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ISBN : 2369144688
Éditeur : Libretto (13/09/2018)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grands frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent !
Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  06 novembre 2018
ENTRE ADÈLE ET SHERLOCK, MAIS UN PEU TROP...
Mars 1956, le 27 mars, quelque part dans la campagne du côté de Leysin en Suisse romande... Notre guide - dont le nom sera réduit à celui de "Biographe" - apporte avec lui le long labeur pour lequel il a été payé, auprès d'un certain "Monsieur Louis", vieil homme aussi étrange que charismatique. C'est son histoire que nous allons découvrir ; la sienne, ainsi que celle de ces faits troublants, emplis de mystères et de danger qui vont nous ramener presque soixante-dix années en arrière. En 1888, le mardi 4 décembre pour être précis. Dans la "ville-lumière", pour l'être encore plus.
Là, nous allons d'abord rencontrer le personnage principal de ce qui s'avère d'abord n'être qu'une étrange mais bien secondaire histoire de disparition de défunt, pour se transformer, peu à peu, en un véritable et méphitique complot. Ce personnage, c'est Eudes Anatole-Faust Lacassagne, surnommé par beaucoup, dont notre narrateur, et second personnage important de l'histoire, "Le Khan", mais aussi "l'homme au moineau" ou encore, par certains de ses détracteurs, "La Castagne", ci-devant inspecteur principal du service de la Sûreté de Paris, l'ancêtre de notre Police Nationale. Son alter ego - au grand dame de Lacassagne, d'ailleurs - sera donc le jeune Louis Bertillon - le "monsieur Louis de la mise en jambe introductive - sémillant mais un brin rondouillard et naïf apprenti policier qui voue un culte sans retenue pour l'homme qu'il peine pourtant à suivre dans les rues de Paris, surtout dans ces rues verglacées et dangereuses.
Enquêtant sur la disparition aussi inopinée que de fort mauvais goût de la dépouille mortuaire d' certain Lucien Gaulard, inventeur, laissant son épouse catastrophée ainsi que nos deux enquêteurs légèrement dans le flou (c'est le moins que l'on puisse en dire). Au fil des pages, le lecteur va comprendre que ce fait divers tragico-comique est loin de n'être que cela. Que les morts disparaissent, et pas qu'un peu. Qu'une étrange fleur, d'une rareté absolue - le Chrysanthème noir, dont il n'aura échappé à personne qu'elle est la fleur symbolique des morts et des cimetières, du moins en Europe - est déposée un peu partout sur les lieux de l'enquête de nos deux hommes. Que des doigts ont tendance à manquer à certains cadavres frais. Que le chef de la Police Municipale, concurrente notoire de la Sûreté, ne cesse de mettre des bâtons dans les roues de nos deux impénitents marcheurs (sic !). Que le gouvernement craint un complot des boulangistes. Qu'un mystérieux correspondant de presse signant de l'acronyme A.K sème le désordre dans les rangs des services de Police tout autant que les interrogations dans l'esprit des lecteurs avides de scandale et de sensations fortes. Qu'un étrange aérostat semble occuper le ciel de Paris, tandis qu'émerge la fameuse Tour de Monsieur Eiffel, clou de cette future exposition universelle de 1889. Que Georges Méliès, Jean-Martin Charcot, Gilles de la Tourette, Alfred Binet, Allan Pinkerton (ressuscité pour "la cause") et bien d'autres, plus ou moins célèbres encore aujourd'hui, ont été convoqués dans ces pages foisonnantes de rebondissements, de surprises (parfois cousues de fil blanc), de magie (celle de Méliès, alors directeur de théâtre ainsi que celle, plus contemporaine d'une ambiance "steam-punk" qui demeure toutefois assez ténue et élégante, n'apparaissant d'ailleurs que dans une seconde moitié du roman).
Les amateurs de romans policiers comme ceux de romans fantastiques - plus précisément mettant en scène des esprits n'attendant qu'une impressionnante transformation pour devenirs de véritables mort-vivants - ou de Steam-Punk délicat seront certainement comblés par ce roman relativement haletant proposé en édition semi-poche par les excellentissimes éditions Libretto à l'occasion de leurs premières vingt années. Nous en profitions pour les remercier de cet envoi, réalisé à l'occasion de la Masse Critique spéciale littérature de l'imaginaire proposée par notre cite de critique en ligne préféré : Babelio !
Cependant, soyons honnête, malgré tout son intérêt, ce premier volet d'un dyptique (dont l'édition poche n'est pas encore parue) ne nous a que partiellement convaincu. Certes, tout cela est fort bien documenté. Oserons-nous dire : trop ? car toutes les recherches que Feldrik Rivat a d'évidence faites ressortent ici de manière tout juste mâchée, mal digérées, et si l'hommage au Paris de cette fin XIXème semble évident, toutes ces références, ces noms, ces lieux, ces petits faits historiques qui émaillent le texte ne font que l'alourdir, le rendre opaque, au détriment d'un vrai suspense et d'une fluidité qu'un peu moins de ces détails - dont n'importe quel lecteur d'ouvrage d'histoire sera frugal - n'aurait certainement pas nuit à la trame. Mais il y a pire : Ce style, qui se veut sans doute aussi proche que possible d'un certain français de l'époque est vite lourd, pesant, ampoulé. En un ou deux mots : presque inutile ! et n'apporte que fort peu - dans la mesure où il se répète indéfiniment - à l'ambiance que l'auteur cherche à camper, si ce n'est un certain ennui et, pour qui aime la littérature de cette époque - j'en suis - ne peux que passer pour pâle imitation. de toute manière, en dehors du pur pastiche - c'est un tout autre exercice - qui pourrait aujourd'hui se targuer d'écrire "comme à l'époque" ? Certes, c'est un peu une mode - dans la lignée d'un Alain Damasio ou d'un Jean-Philippe Jaworski - que de montrer que l'on peut savoir bien, et même très bien, écrire dans le monde des littératures de l'imaginaire de langue française mais... point trop n'en faut !
Plus gênant que cela, si c'est possible : bien qu'amusante, la trame policière est vite brouillonne - ces excès de détails finit par perdre l'auteur lui-même dans les méandres de tout ce qu'il tient absolument à coucher sur le papier - et on découvre une seconde partie de roman à la fois bâclée et peu convaincante. Mais ce sont surtout ces personnages qui laissent de marbre. On veut bien s'intéresser à cet homme froid, distant, insupportable d'orgueil dans les sommets de son intelligence farouche (d'ailleurs, on peine à voir en quoi il l'est tant, intelligent, car il lui faudra être "déniaisé" par le fameux enquêteur américain Pinkerton pour qu'il approche enfin de la vérité... Bien après le dernier tiers du roman), etc, etc, etc. Bref : un Aigle (accompagné d'un moineau...) au milieu des oies blanches, des pigeons ou des vils vautours. On veut bien, ou, plus exactement, on aimerait bien. Mais à force de superlatifs, d'hyperboles et d'emphases, de répétition et de lourdeurs régulières concernant les grandes qualités et les immenses défauts du "Khan", on finit réellement par ne plus y croire, à cette caricature d'enquêteur génial... Dont on constate très vite qu'il est sans doute une manière de Sherlock Holmes à la française. Et ce d'autant plus qu'il est accompagné (suivit comme un toutou affolé et admiratif serait plus exact) d'un jeune homme qui est presque son exact contraire (volubile là où le maître est un "taiseux", grassouillet tandis que l'autre n'est que muscle, originaire du grand monde tandis que le Khan vient d'un univers plus modeste et plus décalé, et l'on pourrait multiplier ce genre de comparaison presque à l'infini) ou l'on finit par voir une correspondance assez précise avec le fameux Docteur Watson des romans et nouvelles du maître britannique du roman criminel, j'ai nommé Sir Arthur Conan Doyle. Un peu moins d'imitation et un peu plus d'originalité n'eut certainement pas nuit. Quant aux autres personnages, ils semblent tout droit tirés des romans-feuilleton de l'époque (les références à ce genre littéraire y sont d'ailleurs récurrents et, pour cette fois, assez bien maîtrisés), jouant comme il se doit à la fois les seconds voire les troisièmes couteaux et ne s'embarrassant guère, pour la plupart, d'une psychologie très fouillée, chacun d'entre eux (le chef de la Sûreté, le "ripoux" de la municipale, le préfet, les représentants du gouvernement, les différents "méchants", etc) étant en quelque sorte des stéréotypes assumés de chacun des genres qu'ils sont supposés illustrer. Dans un tel roman, on en attend pas beaucoup plus de ceux-là et c'est même avec plaisir qu'on les croise.
C'est donc à un Sherlock Holmes français qui se serait retrouvé dans une ambiance à la Adèle Blanc-sec, l'excellente série BD de Jacques Tardi, auquel Feldrik Rivat nous convie dans La 25e heure, dont il est bon de rappeler que c'est la "première enquête" d'une histoire en deux temps et qu'il est toujours délicat d'avoir des jugements définitifs - ainsi que nous l'avons tout de même fait à certains propos - sans en avoir découvert la conclusion. Ce fut, n'hésitons cependant pas à l'affirmer malgré certains points critiques acerbes, une lecture globalement agréable par-delà cette conviction que près d'un tiers du roman aurait pu être avantageusement élagué afin, non seulement, de le densifier mais aussi d'éviter à son auteur de tomber dans tous les péchés mignons que nous avons essayé de détailler. Nul regret, affirmons-le, à avoir découvert cette jeune plume. Sauf, peut-être, ce soupçon de déception qu'il est lui-même passé à côté d'un roman d'une autre force, et c'est là bien dommage.
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Tatooa
  05 décembre 2018
J'ai bien aimé.
Jusqu'à la page 432, pour être exacte.
Je n'ai strictement rien compris à ces 4 dernières pages.
Je les ai relues 3 fois et je n'ai toujours pas compris. Comme je semble être la seule, je dois être particulièrement bête...
Cela m'a gâchée tout le plaisir que j'avais eu à lire les 432 pages précédentes, même s'il y avait beaucoup de redondances dans les attitudes des personnages, quelques phrases aux tournures étranges (et pas vraiment "françaises" de mon point de vue, mais bon), des répétitions. J'avais bien apprécié la traversée de Paris steampunk et fantasmagorique, mais la fin, bah franchement. Ces 4 pages, on aurait pu les enlever, ça m'aurait pas dérangé.
J'ai cru que le tome 2 serait une suite tellement ça tombe comme un cheveu sur la soupe, (ce dont je me doutais, vu que l'histoire ne se résolvait pas, et au peu de pages restant, je me doutais que la fin serait rapide mais là...), je suis allée lire le début de ce tome 2, et rien qui rappelle le tome 1... C'est tout à fait différent, et à dire vrai beaucoup moins attirant pour moi.
Donc on se retrouve avec une fin de tome 1 qui ne résout rien, qui n'apporte rien, qui ne démêle rien, qui tombe à plat et sans le moindre intérêt, qui ne répond même pas à l'entrée en matière du livre, l'histoire du "Biographe", puisque du coup, comment L. Bertillon s'est-il sorti de la situation dans laquelle il est à la fin du livre, on n'en saura jamais rien. J'ai cru avoir affaire à un livre fantastique plutôt sympa pendant 432 pages, je me retrouve avec rien à la fin... mais rien de rien...
Bref, une grosse déception liée à 4 pages. Dommage...
A moins que le début du second tome n'ait pour but de paumer un peu plus le lecteur dans une intrigue déjà pas simple, en ajoutant époques et personnages différents, auquel cas ça ne me donne même pas envie de poursuivre. Ecrire en deux tomes et 900 pages un livre qu'on aurait pu écrire en un de 500 en le rendant un peu plus intéressant et moins dilué, c'était pas la peine...
Et la prochaine fois que vous éditez un bouquin qui fait partie d'une duologie, mettez "tome 1" sur la couverture, messieurs-dames des éditions de l'Homme sans nom, ça évitera ce genre de note et de déconvenue, vu que je ne l'aurais sans doute pas acheté.
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Nepenthes
  29 octobre 2017
Je suis tombée sur le second tome de la 25e heure avant d'acquérir le premier et j'avais été attirée par la superbe couverture et le synopsis alléchant. La couverture de la première enquête, également par Éliane Black'Mor et Carine-M, est tout aussi réussie, sombre et intriguante, et appelle à ouvrir le livre pour en savoir plus.
Je ne connaissais ni Feldrik Rivat, ni les Éditions de l'Homme Sans Nom. C'était donc les conditions parfaites pour une découverte.
Le roman hameçonne le lecteur très rapidement et le tient en haleine jusqu'au bout. L'auteur a cousu une intrigue riche et haletante. Nous voilà sur les pas de Lacassagne et Bertillon, un duo étrangement assorti, à tenter de défaire les fils d'une enquête opaque.
J'ai beaucoup apprécié le soin que l'auteur a apporté dans tout son roman : que ce soit dans ses personnages, son univers ou son intrigue, il sait en raconter suffisamment pour dépeindre une fresque assez riche, mais pas trop pour ennuyer le lecteur ou faire trainer les choses en longueur.
Les derniers chapitres deviennent plus courts à mesure que le rythme s'accélère à l'approche de la fin. le roman se termine en ouvrant sur de nouvelles questions, et un tantinet de confusion qui, on le devine, obtiendront des réponses dans le second tome.
Au terme de ma lecture, je suis conquise par la plume de l'auteur, sa capacité à nous emporter dans une histoire travaillée et bien construite. J'ai d'ailleurs déjà embrayé sur le second tome et je pense me lancer à la découverte d'autres romans de Feldrik Rivat.
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LesFantasydAmanda
  06 novembre 2018
--- Toujours au rendez-vous pour la masse critique ---
Ayant participé à la dernière masse critique Babelio spéciale mauvais genres, j'ai récemment reçu le premier volet de la 25e heure. Serait-ce un heureux hasard ? En effet, ma soeur ne cesse de me répéter que cette duologie est exceptionnelle, addictive et, surtout, non conventionnelle. J'ai donc eu la chance de pouvoir vérifier cela par moi-même… la nuit du passage à l'heure d'hiver ! Avouez, la coïncidence est amusante.
Bien entendu, je remercie Babelio et les éditions Libretto pour l'envoi de ce livre. S'il m'a donné du fil à retordre au début, j'en ressors globalement conquise.
--- Que de longueurs ! ---
Voilà ce que je me suis dit en lisant les premiers chapitres. En effet, l'auteur s'est volontairement perdu dans des descriptions de Paris au 19e siècle, version steampunk. le hic, c'est que je n'ai jamais visité la capitale et, en réalité, ça ne me tente pas plus que ça. Or, le personnage principal effectue l'ensemble de ses déplacements à pied. Feldrik Rivat s'en est donc donné à coeur joie ! Nom des rues, commerces ou encore monuments importants : il n'a rien laissé au hasard.
En parallèle, l'enquête promise dans le synopsis n'avance pas d'un pouce ; l'inspecteur Laccassagne retrouve (ou perd) des cadavres à travers tout Paris, voire même des doigts amputés, mais ne distingue pas l'ombre d'une piste.
Bref, vous l'aurez compris, les débuts de la 25e heure ne m'ont pas franchement emballée.
--- Un style incisif ---
L'histoire se déroulant dans les années 1888-1889, l'auteur a pris soin d'adapter son vocabulaire à l'époque. Et, si je salue ses efforts, cela ne m'a pas vraiment aidée à me faire à sa plume, que je caractériserais de mordante.
Je reconnais néanmoins volontiers à Feldrik Rivat un certain talent de conteur, mais il m'a bien fallu une centaine de pages pour m'habituer à son écriture, soutenue et riche en anecdotes.
--- La persévérance paye toujours ---
Si je n'avais pas obtenu ce livre dans le cadre d'une masse critique Babelio, peut-être l'aurais-je abandonné en cours de route. J'y ai même sérieusement songé après l'épisode de l'abattoir. Mais cela me me paraissait inconcevable. Je suis donc allée au bout de ma lecture.
Et, après 200 pages, LA révélation. Enfin, je rentrais dans l'intrigue. Enfin, l'enquête devenait intéressante. Enfin, j'appréciais l'histoire, et pas qu'un peu ! Celle-ci est, pour ainsi dire, décapante. Résultat : j'ai dévoré la moitié du roman en deux jours à peine.
--- Des personnages atypiques ---
J'ai mis du temps – et des pages – à m'attacher aux personnages principaux. Au début, et il me semble que c'est là une volonté de l'auteur, Eudes Lacassagne m'apparaissait comme un homme froid, sans émotion, sans autre passion que son métier. Il m'a d'ailleurs fait penser au très célèbre Dr House.
Mais, sous sa carapace, sous ses dehors indifférents, le Khan, comme se plait à l'appeler Feldrik Rivat, cache une personnalité sans pareille. Déjantée. Et, oui, touchante. C'est justement pour toutes ces raisons que j'ai fini par l'apprécier.
Quant à Bertillon, son second, on ne peut que le trouver niais au départ, mais là encore, l'auteur l'a souhaité ainsi. En vérité, je suis persuadée que ce dernier désirait imprimer une réelle évolution à ses personnages. Et c'est une véritable réussite, car je m'inquiétais autant du sort de Lacassagne que de celui de Bertillon à la fin du livre.
--- Une atmosphère digne d'Halloween ---
Depuis quelque temps, je m'intéresse de plus en plus au steampunk. Et ce livre, malgré un départ chaotique, ne fait que confirmer mon penchant pour ce sous-genre de la science-fiction. Néanmoins, l'ambiance steampunk n'est pas le seul atout de la 25e heure, puisque cette saga possède un côté assez décalé, loufoque même, entre fantômes et cimetières.
--- Et l'enquête, alors ? ---
J'allais justement y venir ! Durant le premiers tiers du roman, je la trouvais très floue et, surtout, sans grand intérêt, tant les indices manquaient. Toutefois, Lacassagne et Bertillon finissent par progresser dans leurs recherches, et heureusement !
Je me permettrais juste un conseil : ne lisez pas cette duologie si vous êtes fatigué, car elle exige beaucoup de concentration. Suivre les agissements de nos héros n'est pas toujours aisé, d'autant plus qu'ils ne tiennent pas en place. Par ailleurs, l'histoire regorge de personnages, et les noms peuvent facilement se confondre.
J'ai donc l'intention de me plonger dans la suite dès sa sortie en poche (prévue pour janvier 2019), en priant pour conserver en mémoire tous les éléments-clefs de l'intrigue !
Lien : https://lesfantasydamanda.wo..
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Le_chien_critique
  13 janvier 2016
L'action se déroule à Paris en 1888, la Tour Eiffel s'érige pour la future exposition universelle de 1889.
Dans les bas-fonds, une rumeur grandit : les morts disparaissent de leurs tombes.
Deux policiers sont mis sur l'enquête : Eudes Anatole-Faust Lacassagne, inspecteur taiseux à l'intelligence en éveil, aux méthodes peu orthodoxes souffrant d'une étrange maladie; et Louis Bertillon, jeune recrue candide et pipelette.
Ce duo improbable va donc devoir démêler les tenants et aboutissants de cette folle rumeur.
Ce duo français est clairement un clin d'oeil au Sherlock Holmes britannique. L'ambiance y fait penser aussi. L'époque et la capitale sont bien restituées, même si je ne suis pas un spécialiste de la question.
Nous croisons tout au long de l'enquête des célèbres personnages de l'époque : le professeur Charcot, fondateur de la neurologie moderne ; Alphonse Bertillon, père de l'anthropométrie scientifique ; Georges Méliès, prestidigitateur…
Grâce à une multitude de détails, des thématiques propres à cet époque, le langage, le lecteur est plongé corps et âmes dans la capitale française en cette fin de 19ème siècle.
Ce roman historico policier fantastique est rondement mené, pas de temps mort et les pages se tournent de plus en plus vite afin d'arriver à sa conclusion.
C'est ici que le bât blesse : nous sommes face à une série et le livre se termine sur des rebondissements de l'enquête… Même si la couverture indique qu'il s'agit du premier épisode, nous restons sur notre faim. Peut être l'auteur a voulu faire un hommage aux feuilletons du 19ème siècle ? Mais ici, il faudra patienter quelques mois pour avoir la suite (si le livre s'est bien vendu)
Petit bémol supplémentaire, des indices parfois mal dissimulés dans le texte, des répétitions sur les tics des personnages, qui permettent de mieux les cerner, mais qui à mon sens alourdissent un peu la lecture au bout de la vingtième fois.
Cependant, malgré ces petites erreurs de jeune auteur, ce roman est d'une lecture distrayante et aussi intelligente : le lecteur y apprendra sûrement quelques anecdotes, voire plus, sur cette époque.
J'achèterai le deuxième épisode dès sa parution en septembre 2016 (selon l'indication du livre).
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critiques presse (1)
Elbakin.net   22 février 2016
La 25e Heure est la chronique d’une idée captivante mais mal exploitée.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   04 décembre 2018
Karl de l'Abey est un homme d'une trentaine d'années, sportif et belliqueux. Il pratique le tir au pistolet, la chasse, l'épée et l'équitation. En somme, son agenda comporte chaque jour toutes les activités d'un bon aristocrate.
Commenter  J’apprécie          90
TatooaTatooa   02 décembre 2018
- Je ne vois pas un chat, aujourd'hui, lance Bertillon pour briser le silence.
- C'est que depuis quelques temps, des gavroches distribuent des tracts pour dissuader les visiteurs de se rendre dans nos cimetières, dit Moiroux. [...]
- C'est quoi cette histoire de tracts ? grogne le Khan.
- Tenez...
Moiroux sort de sa poche des dizaines de papillons imprimés à bas coût, signés d'un logotype de chrysanthème noir :
"Mort tu entre, vivant tu sortiras." ; "La voix des morts tu entendras." ; "Dans nos caveaux sommeillent des flammes. Dans nos tombeaux, s'éveillent les âmes !" ; "Bientôt, très cher, le mort vivra !".
Un dernier papier tombe dans la neige. Bertillon se penche pour le ramasser et lit à voix haute :
- "L'heure de la résurrection approche..."
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Erik35Erik35   05 novembre 2018
Eudes Lacassagne n'aime pas l'animal humain. Il ne le comprend pas. Ses congénères, du reste, le lui rendent bien. Être craint par les petites et les grandes pègres de Paris et détesté par ses collègues suffit à le satisfaire. Le reste n'est qu'affaire de jalousie mal placée. C'est le prix de l'excellence et, sans doute un peu aussi, d'une maladresse chronique pour ce qui est d'entretenir des rapports humains.
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Erik35Erik35   05 novembre 2018
Je soussigné Valentin Magnan, médecin psychiatre à la clinique des aliénés de Sainte-Anne, certifie que M. Lucien Gaulard, né le 16 juillet 1850 rue Vieille-du-Temple à Paris, ingénieur et inventeur de profession, est décédé ce jour à 12h30 d'un arrêt du cœur. Son état est jugé stable et définitif.
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Erik35Erik35   06 novembre 2018
- Le plaisir n'est que peu de chose ici, devant la puissance de l'argent, n'est-il pas, monsieur Méliès ? cingle le Khan.
- L'argent ? inutile et indispensable à la fois... il n'est qu'une monnaie d'échange, un étalon sans lequel il est impossible de gagner la course, répond le prestidigitateur en levant les yeux vers le ciel et en faisant sortir des pluies de pièces de son mouchoir.
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Video de Feldrik Rivat (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Feldrik Rivat
Découvrez l'univers des Kerns de l'oubli, de Feldrik Rivat, dans ce trailer "fan made" !
Crédits : Illustrations de couverture : Julien Delval Autres illustrations : Feldrik Rivat Musiques : Mike Oldfield, album The Killings Fields (Capture ; The Year Cero 2 ; Blood Sucking) Peter Gabriel, album La Dernière Tentation du Christ (Gethsemane ; The Feeling Begins)
Pour retrouver le roman : http://www.editions-hsn.fr/kerns-saga Le site de l'auteur : http://www.kerns.fr
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