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Anna Gibson (Traducteur)Anouk Neuhoff (Traducteur)Yveline Paume (Traducteur)
ISBN : 2080668196
Éditeur : Flammarion (14/05/1997)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Voici enfin le récit de la vie de Marlene Dietrich par celle qui l'a connue de plus près : Maria Riva, sa fille. Enfant de star à une époque où les stars n'avaient pas d'enfants, assistante, confidente et, plus tard, impresario de sa mère, Maria Riva a été le témoin privilégié de la métamorphose d'une jeune et ambitieuse actrice berlinoise en vedette hollywoodienne, de son ascension, de son apothéose, puis de sa déchéance.

Ni récit à paillettes ni règ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Woland
  06 juin 2008
Marlene Dietrich by her daughter
Traduction : Anna Gibson, Anouck Neuhoff & Yveline Paume.
Quand il sortit dans les années 90, ce pavé de plus de 850 pages fit scandale au sein des admirateurs de la Dietrich, jusque là plus habitués à voir leur idole recevoir des caresses attendries et révérencieuses que des coups de griffes bien cruels. Qui pis est, ce n'était pas n'importe qui qui les infligeait, ces blessures, puisque l'auteur de l'ouvrage n'était autre que la fille unique de Marlène et de celui qui, toute sa vie, resta "Monsieur Dietrich" : Rudolf Sieber.[/b]
De la naissance de Marlène, seconde et dernière fille du couple Dietrich, jusqu'à la remise de ses cendres au cimetière de Schöneberg où elle souhaita reposer auprès de sa propre mère, Joséphine, il semble que rien ici ne nous soit caché de la vie de cette légende du cinéma mondial.
L'enfance et l'adolescence, que perturbe à peine (en tous cas, telle est notre impression) la Grande guerre et les morts qui s'évanouissent, le bonnet qui vole au-dessus des moulins quand, dans les années vingt, la jeune fille de bonne famille décide de se faire comédienne, sa rencontre et son mariage avec Sieber, sa décision d'avoir un enfant, et puis la foudre qui tombe sur le réalisateur Joseph von Sternberg, venu chercher dans le Berlin de la nuit et des music-halls, la vedette de son prochain film avec Emil Jannings : "L'Ange Bleu."
Après viendront l'exil doré à Hollywood, les listes interminables d'amants et d'amantes, l'image de Dietrich que von Sternberg et sa découverte construisent de concert avec le costumier Travis Banton, la "vie de famille" entre le père et sa maîtresse d'une part, Marlène et ses amants du moment d'autre part et "l'enfant" - comme l'appelait sa mère - au milieu, avec ses gardes du corps. Tout cela tiendra vaille que vaille jusqu'en 1939 et, "avec sa chance fabuleuse", comme le souligne Riva, Marlène, qui était en perte de vitesse aux studios, ressuscita tel le Phoenix, se mettant au service de l'armée américaine pour aller soutenir le moral des troupes et en profitant pour rejoindre Gabin, l'une de ses grandes passions - et beaucoup d'autres.
Riva évoque également la dernière partie de cette fabuleuse carrière, les spectacles à Las Vegas et les tournées en Europe, la vieillesse qui s'installe avec les soucis de santé et l'alcoolisme, etc, etc ...
Tout cela entremêlé au petit point finement travaillé de petites remarques, de petites phrases, de petits mots adorateurs, cinglants, "dietrichiens", aimants, tendres, implacables, vengeurs ... bref, bourrés de paradoxes.
Et le lecteur n'en finit pas de se poser la question : "Exagère-t-elle ou pas ? Dit-elle la vérité ou pas ? ..." Et même : "Le portrait qu'elle dresse d'elle-même, enfant dévouée, aimée par une mère étouffante qui songeait surtout à ce que l'affection de sa fille pouvait lui rapporter sur l'instant et dans l'avenir, et aimant cette mère (car Riva aime et hait tout ensemble sa mère), enfant sans enfance qui voit défiler les amants de sa mère et sympathise avec ceux que celle-ci rejette, enfant-adulte qui materne la pauvre Tamara, la maîtresse de son père - tout cela est-il exact ? ..."
Un livre dérangeant mais puissant, de cette puissance glauque et tourmentée qui est en général l'apanage des relations excessives entre un parent et son enfant.Ici, le cas est d'autant plus exemplaire que, sous l'image du parent -
la Mère - se cachait par la force des choses le personnage de la
légende de l'écran, un modèle de perfection physique et artistique, un rêve. Un livre qui se lit comme le récit d'un combat formidable entre la Mère et la Fille bien que, en arrivant aux dernières pages, le lecteur ne sache toujours pas laquelle des deux a gagné. Un livre à lire, si vous le pouvez. ;o)
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BVIALLET
  07 juillet 2018
Marie Magdalene Dietrich, dite Marlène Dietrich, fut une actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine, née le 27 décembre 1901 à Schöneberg et morte le 6 mai 1992 à Paris 8e. Après s'être destinée à une carrière musicale, elle se tourna vers le théâtre et le cinéma au début des années 1920. Lancée par le film « L'Ange bleu » de Josef von Sternberg, produit par la UFA en 1930, elle fut repérée par le studio Paramount et poursuivit une longue et brillante carrière à Hollywood. Sept films dirigés par le même metteur en scène dont « Morocco » (1930), « Shanghaï Expresse (1932) ou « L'Impératrice rouge » (1934), firent de l'actrice l'incarnation parfaite de la femme fatale de cette époque. Elle tourna ensuite avec les plus grands réalisateurs, dans divers genres de films. Elle s'engagea contre le nazisme et son pays d'origine dès les années 1930, et participa activement à la Seconde Guerre mondiale entre 1944 et 1945, rendant célèbre la chanson « Lili Marleen », et obtenant en 1947 la « Medal of Freedom », plus haute distinction militaire américaine que peut recevoir un civil. Alors que ses rôles au cinéma se faisaient moins nombreux, elle se tourna vers la radio puis vers le music-hall, faisant le tour du monde avec son tour de chant entre 1953 et 1975. Les quinze dernières années de sa vie, pour protéger son image, elle vécut recluse et alitée dans son appartement du 12, avenue Montaigne à Paris.
« Marlène Dietrich » se présente comme un énorme pavé de 866 pages relativement indigestes. Il est écrit par sa fille unique, Maria Riva, laquelle a une fâcheuse tendance à raconter la vie de sa mère en fonction de la sienne propre (rapports dominante-dominée avec sa mère, viol, alcoolisme, etc). Son style assez peu léger donne une narration plutôt poussive et même fortement alourdie par une abondance de citations (souvent fort longues et pas forcément pertinentes) de lettres d'amour, d'extraits de journaux intimes et autres articles de journaux. Trois cahiers de documents photographiques illustrent cet ouvrage consacré à une star, longtemps idolâtrée et finalement déchue et recluse. Pour ne rien arranger, le personnage de la star des années trente se révèle au fil des pages de moins en moins sympathique. Si l'on en croit Mme Riva, l'icône hollywoodienne fut en réalité un montre d'égocentrisme, de narcissisme, d'autoritarisme, une méchante femme obsédée par son image, travaillant son apparence dans les moindres détails et ne vivant que pour le paraître. Elle collectionna un nombre incroyable d'amants et d'amantes. La liste de ses conquêtes acteurs célèbres comme Maurice Chevalier ou Jean Gabin, écrivains comme Erich-Maria Remarque ou Hemingway, voire chanteurs ou chanteuses comme Franck Sinatra ou Edith Piaf, sans parler des généraux, hommes politiques, est si longue qu'elle finit par ressembler à un bottin mondain). Elle multipliait les caprices de diva au point de se montrer odieuse avec tout le monde, petit personnel comme metteurs en scène, costumières ou techniciens de cinéma. Mythomane, affabulatrice, dépensière, alcoolique, droguée et véritable marâtre envers sa malheureuse fille, la liste de ses défauts semble si longue qu'elle finit par en être caricaturale et presque sympathique, au second degré bien sûr. On peut faire l'impasse sans problème sur une lecture qui tourne vite à la punition…
Lien : http://www.bernardviallet.fr
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   07 juillet 2018
Ma mère ne correspondait pas non plus à l’image de la mère « qui a un amant ». Elle ne se « cachait pas », elle n’allait pas « hors saison dans des petits hôtels de stations balnéaires », elle n’inventait pas de mensonges pour « duper » son mari. J’avais une mère qui prenait un amant chaque fois qu’elle en avait envie et que cela lui convenait — puis qui racontait tout à son mari. J’étais un vrai cas à part ! Même mes parents ne se conformaient pas à l’image acceptée de l’adultère. Je cessai de me joindre à ces séances nocturnes où « on se disait tout » sous les couvertures, loupant ainsi de précieux cours d’éducation sexuelle qui auraient pu m’être fort utiles quelques années plus tard.
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BVIALLETBVIALLET   07 juillet 2018
Kenneth Tynan a écrit beaucoup de choses sur ma mère, toujours brillantes, justes, pertinentes, mais rien de plus vrai que cette phrase : « Elle a un sexe mais pas de genre. » C’est à mon avis le meilleur raccourci sur l’énigme Dietrich.
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