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Monique Baccelli (Traducteur)
EAN : 9782264041739
152 pages
Éditeur : 10-18 (06/12/2007)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 42 notes)
Résumé :
" Là-haut, la montagne est silencieuse et déserte.
La neige qui est tombée en abondance ces jours-ci a effacé les sentiers des bergers, les aires des charbonniers, les tranchées de la Grande Guerre et les aventures des chasseurs. Et c'est sous cette neige que vivent mes souvenirs. " A travers ces courts récits, l'écrivain ne parle pas seulement des sentiers et de la vie sur les montagnes de la haute Vénétie, il évoque aussi son retour de captivité, une promen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
yv1
  20 mai 2013
Recueil de nouvelles construit en trois parties, la première étant plutôt des nouvelles romancées dans lesquelles parfois l'auteur se met en scène (elles paraissent plus romancées car l'auteur s'exprime par l'intermédiaire d'un narrateur en "il"), la deuxième est plus autobiographique (il s'exprime avec "je") et la troisième raconte le rapport que Mario Rigoni Stern entretient avec la nature dans sa vie quotidienne.
Comme à chaque fois qu'il s'agit de nouvelles, je n'excelle point à les décrire et donner mon avis (si tant est que je puisse exceller en quoi que ce soit d'ailleurs). Les histoires qui m'ont le plus touché sont celles de la première partie, plus romancées car mettant en scène des personnages qu'on pense fictifs, mais qui vivent des situations réelles, celles qu'ont vécues des soldats italiens pendant la guerre.
- ... comme tu es maigre , frère ! : la nouvelle qui ouvre le livre raconte l'errance d'un soldat évadé d'un camp de prisonniers en Prusse et qui marche des jours et des jours pour tenter de rallier son village, à la fin de la guerre. Il traverse des paysages qui ont changé, rencontre des Partisans pas toujours bien intentionnés, des civils qui l'aident. "A chaque coin de rue son regard tombait sur les ruines des bombardements, mais ça ne le troublait pas vraiment. Depuis des années, et sur des milliers de kilomètres, il n'avait vu que ruines et cadavres." (p.27)
- Polenta et froumage, c'est bong... : sans doute la plus jolie des nouvelles, celle dans laquelle un vieil homme, ancien soldat qui ne marche plus beaucoup demande à sa petite fille d'aller sur les lieux de sa guerre en tant que Partisan. Il lui demande de regarder, de revoir certaines personnes et de tout lui raconter à son retour.
- Ensorcellement : Lorenzo est un ouvrier sérieux et très qualifié, il travaille dans une scierie. Ouvier modèle jusqu'à ce que "Les yeux d'une jeune femme [pointent] sur lui. Plus profonds que le ciel nocturne, plus lumineux que le soleil sur la neige, humides comme ceux d'une jeune biche." (p.59)
- Auberge de frontière : l'histoire d'une auberge au fil des ans de sa naissance en tant qu'abri pour la garde sanitaire en 1613 jusqu'aux toutes dernières années, sur la route qui relie la Vénétie au Tyrol.
Dans toutes les nouvelles du livre il est question du pays de Mario Rigoni Stern, né en 1921 à Asagio, en Vénétie au Nord-est de l'italie (et mort au même endroit en 2008). Tout le relie à la tradition des bergers, de la polenta et du fromage à une certaine manière de vivre (ou art de vivre) à l'ancienne, où prendre du temps n'était pas un luxe ou un privilège. de la nostalgie et beaucoup de tendresse pour le pays et ses habitants humains et tous les autres animaux, oiseaux, écureuils, chevreuils, ... Beaucoup de poésie également, notamment dans la nouvelle intitulée Neige dans laquelle il décrit toutes les neiges de son pays de celle qui commence à tomber en octobre jusqu'à celle qui peut subvenir parfois en été.
Un texte tout en sobriété, aucun mot n'est en trop, pas de grandes envolées pour décrire ses montagnes, ses marches ou la guerre. C'est du direct point dépourvu de poésie, des textes qui même lorsqu'ils sont plus anodins restent d'une qualité exceptionnelle.
Mario Rigoni Stern est un écrivain incontournable en Italie, ami de Primo Levi, qui a lui aussi connu la guerre, les camps et dont les thèmes d'écriture principaux sont tous présents dans ce recueil. de lui, j'avais déjà lu et aimé Histoire de Tönle.
Lien : http://www.lyvres.over-blog...
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MarianneL
  25 février 2018
Sous la blancheur de la neige, les souvenirs simples, âpres et lumineux. Un livre essentiel.
Profondément attaché à sa région d'origine, le Haut-plateau d'Asiago, qui fut le théâtre de violentes batailles pendant la Première Guerre mondiale, et à la montagne redevenue champ de bataille pendant la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il a combattu sur plusieurs fronts, Mario Rigoni Stern (1921 – 2008) ne se destinait pas à une carrière d'écrivain. C'est sans doute sa volonté de témoigner de son expérience de la guerre et de la détention, de combattre l'oubli par l'écriture, ainsi que son attachement à la montagne et à sa terre d'origine qui l'ont conduit à écrire et à finalement se consacrer entièrement à l'écriture à partir de 1970.
«… Comme tu es maigre, frère !», premier récit de ce recueil de seize nouvelles paru en 1998, traduit de l'italien par Monique Baccelli pour les éditions La fosse aux ours (2000), raconte le retour à pied du double de l'auteur à la fin de la Seconde Guerre mondiale depuis le camp de Prusse orientale où il était détenu jusqu'à son village natal en Vénétie, avançant en se cachant comme un animal sauvage poursuivi par ses limiers, tout en se demandant si la guerre est réellement finie.
La suite sur le blog Charybde 27 :
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Lavieestunlongfleuvetranquille
  09 janvier 2014
Dans ce court roman, M.R.Stern associe tous ses thèmes de prédilection : la guerre, la nature, les animaux.Merveilleusement écrit. Un régal pour les amateurs du genre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
isanneisanne   04 février 2020
Carlo était là, assis, sa pipe éteinte entre les mains, immobile, regardant pendant de longs moments le Gruppo di Brenta dont chaque pli, chaque paroi, chaque plaque de neige se détachaient sur le ciel extrêmement limpide, sans le moindre nuage.
Il ne savait pas le nom de ces montagnes, ni de celles qui étaient toujours blanches et toujours lointaines. Ou, plus exactement, il les savait tous, mais c'étaient des noms qu'il leur avait donnés lui-même, au gré de sa fantaisie, et que personne d'autre ne connaissait. De même qu'il donnait un nom aux moutons qui présentaient des signes ou des qualités particulières. Des noms secrets qu'il gardait pour lui seul et qu'il prononçait à voix haute quand personne ne pouvait l'entendre, quand le vent emportait très loin le son de sa voix et perdait les mots, dans les rochers, les vallons et le ciel. (Mais moi, je le surpris un jour où je m'étais tapi parmi les pins : il appelait par son nom une brebis, qui accourait aussitôt vers lui. Il prenait sa tête entre ses mains et lui parlait tout bas, puis la renvoyait et en appelait une autre.)
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isanneisanne   07 février 2020
Le plus beau nid, et le plus extraordinaire, j'ai eu la chance de le trouver l'autre jour, après que le fort vent qui a précédé l'orage l'eut fait tomber du sapin le plus haut. C'étaient les chardonnerets qui l'avaient construit et ils avaient entremêlé des myosotis aux brins d'herbe : la plus experte des fleuristes eut été incapable d'une telle réussite. L'intérieur était tapissé de douce laine d'agneau que le couple avait recueillie sur les buissons après le passage d'un troupeau.
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isanneisanne   08 février 2020
En revanche, les écureuils sont ses voisins très sympathiques, il s vous donnent de la joie même si certains matins ils vous réveillent de bonne heure en sautant sur le toit.
Au cours de l'hiver dernier, ils étaient trois : un couple et un petit (...) Ils ont rongé les strobiles des épicéas d'alentour, et quand je faisais la polenta ils étaient là pour attendre les croûtes qui restent au fond du chaudron. Elles leur plaisaient beaucoup.
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zizzazizza   02 mai 2014
Ormai il Lager era lontano. Nemmeno più ci pensava, anche se erano passati pochi giorni. Ora stava risalendo le montagne verso il confine; camminava di notte, e di giorno se ne stava rintanato lungo il fiume come un animale notturno.
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mablehomemablehome   11 septembre 2019
Pour me rappeller le village, un morceau de fromage que j'avais emporté de là-haut parce qu'il conservait en son coeur l'odeur des herbes
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Video de Mario Rigoni Stern (3) Voir plusAjouter une vidéo

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