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Paolo Bellomo (Traducteur)Agathe LAURIOT DIT PRÉVOST (Traducteur)
EAN : 978B08DRPQJG7
337 pages
Éditeur : L'Aube (20/08/2020)
3.5/5   13 notes
Résumé :
Lodovica Repici et Marino Righi ont été assassinés chez eux de la même façon : une balle dans la tête et l’index de la main gauche tranché. Avec une petite subtilité : à l’autopsie, on retrouve l’index de Lodovica Repici dans les canaux rectaux de Marino Righi... De son côté, Carlo Monterossi, passionné de Bob Dylan, auteur d’une émission de télé dont le succès le dépasse, échappe de peu à une tentative d’homicide et retrouve chez lui l’index de Marino Righi. Index ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bellonzo
  29 avril 2021
La Milan d'Alessandro Robecchi n'est pas la ville de la mode, même pas celle du foot. Et le si blanc Duomo, splendeur gothique, mon dernier voyage à ce jour, n'y est jamais cité. Ceci n'est pas une chanson d'amour, certes non, car les cadavres s'y ramassent à la pelle, les baffes et les pruneaux aussi. Mais la ballade milanaise, sorte de Bas-fonds Tour, parkings, banlieues, campements, squats, ne manque pas de charme. le fonctionnement de cette enquête repose sur trois duos, pas tous des parangons de vertu, qui recherchent les mêmes méchants, très.
Deux tueurs, qui font bien leur métier, pudiquement nommés le blond et l'associé, qu'on croirait sortis d'un film de Lautner. Deux gitans, j'allais dire qui font bien leur métier mais c'est un peu délicat. Et Carlo, producteur télé d'émissions de haute noblesse, ça s'appelle Crazy Love, vous voyez le genre, et son assistante Nadia. Ces trois tandems enquêtent en Lombardie sur plusieurs meurtres un peu compliqués. Bon, je vous la fais courte. Comme dans beaucoup de polars je n'ai pas tout compris des interactions entre les victimes et les assassins, parfois interchangeables. Des amis de Goebbels, un groupe rock nommé Zyklon B., etc...On s'en fiche comme de notre première escalope milanaise. Mais quelle chouette ambiance, presque parodique et surtout, surtout, souvent très drôle.
Dans un style assez cinématographique et rythmé, les dialogues pourraient être signé Michele Audiardo, et donnent tout leur sel à ce périple dans les arcanes, les entrailles plutôt de la capitale économique de l'Italie. Amateurs de Rome ou Naples, ce n'est pas pour vous et question couleur locale c'est nero su tutti i piani. A propos de Ceci n'est pas une chanson d'amour le Corriere della Sera cite Giorgio Scerbanenco, polariste italien que je révère, auteur entre autres de Les Milanais tuent le samedi ou A tous les rateliers. Pas faux même si Alessandro Robecchi lorgne presque sur le pastiche. Bon, je vous laisse à quelques aphorismes. Presque poétiques parfois. Surtout si l'on trouve que Lüger et parabellum riment bien avec Glock 17 et Smith & Wesson. Rendez-vous à la trattoria, entre la friche industrielle et le squat 38.
On dit qu'ici, entre Milano Centrale, le viale Brianza et la via Soperga, une fois, en 1924 après l'assassinat de Matteotti, un homme a trouvé une place pour se garer.
Carlo écoute et mange lentement. Il ne se rapelle pas précisément quel jour Dieu créa les gambas, avant l'homme mais après les étoiles, il croit, il pense, oui, bref, il devait péter la forme.
Ils sortent de l'autoroute et tournent à gauche, vers l'aéroport Malpensa. le grand aéroport de Milan qui se trouve à Varèse, celui qui aurait dû devenir le hub italien, puis une usine à salaires pour cadres, puis le dernier bastion de sécessionnistes maîtres chez eux, qui est à présent le terrain de pétanque le plus long du monde.

J'allais oublier Bob Dylan, victime collatérale, enfin le poster de Bob Dylan, dont Carlo est un admirateur et qui a pris une fameuse bastos à sa place dans son appartement. Bob passera tout le bouquin avec un joli trou entre les deux yeux. Ses chansons ponctuent ainsi Ceci n'est pas une chanson d'amour. Parfaitement incongrues dans le contexte, c'est évidemment
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RomansNoirsEtPlus
  18 septembre 2020
Je connaissais l'humour anglais . Grâce à Alessandro Robecchi je connais maintenant l'humour italien qui égaie ce roman policier doublé d'une Comédia del Arte totalement réjouissante.
Un savoureux récit où l'un des personnages centraux est un producteur d'une chaîne de télévision privée dont l'émission phare « Crazy Love» fait un carton en deuxième partie de soirée , grâce à une présentatrice vedette qui écoute les déboires sentimentaux de femmes sur le plateau dont les séquences de pathos et de larmes à répétition sont savamment orchestrées .
Ce qui préoccupe Carlo Monterossi en ce moment ce n'est pas l'audimat mais plutôt c'est ce qui a pu pousser un individu à tenter de lui mettre une balle entre les deux yeux .
Et comme il sait que son verre de whisky ne pourra pas le sauver deux fois de suite , il décide avec l'aide de la jeune et brillante Nadia et de l'insaisissable journaliste Oscar de mener l'enquête alors même que les policiers qui s'en occupent semblent piétiner et préférer suivre les faits et gestes De Carlo .
Mais ses investigations vont croiser deux autres équipes beaucoup plus armés et beaucoup plus effrayantes que notre trio hétéroclite : des gitans en pleine vendetta et deux tueurs à gages sous contrat .
Gageons que cette équipée aux multiples visages et mue par des objectifs divers laissera quelques traces après leur passage .

Un roman à savourer al dente , après une journée de la labeur , à subir l'épreuve du masque sur le visage non stop.
Gavé d'humour latin , vous allez pouvoir mettre un peu d'huile ( d'olive évidemment) dans vos rouages fatigués.
A la fois satire de la télé spectacle, caricature d'une police italienne complètement amorphe et dépassée par les événements et véritable polar avec hémoglobine, cadavres plus très vaillants et une belle collection d'armes à feu de tout calibre .
Dans une prose et une narration vivifiante , des chapitres rythmés par les paroles de Bob Dylan , l'auteur nous offre une sacrée galerie de personnages qui valent vraiment le détour : de la volonté de fer à laquelle carbure nos deux gitans , en passant par les deux associés , professionnels de la gâchette jusqu'à ce Carlo , qui se surprend encore devant le succès rencontré par la médiocrité des émissions qu'il produit . Ou avec Nadia , cette belle jeune fille capable de dénicher une information sur l'aiguille qui se cache dans la botte de foin en quelques heures .
Un beau moment de lecture , rafraîchissant et au style allegro bougrement efficace .
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Roadreader
  22 août 2020
Allez-y monter, n'ayez pas peur, M. Robecchi est un nouveau chauffeur, certes, mais il a l'habitude des rues de Milan et le trajet mouvementé qu'il nous a concocté promet son lot de surprises. N'oubliez pas d'attacher votre ceinture.
Embarquez donc dans ce polar polyphonique où chaque duo de protagonistes pourrait s'apparenter à un véhicule. Notre duo de Gitans vengeurs fait penser à un fourgon utilitaire. Fonctionnel mais efficace pour un travail sanglant qui ne laisse pas de place au hasard, un conseil si vous croisez sa route, changez de voie. le second duo, constitué de deux assassins aux punchlines aussi percutantes qu'une rafale de mitraillette, pourrait évoquer une voiture italienne alliant prestige, élégance et puissance, une Ferrari Grancabrio par exemple. Enfin le véhicule emprunté par le personnage principal Carlo Monterossi aidé de la journaliste Nadia Federici, aux caractères bien trempé, pourraient être une ancienne voiture italienne, une fiat topolino par exemple. Rien d'éblouissant au premier abord dans la carrosserie mais la pratique a souvent démontré que ces vieilles carrioles en ont encore sous le capot, le démarrage peut-être un peu difficile parfois mais la mécanique est solide.
Voilà donc le voyage proposé par l'auteur dans les rues d'une ville de Milan où la misère côtoie le luxe. Un voyage mené à un rythme intense sans arrêts inutiles mais sans non plus de réelles surprises. La plume de l'auteur, non le moteur plutôt, rugit d'une férocité impitoyable qui ne laisse pas l'occasion de reprendre son souffle tandis que la narration, la carrosserie qui entoure toute cette mécanique, luit d'un humour mordant rappelant les meilleures scènes des tontons flingueurs. Les passagers attentifs remarqueront, ça et là, quelques petits chocs sur cette carrosserie qui sont autant de marques d'une certaine mélancolie qui s'invite parfois dans l'ouvrage, notamment par le biais du personnage De Carlo, moins flamboyant et épicurien que son image de producteur de télévision ne pourrait le laisser penser au départ.
Ce personnage est d'ailleurs le seul vraiment développé, les autres duos faisant plus office de ressort narratif. Ce pauvre bougre, qui se retrouve embarqué malgré lui dans cette folle course-poursuite, est un concentré de cynisme qui cache une profonde solitude et une amertume assumée envers le monde du spectacle audiovisuel.
Ce polar italien, mené sur les chapeaux de roues, s'avère une lecture très agréable, le compagnon idéal d'un été brûlant qui s'achève.
"Vous continuez à penser que Milan est une ville grise. Libre à vous. Mais il y a parfois des aubes, et pas si rarement, où un bleu pâle à couper le souffle se dispute l'horizon avec un rose qui ne veut pas partir, et c'est une danse qui vaut la peine d'être vue."
Culturevsnews.com
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SergeTailler
  12 mars 2021
Je n'ai pas du tout accroché alors qu'il m'avait été recommandé. Son humour ne me fait pas rire, les personnages me laissent indifférents et je trouve l'intrigue épaisse et chiantissime. Perdu dans les situations, tous les personnages qui se chevauchent dans au final un polar assez banal et indigeste.
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Rennath
  26 septembre 2020
J'ai eu du mal à entrer dans ce roman à cause du style original, j'ai eu l'impression de tout survoler et de ne pas être concernée. je me suis un peu perdue dans tous les duo ... il y a de l'humour, on se moque bien de la téléréalité, du suspense mais il manque un petit quelque chose.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   14 septembre 2020
Il n’y a pas mieux qu’un pistolet braqué sur vous pour reconsidérer certaines choses. Voilà . Elle. Carlo pense qu’il ne la reverra jamais plus , ce sera pour de vrai , et ce ne sera pas de sa faute , cette fois-ci.Il imagine son petit discours, tu sais, chérie, cette fois-ci, c’est différent....enfin ...on m’a tiré dessus. C’est tout .
Et les lumières aussi , cette pénombre de piano-bar de province. Ce n’est pas bien , se dit Carlo , on est où, là ? Dans un film italien ?
Et , pour tout dire , il aurait choisi un autre album pour ce moment. Une occasion spéciale. Ça n’arrive pas tous les jours de se faire tuer .
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rkhettaouirkhettaoui   26 août 2020
Il n’aimait pas Sergione, personne ne l’aimait, d’ailleurs. Mais mille euros faciles comme ça, c’était pas mal, et il ne devait faire de mal à personne. Et puis, pour ces actions-là… Nègres, Gitans, enfin, il n’était pas contre…
Il ne se censure pas, il ne passe rien sous silence. Il sait qu’avec ces deux-là, ça ne servirait à rien. Mais il tient à souligner qu’il n’a pas tiré, qu’il n’a pas lancé les cocktails Molotov, qu’il n’a rien fait.
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rkhettaouirkhettaoui   26 août 2020
Et puis, leur mère ne leur a jamais dit, à ces deux aventuriers peu avertis, qu’il ne faut jamais parler aux inconnus, et encore moins débarquer chez eux pour leur dire voleur, rends-moi ma tablette ?
Qu’il existe un numéro à deux chiffres, le 17 pour être précis, qui pourrait résoudre avec l’approbation de la loi, de l’État, de la magistrature et de la plus grande partie de leurs concitoyens, le petit problème qu’ils vont affronter ?
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rkhettaouirkhettaoui   26 août 2020
Avec le temps, cela devient une seconde nature. Être attentifs sans en avoir l’air. Ils causent comme deux amis qui échangent un dernier mot avant que l’un ne descende et que l’autre ne poursuive vers sa maison. Ils le font depuis une heure, mais ça ne leur pèse pas : le guet est un art que l’on conquiert et que l’on affine petit à petit, des histoires d’heures de vol, d’habitude, de ne pas s’impatienter, de ne pas compter les minutes.
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rkhettaouirkhettaoui   26 août 2020
De ce musée des horreurs, du Luger à la crosse dorée de Hermann Göring et des drapeaux de mes couilles des massacreurs de femmes et enfants, de la petite villa de Samarate, du ciel toujours allumé de l’aéroport de Milan qui se trouve à Varèse. Loin de la chaise sur laquelle est assis Sergio De Magistris mijotant dans sa transpiration, dans sa pisse et dans sa peur.
Il veut juste s’en aller.
Carlo Monterossi, L’Homme Qui Fuit.
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