonne humeur. Une passion secrète, mon p'tit, ça peut faire pleurer un homme adulte comme un enfant fouetté ou le faire rigoler d'un air bienheureux, si l'outsider sur lequel il a misé cinq couronnes arrive le premier. ça peut faire vivre un mort et crever un vivant.
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YouplalaYouplala   27 janvier 2016
- Les mecs savants comme vous, ça sait qu'y a plein de langues dans ce monde, et qu'on peut pas toutes les les savoir. Somme toute, m'est avis que les mots sont plutôt du genre pénible. Ils nous empêchent d'entrer en communication avec d'autres gens qui n'ont pas exactement le même assortiment de mots que nous. Si vous voulez savoir ce que je pense, l'histoire de parler avec des mots, c'est de la connerie. On a plein d'autres manières pour s'exprimer.
- Lesquelles ? demanda Volmersen avec intérêt.
- Toutes ces histoires qui viennent de l'intérieur, répondit Fjordur. Tout ça, c'est comme qui dirait presque international, pas vrai ? Un Bochiman du Kalahari dit exactement la même chose que moi, jusqu'au moment où il le débâille dans un bruit bizarre. Et c'est là que ça déconne, vous pigez ? Tant qu'il le garde dedans, lui et moi on a la même langue. Qui c'est qui a bien pu nous faire croire qu'il fallait à tout prix le faire sortir par la bouche ?
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YouplalaYouplala   27 janvier 2016
Tu as vu toi-même comment ça s'est passé pour des gens qui, après un long et agréable hiver, sont réveillés et jetés dans un soleil aveuglant. Ils supportent pas. C'est comme si on leur fichait une vérité trop insupportable devant les yeux. Le monde est sale, mon vieux, et c'est bien pour ça qu'il est mieux en hiver, quand on n'y voit que dalle.
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Vidéo de Jorn Riel
Jorn Riel était présent aux "Rencontres à lire" de Dax en 2015. Cette vidéo présente succinctement son parcours et la maison d'édition Gaïa.
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