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EAN : 9782234092167
234 pages
Stock (25/08/2021)
3.92/5   50 notes
Résumé :
« Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. »

Une jeune femme veut rejoindre sa grand-mère qui vit ses dernières heures à l’hôpital, mais elle en est empêchée. Pour lutter contre cette inhumanité envahissante, elle remonte le fil de la vie. Les souvenirs peuplent sa solitude : la Maison familiale... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Kittiwake
  29 août 2021
Il n'a pas fallu de nombreuses pages pour que je sois totalement captivée de ce roman.
Pourtant les premières lignes m'ont un peu effrayée, une histoire de grand-mère, hospitalisée pour insuffisance respiratoire d'origine virale et interdite de visites : trop souvent entendu et lu au cours de l'année précédente. Mais rapidement, l'acharnement de cette femme qui fait le siège de l'hôpital pour tenter d'accéder à son aïeule, fait pressentir quelque chose de peu banal dans leur relation. Et cette histoire, qu'elle connaît bien sûr, la narratrice nous la distille au compte-goutte, alternant présent douloureux et passé à énigme.
C'est ainsi que trois générations de femmes se sont succédées, unies par un secret enfoui au fond d'un grenier, d'accès interdit comme la pièce fermée de Barbe-Bleue.
Si le thème n'est pas nouveau, et très exploité en littérature, le rythme du récit entraine une addiction incroyable et il est très difficile de le lâcher . La substitution des rôles induite par les mères blessées au plus profond d'elles-mêmes crée une dynamique particulière , qui explique aussi l'attachement de la narratrice.
Et puis il y a cette maison, le berceau de l'enfance, l'écrin de souvenirs heureux, mais aussi un mal-être, une inquiétude sous-jacente, que le silence des adultes ne parvient pas à effacer.
Le chagrin, la culpabilité, l'ombre omniprésente qui souligne l'absence, tout cela fait la trame d'une belle histoire d'amour entre deux femmes qu'une génération blessée sépare pour mieux les unir.
Merci à Netgalley et aux éditions Stock
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pyrouette
  30 juin 2022
Elisabeth campe dans les couloirs de l'hôpital attendant de pouvoir serrer les mains de sa grand-mère, plongée dans le coma. Nous sommes en pleine pandémie, il n'y aura pas d'issue heureuse. C'est sa mère, Anne, qui l'a prévenue. N'ayant rien d'autre que l'attente, Elisabeth plonge dans ses pensées, ses souvenirs. Cette maison familiale où depuis l'âge de sept ans elle a passé toutes ses vacances en compagnie de ses grands-parents. C'est cette année-là que sa mère a coupé les ponts avec ses parents, ne voulant plus les voir, sombrant dans une profonde mélancolie et ne parlant que quand elle exerçait son métier de comédienne. La vie des autres est plus facile à jouer, à vivre. Cette maison que nous visitons pièce par pièce, lieu d'un bonheur certain, devenu le lieu du malheur. Enfin, pas totalement. Juste une pièce, interdite d'accès. C'est dans cette pièce qu'Anne a perdu les mots et malgré son amour infaillible s'est éloignée de sa fille car Elisabeth, cette année-là, a dû choisir : soit elle rentrait avec ses parents, soit elle restait avec ses grands-parents. La pauvre petite ne savait pas que derrière un simple choix de vacances, elle allait déterminer la vie de chaque membre de cette famille. Elisabeth remonte le temps, entre deux visites d'une infirmière. Elle se souvient de cette période où adolescente, elle se rendait dans la pièce interdite pendant les absences de ses grands-parents. Elle en a passé des moments dans cette pièce qui était une chambre d'enfant. Elisabeth va pouvoir serrer sa grand-mère contre elle, lui parler, avant son grand départ. Elle retrouve dans les affaires de sa grand-mère une lettre adressée à sa fille Anne où elle demande pardon, où elle explique.
Une histoire difficile sur les secrets de famille, la transmission générationnelle, les rapports mère-fille, les non-dits, les ressentiments, la culpabilité et même la haine. La grand-mère, dans sa souffrance de femme et de mère a été très loin, trop loin, se servant, peut être inconsciemment, je ne suis pas juge, de sa petite fille dès sa naissance.
Si l'histoire n'est pas très gaie, elle est contée brillamment par son autrice et se lit comme une enquête.
Dès les premières pages, j'avais envie de connaître l'histoire de cette famille et ses secrets.
Constance Rivière est une femme politique française. Je ne la connaissais pas. En même temps, je ne suis pas une référence en la matière.

Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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diablotin0
  07 décembre 2021
"La maison des solitudes "est un roman chargé d'émotions. Nous sommes prévenu dès la 4ème page de couverture et pourtant je n'y ai pas prêté attention et c'est un tord. Je n'ai pas du tout choisi le bon moment pour entrer dans cette atmosphère de mort, de souvenirs et de secrets.
J'ai bien conscience que j'ai un regard biaisé, altéré par les circonstances dans lesquelles je me suis embarquée dans cette histoire de famille brisée par les secrets et la mort imminente de la grand-mère. Je ne l'ai pas appréciée comme j'aurais dû, pas assez de neutralité.
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Boulibooks
  20 novembre 2021
J'ai plongé dans cette lecture comme on saute dans le vide. Mon seul indice : le titre. La maison des solitudes.
Les premières pages ont fait naître quelques réserves dans mon esprit puis très vite j'ai été happé par la plume de l'auteure. Poétique et vibrante d'émotions.
L'histoire débute par un coup de téléphone malheureux. Ta grand-mère est à l'hôpital, dans le coma, dans un état grave. Un virus pernicieux a pris possession d'elle. Un virus non nommé mais bien connu de tous et toujours d'actualité. Elisabeth entend ce que lui dit sa mère ; elle lâche tout et prend le premier avion à destination de la France pour venir au chevet de sa grand-mère. On sent qu'une relation spéciale lie ces deux femmes mais sans en savoir plus à ce moment-là.
Les règles sanitaires sont strictes et Elisabeth n'est pas autorisée à voir sa grand-mère tout de suite. Une longue attente s'installe, propice aux souvenirs.
Les chapitres courts s'enchaînent et alternent le passé et le présent. La maison familiale est le fil de rouge de cette histoire. La maison de l'enfance, de l'innocence, du bonheur et du malheur. Au fil des pensées d'Elisabeth, les masques tombent, les fêlures de révèlent. le journal intime de sa grand-mère déverrouillera les derniers secrets et permettra La révélation finale.
Difficile d'en dire plus sans dévoiler le coeur de l'intrigue.
La maison des solitudes, c'est le témoignage d'une famille brisée par une tragédie passée sous silence. le manque de communication, la douleur, la pudeur ou peut-être tout cela à la fois entacheront à jamais la vie de ces trois générations de femmes et mettront à mal l'essence même de leur rôle de fille, de mère et de grand-mère.
Très jolie découverte !
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Calimero29
  11 octobre 2021
Comme cela m'arrive assez souvent, j'ai été happée, sans rien connaître de l'auteure ou de l'histoire, par la couverture avec cette porte ouverte; vers qui? vers quoi? Puis le titre m'a interpelée avec le mot "solitudes" apposé au mot "maison" ce qui va à l'encontre de mon image mentale de maison, lieu de rencontres, de retrouvailles, d'échanges, de chaleur.
Elizabeth est rentrée précipitamment de l'étranger pour retrouver sa grand-mère adorée qui se meurt à l'hôpital d'un virus virulent, jamais nommé, mais dont on connaît tous le nom. Les règles sanitaires l'empêchent de l'approcher mais elle reste dans le couloir de l'hôpital espérant pouvoir accéder à sa chambre. A la faveur de cette longue attente fiévreuse, les souvenirs affluent. Alors qu'elle fête tout juste ses 7 ans, elle découvre la maison familiale abandonnée pendant 30 ans mais aussi comprend qu'on lui cache quelque chose de grave car sa mère, Anne, après avoir été au grenier, coupe brutalement les ponts avec sa propre mère, qu'elle ne reverra plus.
Anne devient, alors, distante avec sa fille, Elizabeth, qui quêtera, sans succès, des gestes d'amour. Elle laisse, cependant, Elizabeth passer toutes ses vacances chez sa grand-mère.
Lorsque sa grand-mère meurt à l'hôpital, Elizabeth retrouve un carnet de l'année 1959 où elle consignait ses souvenirs, ses émotions. Et elle comprend enfin quel drame a détruit tout amour entre mère et fille sur deux générations.
Roman largement autobiographique, ce qui lui confère sa force, sa justesse et donne aux émotions une profondeur qui nous touche. Il traite de la douleur qui cherche un exutoire dans le rejet et la haine de la personne qu'on juge responsable de sa douleur, la douleur comme prison, enfermement, assèchement.
C'est aussi un roman sur le sentiment de culpabilité qui pousse à se faire souffrir pour expier.
C'est, enfin, un roman sur la quête éperdue de l'amour d'une mère par une enfant rejetée pour des raisons qu'elle ne comprend pas, les traces indélébiles que laisseront ces vaines tentatives sur l'adulte futur.
Très beau roman à fleur de peau, à fleur de coeur.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   19 juin 2022
Trop peu de gens ont cette conscience qu’il n’existe pas de phrase juste en soi, que les mots ne sont que des ponts suspendus entre celui qui les donne et celui qui les reçoit, leur vérité dépendant autant du premier que du second, si celui qui lance oublie cela, alors ses paroles peuvent devenir des flèches qui blessent ou, plus souvent encore, des petits cailloux qui touchent le sol avant d’être parvenus à un quelconque destinataire.
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pyrouettepyrouette   29 juin 2022
Rompre fut moins difficile que je ne le pensais.Il fallait juste le décider. Ne plus la voir. Accepter d’être orpheline. Maintenant qu’elle quitte la vie à son tour, heureuse sans doute de la retrouver enfin, je suis là, dehors, à quelques mètres, et je ne peux pas entrer. Elle est depuis trop longtemps la reine d’un royaume que je fuis. Je veux vivre. Mon seul crime, ma croix, être vivante.
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pyrouettepyrouette   14 juin 2022
C'est étrange comme la vie est faite de moments où le choix presque hasardeux d'aller à gauche plutôt qu'à droite détermine pour toujours la suite du chemin.
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pyrouettepyrouette   30 juin 2022
La peur ne saute pas les générations. Et le passé ne passe pas. On dit bien participe passé, comme une injonction, ou un constat. Le passé participe.
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pyrouettepyrouette   24 juin 2022
Heureusement, un enfant c’est souple et solide. Ça encaisse, un enfant, ça avance, ça joue, ça fait semblant, mais ça n’oublie pas.
Commenter  J’apprécie          170

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Vidéo de Constance Rivière
A l'occasion du salon "Les Correspondances" à Manosque, rencontre avec Constance Rivière autour de son ouvrage "Une fille sans histoire" aux éditions Stock. Rentrée littéraire automne 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2343812/constance-riviere-une-fille-sans-histoire
Notes de musique : © mollat
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