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Critique de uzun


uzun
  10 septembre 2018
Isabelle Rieser, poète, rêveuse, bohème… Pour moi, ces qualificatifs traduisent son indépendance et son originalité. Dans ce livre il ne s'agit pas de repli sur soi-même caractéristique des intellectuels assis ! Isabelle Rieser épouse le goût des milieux artistiques et apparaît comme une sorte de pèlerin sans cesse en route. On devine une biographie riche en rencontres qui trouve son reflet dans une écriture imagée. L'auteure nous donne cette image de l'étrangère discrète et continuellement émerveillée, une citoyenne du monde restée enfant. C'est une visionnaire.
J'ai fini cette « autobiographie sans chiffres » et ma première idée c'est que l'écriture d'Isabelle Rieser a quelque chose des arts plastiques, des arts instantanés. À travers les rencontres humaines et en termes de poésie elle décrit l'instinct créatif, cet élan auquel elle ne pouvait qu'à se rallier. Cet instinct créatif est comme au centre du « tableau » et autour de ce centre vient se greffer le récit en images. Les motifs s'organisent en cercle autour du centre. C'est exactement le procédé, le « vocabulaire » cubiste ! C'est un support géométrique ordonnant logiquement les rêves, les souvenirs, les désirs, les songes. Pour moi, c'est là que réside le secret de l'écriture laconique et complexe d'Isabelle Rieser. (Souvenons-nous que la grandeur d'un écrivain se mesure à la quantité de pages qu'il n'a pas publiée !) le langage d'Isabelle Rieser permet d'exprimer la magie du monde, la magie de l'improvisation. Par contre, « La Ruche » n'est pas forcément à Paris, elle est peut-être à New York, peut-être au Mont St-Michel ! Isabelle Rieser divise sa vie en différents cycles suivant son horloge intérieure et peut-être indépendamment de la réalité. Tout cela semble sans importance ! Ces transpositions fantaisistes sont dans l'esprit des transpositions musicales ! Juxtaposition des motifs, transparence des formes se prêtent à intégrer dans le récit des fragments des réalités les plus diverses. Ainsi les souvenirs deviennent symboles et un moyen d'ouvrir les portes de sa vie intérieure.
Lorsque l'auteure écrit « la rue est à nous » ou « la nuit nous appartient » ou « New York nous appartient » on sent qu'elle choisit les moments les plus intenses et les plus libres. Certaines images comme l'image de tempête servent de jalon pour le lecteur. Je mettrai des citations pour le monter. Cela me rappelle la phrase de Gide : « Il n'y a pas d'oeuvre d'art sans raccourcis »
J'ai encore beaucoup de choses à dire mais j'arrête ma chronique pour ne pas me ridiculiser étant plus longue que l'auteure !
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