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EAN : 9782812616242
277 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (07/03/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Durant un été, sur la côte d'Azur, Tanguy, militant politique radical en fin de course, disparaît brutalement, tandis que la grande villa appartenant à une héritière américaine, pour laquelle il travaillait, est incendiée. Ses proches tentent de reconstituer son parcours de leader charismatique et d'envisager des hypothèses sur ce qu'il est devenu. Fidélité à soi, trahison? Dans son quatrième roman, Rapahaëlle Riol brasse destins et secrets avec un grand sens du rom... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
saidkalonga
  11 juillet 2020
On n'a plus vu Tanguy depuis l'anniversaire de Xavier, son copain de toujours. Rien ! Pas de mot manuscrit, pas de texto ni de mail ! On ne se volatilise quand même pas de la sorte, en laissant derrière soi des amis de jeunesse et de militantisme, en fermant la porte au passé comme au présent ! Alors, forcément, les proches s'interrogent. Lui est-il arrivé un accident ? A-t-il quelque chose à leur reprocher ? Avait-il subitement envie de changer d'existence et de se refaire une virginité ? Madeline, Mia et les autres s'interrogent et relèvent les contradictions d'un homme capable de volte faces ahurissantes. Puis, il y a surtout l'incendie de la villa dans laquelle il travaillait comme jardinier et qu'il rêvait d'acquérir. Tout un patrimoine réduit en cendres. Au fil des pages, Raphaëlle Riol nous propose une analyse chorale entre souvenirs et regrets, étonnements et crissement des dents, admiration et dégoût. Si elle n'hésite pas à dresser une liste exhaustive d'hypothèses liées à la disparition de Tanguy, elle s'attache principalement à tisser le profil d'un groupe d'adultes révoltés, peu sereins et qui militent contre la mondialisation et le fascisme. Les paradoxes se multiplient. Par exemple, comment cracher sur l'argent et le clamer haut et fort, alors qu'on possède une fortune personnelle, ou vivre la quarantaine en exaltant des slogans adolescents et en hurlant ses révoltes tous azimuts ? Ce livre, finalement assez cruel, sonde au plus profond les recoins de la conscience humaine, qui sait que la société n'offre pas de choix multiples. On demeure en marge ou on s'intègre !
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gregostar77
  20 novembre 2018
Cela pourrait commencer par une chanson bien connue "Tout disparaîtra mais le vent nous portera". Tanguy est toujours apparu solidaire, dans les luttes de sa jeunesse. Mais, que s'est-il passé, pour que du jour au lendemain, il disparaisse. Est-cette rage de vivre qu'il l'a conduit dans la solitude et la marginalité ? Quel proche qui l'a tant aimé et a fait de lui ce qu'il est, cet enfant qu'il aurait tant voulu avoir ? Tanguy est comme la tempête, imprévisible et redoutable, il emporte tout sur son passage et disparaît aussi vite qu'il est apparu. Un beau roman noir à lire.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   27 octobre 2018
Tanguy fait partie de cette catégorie de personnes dont les humeurs subites et les passions dégorgent sur l’entourage. Certains appellent ça du charisme. D’autres prétendent que c’est le signe d’un tempérament tyrannique. Concernant Tanguy, opposer les deux me semble être un contresens, une erreur totale de jugement. À mon avis, il y a là un type charismatique dont l’énergie n’est pas toujours bien maîtrisée. Je me risque à une seconde hypothèse plus hasardeuse : je ne suis pas sûre que l’appréciation des autres entre en ligne de compte chez lui. Je me suis même souvent demandé si la présence des autres à ses côtés avait le moindre effet sur sa personne.
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rkhettaouirkhettaoui   27 octobre 2018
Le plus subtil, le plus à vif, le plus sensible, le doux malheureux, le rêveur tonitruant, l’idéaliste contagieux. C’était une belle gueule mais pas seulement. Il avait ce truc indicible que les dominants naturels ont. Une façon de poser son regard sur toi, toujours en face, jamais de biais, une intonation dans la voix qui n’admettait aucun trémolo, des colères aussi impressionnantes qu’éphémères. Il écrivait des textes qu’il n’avait pas honte de lire aux autres. Il shootait dans les portes, dans les pneus. Il s’embrasait devant des champs enneigés. Ça faisait son petit effet.
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rkhettaouirkhettaoui   27 octobre 2018
Passé le feu d’artifice, une autre clientèle a progressivement envahi les lieux : des couples s’autorisant un dernier verre, ou trois, ou quatre. Toutes sortes de dépassements sont autorisés par nuits chaudes. Des jeunes aussi, par dizaines, des bandes de potes, composées de fraîche date et à durée de vie limitée. Hyacinthe nous rappelait tous les soirs qu’il fallait les inciter à consommer. « Les fruits de saison, s’ils veulent se pinter pas cher, qu’ils aillent sur la plage. »
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rkhettaouirkhettaoui   27 octobre 2018
Chaque vendredi soir, on jouait chez les potes ou dans des bars du boulevard Trudaine. Les filles nous tombaient toutes crues dans les bras. À l’époque déjà, Tanguy raflait la mise, il les rendait toutes dingues de lui. La moitié des filles du lycée s’est frottée à lui et cet enfoiré les a toutes rendues malheureuses. Toutes. Aucune n’a bénéficié d’un traitement de faveur. Mais elles ne lui en ont pas voulu. Bien au contraire. Elles ont vite accepté d’être le coup d’un soir.
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rkhettaouirkhettaoui   27 octobre 2018
Il prétendait qu’il avait besoin de voir du pays, que la fac était plus stimulante là-bas, plus internationale. Il y aurait suivi un cours sur l’histoire du syndicalisme en Italie. Il avait dû s’inscrire à des cours de langue aussi, parce que, quand nous sommes partis à Naples trois ou quatre ans plus tard, il parlait couramment la langue italienne, comme s’il y avait passé dix ans. C’était sidérant.
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