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Le garçon qui voulait devenir un êtr... tome 0 sur 4
EAN : 9782264059055
240 pages
10-18 (17/10/2013)
4.23/5   151 notes
Résumé :
L’an mil. Leiv, jeune Viking de 12 ans parti venger son père assassiné, fait naufrage au large du Groenland. Il est recueilli par deux enfants inuit du même âge, qui vont lui apprendre leur langue et leur mode de vie, fait d’humour, de tolérance et d’amitié. Séduit, le jeune Islandais décide de « devenir un Être Humain », ainsi que se qualifient eux-mêmes les Inuits.
Dans la deuxième partie, les trois amis affrontent une bande de pillards sanguinaires, tandis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
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Islande, vers l'an mil. Leiv, un jeune Viking, dont le père a été assassiné, est bien décidé à le venger. Il embarque clandestinement à bord d'un drakkar en partance pour le Groenland. A son bord se trouve le géant Thorstein Gunnarsson, l'homme qui a tué le père de Leiv et qui a été contraint à trois ans d'exil pour cela.
Mais un événement vient contrecarrer les plans du jeune garçon, une terrible tempête éclate et les trois drakkars font naufrage. Leiv s'en sort indemne et s'échoue sur une plage. Deux jeunes inuits, Narua et son grand frère Apuluk, le sauvent et font sa connaissance. Ils lui apprennent leur langue et Leiv se fait adopter par la tribu Les trois enfants deviennent vite inséparables et une belle amitié voit le jour. C'est ainsi que Leiv débute sa vie d'Être Humain...

Ce roman est un vrai dépaysement, à la fois poétique et sensible, l'écriture ne manque pas de rebondissements, les trois amis doivent faire faire face à de nombreuses épreuves (combat contre une ourse, enlèvement par des pirates, retrouvailles avec Thorstein,...). Mais ce qui est passionnant dans ce livre, plus que l'histoire elle-même, c'est ce choc des cultures. Leiv va découvrir une nouvelle culture avec ses coutumes et ses croyances (le vieux Shili et ses légendes) la vie nomade, la chasse, le rapport à la nature et à ses ressources.
Le garçon qui voulait devenir un être humain est un roman qui met en avant des valeurs telles que l'amitié, l'amour, la tolérance et le partage. En un mot : l'humanisme !

Je connaissais Jorn Riel pour ces racontars, aujourd'hui, je vois que le Danois n'est pas qu'un simple conteur mais également un grand romancier. Je n'ai qu'une hâte, celle de découvrir La maison de mes pères.
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En Islande, un jeune viking du nom de Leiv, animé par le désir de vengeance contre le meurtrier de son père, s'embarque pour une aventure qui le mène jusqu'au Groënland, une terre inconnue de laquelle il a tout à apprendre. Et nous aussi!

Une très belle histoire proche du conte, qui nous fait découvrir la culture inuit mais aussi viking de l'époque grâce aux comparaisons et à la découverte des coutumes mutuelles des personnages, ainsi que sur la nature et le froid, par le biais d'une logique que nous n'avons pas forcément. Des personnages justement très attachants, on ne s'ennuie pas une seconde avec eux, et une bonne dose d'humour saupoudre le tout.
Des valeurs comme l'amitié et l'entraide sont omniprésentes et montrées comme vitales dans un milieu hostile mais qui devraient l'être aussi partout ailleurs, que ce soit entre les Hommes ou avec la nature.

C'est un auteur que je ne connaissais pas mais qui maîtrise son sujet puisqu'il a vécu 16 ans au Groënland. J'ai croisé son nom dans certains challenges Babelio, ce qui a fini par piquer ma curiosité, une curiosité récompensée pour un ouvrage que je ne peux que recommander, et d'autres livres de cet auteur ont d'ores et déjà rejoint ma pal.
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Depuis quelques jours, un froid "polaire" nous arrive du Nord. Ce brusque changement de température m'a incité à retourner visiter le monde de Jorn Riel. Ce scientifique danois a vécu de nombreuses années sur la banquise arctique et y a côtoyé Paul-Emile Victor. Il a ressorti de ses voyages ces magnifiques "Racontars arctiques", petites nouvelles pleines d'humour et de burlesque. Dans le livre qui nous concerne aujourd'hui, il associe la chaleur des sentiments à la froideur du climat. Situant son histoire au début du premier millénaire, à l'époque où les explorateurs marins pionniers allaient découvrir des terres nouvelles, c'est sous la forme d'un conte mêlé de récit initiatique qu'il a choisi de nous narrer les aventures de jeunes héros empreints d'innocence et de curiosité.
Il y a du Jules Verne dans ce périple polaire, constellé de données scientifiques, de rebondissements haletants et de descriptions de paysages et de combats qui nous tiennent en haleine. Les courts chapitres sont agrémentés de titres commençant par "Où...", technique du conte itinérant qui permet par une courte phrase d'entrer dans le vif du sujet. Cela m'a fait penser au "Voyage de Gaspard" d'Eric Pauwels et à celui de Mosca, de Frances Hardinge. Les ressorts du fantastique, des mythes et des légendes du monde associés à une documentation géographique et scientifique de premier plan. le tout pour toucher à la sagesse universelle par l'apprentissage de la tolérance et de l'amitié.
Un jeune Viking islandais part clandestinement vers le Groenland pour venger le meurtre de son père. Il y découvrira le monde des Inuits (qui veut dire "humain"), peuple sage et tolérant, à des mille marins de la fougue et de la sauvagerie des "barbares" sanguinaires. Lui, le garçon au teint clair et aux yeux bleus, sera accepté par "ces êtres humains" à la peau cuivrée et aux yeux bruns. le thème des "migrants" dans toute sa splendeur, mais à une époque où les terres vierges et inhabitées permettaient encore de trouver un territoire inexploré pour y bâtir une société harmonieuse. Euh..., à vrai dire, c'était déjà conflictuel au millénaire précédent. Rivage rimait avec esclavage, diplomate avec pirate. le choc des cultures ne laissait pas de "glace", même si le permafrost était encore intact.
Jorn Riel sait allier la violence des situations avec la douceur de son propos. Une véritable fresque à la recherche d'un humanisme où la sagesse s'acquiert par le "vivre ensemble". Tolérance ou tollé rance, la survie de l'humanité dépendra de notre capacité à surmonter nos peurs ancestrales. Au vu de la vitesse à laquelle se produit le changement climatique, rien n'est gagné, mais tout n'est pas encore perdu. "La foule sentimentale a besoin d'idéal", la lecture de ce conte y contribue admirablement. Fraîcheur et dépaysement, découvrez le vite !


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Publié en 1979, "Le garçon qui voulait devenir un être humain" est le premier roman que je lis de l'écrivain danois Jorn Riel.
En Islande, autour de l'an mil, le jeune Leiv Steinursson, apprend l'assassinat de son père. Pour cet acte criminel, son auteur, Thorstein Gunnarson, est condamné au bannissement et à l'exil forcé pour trois ans. Celui-ci quitte le pays en direction du Groenland avec famille et employés. Malgré son jeune âge (il n'a que douze ans), Leiv décide de venger la mémoire de son père et embarque à l'abri des regards sur le bateau de Thorstein. Sur les eaux, sa présence sera repérée. Cependant, non loin des côtes groenlandaises, une terrible tempête va s'abattre sur l'embarcation. Prisonnière des vents et des glaces, le bateau va se disloquer, ses passagers disparaître.
Le jeune Leiv, porté par le hasard et la chance, gît inanimé sur un rivage rocailleux, inconnu. Deux jeunes enfants se tiennent tout près de lui. Un garçon, Apuluk et sa soeur Natua. Ils vont lui prêter secours et l'emmener jusqu'au campement de leur tribu. Ce sont des Inuit. La méfiance voire l'hostilité suscitée par l'arrivée de cet étranger va rapidement se transformer en reconnaissance et en lien fraternel.

C'est ici le début d'une belle histoire. Un conte qui fait rentrer dans la culture des Inuits (ce qui signifie «êtres humains ») d'autant mieux que Jorn Riel a vécu au Groenland durant seize ans. L'extrême rigueur du climat, les croyances, la chasse pour subsister servent de cadre à une histoire de profonde amitié entre des enfants qui deviendront de jeunes adultes.

Jonché d'épreuves et de dangers mais aussi de moments chaleureux, ce roman fait résonner l'enfance et la curiosité tapies au fond de nous, ce temps où nous nous coupions du temps et des autres pour rester immergés dans une histoire qui retenait toute notre attention.

"Le garçon qui voulait devenir un être humain" a été un très agréable moment de lecture que je recommande chaleureusement.
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Suite au conseil d'une amie, j'ai décidé de lire le Garçon qui voulait devenir un être humain afin d'élargir mes horizons littéraires et ainsi voyager du côté des auteurs scandinaves. Et bien, je ne le regrette pas car j'ai passé un très bon moment !

J'ai aimé voyager aux côtés de Leiv et ainsi découvrir le peuple Inuit au fin fond du Groënland. Ce roman est rempli d'aventures, de rencontres (en particulier Narua et Apuluk, deux jeunes personnages attachants, débrouillards, sages, gentils et courageux), nous offrant de belles réflexions sur la vengeance, les humains (d'où le titre qui ne se comprend qu'au fil des pages), les croyances de chacun, l'amour, la famille...C'est un très beau conte initiatique, porté par une écriture simple (qui convient donc aussi bien à des adultes qu'à des adolescents), nous proposant, en outre, une belle conclusion pleine d'humour et de joie !

Bref, une belle découverte qui me donne envie de découvrir d'autres oeuvres de Jorn Riel !

A lire !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Le soleil était de plus en plus haut dans le ciel. Dans le fjord, la glace commençait à se dégrader et il était dangereux de s'y aventurer. La neige avait fondu, laissant la terre à nu, et le court été arctique avait démarré.
Les prairies autour de la ferme se couvraient de verdure, et dans les murs en tourbe, de petites touffes d'herbe poussaient, de l'herbe rêche, ainsi que diverses petites plantes que collectait Rollo pour les sécher et les garder pour l' hiver.
Sur les flancs de montagnes derrière la ferme, une couverture de bruyère en camaïeu s'étalait, montant lécher les sommets encore couverts de neige.Une multitude de fleurs jaillissaient du sol, des saxifrages, de l'orpin rose, des renoncules et des coquelicots.
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Il repensa à sa première année auprès des inuit. Ils lui avaient appris à vivre comme un Etre Humain, à se débrouiller, à partager avec les autres et à vivre en communauté. Il aimait cette communauté qui ici, unissait les gens plus qu'elle ne les opposait. Si en Islande quelqu'un avait eu des prétentions sur le bien d'un autre, cela menait invariablement à des actes de violence. En Islande, et d'ailleurs au Groenland également, dans les colonies des Narrois, on se battait pour s'approprier le bien des autres. Chez les Inuit, on donnait et on prenait sans distinction. Peut-être parce que personne ne possédait quoi que se soit de superflu. Ici, on ne connaissait que les besoins de base : manger, boire, travailler et dormir. Tout était si simple. C'était ça. S'il aimait vivre parmi les Inuit, c'était parce que leur vie était simple et digne.
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"Mais elle nous donne tout ce dont nous avons besoin, répondit Apuluk. Et tout d'abord le phoque. Il nous offre à la fois de la nourriture et de quoi faire des habits. Le morse nous offre des lanières, des peaux pour les semelles de nos kamiks et de la viande pour nous et pour les chiens. Les rennes nous offrent des sacs de couchage bien chauds, des anoraks et une viande délicieuse. De l'ours, on reçoit de la viande pour les chiens et pour nous, et avec la peau nous pouvons nous confectionner des pantalons ou les utiliser pour dormir."
Narua ajouta :
" Nous avons tout ici, tout ce dont un Être Humain a besoin. Pense aux oiseaux. Aux merveilleux œufs, aux jolies petites fourrures en délicates peaux d'oiseaux que nous nous cousons, et aux mergules nains dont on fait des confits pour l'hiver. Nous avons des lièvres pour nous faire des chaussettes et des petites culottes, des peaux de renards qui sont chaudes et protègent contre le vent, des bœufs musqués qui nous offrent la viande la plus délicate qu'on puisse imaginer. Ah, oui, nous avons vraiment tout ici ! Que sont tes vaches, tes moutons et tes chevaux face à une telle exubérance de richesses ?"
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" La fête a commencé ", dit-il.
" Alors, pourquoi ne nous ont-ils pas réveillés ? " demanda Sølvi.
" Chez nous, on ne réveille jamais quelqu'un qui dort ", répondit-il.
" Pourquoi pas ? "
Apuluk se leva et avança la main pour prendre sa fourrure en duvet d'oiseaux qui était suspendue au séchoir sous le plafond.
" Parce que, dit-il en enfilant l'anorak par-dessus sa tête, quand nous dormons, nous mourons un petit peu. Quand tu dors, ton âme part en voyage, et si on réveille ton corps au mauvais moment, il n'est pas sûr que ton âme puisse retrouver son chemin. "
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Les enfants n'avaient aucune notion du temps. Ils dormaient quand ils étaient fatigués, jouaient souvent dehors en pleine nuit, mangeaient quand ils avaient faim, et travaillaient quand ils en avaient envie. C'est peut être pour cette raison que les enfants inuit grandissaient et devenaient des Etres Humains joyeux et heureux de vivre.
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Videos de Jorn Riel (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jorn Riel
Jørn Riel est né au Danemark en 1931.
Parti avec lexpédition de Lauge Koch en 1950, il a vécu 16 ans au Groenland. Du fatras des glaces et des aurores boréales, il rapportera une bonne vingtaine douvrages, soit à peu près la moitié de son œuvre à ce jour. Le versant arctique des écrits de Jørn Riel (dédié pour une part à Paul-Emile Victor quil a côtoyé sur lîle dElla, pour lautre à Nugarssunguaq, la petite-fille groenlandaise de Jørn Riel) est constitué dabord par la série des racontars arctiques, suite de fictions brèves ayant toujours pour héros ou anti-héros magnifiques les derniers trappeurs du nord-est du Groenland, paumés hâbleurs, écrivain de pacotille, tireur myope, philosophe de comptoir devant un imbuvable tord-boyaux, bourrus bienveillants, tous amoureux de cet être cruellement absent de la banquise, la femme. Au-delà du rire, parce que les livres sont de nature à dérider les plus mélancoliques, cest bien toute une nouvelle vision du monde que nous offre Jørn Riel.
Il vit aujourdhui en Malaisie. Histoire de décongeler, se plaît-il à dire. Mais derrière la boutade se cache quelque chose de plus fondamental. «Jaime la nature, quand il y en a assez, les étendues de glace de larctique et la jungle tropicale.» Et cette nature, et les hommes qui la vivent encore, Jørn Riel va maintenant les retrouver, quelques mois chaque année, parmi les papous de lIrian Barat en Nouvelle Guinée. Qui vivent encore à lâge de pierre, et navaient jamais vu dhomme blanc avant lui
Transfo Maton
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