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EAN : 9782362290299
138 pages
Éditeur : Editions Bruno Doucey (20/04/2012)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 8 notes)
Résumé :
"Mes chers semblables comment pouvez-vous vous courber encore ? Comment pouvez-vous ne pas sourire ? Ouvrez les fenêtres. Le monde resplendit infatigable. Qu'il soit regardé".
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
melina1965
  13 août 2014
Au-delà de la douleur, un hymne magnifique à la vie.

Dans ce long poème publié en 1938, alors que la dictature de Metaxas dévaste son pays, Yannis Ritsos évoque sa jeunesse marquée par de nombreux drames familiaux et ses tourments suite à la tuberculose qui l'a conduit au sanatorium de Sotiria et à la situation politoque de son pays.
Cependant, le recueil est illuminé par la présence d'une femme à laquelle il dit :
« Je ferme les paupières
sous la nuit paisible
et j'entends gazouiller des myriades d'astres
là où tes doigts se sont attardés
sur ma chair. »
Chez Ritsos, souffrances et joies intimes s'ouvrent à l'universel et à 'intemporel ainsi que Bruno Doucey l'exprime dans sa préface, lire « Symphonie du printemps », c'est « Comme si le soleil d'hier s'étirait sans se rompre jusqu'à l'horizon d'aujourd'hui ».
Un chant d'espoir à lire et à dire...
A écouter absolument, la conférence de Bruno Doucey à L'université de Nantes : "Yannis Ritsos, le chant grec face au désastre du monde"...
Lien : http://webtv.univ-nantes.fr/..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   10 avril 2014
V
Le carillon de la lumière
nous accueille
sur le blond bord de mer.

L'aube passe sur la plage
mouillant à peine ses pieds nus
sur la vague dorée.

Une jeune fille
a ouvert la fenêtre
et a souri à la mer.
Elle a fermé ses yeux à la lumière
pour sonder en son cœur
la lueur éteinte
de son sourire.

Écoute les simandres
des chapelles campagnardes.
Elles arrivent des lointains
des profondeurs.
Des lèvres des enfants
De l'ignorance des hirondelles
des blanches cours du dimanche
des chèvrefeuilles et des pigeonniers
des maisons humbles.
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DAFNEYDAFNEY   16 novembre 2018
Tu m’as trouvé comme un caillou que l’on ramasse sur la plage
Comme un bizarre objet perdu dont nul ne peut dire l’usage
Comme l’aigle sur un sextant qui échoue à terre la marée
Comme le désordre d’une chambre d’hôtel qu’on n’a pas faite
Un lendemain de carrefour sur les papiers gras de la fête
Un voyageur sans billet assis sur le marchepied du train
Un ruisseau dans leur champ détourné par les mauvais riverains
Une bête des bois que les autos ont pris dans leurs phares
Comme un veilleur de nuit qui s’en revient dans le matin blafard
Comme un rêve mal dissipé dans l’ombre noires des prisons
Comme l’affolement d’un oiseau fourvoyé dans la maison
Comme au doigt de l’amant trahi la marque rouge d’une bague
Comme une lettre déchirée, éparpillée au vent des rues
Comme le hale sur les mains qui a laissé l’été disparu
Comme le regard égaré de l’être qui voit qu’il s’égare
Comme les bagages laissés en souffrance dans une gare
Comme une porte quelque part ou peut-être un volet qui bat
Le sillon pareil du cœur et de l’arbre où la foudre tomba
Une pierre au bord de la route en souvenir de quelque chose
Un mal qui n’en finit pas plus que la couleur des ecchymoses
Comme au loin sur la mer la sirène inutile d’un bateau
Comme longtemps après dans la chair la mémoire du couteau
Comme le cheval échappé qui boit l’eau sale d’une mare
Comme u e injure au soleil avec la paille dans les yeux
Comme la colère à revoir que rien n’a changé sur les eaux
Tu m’as trouvé dans la nuit comme une parole irréparable
Comme un vagabond pour dormir qui s’était couché dans l’étable
Comme un chien qui porte un collier aux initiales d’autrui
Un homme de foire d’autrefois empli de fureur et de bruit
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PiatkaPiatka   11 avril 2014
Joie joie.
Peu nous importe
ce que laissera notre baiser
à l'intérieur du temps et de la chanson.

Nous avons touché
la belle inutilité
qui ne cherche pas son utilité.
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LaliLali   15 mars 2014
Je n’ai pas peur.
Revêtu de l’éclat
de ton adulation
je passe audacieux
à travers la forêt de la nuit.

Personne ne peut
souiller
le bord de notre couche.

Qu’ils viennent les orages
briser les miroirs des jardins.

Que la neige ferme ma porte.
Que la nuit de sa paume
recouvre
ma dernière lucarne.

Moi je montrerai à la pluie
cette rose de printemps
que dans ma main ton adulation d.posa
et je sourirai enjoué
dans mon isolement.

Quelle punition fera
disparaître à mes yeux
la trace étincelante de tes yeux?
+ Lire la suite
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LaliLali   15 mars 2014
Je ferme les paupières
sous la nuit paisible
et j’entends gazouiller des myriades d’astres
là où tes doigts se sont attardés
sur ma chair.

Je suis
le ciel étoilé
des moissons.

Ton amour m’a fait
si profond et beau
si grand
que tu n’as plus la force
de m’étreindre.

Ma bien-aimée
viens que nous partagions
les présents que tu m’as apportés.

Tiens! La forêt ploie
du poids de ses fleurs et de ses feuilles.
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Videos de Yannis Ritsos (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yannis Ritsos
Bruno Doucey lit des extraits de "Symphonie du printemps", de Yannis Ritsos. © Éditions Bruno Doucey, 2012.
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