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ISBN : 2264059052
Éditeur : 10-18 (17/10/2013)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 82 notes)
Résumé :
L’an mil. Leiv, jeune Viking de 12 ans parti venger son père assassiné, fait naufrage au large du Groenland. Il est recueilli par deux enfants inuit du même âge, qui vont lui apprendre leur langue et leur mode de vie, fait d’humour, de tolérance et d’amitié. Séduit, le jeune Islandais décide de « devenir un Être Humain », ainsi que se qualifient eux-mêmes les Inuits.
Dans la deuxième partie, les trois amis affrontent une bande de pillards sanguinaires, tandis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Walden-88
  15 octobre 2015
Islande, vers l'an mil. Leiv, un jeune Viking, dont le père a été assassiné, est bien décidé à le venger. Il embarque clandestinement à bord d'un drakkar en partance pour le Groenland. A son bord se trouve le géant Thorstein Gunnarsson, l'homme qui a tué le père de Leiv et qui a été contraint à trois ans d'exil pour cela.
Mais un événement vient contrecarrer les plans du jeune garçon, une terrible tempête éclate et les trois drakkars font naufrage. Leiv s'en sort indemne et s'échoue sur une plage. Deux jeunes inuits, Narua et son grand frère Apuluk, le sauvent et font sa connaissance. Ils lui apprennent leur langue et Leiv se fait adopter par la tribu Les trois enfants deviennent vite inséparables et une belle amitié voit le jour. C'est ainsi que Leiv débute sa vie d'Être Humain...
Ce roman est un vrai dépaysement, à la fois poétique et sensible, l'écriture ne manque pas de rebondissements, les trois amis doivent faire faire face à de nombreuses épreuves (combat contre une ourse, enlèvement par des pirates, retrouvailles avec Thorstein,...). Mais ce qui est passionnant dans ce livre, plus que l'histoire elle-même, c'est ce choc des cultures. Leiv va découvrir une nouvelle culture avec ses coutumes et ses croyances (le vieux Shili et ses légendes) la vie nomade, la chasse, le rapport à la nature et à ses ressources.
Le garçon qui voulait devenir un être humain est un roman qui met en avant des valeurs telles que l'amitié, l'amour, la tolérance et le partage. En un mot : l'humanisme !
Je connaissais Jorn Riel pour ces racontars, aujourd'hui, je vois que le Danois n'est pas qu'un simple conteur mais également un grand romancier. Je n'ai qu'une hâte, celle de découvrir La maison de mes pères.
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Pasoa
  05 novembre 2017
Publié en 1979, "Le garçon qui voulait devenir un être humain" est le premier roman que je lis de l'écrivain danois Jorn Riel.
En Islande, autour de l'an mil, le jeune Leiv Steinursson, apprend l'assassinat de son père. Pour cet acte criminel, son auteur, Thorstein Gunnarson, est condamné au bannissement et à l'exil forcé pour trois ans. Celui-ci quitte le pays en direction du Groenland avec famille et employés. Malgré son jeune âge (il n'a que douze ans), Leiv décide de venger la mémoire de son père et embarque à l'abri des regards sur le bateau de Thorstein. Sur les eaux, sa présence sera repérée. Cependant, non loin des côtes groenlandaises, une terrible tempête va s'abattre sur l'embarcation. Prisonnière des vents et des glaces, le bateau va se disloquer, ses passagers disparaître.
Le jeune Leiv, porté par le hasard et la chance, gît inanimé sur un rivage rocailleux, inconnu. Deux jeunes enfants se tiennent tout près de lui. Un garçon, Apuluk et sa soeur Natua. Ils vont lui prêter secours et l'emmener jusqu'au campement de leur tribu. Ce sont des Inuit. La méfiance voire l'hostilité suscitée par l'arrivée de cet étranger va rapidement se transformer en reconnaissance et en lien fraternel.
C'est ici le début d'une belle histoire. Un conte qui fait rentrer dans la culture des Inuits (ce qui signifie «êtres humains ») d'autant mieux que Jorn Riel a vécu au Groenland durant seize ans. L'extrême rigueur du climat, les croyances, la chasse pour subsister servent de cadre à une histoire de profonde amitié entre des enfants qui deviendront de jeunes adultes.
Jonché d'épreuves et de dangers mais aussi de moments chaleureux, ce roman fait résonner l'enfance et la curiosité tapies au fond de nous, ce temps où nous nous coupions du temps et des autres pour rester immergés dans une histoire qui retenait toute notre attention.
"Le garçon qui voulait devenir un être humain" a été un très agréable moment de lecture que je recommande chaleureusement.
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clude_stas
  06 février 2014
Evidemment, il n'y a rien de bien surprenant dans ce parcours initiatique, avec ses rites de passage si prévisibles. Non, les qualités de ce livre de Jorn Riel sont ailleurs que dans l'intrigue.
Ce n'est pas un roman. C'est plutôt un conte philosophique en trois parties : l'enfance, l'apprentissage, l'adulte. Et c'est donc le parcours de Leiv, un enfant Viking, que nous suivons au fil de pages, à travers ses rencontres, ses peurs, ses amitiés, ses amours. Et, bien entendu, à travers les épreuves de la vie : la maladie, les accidents, les meurtres, la mort de ceux qu'on aime. Mais toujours Leiv triomphe et grandit dans sa tête.
A mon sens, la vraie réussite de ces textes se trouve dans le fait d'avoir placé en face de Leiv deux enfants inuit, Narua et Apaluk . Et là, un intérêt autre que l'intrigue se manifeste : la découverte des inuit (le mot veut dire « êtres humains »), un peuple de chasseurs nomades, venus par le détroit de Béring, vivant au Groenland et en Alaska. Ils ont une culture très nettement différente de celle des Vikings : leurs us et coutumes, leur cuisine, leurs rapports à l'altérité, leur religion, etc. Ils évitent l'usage de la violence, sauf cas de force majeure (au contraire de certains Vikings dont la réputation de pillards meurtriers n'est guère surfaite). Certaines scènes sont particulièrement bien décrites : l'affrontement avec l'ourse ; la consultation des esprits par le chaman ; la découverte d'une autre terre, etc. Tout cela dans un style faussement simple, mais très séduisant par la petite musique murmurée à notre oreille tout au long de la lecture.
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Pris
  25 septembre 2014
Cet ouvrage existe aussi en trois volumes distincts, courts et imprimés sur des pages roses. C'est ainsi que je l'ai découvert aux détours d'un rayon de la bibliothèque municipale.
Ce roman d'apprentissage est plaisant à lire. Les personnages principaux viennent d'univers différents, ce qui, au passage, nous apprend plein de choses sur la culture inuit et la colonisation du Groenland par les Islandais. Leif, le jeune Islandais naufragé, apprend peu à peu à devenir un être humain, c'est-à-dire un Inuit mais plus que ça aussi : Jorn Riel donnerait-il lui aussi dans le mythe du bon sauvage?
Néanmoins, ce livre m'a énormément plu : je l'ai fait acheter au CDI du collège où je travaille dans son édition en trois parties afin de motiver les lecteurs les plus timorés qui peuvent (théoriquement) se contenter de la première partie et, en bonne maman tortionnaire, j'ai obligé mon livre de 10 ans à le lire. Je précise que celui-ci, bien que n'étant pas un lecteur passionné, ne s'est pas contenté du premier volume et n'a eu de cesse de lire la suite..
Un très bon livre donc, parfaitement accessible aux lecteurs plus jeunes.
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ManouB
  19 août 2016
Vers l'an mil de notre ère, Leiv, un jeune viking de 12 ans dont le père vient d'être assassiné, quitte l'Islande à bord d'un drakkar en partance vers le Groenland. Il compte bien venger son père en assassinant Thorstein, le capitaine et meurtrier, banni pour 3 ans d'Islande pour son meurtre. Mais à bord, celui-ci, frappé par la jeunesse de Leiv, passe un contrat avec lui. Il reviendra venger son père quand son bras sera aussi grand que celui de Thorstein ! le destin de Leiv est en marche... Il apprendra donc à naviguer !
Mais le voyage périlleux se termine par un naufrage : le drakkar est écrasé par les glaces au large du Groenland. Accroché à une poutre, Leiv va être sauvé par deux enfants esquimaux, Narua et Apuluk, qui vont lui apprendre les rudiments de leur langue, avant de le faire adopter par la tribu. Leiv découvre alors un peuple chaleureux, les Inuits, et fait l'apprentissage de la tolérance et de l'amitié. Il apprend l'art de la chasse, les gestes qui sauvent (du froid, de la faim, des animaux sauvages).
Il découvre les valeurs d'un peuple qui ne connait ni la guerre, ni l'argent, et qui partage tout...
Un jour, il retrouve les siens qui le croyaient mort. Ils ont construit leur village sur la côte groenlandaise. Les deux peuples apprennent à se connaître.

Mais d'autres hommes moins bienveillants rôdent sur les mers...

J'ai adoré le style simple et la clarté de ce roman-conte pour les ados et les grands enfants que nous sommes encore...
L'aventure est palpitante tant à chaque instant nos héros sont menacés par la rude vie du Grand nord et les hommes.
Un vrai bonheur de lecture ! Inoubliable...

Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   27 avril 2015
Le soleil était de plus en plus haut dans le ciel. Dans le fjord, la glace commençait à se dégrader et il était dangereux de s'y aventurer. La neige avait fondu, laissant la terre à nu, et le court été arctique avait démarré.
Les prairies autour de la ferme se couvraient de verdure, et dans les murs en tourbe, de petites touffes d'herbe poussaient, de l'herbe rêche, ainsi que diverses petites plantes que collectait Rollo pour les sécher et les garder pour l' hiver.
Sur les flancs de montagnes derrière la ferme, une couverture de bruyère en camaïeu s'étalait, montant lécher les sommets encore couverts de neige.Une multitude de fleurs jaillissaient du sol, des saxifrages, de l'orpin rose, des renoncules et des coquelicots.
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Blandine54Blandine54   24 février 2017
Il repensa à sa première année auprès des inuit. Ils lui avaient appris à vivre comme un Etre Humain, à se débrouiller, à partager avec les autres et à vivre en communauté. Il aimait cette communauté qui ici, unissait les gens plus qu'elle ne les opposait. Si en Islande quelqu'un avait eu des prétentions sur le bien d'un autre, cela menait invariablement à des actes de violence. En Islande, et d'ailleurs au Groenland également, dans les colonies des Narrois, on se battait pour s'approprier le bien des autres. Chez les Inuit, on donnait et on prenait sans distinction. Peut-être parce que personne ne possédait quoi que se soit de superflu. Ici, on ne connaissait que les besoins de base : manger, boire, travailler et dormir. Tout était si simple. C'était ça. S'il aimait vivre parmi les Inuit, c'était parce que leur vie était simple et digne.
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Walden-88Walden-88   15 octobre 2015
"Mais elle nous donne tout ce dont nous avons besoin, répondit Apuluk. Et tout d'abord le phoque. Il nous offre à la fois de la nourriture et de quoi faire des habits. Le morse nous offre des lanières, des peaux pour les semelles de nos kamiks et de la viande pour nous et pour les chiens. Les rennes nous offrent des sacs de couchage bien chauds, des anoraks et une viande délicieuse. De l'ours, on reçoit de la viande pour les chiens et pour nous, et avec la peau nous pouvons nous confectionner des pantalons ou les utiliser pour dormir."
Narua ajouta :
" Nous avons tout ici, tout ce dont un Être Humain a besoin. Pense aux oiseaux. Aux merveilleux œufs, aux jolies petites fourrures en délicates peaux d'oiseaux que nous nous cousons, et aux mergules nains dont on fait des confits pour l'hiver. Nous avons des lièvres pour nous faire des chaussettes et des petites culottes, des peaux de renards qui sont chaudes et protègent contre le vent, des bœufs musqués qui nous offrent la viande la plus délicate qu'on puisse imaginer. Ah, oui, nous avons vraiment tout ici ! Que sont tes vaches, tes moutons et tes chevaux face à une telle exubérance de richesses ?"
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Walden-88Walden-88   15 octobre 2015
" La fête a commencé ", dit-il.
" Alors, pourquoi ne nous ont-ils pas réveillés ? " demanda Sølvi.
" Chez nous, on ne réveille jamais quelqu'un qui dort ", répondit-il.
" Pourquoi pas ? "
Apuluk se leva et avança la main pour prendre sa fourrure en duvet d'oiseaux qui était suspendue au séchoir sous le plafond.
" Parce que, dit-il en enfilant l'anorak par-dessus sa tête, quand nous dormons, nous mourons un petit peu. Quand tu dors, ton âme part en voyage, et si on réveille ton corps au mauvais moment, il n'est pas sûr que ton âme puisse retrouver son chemin. "
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Walden-88Walden-88   15 octobre 2015
Ni Narua ni Apuluk ne savaient qu'ils habitaient la plus grande île du monde. Comme tous les eskimos ils se nommaient eux-mêmes "Inuit", ce qui veut dire Êtres Humains, Hommes, et c'est pourquoi leur pays s'appelait Inuit Nunat, le Pays des Hommes.
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Vidéo de Jorn Riel
Jorn Riel était présent aux "Rencontres à lire" de Dax en 2015. Cette vidéo présente succinctement son parcours et la maison d'édition Gaïa.
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