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EAN : 9782210986244
206 pages
Magnard Jeunesse (17/10/2005)
3.85/5   10 notes
Résumé :
«En m’acceptant tel que j’étais, tu m’as forcé à grandir.»

Il est beau, il est intelligent, il a du goût… Will débarque dans la classe d’Agathe comme un cadeau. Un cadeau… spécial ?
Achille d’Aurède, son vieux voisin, serait-il tombé sur la tête ? Il a ouvert le parc de sa belle propriété à toute une famille de Gitans, et le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne plaît pas à tout le monde !
Quand des lycéens de la région lyonnaise ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
pibole
  16 novembre 2014
« En m'acceptant tel que j'étais, tu m'as forcé à grandir. »
Il est beau, il est intelligent, il a du goût… Will débarque dans la classe d'Agathe comme un cadeau. Un cadeau… spécial ?
Achille d'Aurède, son vieux voisin, serait-il tombé sur la tête ? Il a ouvert le parc de sa belle propriété à toute une famille de Gitans, et le moins que l'on puisse dire c'est que cela ne plait pas à tout le monde !
Quand des lycéens de la région lyonnaise voient leur quotidien croiser l'Histoire - avec un grand H – les secrets volent en éclat, et tout se bouscule dans la tête d'Agathe.
Et si la vie, sa vie, commençait maintenant ?
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Cielvariable
  19 mai 2012
Très belle histoire d'une amitié à toute épreuve, ce roman traite avant tout de la différence. Les personnages principaux sont tous les deux très attachants et on s'inquiète de leur vie bouleversée par le racisme et l'intolérance d'autrui.
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EymericM
  08 juin 2013
Un roman qui peut-être intéressant comme première lecture pour aborder la question de la différence, qu'elle soit culturelle ou sexuelle, car il décrit bien les différents points du vue, intérieurs ou extérieurs, sur deux événements qui se retrouvent liés : la venue d'un camp de gitan et l'homosexualité révélée d'un adolescent.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   19 mai 2012
« Vous ne savez pas tous ce que signifie cet insigne ? Vous allez l'apprendre, très vite ! […] Jean avait 19 ans. C'était un ouvrier de la fabrique. Un beau jeune homme, le meilleur tisserand de notre usine. […] Nous nous connaissions depuis l'enfance, nous avions partagé nos premiers jeux, puis, en grandissant... nous découvrîmes notre amour. » […] Nous nous aimions ! » martèle Achille en parcourant des yeux la foule muette, guettant peut-être un mouvement, une critique, un jugement dans les dizaines de regards braqués sur lui. Mais personne ne bronche. […] Jean m'avait fait découvrir mon attirance pour les garçons. L'époque était dangereuse pour ceux de notre espèce, car l'homosexualité était punie de prison sous le régime de Vichy et, même si ma position sociale me protégeait quelque peu, j'aurais brisé le cœur de ma mère si je lui avais révélé mes penchants. Quant à Jean, le milieu ouvrier était pétri d'intolérance. Nous nous rencontrions donc en cachette dans un refuge caché au fond de ce parc, la nuit. C'est là que, un soir, les miliciens nous surprirent. Après nous avoir molestés, ils nous livrèrent à l'administration allemande. […] La suite ? Des convois étaient organisés en direction des grands camps d'internement...» […] Dans le camp, l'administration nazie nous avait attribué des insignes : noirs pour les asociaux, verts pour les "droit commun", roses pour les homosexuels. Je ne sais par quel miracle je me vis classé parmi les "droit commun". Un sort plus enviable que le fameux triangle rose qui signalait les déviances sexuelles... Jean, lui, arborait ce maudit symbole qui le livrait autant aux sévices des geôliers qu'aux brimades des détenus. Il [Jean] ne travaillait plus avec nous. Il faisait, à présent, de longs séjours dans un bâtiment isolé. Au début, j'en étais heureux pour lui […]. Pourtant, il me semblait le voir s'affaiblir, il n'était plus que l'ombre de lui-même, mon beau tisserand, émacié, décharné, fuyant les regards. Des bruits couraient sur ce pavillon : un médecin allemand y expérimentait de nouveaux vaccins contre le typhus ; les Tziganes, les asociaux lui servaient de cobayes. On parlait même de castration pour les homosexuels... […] Un soir, on nous rassembla sur la plate-forme où, d'habitude, se déroulait l'appel. […] À cause de ma petite taille, j'étais placé au premier rang, près d'un jeune asocial à la peau mate qui travaillait dans la même unité que la mienne. À son teint, je le croyais espagnol ou italien, car nos crânes rasés, nos allures faméliques, nos uniformes de détenus gommaient tous les indices sociaux. Il ne se liait à personne, mais un jour où j'étais prêt à tomber d'épuisement, il avait détourné l'attention du Kapo afin que je puisse reprendre mon souffle. Au bout d'une attente interminable, trois maîtres-chiens arrivèrent, accompagnés de leurs bergers allemands en laisse, et un officier se campa face à nous, jambes écartées, pour lire une déclaration. Je compris qu'un prisonnier avait tenté de s'échapper. […] On amena le détenu, le visage défiguré par les coups, les vêtements en lambeaux. Il fallait le porter tant il avait été battu. Je reconnus Jean. J'allais hurler, lorsqu'une main brune se plaqua sur ma bouche. Mon voisin me glissa en espagnol : "Tais-toi". Ils agenouillèrent Jean de force, lui placèrent un sac sur la tête... Et ils lâchèrent les chiens sur lui. […] Je ne me souviens pas des jours qui suivirent. Le garçon qui m'avait soutenu venait me voir. Dès qu'il le pouvait, il me déchargeait des tâches les plus lourdes, me glissait un peu de nourriture. C'était Lazlo. J'appris, grâce aux bribes d'espagnol que je connaissais, qu'il était gitan. Sa tribu avait été dispersée, nombre d'entre eux se retrouvaient dans les camps. »
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pibolepibole   16 novembre 2014

4eme de couverture:
« En m’acceptant tel que j’étais, tu m’as forcé à grandir. »

Il est beau, il est intelligent, il a du goût… Will débarque dans la classe d’Agathe comme un cadeau. Un cadeau… spécial ?
Achille d’Aurède, son vieux voisin, serait-il tombé sur la tête ? Il a ouvert le parc de sa belle propriété à toute une famille de Gitans, et le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne plait pas à tout le monde !
Quand des lycéens de la région lyonnaise voient leur quotidien croiser l’Histoire - avec un grand H – les secrets volent en éclat, et tout se bouscule dans la tête d’Agathe.
Et si la vie, sa vie, commençait maintenant ?
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CielvariableCielvariable   29 mars 2018
Combien de temps je n'ai plus mis les pieds ici ? L'endroit n'a pas changé, la balancelle de fer forgé recouverte de son matelas de velours vert, les vitraux colorés, la petite terrasse de bois qui domine le parc ... Ici, j'ai joué à la poupée, à la princesse ... Toute seule, je me suis inventé un monde. La première fois que j'ai pénétré dans cette gloriette, le jour de mes huit ans, Achille a déclaré, avec un ton solennel qui tranchait avec sa légèreté habituelle : « C'est mon cadeau, Agathe, ici, tu es chez toi ... » Comme je le questionnais, il a lâché à contrecœur que ce refuge avait abrité les meilleures et les pires heures de sa vie. Il ne m'y dérangerait pas. « Des rires, des jeux, des rêves de petite fille, quoi souhaiter de mieux pour que la vie reprenne ici ? » a-t-il ajouté, avec une expression indéchiffrable, en me tendant la clé.
D'une voix sourde, je soupire :
« Tu sais, Bastien, Achille entretient cet endroit comme si c'était une chapelle, je suis sûre que c'est ici qu'ils se retrouvaient, qu'ils ont été arrêtés ... »
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CielvariableCielvariable   29 mars 2018
Moi, je ne sais pas ce que je veux. Will m'attire, mais je sens que si je m'attachais à lui, quelque chose d'irrémédiable se produirait. Pour l'instant, j'aime ce que nous vivons. Je n'en demande pas plus. C'est un copain. C'est déjà beau, cette impression de ne plus être seule, de découvrir tant de centres d'intérêt communs, de domaines à explorer. Il s'intéresse à tout: la politique, la peinture, l'histoire, les sciences... Il est si différent des autres mecs, qui ne parlent que de bécanes ou de filles...
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CielvariableCielvariable   29 mars 2018
Et ta mère ?
- Je crois qu'elle se doute de quelque chose mais on n'en a jamais parlé. De toute façon, elle est bourrée d'anti-dépresseurs, elle tremble devant mon père. S'il était au courant, il lui rendrait la vie encore plus infernal. Et moi ... S'il apprenait quelque chose, je me tuerais !
- Mais un jour, tout de même, quand tu seras adulte, tu sera bien obligé ...
- Jamais ! plutôt mourir !
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Vidéo de Maryvonne Rippert
Cécile Roumiguière et Jean-Michel Payet La série Blue Cerises saison 1 à 4 est éditée chez Milan. Zik, Satya, Violette et Amos sont quatre ados inséparables unis par un secret qui pèse lourd. À chaque saison, quatre épisodes. À chaque épisode sa voix. Cette série est écrite à 4 mains par Sigrid Baffred, Jean-Michel Payet, Cécile Roumigière et Maryvonne Rippert.
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