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Michael Allred (Illustrateur)Gilbert Hernandez (Illustrateur)
ISBN : 1401232965
Éditeur : Vertigo (13/11/2011)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Told from a female zombie’s perspective, this smart, witty detective series mixes urban fantasy and romantic dramedy.
Gwendolyn “Gwen” Dylan is a 20-something gravedigger in an eco-friendly cemetery. Once a month she must eat a human brain to keep from losing her memories, but in the process she becomes consumed with the thoughts and personality of the dead person – until she eats her next brain. She sets out to fulfill the dead person’s last request, solve a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  16 novembre 2015
Ce tome fait suite à Dead to the World (épisodes 1 à 5) ; il contient une histoire courte de 7 pages (parue dans l'annual d'Halloween de "House of mystery") et les épisodes 6 à 12. Tous les scénarios sont de Chris Roberson et les illustrations de Mike Allred, sauf le numéro 12 illustré par Gilbert Hernandez.
Le tome commence avec l'histoire de 7 pages dans laquelle Tricia, Gwen et un copain traversent un lac en canoë de nuit suite à un défi. le copain commence à raconter une vieille légende indienne sur ce qui se trouve sous les eaux calmes. L'histoire est forcément très rapide, elle s'avère également très convenue et peu séduisante.
Épisode 6 - Scot (le terrier garou) raconte son histoire comme s'il se trouvait en train d'effectuer un numéro de stand-up : la mort de ses parents alors qu'il était encore enfant, son adoption par son grand-père, sa jeunesse solitaire en amoureux des dessins animés, la fac, ses soirées passées à jouer à des jeux de rôles avec 2 potes genre adulescents, sa rencontre au café du coin avec Gwen et Ellie (c'est Gwen qui a dû prendre l'initiative), et la mort de son grand père.
Épisodes 7 à 11 - Ellie (en tant que fantôme) a du mal à accepter qu'elle ne peut se rendre que dans des endroits qu'elle a déjà fréquentés étant vivante ; elle va donc discuter avec Amon pour apprendre comment s'affranchir de cette contrainte, contre l'avis de Gwen. Cette dernière a du mal à trouver de quoi se sustenter, son apparence se dégrade, or son rendez-vous avec Horatio approche. Elle finit par consommer le cerveau de la mère d'une de ses copines du temps où elle était à la fac. Horatio et Diogenes finissent par débusquer les vampires qui sévissent au paintball. Amon croise par hasard Galatea, une très ancienne de ses connaissances qui recommence à souhaiter l'avènement de Xitalu.
Épisode 12 - Ellie passe sa journée au cimetière à écouter les histoires des autres fantômes (une histoire de mythologie indienne, une histoire de gangsters), et à se remémorer sa propre vie et sa première rencontre avec Gwen Dylan.
Chris Roberson commence en douceur avec l'histoire de Scot, un jeune adulte sympa, et vivant un quotidien sans éclat. Il a un boulot qui lui permet de payer son loyer, 2 copains (Ashok et Vincent) avec qui il perpétue l'habitude de jouer 1 ou 2 soirs par semaine à un jeu de rôles. Gwen constate qu'elle perd peu à peu la mémoire de sa vie précédente pour rentrer dans un quotidien à la saveur fade. Ellie constate qu'elle est prisonnière des mêmes endroits à jamais. le futur des héros semble fermé et condamné à la banalité du quotidien, malgré leur nature de monstres. Par opposition la vie d'Amon semble faite d'opulence et de contentement, celles d'Horatio et Diogenes semblent pleine de dangers.
Roberson laisse sa narration reposer sur les concepts de sur-âme et sous-âme développés dans le premier tome, pour s'intéresser plus aux intrigues telles que la confrontation entre les vampires et les chasseurs, les manipulations d'Amon, la nouvelle menace constituée par Galatea et la mission de Gwen qui la contraint à faire face à une ancienne camarade de fac, et à un jeune homme occupant une place particulière dans son passé. Il adopte un ton qui désamorce l'angoisse et la gravité potentielles des situations, pour installer une étrange forme de douceur de vivre, presque de langueur. le quotidien regorge d'éléments étranges et pourtant la vie s'écoule presque monotone, incapable d'exacerber les sensations ou les sentiments, surtout pour Gwen anesthésiée par sa condition. du coup, les moments vraiment horrifiques ressortent par contraste. En particulier la consommation de matière cervicale reste une affaire sérieuse, éloignée de toute banalité.
Mike Allred utilise un style en phase avec la narration. D'apparence, les personnages sont dépourvus de tout aspect angoissant (à commencer par le terrier garou). Les jeunes femmes (Gwen, Ellie, et même les vampires) sont normalement proportionnées avec silhouettes élancées, des toilettes gaies et de jolis visages. Ce qui est impressionnant dans les illustrations d'Allred, c'est qu'il amalgame des éléments assez disparates et peu crédibles, pour un résultat qui semble couler de source et qui permet au lecteur d'accepter facilement le plus invraisemblables sans que l'histoire en devienne stupide. Un terrier garou, pourquoi pas ? Il semble bien inoffensif, parfaitement intégré à Eugene, cette petite ville d'Oregon. Un laboratoire secret sous la fac, le lecteur saisit bien le clin d'oeil aux films et comics avec un savant fou ; c'est une référence sympathique à ces formes de série B ou Z. Une improbable partie de minigolf dans un décor gothique et toc ? le lecteur y voit surtout l'exagération du mauvais goût assumé des américains pour des décors artificiels empilant des éléments disparates. Allred propose une vision orientée d'une petite ville dont les paysages évoquent les années 1950, une forme d'âge d'or de la croissance, avec des bizarreries excentriques, mais presque plausibles. le connaisseur de culture proto-consumériste se promène avec délice dans ces compositions légèrement en décalage avec la réalité. À nouveau le choix des couleurs de Laura Allred adoucit la narration participant là aussi à la dédramatisation des horreurs. Gilbert Hernandez semble avoir passé peu de temps pour réaliser les illustrations de l'épisode 12. le lecteur reconnaît aisément son style inimitable, mais peine à trouver un visuel aussi marquant que dans les épisodes de "Love and rockets".
Chris Roberson et Mike Allred continuent de concevoir leur tapisserie entremêlant la vie de ces jeunes adultes pas comme les autres, et pourtant tellement quotidienne, comme une métaphore du début de la vie d'adulte. Ils dévoilent lentement ce qui semble une menace de grande envergure, mais encore très imprécise. Et ils brouillent la frontière entre le bien et le mal pour faire sortir leurs personnages de cette dichotomie simpliste. le résultat reste parfois un peu plat, mais l'inventivité des situations et la proximité des personnages commencent à provoquer une forte sympathie pour Gwen, Scot et Ellie. Ils continuent de se laisser flotter au gré de leur quotidien extraordinaire dans Six Feet Under & Rising.
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