AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

France Camus-Pichon (Traducteur)
ISBN : 2714446094
Éditeur : Belfond (21/01/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 250 notes)
Résumé :
1956. La mort du "petit père des peuples" a plongé le pays dans le chaos. Tandis que Kroutchev entreprend sa politique de déstalinisation, les langues se délient : le temps est venu de régler ses comptes.
Ex-agent zélé du MGB, Leo Demidov, aujourd'hui repenti, est à la tête d'un département de criminologie. Avec sa femme Raïssa, il a adopté deux fillettes, mais l'aînée, Zoya, hait ce père de substitution. Et elle n'est pas la seule...
Car, dans l'ombre... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
soleil23
  02 janvier 2018
Sans attendre, je plonge dans Kolyma et retrouve Raïssa et Léo après les dures épreuves dans Enfant 44.
Tom Rob Smith continue avec un style captivant l'histoire venue de loin, d'un pays de neige et de silence, de doutes et de suspicion, de victimes et de bourreaux et de prisons aussi.
Les souvenirs viennent hanter Suren et les autres, des images ressurgissent du passé.
La roue tourne et l'heure de la vengeance a sonné, mais pour qui ? Les mots gagnent en force et le récit devient insoutenable car l'auteur nous fait la preuve que l'homme est vraiment un loup pour l'homme et que l'enfer existe sur terre. Léo, à nouveau, se retrouve piégé dans de terribles situations et plus le lecteur croit à la fin du supplice plus il s'enfonce dans le pire.
A plusieurs reprises, j'ai dû reposer Kolyma pour reprendre ma respiration. Les événements se dessinent dans mon esprit, prennent forme et vie devant mes yeux : je suis dans l'histoire, dans le froid de Magadan, dans le goulag qui fait perdre toute humanité. J'ai du mal à croire que ça a vraiment existé ces endroits et surtout ces hommes impitoyables. de tous les livres que j'ai lu, Kolyma restera gravé dans ma mémoire. Et quand Timur tombe mon coeur est glacé d'effroi.
Sur cette note d'angoisse et de terreur, je commence la nouvelle année 2018.
Bonne année à tous les Babeliotes !!!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          295
BlackKat
  13 juin 2016
Avec Enfant 44, nous avions laissé Leo et Raïssa aux portes de l'orphelinat.
Aujourd'hui, Zoya a 14 ans et Elena en a 7. Leo se sent toujours coupable de l'exécution sommaire de leurs parents alors qu'il étant agent du MGB et ce n'est certainement pas l'attitude volontairement hostile de Zoya qui facilite sa rédemption en qualité de père adoptif…
Et même si Leo n'a plus rien à voir avec la police secrète, son passé va lui aussi le poursuivre…
Les jours heureux ne sont pas pour maintenant quand une vengeance est en route…
Alors que Leo doit enquêter sur le suicide d'anciens pontes du Parti, visés personnellement par un rapport secret sur les excès du régime de Staline, photos de victimes à l'appui, il est lui aussi l'objet d'un règlement de compte. Il doit à nouveau faire face à son passé, l'assumer, tenter d'expier… alors même que sa famille est en danger.
L'auteur continue de me bluffer dans sa manière de recréer le climat historique de l'URSS: Staline n'est plus, Khrouthchev s'impose et renie son prédécesseur avec son célèbre rapport de 1956, censé rester secret mais qui est rapidement divulgué dans le pays comme à l'extérieur.
Si le culte de la personnalité de Staline est dénoncé, si le fondement même des principes du marxisme-léninisme n'est pas remis en cause, tout comme la politique générale russe, les déportations massives, les arrestations arbitraires sont révélées et condamnées.
La déstalinisation est une période de transition dangereuse pour les anciens cadres afin de se faire accepter du nouveau dirigeant, créant ainsi un chaos latent. Chacun est sur un siège éjectable et le lecteur se régale de ce malaise après l'oppression tyrannique désespérante abordée dans le premier opus.
J'ai trouvé l'ambiance moins lourde et anxiogène que dans son premier roman. Avec Enfant 44, le microcosme soviétique était basée sur la dictature et la terreur en huis clos… si on peut parler de huis clos avec les quelques 22 millions de km² de superficie de l'URSS.
Nous étions sur de l'humain… alors qu'avec Kolyma, l'auteur s'est davantage appuyé sur la géo-politique.
Je dois ajouter que le choc culturel et émotionnel a eu lieu avec Enfant 44 donc il a été intégré, maîtrisé et digéré… le lecteur est maintenant en terrain connu!
Nous sommes en pleine guerre froide, avec la rébellion de certains bastions communistes de l'est, sous contrôle soviétique. Donc les services secrets, la dissidence, l'espionnage entrent en jeu dans ce deuxième roman. L'auteur nous emmène même en Hongrie pour l'insurrection de Budapest en 1956 en des scènes remarquablement fidèles et documentées.
Le « voyage » de Leo pour atteindre Magadan, capitale du plus grand système concentrationnaire du XXème siècle, à bord d'un bateau d'esclaves est presque inimaginable et insoutenable, mais malheureusement inspiré de faits réels.
Le passage de Léo dans un des tristement célèbres goulags de la Kolyma, où les « ennemis du peuple » arrivaient en masse, est l'occasion de décrire l'horreur et la barbarie de ces camps de « réhabilitation par le travail », les conditions non pas de vie mais de survie dans le pays de la « mort blanche » au milieu de la pègre ultra-violente des condamnés de droit commun.
J'ai adoré cette évolution logique de l'histoire de Leo vers davantage de politique et d'ouverture vers l'extérieur. Au travers de ce personnage, la fan d'Histoire que je suis s'est délectée: nous sommes dans un roman historique et non plus un thriller.
L'aspect humain perdure tout de même!
Avec Zoya, nous sommes au sein de la famille recomposée avec une jeune fille en pleine adolescence, manipulable, emplie de haine, fougueuse, inconsciente de la portée de ses engagements et actes.
Le couple de Leo et Raïssa reste fragile et touchant, malmené par les différents d'avec leur fille aînée et les attaques d'une main vengeresse.
D'anciens tortionnaires sous Staline connaissent à leur tour la peur, se retrouvent face à leurs responsabilités et leur conscience, assumée ou niée. L'occasion de tester la fameuse excuse: « Je n'ai fait qu'obéir aux ordres »…
Avec les personnages de Lazare, ayant connu les atrocités du goulag, et de sa compagne, Fraera, c'est la vengeance aveugle qui s'affirme. Vouloir frapper le plus de monde possible, sans état d'âme, et en premier lieu ceux qu'ils estiment responsables de leurs souffrances.
Kolyma est différent d'Enfant 44 mais toujours aussi intense de part son dépaysement, son contexte historique et l'implication de Leo dans la marche de son pays.
Deuxième tome et un autre petit pas vers l'ouverture de l'URSS au monde. Mais le bonheur et la liberté auront du mal à émerger avec l'arrivée de… l'Agent 6.

Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
zembla
  13 avril 2012
URSS 1956,Léo Demidov et sa femme Raissa ont adopté deux fillettes . L'aînée hait Léo car elle le tient responsable de la mort de ses parents quand il appartenait au MGB (contre espionnage). Léo, ayant pris conscience des crimes qu'il a commis au nom de l'état, est a la tête d'un département de criminologie afin d'essayer de se racheter . Mais en ces temps de déstalinisation, un tueur s'en prend a d'anciens tortionnaires. Leur point commun : ils ont tous été lié de près ou de loin avec Léo Demidov. Et si la cible c'était lui et sa famille ?

Ce livre est "la suite" du très bon roman roman "enfant 44". C'est toujours risqué artistiquement de reprendre les mêmes personnages pour en faire des héros récurrents. Certains auteurs y arrivent très bien comme Dennis Lehanne et son couple Kenzie et Gennaro, d'autres se plantent comme Harlan Coben et son Myron Bolitar horripilant (mais commercialement, ça marche). Dans ce livre, l'auteur reprend les mêmes ingrédients : ses héros, l'URSS, les pratiques policières, seul contre tous j'arrive a m'en sortir et de l'action. Mais où dans le premier livre, il y avait une intrigue policière bien ficelée et très bien rythmée, un contexte historique bien reconstitué , en bref on ne s'ennuyait pas une seule seconde , dans le second par contre il n'y a pas d'intrigue policière a proprement parlé comme si l'auteur en prenant les mêmes personnages passait du polar au roman historique. le problème, c'est que pour écrire un roman historique il faut être capable d'y faire passer un souffle romanesque et tenir en haleine ses lecteurs et que là le souffle est court et que le lecteur s'ennuie ferme. La faute a un air de déjà vu, a des héros qui n'attirent aucune sympathie et intérêt (même qu'il y en a une a qui on donnerait volontiers des beignes), un contexte historique malmené (insurrection de Budapest), une intrigue cousue de fil blanc, un coté action toujours aussi tiré par les cheveux et une happy end vraiment happy.
Ma note 4/10 pour cette suite dispensable. Par contre je recommande chaudement "enfant 44".
A noter qu'un nouveau roman "agent 6" avec les mêmes personnages sort en mai.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Librincanto
  29 juillet 2019
Je n'ai pas attendu pour lire la suite d'Enfant 44 et me plonger dans l'enfer du goulag de Kolyma.
Toutefois, j'ai été déçue par cette lecture.
Comme pour le 1er volume, je m'attendais à des références historiques plus présentes en toile de fond. Surtout que le goulag de Kolyma n'est traité que dans une partie du livre. le titre est assez trompeur
Dans ce 2ème opus, l'auteur nous fait plutôt vivre les vengeances de ceux qui en veulent à Léo, et ils sont légion.
En effet, après la mort de Staline et la publication du rapport de 56 par Khrouchtchev, Léo n'est pas à l'abri de représailles voire de se faire exécuter.
On retrouve donc le couple Léo et Raïssa, maintenant parents de deux fillettes adoptées, Zoya et Elena, en proie aux frénésies des victimes innocentes du régime de Staline.
Pour en échapper, les péripéties du couple sont improbables pour ne pas dire abracadabrantesques.
Si le final se veut à rebondissement, il est tellement improbable et lisse à la fois que j'en suis restée pantoise.
En conclusion, il s'agit plus d'un thriller en tant que tel où s'enchaînent les scènes d'action et la violence. L'auteur sait transporter ses lecteurs grâces aux aventures du couple. Les amateurs du genre apprécieront sûrement. Quant à ceux qui souhaitent le lire pour l'aspect historique, passez votre chemin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
sonfiljuliesuit
  05 novembre 2015
au contraire de son premier livre « Enfant 44 », « Kolyma » n'est pas un polar, mais un roman historique qui se sert des histoires personnelles de Léo Demidov alors que l'URSS fait son auto-critique sur les crimes staliniens par le biais de Khrouchtchev en 1959…

Léo a changé, il ne cache plus rien à son épouse, il tente de construire une famille harmonieuse avec leurs deux fillettes adoptées -dont les parents ont été assassinés indirectement par Léo- mais l'aînée hait Léo le tchékiste ; son passé le rattrape, histoire de haine, de vengeance, de survie dans une Russie qui apparemment se libéralise, qui montrera son vraie visage dans la répression de la révolution hongroise de 59.

Bon une fois passé la déception de ne pas me retrouver dans un polar à énigmes, j'ai pris de plaisir au suspens de l'intrigue et de me plonger dans cette période de soit-disant renouveau de l'URSS, les protagonistes principaux sont attachants, j'ai vibré avec eux, avec leurs nombreuses épreuves, je me suis laissé aller à cette histoire de haine implacable bien menée qui m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          62
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
totototo   29 mars 2010
Arkhangelsk : mon premier poste. J'étais chargé de surveiller les prisonniers qui travaillaient dans la forêt. Ils abattaient les arbres, les débitaient pour le transport. J'étais novice, soucieux de bien faire. J'avais ordre de fournir un certain nombre de stères par mois. rien d'autre ne comptait. Je devais atteindre les objectifs, comme vous tous. A la fin de la première semaine, je me suis aperçu qu'un prisonnier trichait pour atteindre les siens. Si je ne l'avais pas découvert, mes comptes auraient été faux et on m'aurait accusé de sabotage. Alors, vous voyez... C'était une question de survie, rien d'autre. je n'ai pas eu le choix. je l'ai fait attacher nu à un tronc d'arbre. C'était l'été. Au crépuscule, il avait le corps noir de moustiques. Le lendemain matin il avait perdu connaissance. Le surlendemain il était mort. J'ai ordonné qu'on laisse son cadavre dans la forêt à titre d'avertissement. Pendant vingt ans je n'ai pas eu une seule pensée pour cet homme. ces derniers temps je pense à lui tous les jours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
soleil23soleil23   02 janvier 2018
Cinq cents détenus : la plus petite cargaison dont Genrikh ait eu la charge. Sous Staline, le bateau en aurait contenu quatre fois plus à cette époque de l'année, pour tenter de désengorger les camps de transit où les trains emplis de prisonniers continuaient d'arriver alors que les navires restaient à quai. La mer d'Okhotsk n'était navigable qu'après la fonte des glaces.
Commenter  J’apprécie          70
BlackKatBlackKat   12 juin 2016
Trente dénonciations sur toute une vie, c'était peu. (...) Il aurait dû prier pour eux chaque soir. Au lieu de quoi il les avait laissé glisser de sa mémoire comme la pluie sur une vitre. Il avait trouvé plus facile d'oublier que de demander pardon.
Commenter  J’apprécie          60
luocineluocine   24 février 2010
e n’ai pas eu le choix

Des milliers d’innocents étaient morts à cause de cette phrase, pas sous les balles, mais au nom d’une logique perverse et de savant calculs.

Commenter  J’apprécie          50
Calliope2017Calliope2017   15 août 2018
- Tu ne crois pas qu'il faudrait en savoir un peu plus avant de tuer quelqu'un ?
- Fraera m'a donné un ordre. J'obéis.
- Exactement ce que diraient les tchékistes pour justifier leurs actes : qu'ils ont obéi aux ordres.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Tom Rob Smith (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tom Rob Smith
Enfant 44 (Child 44), un thriller américano-britannico-tchèque de Daniel Espinosa, sorti en 2015. C'est l'adaptation cinématographique du roman de Tom Rob Smith Enfant 44, publié en 2008. Bande-annonce VF
autres livres classés : urssVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1729 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..