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EAN : 9782956884446
410 pages
Éditeur : Auto édition (20/10/2020)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Une grange isolée dans les marais de Brière.
Une jeune femme gisant dans son sang.
Et Céleste, les menottes aux poignets.

Céleste Ibar enquête entre terre et mer sur plusieurs homicides déconcertants : de jeunes femmes suppliciées auprès desquelles gît une alliance d’homme. L’œuvre d’un monstre ? Certainement. Mais Céleste n’en est-elle pas un elle-même ?
Deuxième volet des enquêtes de Céleste Ibar, Vena Amoris nous entraîne dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
BlackIsTheNewLiterature
  05 novembre 2020
Du premier roman de l'auteure, Special K, j'avais trouvé - et écrit - qu'il était un "roman policier profondément singulier".
Après lecture de son petit frère, je crains de ne pas beaucoup me renouveler sur le fond : je pourrais dire exactement la même chose de Vena Amoris. En fait, je pourrais reprendre toutes les qualités citées pour le premier opus (soin particulier apporté à l'écriture, développement des personnages secondaires comme on le rencontre rarement dans le polar, langueur descriptive, ...) et y ajouter quelques plus-values qui s'esquissaient déjà dans Special K, et s'imposent désormais pleinement dans ce deuxième (et on n'espère pas second !) tome.
Je ne suis pas spécialement fan du cadre rural et provincial pour les polars, lui préférant la noirceur et le bruit du milieu urbain, mais ici la plongée dans les marais de Brière, plus vraie que nature, permet de reprendre son souffle, une bouffée de nature et grands espaces pour mieux encaisser sur la longueur (car le roman est d'une taille non-négligeable) un récit aux scènes parfois douloureuses. Cela offre au lecteur une respiration très agréable, renforcée par l'amplitude que l'auteure donne à son style.
Comme c'était déjà le cas pour son ainé, ce cadet propose une enquête impeccablement menée bien que présentée de façon non-linéaire, aux rouages et enjeux encore plus tortueux et diaboliques que la précédente. Même si les nombreuses digressions sur les personnages pourront perturber les puristes les plus indécrottables du polar (dont je ne fais définitivement pas partie, donc joker sur ce point), personne ne pourra reprocher à l'auteure un manque d'application quant à la crédibilité de l'intrigue, tant dans son déroulement qu'à propos des procédures décrites. Les thèmes scientifiques (la reconnaissance ADN) se mèlent aux questionnements sociétaux (l'insémination artisanale, le droit ou le non-droit biologique à la parentalité...) et s'articulent dans un ballet de connaissances qui fait que ce roman n'est pas qu'un divertissement : la fiction devient alors prétexte à pédagogie, ou réinvestit tout simplement des questionnements de la vie. On en revient à la fonction première de la littérature noire, sans le côté pontifiant d'un docu société... Pour autant, Vena Amoris n'est pas un pensum, reste neutre et non-jugeant quant aux thèmes qu'il aborde grâce aux fils tenus par une palette très éclectique de personnages. Tous sont différents mais tous sonnent justes, à commencer par les secondaires, sur lequel un formidable travail est encore réalisé. Et puis il y a Céleste...
Je dois avouer que c'est surtout sur elle que j'attendais l'auteure au tournant, n'ayant pas du tout accroché avec elle dans Special K et regrettant la distance qu'elle renvoyait, impénétrable. Cette fois, au travers d'une intrigue secondaire, qui ne prend jamais le pas sur l'enquête principale, mais la rejoint intelligemment, Céline de Roany nous permet de la découvrir plus intimement, au sein du couple de mamans qu'elle forme avec sa compagne Marie et dans ses tourments les plus profonds, et de mieux la cerner... même si elle reste un personnage très ambivalent et porte en elle quelque chose de très sombre qui n'est ni feint ni artificiel, loin des caricatures de flics torturés jusqu'aux tréfonds de leur âme, à tel point qu'ils ne cherchent plus à laisser rentrer la lumière. Ce qui la rend quelque part (certes un peu moins) antipathique à mes yeux fait d'elle un personnage principal intéressant car non-manichéen et qui, même si on ne l'apprécie pas, nous entraîne à sa suite. Dans Vena Amoris, je retiendrai sa position dans une scène d'une injustice effroyable, qui me tiendrait scotchée à partir du milieu du roman et aurait pour effet de ne plus me relâcher avant la dernière ligne. Avec ce deuxième opus, une partie de moi s'est bel et bien sentie connectée et en empathie avec elle, alors que je ne l'apprécie pas particulièrement. Sacré tour de force...
Tout est quoi qu'il en soit cohérent. La psychologie de Céleste et ce qu'elle reflète rejoignent finalement le style de son auteure qui, il est vrai, privilégie toujours la technicité à l'émotion, parti pris utilisé à bon escient. L'écriture de Céline de Roany, toujours aussi chiadée, a aussi basculé sur un mode plus "binaire" : douce et prolixe de bout en bout auparavant, elle alterne désormais avec plus de brutalité, gagnant en puissance sur la longueur.
En bref, j'ai passé un très bon moment de lecture et ne doute pas que ce sera également le cas si suite il y a... mais suite il y aura, n'est-ce pas ? ;)
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Auroreaupaysdeslivres
  26 novembre 2020
😍 A la découverte de 🤗
Vena Amoris de Céline de Roany
Auto-édité
Merci à l'auteure de me renouveler sa confiance. J'avais eu la chance de découvrir Special K en avant première l'année dernière, j'avais hâte de retrouver le personnage de Céleste Ibarbengoetxea.
On démarre ce roman de façon totalement inattendue avec une Céleste qui se retrouve sur une scène de crime avec un autre gendarme. Avant de pouvoir comprendre ce qu'il s'est passé, la policière est menottée et mise en garde à vue pour homicide volontaire.
Pour retrouver sa liberté et faire valoir son innocence, Céleste va devoir remonter le fil d'une enquête débutée pendant l'été 2019. C'est une sordide enquête qui l'a menée dans ce coin de Bretagne faire la connaissance du gendarme réserviste Gwenn Aragon. Des femmes sont retrouvées étranglées, éventrées et un sein tranché.
Une enquête de longue haleine où les enquêteurs peinent à identifier des pistes concrètes et où Céleste risque la prison si la lumière n'est pas faite rapidement.
Si l'on retrouve le personnage de Céleste, par contre la construction du roman et de l'intrigue n'ont absolument rien à voir avec Special K. J'adore quand les auteurs se renouvellent et nous surprennent dans leurs différents romans. C'est une chose que j'avais énormément apprécié dans les romans de Céline Denjean et que je retrouve avec bonheur dans ceux de Céline de Roany.
L'auteure nous entraîne dans une enquête éreintante, sordide et qui n'en finit plus de livrer ses macabres découvertes. Par moment on croit tout savoir, et puis on doute, on se replonge dans ce que l'on sait et on s'arrache les cheveux pour trouver le fin mot de l'histoire. On est comme les enquêteurs dans cette histoire, englués dans cette sombre enquête à laquelle on finit par ne plus rien comprendre. Il y a tellement de suspects potentiels, tellement de pistes mais rien ne concorde.
J'avoue que je me régale dans ces histoires complexes qui retournent les neurones.
Dans ce livre se mêlent l'enquête menée par Céleste et Gwenn concernant les meurtres de femmes, mais aussi l'urgence de démêler les fils afin d'innocenter Céleste. Et cette urgence se ressent, on est nous aussi pris dans cette spirale et on veut savoir ce qu'il s'est passé.
J'ai pris un grand plaisir (et malheureusement trop peu de temps car j'ai dévoré ce livre) à suivre cette enquête et le duo formé par Gwenn le gendarme et Céleste pour la police.
Dans ce livre, l'auteure malmène sérieusement son héroïne. Dès le début du roman elle est interpellée pour un meurtre sauvage, mais on découvre dans le roman que ce n'est pas le moindre de ses soucis. Céleste est en effet sous le coup d'une autre affaire, celle qui lui a valu ses cicatrices et ses blessures et qui l'a contrainte à tuer un homme.
On a ainsi un personnage plus marqué, plus abîmé que dans l'opus précédent. Derrière la policière forte et intelligente se révèlent les failles de cette tragique histoire du passé qui aurait pu lui coûter la vie et qui continue de la poursuivre.
Céleste est meurtrie personnellement mais surtout sa famille en subit les conséquences, et ça elle ne peut le tolérer. D'ailleurs cette partie du livre m'a interpellée car elle fait écho à un des débats actuels sur la communication sur les réseaux sociaux notamment des visages et donc de l'identité des forces de l'ordre avec les risques que ça induit pour eux et pour leur famille.
La référence aux livres de Minier en cours de roman m'a fait sourire connaissant le peu d'enthousiasme de l'auteure pour les écrits du toulousain !
Special K a été un de mes coups de coeur 2019, Vena Amoris sera un de mes coups de coeur 2020. D'ailleurs je ne suis pas la seule à aimer puisque les livres seront édités à l'automne 2021 par les Presses de la Cité. du coup pour découvrir ce livre, il faudra soit vous le procurer rapidement en ebook soit attendre l'année prochaine.
Quand à moi, j'ai déjà hâte de découvrir les prochaines aventures de Céleste Ibar et de voir comment l'auteur va réussir à me surprendre la prochaine fois.
Pour le découvrir c'est par ici https://www.amazon.fr/Vena-Amoris-enqu%C3%AAte-C%C3%A9leste-Ibar-ebook/dp/B08BFB58CM
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Coetseslivres
  15 décembre 2020
Attention, certaines descriptions risquent de choquer les âmes sensibles.
Nous retrouvons dans ce livre Céleste Ibar et Ithri, deux flics rencontrés dans Spécial K., le précédent opus. Mais cette enquête peut tout à fait se lire indépendamment.
Céleste Ibar, de son « vrai » nom Ibarbengoetxca. Capitaine de police, elle vit en couple avec Marie. C'est un personnage tourmenté. Elle avait été enlevée, torturée et avait du tuer un homme. Elle en a gardé des séquelles physiques (cicatrices) et psychologiques. Froide et distante (sa façon de se préserver sans doute), mais bon flic.
Elle se trouve ici en mauvaise posture. Présente sur la scène d'un crime barbare, elle est arrêtée par un gendarme et mise en garde à vue. Nous savons qu'elle est innocente, mais elle doit le prouver et pour cela, elle va devoir remonter à une enquête ayant débuté en été 2019. le cadavre d'une femme éventrée et à qui on avait coupé un sein avait été découvert. Céleste et Ithri étaient en charge de cette affaire sordide…
*******
Le livre commence de façon très accrocheuse avec la mise en garde à vue de Céleste. Ce qui donne très envie de savoir pourquoi elle se retrouve dans cette situation.
L'enquête est complexe, beaucoup de suspects, de pistes ; des découvertes macabres. Un cocktail parfait pour les amateurs de thriller. Et bien servi par la plume de l'auteur. Une intrigue bien menée qui embarque le lecteur jusqu'à la fin. Et quelle fin ! Mais…chut…
J'ai beaucoup aimé les descriptions de Céline, elle a su les rendre vivantes sans alourdir le texte. Descriptions sont autant visuelles qu'olfactives : il n'y a pas que le cadavre ou le décor, il y aussi les odeurs qui vont avec, pour une immersion plus complète. C'est vraiment très réussi.
Comme je vous l'ai dit, l'histoire m'a plu. Par contre, je n'arrive pas à avoir une quelconque empathie pour Céleste.Et c'est très curieux d'avoir passé un bon moment de lecture alors que je n'arrive pas à ressentir quelque chose envers le personnage principal. C'est la 1ère fois que cela m'arrive. D'habitude, je m'attache à eux, plus ou moins, d'une façon ou d'une autre, et si je n'y arrive pas, ma lecture n'est pas très agréable. Or là, c'est loin d'être le cas. C'est vraiment très étrange. Merci Céline d'avoir su me surprendre.
En bref : Si vous avez le coeur bien accroché, je vous conseille ce livre que les amateurs du genre ne pourront qu'apprécier !
Je vous souhaite une bonne lecture !
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VeroniqueHallier
  16 novembre 2020
Tout d'abord, il est fort utile de savoir que celui-ci a beau être la suite de Spécial K, vous n'êtes pas obligé d'avoir lu le premier pour comprendre l'intrigue de ce dernier et son déroulement. Premier point fort du livre.
L'intrigue ? Parlons-en. Voilà qu'elle est sacrément bien ficelée. Nous avons pour commencer un cadavre, somme toute logique, mais cette découverte va nous plonger dans une spirale de faits et événements tout au long du récit. On verra donc que l'histoire n'est pas si simple et qu'il ne s'agit pas d'un « simple » meurtre. Dépeinte avec une fluidité déconcertante, cette suite d'instants glauques se fait de façon complètement addictive.
Comment ? Tout d'abord par la plume de l'autrice, elle est riche en vocabulaire précis, en descriptions toujours bien menées, car ces dernières ne sont jamais vraiment inutiles, pas de fioritures, pas d'ennui ! 🙂
La construction du récit quant à elle nous transporte dans le questionnement tout du long : nous suivons nos personnages, tantôt dans le passé, tantôt dans le présent, et parfois même, nous avons un soupçon de futur (par rapport à l'événement en cours). Ça vous paraît bizarre ? Bah sachez-le, c'est totalement cohérent, et on n'est perdu à aucun moment !
La narration donne toujours une impression d'objectivité. Malgré la force des événements décrits, celle des caractères des personnages, l'ampleur de l'affaire, chaque idée est donnée comme un constat et non comme un jugement. Ça fait du bien. Chaque lecteur a de quoi y trouver son compte.
La froideur du personnage principal (comme dans le livre précédent) donne le ton, et je l'ai adoré. Il y a cette sorte de blessure, de trop plein, d'incompréhension sur les gens ou encore le monde, qui sommeille dans Céleste. Cette enquêtrice hors pair, qui se montre impénétrable, est tout en doutes, en questionnements, en peurs… Vous l'aurez compris, j'ai déjà beaucoup apprécié le personnage dans le premier volet, mais il m'a d'autant plus plu dans ce deuxième. Certes, on en apprend un peu plus, mais elle garde cet aspect froid, distant et secret que je trouve tellement original : une façon propre à l'autrice d'en dire long sur son personnage à travers des descriptions ou des mimiques plutôt qu'à travers de mots. Parce que Céleste, elle a comme une sorte de mélange de pudeur, de froideur, d'introversion et autres qui la caractérisent si bien, et qui font d'elle la femme et l'inspectrice intrépide qui nous est décrite. Une femme forte en dehors, mais néanmoins une femme, un être plutôt sensible et somme toute très attachant.
Les personnages secondaires sont tout aussi travaillés, ce qui est très appréciable. Nous n'avons aucun des ressentis, gestes ou paroles qui est laissé au hasard, histoire de combler. Tout est réfléchi, par rapport aux émotions bien présentes. Nous avons tout un étalage de personnes différentes, toutes dépeintes avec le même émoi. L'autrice a bien travaillé chaque couleur pour nous offrir une palette de sensations sur différents thèmes abordés : nous trouverons là un peu de sexisme, un peu de racisme,un peu conservationnisme aussi (oui j'invente des mots si je veux ! 🙂 ),la fidélité, l'injustice, l'acceptation de la différence… tous ces thèmes sont touchés avec plus ou moins de finesse, certains bien plus creusés que d'autres, mais restent omniprésents pendant l'enquête.
Entre les descriptions (qui sont aussi faites au niveau sensoriel, avec l'appel à votre odorat entre autre), une intrigue bien menée, des personnages construits et crédibles, une fin presque malsaine mais extrêmement bien pensée et logique, nous avons là tous les ingrédients pour un bon polar.
Oui oui, vous pouvez dès lors prendre un mug et votre couette pour entamer cette lecture qui se veut rapide et très agréable !
Bonnes lectures à tous
Lien : https://jetdemot.wordpress.c..
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Hedwigedlc
  26 octobre 2020
En pénétrant dans une grange où gît une jeune femme éventrée, Céleste Ibar voit surgir un gendarme gradé qui l'accuse de ce meurtre. Emmenée manu militari et questionnée, Céleste, éprouvée jusqu'à l'âme, raconte...
...Comment elle fut envoyée, avec son fidèle coéquipîer Ithri, dans cette région sauvage et marécageuse de la Brière suite au meurtre d'une jeune femme mutilée aux lieux de sa féminité avec, non loin d'elle, une alliance d'homme. Or, ce crime est en tous points similaire à celui d'une jeune femme découverte quelques mois plus tôt, toujours non identifiée
C'est affligée d'un gendarme d'abord accueilli avec réticence puis accepté et même apprécié que Céleste et son équipe vont suivre les pistes ouvertes par l'étrange modus operandi du meurtrier et par ce qui se dessine comme la typologie de ses victimes
Tandis que, dans cette nature ombrageuse, les chemins s'ouvrent sur des cabanes obscures et des restaurants de luxe, Céleste est confrontée à d'autres pressions liées à un ancien procès où la légitime défense prononcée en sa faveur se voit remise en question. de quoi raviver sa culpabilité dont on sait depuis Lacan que « Ce n'est pas le mal, mais le bien, qui engendre la culpabilité » 
Si l'on retrouve l'écriture superbe et le sérieux du travail de Céline de Roany, ses personnages se sont largement étoffés et colorés, Céleste en particulier est bouleversante quand la culpabilité, le doute et la douleur la poussent à s'éloigner de ceux dont elle a un besoin essentiel et à s'armer de dureté, cet envers de sa fragilité.
On se réjouit déjà de suivre ailleurs ce personnage tourmenté, contrasté et d'une rectitude absolue.
Notons aussi cette absence totale de préjugés qui descelle, entre autres, les grilles où s'enferment d'ordinaire nos conceptions de la féminité, de la maternité et de la filiation
Lien : https://trancheslivres.wordp..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BlackIsTheNewLiteratureBlackIsTheNewLiterature   31 octobre 2020
Il y avait toujours quelque chose. Que ça ait un rapport ou pas, on a tous des choses à cacher, des petits secrets qu'on enfouit sous le tapis, en essayant de ne pas trébucher dessus et de les révéler. Et le métier de Céleste consistait à soulever les tapis, respirer la poussière et les scories de l'existence des victimes, des coupables, de ceux qui n'avaient rien à voir dans l'histoire aussi. Ça pouvait paraître sale, de ce point de vue, ça pouvait paraître malsain, morbide. Pour Céleste comme pour beaucoup de flics, c'était le boulot et c'était déterminant et fascinant de diversité, de médiocrité, de réalité. C'était juste la vie, loin des séries télé et des rêves adolescents. La vérité vraie. La réalité crue. La vie.
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BlackIsTheNewLiteratureBlackIsTheNewLiterature   31 octobre 2020
La vision du corps de Mademoiselle X hantait ses nuits et pourrissait ses journées. Son impuissance à l'identifier, son incapacité à lui rendre justice la rongeait comme seule la frustration peut vous ronger une femme. Lentement, presque sans douleur, comme ces myriades d'asticots qui grouillaient sous la peau des cadavres, dévorant la chair par bouchées si minuscules qu'elles en étaient indolores. Mais la frustration était toujours là, rampante, remuante, fourrageant sans complexe jusqu'aux tréfonds de son être, le cœur, la tête, les tripes, actionnant tous les leviers, la culpabilité, la colère, la honte aussi.
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BlackIsTheNewLiteratureBlackIsTheNewLiterature   31 octobre 2020
Alors que tout était vert et vivant, Céleste ne ressentait que menace et mort. La faute à ce corps, évidemment, qui se liquéfiait et se desséchait à la fois depuis Dieu savait combien de temps, rongé par les insectes et les éléments sans que personne ne s'en soit rendu compte.
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BlackIsTheNewLiteratureBlackIsTheNewLiterature   31 octobre 2020
Les sévices subis par Adèle Lemonnier lui restaient en travers de la gorge, comme un bâillon puant, comme une traînée de vomi qui brûle l'œsophage et dont le goût ne veut pas partir, laissant derrière eux la sensation qu'on ne pourra plus jamais rien avaler sans avoir mal.
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BlackIsTheNewLiteratureBlackIsTheNewLiterature   31 octobre 2020
- Il n'y a que 7% des affaires qui sortent grâce à un indice matériel, fit remarquer Ithri.
- Pardon ? Et c'est une statistique récente ?
- Aucune idée, je l'ai lu dans un bouquin de Minier.
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