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ISBN : 2246159431
Éditeur : Grasset (22/10/2003)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Hendaye 1937.
C'est l'été. Trois générations de Bordelais passent leurs vacances sur la côte basque : villa cossue, la mer, les bains de mer, la famille qui se déchire, les repas qui n'en finissent plus. Surgit Boy dans sa décapotable. Il arrive d'Amérique. Soleil supplémentaire. Liesse. Aux vacheries succèdent les cris de joie. La jolie camériste, Suzon, est émue. Hildegarde, 12 ans, récupère son dieu, elle exulte. Mais le destin qui n'aime pas trop les enfa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
brigittelascombe
  09 janvier 2012
Addiction:dépendance particulière du toxicomane face à sa drogue, liée au stade oral; dépendance au sens large à l'objet transitionnel représentant la mère.
L'addiction dans Boy de Christine de Rivoyre,passion du jeu, retrouvée dans le joueur de Dostoïevski, se double de l'ivresse de l'après-dettes dans celle de Boy, le flambeur Bob Malegasse, "maître" charmant aux yeux de "Vierge de Buglose" pour la jolie femme de chambre Suzon, son amour-fantasme de jeunesse qu'il soumet à son bon vouloir en lui jurant "Je te bois".
Superbe portrait d'homme fragile à double facette fort bien rendu par les deux voix (et langages) qui se croisent pour conter leur idole.
Celle de Suzon Pistebèle,la naïve qui sent "le gnac dans le coeur et le blanc dans la tête" dés qu'il la siffle, qui (comme presque toute la famille bourgeoise dans laquelle elle officie) pardonne tout à l'enfant prodigue rentré d'Amérique, puis hésite face à la solidité de l'amour respectueux de Pierre un honnête poissonnier et celle d'Hildegarde, sa nièce, en pleine crise d' adolescence, admirative surnommée "Crevette,puce de mer,libellule,beautiful".
Un roman, à l'ambiance émotionnelle palpable, qui nait dans la joie et la bonne humeur puis se métamorphose peu à peu en drame lorsque les démons intérieurs de Boy l'affrontent en un face à face impitoyable pour lui montrer qu'il n'a pas tous les droits.
Du haut vol que ce Boy là!
Christine de Rivoyre tour à tour collaboratrice au journal le Monde,directrice littéraire de magazine et écrivaine,a obtenu en 1968 le prix Interallié pour le petit matin (adapté par la suite au cinéma).
J'ai particulièrement apprécié son livre La Mandarine (sur la vie et le bonheur) dont l'adaptation au cinéma a mis en scène les excellents:Annie Girardot et Philippe Noiret.
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Valerie31
  11 juillet 2016
Une histoire chorale, qui démarre sous les meilleurs auspices mais dont on comprends très vitre qu'elle va mal finir.
Hendaye en 1937, "avec la guerre en face...", les vacances d'une famille cossue de la bourgeoisie Bordelaise, originaire des landes, venue passer l'été sur la côte. le retour du fils prodigue qui semble rendre la vie aux femmes de la famille -y compris aux domestiques (même Maria, aux allures de duègne fond complètement devant celui qu'elle nomme "mon enfant").
La fin d'une époque, la saison sur la Côte Basque, la famille Malégasse, ses domestiques, la très digne Maria, la jolie Suzon et la discrète Yvette.
Un livre que l'on ne lâche pas facilement, dont les personnages restent longtemps. Ou comment nouer avec talent un drame dont on sent qu'il est inéluctable. Un régal.
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ninou50
  13 avril 2017
un très beau roman qui nous amène dans l'ambiance d'une maison de famille dans le Pays Basque. L'écriture est agréable avec des expressions régionales colorées . Un livre auquel on s'attache qui nous fait vivre avec des personnages touchants.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Emily5FEmily5F   04 avril 2010
Je me suis levée. Je n'avais plus ni jambes ni tête. Entre les deux un corps comme un flocon, comme une balle mousse, j'ai couru vers la terrasse, je ne suis pas tombée, une chance. Sur le Bassin d'un bleu aveuglant, les pavois des bâteaux dansaient et le Bassin lui aussi dansait, mais sans vagues, c'était drôle. Je me suis couchée sur le petit mur, j'ai encore fermé les yeux. Quand je les ai ouverts, il y avait oncle Boy au-dessus de moi, il souriait :
- Ca va comme tu veux, Crevette ?
- Ca va très bien.
- C'était bon ?
- Délicieux.
- Tu es la femme de ma vie.
- Je sais.
- Tu veux qu'on s'échappe ?
Je me suis levée brusquement. Ma tête existait de nouveau, mes jambes aussi.
- Tout de suite ?
- Si tu veux.
Le Bassin ne dansait plus et les bâteaux glissaient, leurs pavois flottaient, c'est tout. Tout près de nous le Bâteau Blanc.
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Emily5FEmily5F   16 février 2010
-Vous pourriez parler français, dit Mademoiselle Dolly.
Non mais. Alors ça. Des conseils maintenant. On s'est soûlée, on s'est pris un bain de vase, on pue, on a l'air d'un poisson pourri et on ose donner des conseils ?
Vous pourriez parler français. Et l'accent de Bordeaux tout pointu par dessus le marché. Tu vas voir comment je vais te parler, Marie Cascante, tu vas voir le français que je te garde en réserve, ah je me sens patacayre.
- Je parle comme je veux, je dis, et cette robe-là (je montre le tas sur le lit) Mademoiselle pourra se la laver toute seule. Moi je nai pas été engagée pour récurer les étables.
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brigittelascombebrigittelascombe   09 janvier 2012
-Qu'est-ce qu'il y a? Tu n'as pas l'air dans ton assiette.
-Quelle assiette?
Je n'ai sûrement pas une expression très gentille en disant ça.Mais aussi.Ah les phrases des grandes personnes quelquefois.Même à lui il arrive de pondre des phrases de ce genre.Tu n'as pas l'air dans ton assiette.Comment est-il l'air quand on est dans son assiette?Et d'abord où est-elle mon assiette?Près de mon âme?Loin de mon âme?C'est mon âme?Alors cassez la,mon Dieu,vite que j'en sois débarrassée.
-Tu sais,je n'aime que les crevettes heureuses, a dit Oncle Boy.
Il paraît un peu inquiet en disant ça.Un peu inquiet mais très gentil.Je lui souris.
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brigittelascombebrigittelascombe   09 janvier 2012
-Mes félicitations,Miss Suzon.Une nurse doit savoir nager.Vous allez pouvoir remplacer Nannie O.
Je ne réponds pas.Elle m'a visée,elle m'a touchée,la grande carcasse.Je ne pense plus que j'ai fait douze brasses,que Monsieur Boy est bon et raisonnable et que Pierre Harramburu sera fier de moi.Je me dis que si je sais nager c'est parce que la pauvre Miss a perdu presque tout son sang.Il me fait deuil tout à coup,mon plaisir.Oui,ça,il me fait deuil.
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brigittelascombebrigittelascombe   09 janvier 2012
-J'ai été bien dressée,c'est tout.
Bien dressée,voilà.Comme le chien de chasse à qui on apprend à rapporter le lièvre ou la bécasse.Maria Sentucq a été bien dressée.Et pas seulement à faire de la table de Madame,la première table de Bordeaux.A souffrir.A souffrir sans se plaindre.
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Video de Christine de Rivoyre (10) Voir plusAjouter une vidéo

Christine de Rivoyre mademoiselle des Landes
Contrairement à l'accoutumé, c'est Bernard PIVOT qui lit les premières phrases du 9ème roman de Christine de RIVOYRE "Le voyage à l'envers". le personnage nommé "Fou" surnom de "Foulque" est un homme de 45 ans sur un bateau avec sa maitresse Clara...il a des nostalgies, il pense à l'Amérique, et repart 25 ans avant et le revoila sur une autre île avec son premier amour. Roman sur la...
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