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EAN : 9782811229665
320 pages
Éditeur : Milady (22/01/2020)
3.72/5   50 notes
Résumé :
L'apocalypse climatique a englouti la majeure partie du monde, mais Dinétah, l'ancienne réserve navajo, a connu une véritable renaissance. Les dieux et les héros des légendes ont pris vie... tout comme les monstres.
Maggie Hoskie est une chasseuse de monstres et une tueuse aux dons surnaturels, le dernier espoir d'une famille qui fait appel à elle pour retrouver une fillette disparue. Cependant, la créature qui a enlevé l'enfant n'est que l'une des pièces d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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thimiroi
  23 février 2020
Un post-apo navajo
Ce récit, qui a été écrit par une auteure d'origine amérindienne, a reçu le prix Locus du meilleur premier roman.
Une apocalypse climatique a provoqué l'effondrement de notre civilisation : de terribles inondations ont ravagé d'immenses étendues, seuls quelques territoires ont été épargnés.
C'est le cas notamment de Dinétah, la réserve où vit le peuple indien des Navajos : leurs dieux sont revenus et ont édifié un mur qui a permis à leur pays de ne pas être englouti.
Mais avec les dieux sont réapparus également démons, monstres, fantômes et pouvoirs magiques...
C'est d'ailleurs contre des monstres particulièrement difficiles à tuer que les Navajos font appel à la jeune narratrice du récit, une redoutable combattante formée par un personnage surnaturel et disposant de différents pouvoirs claniques.
Maggie devra également déjouer les manoeuvres d'un dieu aux desseins sournois, l'inquiétant Coyote...
La Piste aux éclairs est une oeuvre tout à fait réussie : une héroïne complexe et attachante, un récit rythmé par des scènes d'action spectaculaires, et surtout un univers de fantasy original, inspiré de la mythologie navajo.

Challenge multi-auteures SFFF 2020
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Aelynah
  03 février 2020
Rien que le nom de l'auteure m'a emporté déjà dans les grandes plaines de l'Ouest américain. Cela faisait très western, très monde à part.
Puis le résumé s'y met aussi et nous intrigue en nous emmenant dans la réserve navajo, une des rares zones ayant échappé à une apocalypse climatique. Et puis il y a cette guerrière aux pouvoirs claniques, magie navajo dont je n'ai aucune idée et qui m'interpelle en me promettant un nouvel univers à découvrir.
Petit point négatif : la couverture. J'avoue qu'elle m'a rappelé un peu trop certaines illustrations de Mercy Thompson faite par Dan Don Santos de même que le coyote qui l'accompagne.
Mais ce ne sont pas les seuls points communs découverts au fil des pages.
Heureusement l'univers en lui-même est totalement différent. Dystopique.
Manque d'eau, livraison de celle-ci par camion-citerne de temps en temps.
De nombreuses pénuries et denrées devenues rares.
Cela nous donne un contexte social pas folichon. Rajoutons à cela quelques monstres et des pouvoirs issus des clans de naissance et cela commence à sortir des sentiers battus.
Rebecca Roanhorse utilise aussi beaucoup de termes navajo pour nous plonger dans son univers au travers du vocabulaire, des rites ou des superstitions.
Cependant des notes en bas de page auraient été plus judicieuses pour moi que le glossaire final où j'ai dû régulièrement me référer. Ce sont souvent les mêmes mots qui reviennent mais comme ils ont des consonances proches je n'étais jamais sûre de ma mémoire de Dory. de même lorsque l'auteure parle de mesas, de hogans...moi cela ne me parle pas et le sens de la phrase dans lequel ils sont utilisés ne permet pas toujours d'être sûr de notre traduction spontanée. C'est tout un tas de petits détails qui auraient du faire la différence en bien et qui bizarrement m'ont fait décrocher.
Pourtant Maggie Hoskie est une héroïne atypique. Elle est l'apprentie d'un chasseur de monstres, Neizghání, qui un beau matin,est parti, là laissant seule. On devine alors un lourd secret derrière cela dont l'auteure nous distille quelques indices au fil de l'eau.
De plus la façon de lutter de Maggie avec les esprits est peu commune des autres héroïnes connues. En cela elle est intéressante et intrigante. Elle me fait penser à Luuna dans la BD avec ses totems. Ici elle a plusieurs clans qui semblent l'aider dans ses missions et chacun a un pouvoir particulier qu'elle doit chevaucher mais aussi dominer pour ne pas se perdre.
Au travers des informations obtenues sur le passé de Maggie, sur ce qui l'a fait devenir ce qu'elle est au moment où le roman débute, on cherche à la comprendre, à la cerner et aussi à deviner où l'auteure nous emmène.
La présence de Kai, un homme-médecine qui va s'arroger le rôle de partenaire ajoute d'autres secrets à l'équation. Il est assez complexe à cerner, tantôt un peu beau gosse énervant, tantôt intrigant par les pouvoirs qu'il laisse entrevoir. de plus leur relation toute en dents de scie apporte parfois quelques touches d'humour léger.
Pourtant malgré tout cela c'est bien la première fois depuis longtemps où je suis incapable de dire si j'ai aimé ou non un roman une fois la dernière page tournée. J'étais enthousiaste car le résumé promettait du lourd. Niveau action, sang et tripes on va dire que j'ai été servie.
Niveau monstres aussi.
Et puis dieux anciens enfin.
Mais malgré toutes les informations cela n'a pas suffi.
Je suis passée totalement à côté de ce roman. Rien. J'en ressors vide. Même la mort d'un personnage important en cours de route ne m'a pas touchée. Pourtant le roman se déroule bien. Il y a de l'action, des monstres et une guerrière avec une magie clanique qui sort des habituelles héroïnes. le final est aussi surprenant car on a été fourvoyé de la même façon que Maggie. le scénario est complexe et nous mène vers diverses options. Même si j'ai trouvé que l'auteure usait de facilité pour se débarrasser de certains obstacles qui s'annonçaient difficiles.
Enfin les différents pouvoirs des clans navajo sont intéressants et parfois surprenants.
Mais même avec tout ça je n'ai pas adhéré.
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oursinculte
  23 août 2019
Si il y a un genre que je connais mal, c'est l'urban-fantasy. J'ai bien lu quelques titres qui tombent dans cette catégorie mais l'image du genre en France a tellement été mélangée avec la paranormal romance que j'ai peur de me perdre dans le purgatoire de la mauvaise bit-lit et des couvertures douteuses (coucou Milady). Mais quand j'ai lu des avis à propos de Trail of lightning de Rebecca Roanhorse, j'me suis dit « Hé, ça a l'air cool ça ». En plus il était nominé pour les hugo cette année !
Trail of lightning se déroule dans un futur où plusieurs catastrophes naturelles ont défoncé la planète. Maggie est une amérindienne Navajo, chasseuse de monstres dans une ancienne réserve abritée par un mur géant, où son peuple a repris les commandes. Elle broie du noir dans sa caravane depuis plusieurs mois quand les habitants d'un village voisin lui demandent de secourir une habitante enlevée par un monstre. de fil en aiguille elle va remonter la piste de la bestiole et chercher d'où elle est sortir. Notre chasseuse va être épaulée par Kai, jeune « medicine man » beau gosse et beau parleur. Pour ajouter un peu de piquant, Maggie est en quelques sortes l'équivalent local d'un berserker, donc elle peut être redoutable dans une baston, mais assez incontrôlable.
On a affaire à un background original et accrocheur, Rebecca Roanhorse propose un monde qui se remet d'une apocalypse écologique en y mélangeant sa culture Navajo. Cet aspect est très réussi, on apprend petit à petit ce qui s'est passé lors de la « Big Water », on a également toute la magie des clans et les créatures surnaturelles qui changent des vampires/loup-garous/zombies. On a aussi parfois des mots rigolos comme « K'aahanáanii ». Les personnages de cet univers ont des pouvoir qui se réveillent lors d'un moment traumatique, un peu dans le genre des X-Men. le mode Berserk de l'héroïne en est un exemple mais on en verra d'autres dans le roman. Vraiment, tout l'univers de la série The sixth world est prometteur. Dommage que le reste ne suive pas.
L'autrice nous présente une protagoniste over-bad-ass qui défonce tout le monde avec ses talents de tueuses, les premiers chapitres sont un régal de baston et de coolitude. Mais quand on se repose un peu après ce premier acte, ça commence à partir en vrille. La pauvre fille est à la fois dépressive, super-énervée en permanence (c'est fatigant) et bizarrement très passive dans l'histoire. Elle se contente de foncer dans le tas pendant tout le bouquin, elle sait taper donc elle tape. Mais elle se fait balader par à peu près tout le monde, elle ne prend jamais l'initiative et se contente de faire ce qu'on lui glisse à l'oreille. « Tiens, va là-bas et rapporte-moi ça », « Oh, tiens, prends cet artefact et va là-bas », « va te battre contre lui ». Et à la fin, oh, surprise, on t'a manipulée. Sans déconner, on l'avait pas vu venir !
Mags est assez traumatisée par la relation (abusive ?) qu'elle a eu avec son mentor et surtout son départ, c'est à peu près le seul truc qui définit son caractère torturé et violent. L'ombre de ce gars la plombe pendant toute l'aventure, mais d'un autre côté on a le « trop sexy » Kai qui flirtouille avec elle. Puis tout le monde lui répète que ça lui ferait du bien de se le taper. Mais non, elle est blasée. Elle voit qu'il est trop trop beau, mais on l'y prendra pas, non. Ah, quoique. Oh mais est-ce qu'on irait pas vers une romance pourrie avec le beau gosse de service ? Pourquoi se fatiguer à pondre une héroïne censément « forte » si elle ne fait jamais rien par elle-même, et ne se définit que par les hommes qui décident pour elle ? Et même son look ne lui appartient plus vu qu'on a une scène de « makeover » à se taper la tête contre les murs, et après quoi tous ces messieurs la regardent, ébahis, « oh que tu es bad-ass maintenant qu'on t'a habillée et maquillée ».
Tous ces éléments secondaires finissent par prendre tellement de place (et me prendre la tête) qu'on a du mal à suivre la trame principale très décousue. J'ai par moments eu du mal à me rappeler l'objectif en cours à force de se faire promener. A la fin on se rend compte que l'histoire qu'on vient de nous raconter est extrêmement simple et directe. On a pris des détours dans tous les sens donc quand on retombe sur nos pieds, on se dit « Tout ça pour ça ? ».
Et voilà, merde alors, je voulais lire de l'urban-fantasy de qualité mais je tombe sur une héroïne complètement immature et une romance torturée à la con qui prend beaucoup trop de place. C'est presque un cliché. Mais je n'abandonnerai pas ma quête. Je trouverai des romans de qualité dans ce genre si bordélique.
Lien : https://ours-inculte.fr/trai..
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LaGeekosophe
  10 décembre 2020
J'avais trouvé ce roman par hasard en librairie. Si la couverture ne m'avait pas convaincu, j'ai trouvé cependant l'aspect amérindien qu'elle dégageait prometteur. Ensuite, le résumé continuait dans la même lignée en proposant de l'urban fantasy inspirée par les croyances du peuple Diné, nom par lequel s'appellent les navajos. Mais que vaut la piste des éclairs de Rebecca Roanhorse ?
Bien sûr, l'aspect le plus appréciable est l'univers ! le monde de la piste des éclairs est un post-apo qui comporte des éléments traditionnels de ce type de lectures : le monde a connu une catastrophe qui a mis fin à la planète telle que nous la connaissons, entraînant l'espèce humaine dans une période de disette sur fond de difficultés climatiques. Mais le roman devient un peu plus unique en y ajoutant des éléments surnaturels et magiques issus de croyances amérindiennes, ce qui est vraiment dépaysant pour moi qui ne connais finalement qu'assez peu les croyances de ces peuples.
L'autrice utilise donc beaucoup de vocabulaire dans la langue Diné. C'est un peu déstabilisant au début, mais j'ai fini par m'y faire sans trop de soucis. J'ai bien aimé l'incarnation de créatures et de divinités, mais aussi l'idée des pouvoirs claniques. En effet, les Dinés appartiennent à différents clans et certains développent des pouvoirs liés à ces appartenances claniques. certains personnages vont être doués pour soigner, comme Kai, d'autres vont avoir une ouïe supérieure… J'ai également trouvé que ces éléments traditionnels étaient bien équilibrés avec les aspects plus modernes du récit, ce qui rendait l'univers globalement crédible et cohérent.
Rebecca Roanhorse a une plume efficace à défaut d'être très travaillée. Elle a une bonne dynamique dans les moments de confrontation et de combat, ce qui arrive assez souvent. La Piste des Éclairs se passe dans un monde dangereux et sans concession, et c'est convaincant grâce à la violence qui se dégage de l'écriture de l'autrice, qui n'hésite pas à se montrer crue. L'autrice soumet ses protagonistes à un rythme effréné, entre fusillades, monstres et fuites éperdues, allant même jusqu'à des combats sur le ring.
Le scénario ne manque ainsi pas d'idées bien qu'elle ne soient pas toujours exploitées au maximum. le récit mêle une enquête surnaturelle liée à l'apparition de créatures sanguinaires au passé trouble de Maggie, qui ne semble pas très appréciée au sein de sa communauté. Ce double fil conducteur permet d'esquisser la complexité du monde proposé par Rebecca Roanhorse.
Le roman s'appuie beaucoup sur des aspects qui semblent très stéréotypés. Nous avons le lieu commun de l'héroïne forte et badass mais au passé mystérieux et dramatique. Maggie est cependant assez bien campée, mais les autres personnages manquent vraiment de substance alors qu'il y avait un vrai potentiel. C'est sûrement dû au fait que l'histoire avance rapidement et ne prend que peu le temps de les développer. On sent pourtant un vrai effort de la part de l'autrice pour créer une galerie diverse.
De la même façon, l'univers reste très stéréotypé par bien des égards. Cet élément que j'ai déjà évoqué renforce la sensation d'un roman qui n'exploite pas pleinement son potentiel et aurait pu être plus qu'un divertissement sympathique mais oubliable. On garde la sensation que l'on reste en surface, ce n'aide pas à s'attacher aux personnages, dont la disparition pourra laisser indifférent tant leur présence est parfois fugace et à peine esquissée.
Le roman tient globalement ses promesses : il nous offre une aventure haletante dans un univers qui oscille entre western et post-apo. Les éléments issus de la culture amérindiennes le distinguent des romans d'urban fantasy du même genre, ce qui le fait sortir un peu du lot. Dommage cependant que d'autres aspects comme la caractérisation des personnage soient trop légers, ce qui m'a empêché de pleinement apprécier la lecture.
Lien : https://lageekosophe.com/202..
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Anonym83
  19 septembre 2021
Une lecture très (trop) facile qui mise sur la détente et l'action presque exclusivement. La narration est sans grande imagination mais bien maîtrisée avec une trame simplissime qui favorise la lecture pusiqu'elle ne nécessite aucune sorte d'effort. le style n'est pas totalement dénué d'humour même si le côté littérature jeunesse (sans connotation péjorative) fait que l'ensemble reste assez premier degré. L'univers global est intéressant même si parfois j'aurais préféré qu'on sorte un peu du purement narratif pour détailler les croyances qui le gère (mythologie amérindienne en l'occurence). Un bon moment malgré tout avec des personnages un brin carricaturaux qui introduit sans aucun doute à de futurs romans dans ce même univers où j'espère trouver un peu plus de densité.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   02 janvier 2019
C’est avant tout l’univers dépeint, et toute sa magie, qui retiendra notre attention tout au long de cette lecture. La fin du monde dont il est question ne constitue pas une fin pour tout le monde et c’est aussi ce qui nous donne là une autre perspective, en nous obligeant à faire un pas de côté pour écouter toutes les voix possibles.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
JacocoricoJacocorico   23 février 2020
"En silence, on sort de la ville et on s'engage dans le désert. Les falaises rouges de Tse Bonito laissent la place à des petites collines et à de vastes étendues de terre brune et craquelée parsemées de broussailles. Le ciel est d'une clarté sacrilège ; on a laissé la fumée de l'incendie derrière nous."
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AlouquaLectureAlouquaLecture   08 avril 2020
– La triste vérité que tu refuses d’admettre, Magdalena, c’est que, parfois, ceux que nous appelons nos héros sont les plus grands monstres de tous.
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