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EAN : 9782081339095
128 pages
Éditeur : Flammarion (05/11/2014)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
De l’université de la langue française, parfois appelé Discours sur l’universalité de la langue française, est un essai, publié le le 3 juin 1784, par Antoine de Rivarol.

Cet essai, où Rivarol présente les langues dominantes qui régissent le continent européen pour démontrer pourquoi celles-ci ne peuvent remplacer la langue française, a remporté le prix de l’Académie de Berlin.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Tricape
  16 février 2021
Antoine de Rivarol n'avait que trente ans en 1783 quand il releva le défi lancé par l'académie de Berlin : "Qu'est-ce qui a rendu la langue française universelle ?".
Il est instructif et jubilatoire de prendre connaissance de l'exposé de Rivarol et des arguments qu'il a pu avancer à l'époque tout comme il est intéressant de remarquer que la formulation de la question ne semble pas laisser de place à la suprématie possible d'une autre langue.
Rivarol parle du génie propre de la nation française, de l'influence du climat et de la géographie, de l'excellence de ses écrivains et du caractère de ses habitants pour expliquer que vers la fin du quinzième siècle, au temps de l'imprimerie et des découvertes, l'Europe a choisi notre langue comme vecteur unique de communication entre les peuples après avoir exclu l'allemand (langue trop riche et trop dure), l'espagnol (langue dont la magnificence cachait une pauvreté réelle), l'italien (les papes ont trop longtemps parlé latin, faisant de l'italien la langue "vulgaire") et l'anglais (je vous laisse le plaisir de découvrir l'argumentation de Rivarol !). Ce choix ne se justifie pas seulement par les qualités propres du français, mais aussi parce que les femmes ne sont pas mises à l'écart en France "comme chez les Anglais", que la construction de la phrase est directe (un sujet, un verbe, un complément) et parce que le français conjugue la subtilité et l'exubérance des parlers du Midi avec l'excessive simplicité de ceux du Nord.
Rivarol ne pouvait pas se permettre de négliger son style dans un tel discours. Ainsi, quand il compare prose et vers : " ([en français] le prosateur tient plus étroitement sa pensée et la conduit par le plus court chemin ; tandis que le versificateur laisse flotter les rênes et va ou la rime le pousse."
Ce discours de Rivarol, bien sûr, nous paraît emphatique et décalé. Mais quel régal ! Il justifie à lui seul le propos de Fernand Braudel selon lequel la France est un entonnoir source d'un brassage fécond (faites faire un quart de tour à la carte de l'Europe en plaçant le Nord à l'Ouest) et celui de Michel Serres auquel on demanda s'il regrettait que l'anglais ait pris la place du français au XXe siècle et qui répondit que puisqu'il fallait condamner l'une des deux langues à devenir la p... du monde entier, il se réjouissait que le choix de l'anglais ait épargné à notre langue de perdre sa fraîcheur et de contracter des maladies honteuses ...
Pour emporter votre adhésion, j'ajoute que le discours de Rivarol est présenté dans cette édition par Dany Laferrière qui commente avec couleur et saveur les arguments de l'auteur.
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