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Inès Jorgensen (Traducteur)
ISBN : 2847201858
Éditeur : Gaïa (03/11/2010)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Devant l'immensité immaculée du Grand Nord, Jorn Riel garde le verbe humble, le mot subtil et la formule discrète. L'étendue de glace livre son intimité au détour de quelques mots échangés autour d'une lampe à graisse… Jorn Riel a vécu avec les Inuits pendant 3 ans et, de cette période, a conservé le sens aigu d'une sagesse que seule une communion totale avec la nature est à même d'enge... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
mollymon
  04 juillet 2018
Ouvrir ce roman, c'est prendre un billet pour un voyage pittoresque en Arctique, au nord du cercle polaire, en compagnie de cinq hommes rudes mais attachants. Ils vivent ensemble en compagnie de leurs chiens, d'une vieille femme et d'un enfant, souvenir d'un passage féminin dans leur cabane.
Ces hommes ne sont pas des autochtones, ils viennent des quatre coins du monde et se retrouvent réunis par le hasard, liés par une solide amitié. Grands amateurs de gnole et de bonnes histoires, ils nous entraînent à la rencontre de leurs voisins trappeurs et bouilleurs de cru comme eux ou des chasseurs inuits du village d'à côté que Friel appelle "eskimos" (terme tombé en désuétude car considéré comme offensant par les intéressés).
On découvre une communauté solidaire, joyeuse et fort hospitalière dans laquelle on se laisse entraîner sans peine. Suivre les aventures de cette galerie de personnages atypiques et un peu fous a de quoi dégeler les humeurs les plus moroses.
Cette édition réunit Un récit qui donne un beau visage , Le piège à renards du seigneur et La fête du premier de tout qui avaient tout d'abord été publiés séparément. Il me plus semble intéressant de découvrir l'ensemble d'un coup car prises une par une ces histoires ne paraissent pas suffisamment consistantes pour satisfaire l'appétit d'un lecteur avide, lui aussi, de bonnes histoires. Je me suis franchement amusée à les lire et malgré le nombre de pages (486), je n'ai jamais ressenti la moindre lassitude. Je vous le recommande chaudement !
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Arakasi
  04 juillet 2012
Dans une petite cabane en plein milieu des glaces du Groenland, vivent cinq chasseurs, cinq braves types un peu paumés, venus chercher au fin fond de nulle part ce qu'ils ne pouvaient pas trouver dans leur Mère Patrie, le Danemark. Il y a Pete, l'homme fort et responsable, Jeobald, le mystique exalté, Samuel, ancien professeur d'université obsédé par la culture inuit, Gibert, le poète et enfin, Small Johnson, ivrogne professionnel arrivé plus ou moins là par hasard. Ils chassent, ils boivent, ils jouent, bref, ils sont heureux mais ils s'ennuient quand même un peu… Un jour, une femme passe – grand événement, quand on sait que dans ces contrées-là, les représentantes de la gente féminine sont presque aussi rares que des élans à trois têtes. Etant de nature généreuse, elle couche sans complexe avec les cinq hommes, tombe enceinte et repart aussi sec, les laissant tous les cinq avec un morveux de quelques mois sur les bras. Et l'histoire commence.
Dans « La maison de mes pères », le jeune Agojaraq raconte son enfance et son adolescence au Groenland, entouré et couvé par ses deux pères et ses trois oncles (les deux pères ayant été élus arbitrairement, personne ne sachant avec certitude de qui le gamin pouvait bien être le rejeton). Il raconte les chasses aux buffles et aux ours blancs, il raconte les hivers glacés et les étés sans fin, il raconte son amour pour sa vieille nourrice inuit Aviaja, les aventures de ses pères, celles de leurs copains tous plus délurés les uns que les autres…
« La maison de mes pères » est le premier récit que j'ai lu de Jørn Riel et il m'a fait un tel effet que celui-ci est entré immédiatement dans le palmarès de mes auteurs préférés. C'est tendre, très bien écrit, bourré d'humour, avec une galerie de personnages aussi touchants qu'hilarants… le genre de livre que l'on termine avec un grand sourire et une solide recharge optimisme : Si si, je vous jure, il y a encore des choses à sauver dans la nature humaine ! Une vraie bouffée d'air frais que je conseille à tous ceux qui veulent se dépayser et, surtout, rire un bon coup !
Pour parler un peu de l'écrivain, Jørn Riel a passé seize ans au Groenland dans les années 50 avant de commencer sa carrière littéraire. Il en est revenu raide dingue du pays et profondément marqué par ses nombreuses rencontres avec les peuples autochtones. Depuis, il a écrit une vingtaine de romans sur la vie des peuples du Groenland, s'attachant à raconter avec humour le quotidien des inuits, mais surtout celui des trappeurs danois vivant au milieu des glaces, adorable communauté de doux dingues, d'asociaux et de sentimentaux indécrottables (La faute aux grands espaces, ça vous aère tellement la cervelle qu'on en devient un peu bizarre).
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Cylhis
  27 avril 2012
Ce livre fait partie d'une trilogie publiée récemment en un seul tome chez Gaïa. Je n'ai lu pour le moment que le premier tome, sous-titré "Un récit qui donne un beau visage".
Une note de la traductrice en exergue nous apporte quelques lumières sur la signification de ce sous-titre :
""Sâgigsisimârnapok" signifie, dans la langue de ceux qui se nomment eux-mêmes les Hommes, "ce qui vous donne un beau visage". Si un récit est drôle, cela vous fait rire, et si vous riez, cela vous donne un beau visage".
Cette mise-en-bouche est quelque peu inhabituelle. Même si je n'ai pas ri à la lecture de ce tome, je ne peux pas nier avoir ressenti une certaine sérénité, une paix douce et chaleureuse. On sent les silences de la nature calme et paisible, les silences des lieux peu habités, la beauté des paysages froids qui vous paraissent presque vierges, et pourtant en imposent. Vous ne pouvez que garder le silence. Pas celui religieux, mais celui qui vous ramène à votre statut, un simple élément de la nature parmi d'autres.
Les différents textes qui s'enchaînent sont un peu ceux que vous racontent l'enfant, puis adolescent et jeune adulte qui a grandi au Groenland, aux côtés de ses deux pères, de sa mère adoptive eskimo, de ses oncles venus de toute part et qui ont choisi de vivre ensemble dans une maison au pied d'une montagne infranchissable et d'un lac, éloignés de tous. La mère est un sujet vite expédiée. On explore plutôt les hommes qui habitent la maison, enchaînant de courts portraits qui racontent comment chacun s'est rencontré, et croquent ainsi chaque oncle, père, mère adoptive et autres proches qui côtoient l'enfant.
Ce sont de courts moments plaisants et chaleureux à la lecture desquels on se prend à sourire, et qui nous plonge sur cette terre glacée et pourtant bien plus humaine que nos cités surpeuplées où l'on peut se sentir si seul.
À lire, pour se réconcilier avec l'autre.
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LN
  22 mars 2011
Ce roman est comme un souffle d'air frais –voire polaire- qui nous emmène en voyage à la découverte d'un monde inconnu, aux moeurs tellement différentes des nôtres.
- Jorn Riel met en avant la cocasserie des situations et la poésie des personnages qui peuplent le roman : l'arrivée d'un prêtre venu convertir les masses –et accessoirement s'enrichir en peaux- et édifiant bien laborieusement son temple gonflable à la seule force de ses poumons, les attaques inopinées de bêtes sauvages telles que les loups ou les ours, la libéralité des couples qui cherchent seulement à se réchauffer, les hallucinations de Small Johnson quand il est fortement imbibé…
- Les habitants de ce bout du monde chantent avant tout un amour immodéré pour leur paradis sur terre :
« On peut en arriver à penser à la vallée de pavots de la baie de Hume, et au soleil du soir sur le fjord, et aux chiens et aux voyages en traîneaux et à la chasse. On peut penser aux cris des oies quand elles migrent vers l'est et aux cognements du plongeon glacial, et surtout aux premiers bruants des neiges, au printemps. » (p. 315)
Ils sont conscients de la fragilité de leur bonheur, menacé par la civilisation :
« Ca va être de plus en plus dur de garder nos principes. » remarque l'un des personnages. (p. 353)
le jeune Ago, parti se cultiver à l'étranger, en fera la douloureuse expérience…
- C'est un roman tendre et enchanteur que nous offre Jorn Riel, un auteur qui aime profondément ses personnages, et je ne peux que vous le recommander chaudement…

Lien : http://lecturissime.over-blo..
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manaud
  05 février 2014
Voilà un livre qui fait du bien tout en faisant découvrir le grand Nord, le Groenland ; ça change de la vision de d'Vann sur la famille et les relations humaines même s'il nous fait découvrir lui aussi une région nordique grandiose, l'Alaska, et des conditions de vie difficile.
J. Riel lui est positif, gai, on prend la vie par le bon côté et on crée des relations simples mais sincères.
C'est cocasse et agréable !
J'adhère à la phrase d'un lecteur :"un souffle d'air frais".. c'est un roman tendre et enchanteur que nous offre Jorn Riel, un auteur qui aime profondément ses personnages, et je ne peux que vous le recommander chaudement…" 
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
CylhisCylhis   27 avril 2012
Plus une histoire peut être rallongée, meilleur elle est. Peut-être cela est-il dû aux longues soirées d'hiver, qui peuvent parfois être dures à tuer. C'est tout un art d'étirer une histoire à l'infini. Un conteur particulièrement doué peut faire durer un petit récit tristounet sur plusieurs soirées, et je sais que parmi les Eskimos on considère qu'un conteur n'est vraiment grand que s'il arrive à endormir les gens par son flot de paroles. L'homme dont l'histoire n'a jamais été entendue jusqu'au bout est d'un format exceptionnel.
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Videos de Jorn Riel (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jorn Riel
Jorn Riel était présent aux "Rencontres à lire" de Dax en 2015. Cette vidéo présente succinctement son parcours et la maison d'édition Gaïa.
>Littérature des langues germaniques. Allemand>Autres littératures germaniques>Littérature norvégienne (218)
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