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ISBN : 2260029760
Éditeur : Editions Julliard (02/02/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 28 notes)
Résumé :
« Dans le ferry, je regarde Brooklyn rétrécir. Je me tourne vers Manhattan. Il est neuf heures, c’est le jour de la rentrée scolaire. Je ferme les yeux, le soleil réchauffe ma peau. Les nuages s’écartent pour laisser place au grand bleu. Il faut arrêter de regarder en arrière. Les souvenirs filent des torticolis et rendent malheureux. L’avenir est un trou noir. Il se dresse devant moi. Crève, Bianca. Rêve, Bianca. Cours, Bianca, tu vas rater ta rentrée. Le bateau ar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
AgatheDumaurier
  07 août 2017
Alors là, c'est vraiment une bonne surprise !!!
Je ne connaissais pas du tout, ni Loulou, ni Bianca, je n'ai pas lu le tome 1 "Bianca" (mais maintenant je vais le faire), et j'ai atterri par hasard dans cette histoire, attrapant le livre en vitesse à la médiathèque (jolie couverture, joli nom d'auteure, joli titre...)
C'est l'histoire d'une adolescente de 17 ans qui arrive à New York pour vivre chez son père, après avoir quitté la France, sa mère, son petit frère, et un passif lourd de névroses ...anorexie, TS, hôpital ...(voir le tome 1). Bianca doit repartir à zéro, en quelque sorte, dans une ville exceptionnelle où l'on se perd et renaît. Ou pas.
Bianca est inscrite au lycée français de New York (la classe !) mais elle s'en fiche un peu. Elle est différente, hyper intelligente, hyper maigre, hyper belle. Ca peut paraître narcissique, comme ça, mais c'est la vérité, et ça lui pose plus de problèmes qu'autre chose. Elle ne se regarde pas, elle regarde les autres, et les autres ne la regardent pas vraiment non plus, parce que ce sont les autres, justement, et qu'ils s'intéressent d'abord à eux-mêmes, comme tout le monde (ça va de ses parents au moindre passant dans la rue.) Bianca est très lucide. Si les autres la regardent, c'est pour leur intérêt personnel. Et donc, hyper belle, hyper maigre, elle attire quelques prédateurs, dont les chasseurs de mannequin...Mais Bianca n'est pas facilement manipulable...Elle n'a pas besoin d'argent, comme les filles de l'est, et elle n'est pas dupe de son corps...
J'aime entendre la voix de ces jeunes filles qui s'expriment avec force, rage et intelligence, après des millénaires de mépris. Loulou Robert (24 ans ) écrit extrêmement bien : son texte vit et vibre, il est moderne, le français claque, débarrassé de ses pesantes subordonnées latines. On y est, on voit New York, on ressent les pulsations de la ville, les pulsations du coeur de Bianca. Les scènes s'enchaînent, certaines particulièrement marquantes (shooting, tentative de viol, suicide, promenades dans la cité...) Rien de mièvre, cette fille a l'air d'avoir mille ans. Sagesse des jeunes filles. Et en même temps d'avoir trois ans ou treize ans, grosses colères, jugements rapides et violents, égoïsme inconscient, fugues ...Aucune pensée pour l'inquiétude suscitée, un vrai monstre. Et la force, le courage et l'insensibilité à la douleur propre aux anorexiques, capables d'infliger à leurs corps les plus grandes souffrances, sans broncher.
J'ai adoré. La suite, Loulou, et vite !!
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iris29
  05 mai 2017
J'avais quitté Bianca (tome 1 ) , il y a quelques mois, elle était sortie de l'hôpital psychiatrique où elle était soignée pour tentative de suicide et anorexie et s'apprêtait à rejoindre son père aux USA pour un nouveau départ .
Welcome to New-York !
Bianca est inscrite au lycée français où elle n'essaie même pas de se faire des ami(e)s , préférant s'amouracher d'un professeur et se balader dans cette ville immense et nous livrer ses impressions .
Elle marche seule , Bianca , d'ailleurs elle est presque toujours seule ...
On ne peut pas dire que son père soit absent mais on ne peut pas dire non plus qu'il soit très présent...
On lui propose de "faire" le mannequin et de mauvaises rencontres en mauvais plans , elle cumule un peu les mauvais karmas ...
Parfois je me suis demandée si sa vie ne serait pas plus belle si elle avait dû gagner son argent de poche car à travers toutes ces pages , l'argent n'est jamais un problème ( alors qu'elle n'a que 17 ans , Bianca semble dépenser sans compter ) .
Parfois je me suis demandée s'il était normal qu'une fille de cet âge soit aussi libre et livrée à elle même.
Parfois, au cours de ma lecture, je me suis demandé jusqu'à quel point, Bianca était Loulou (elle a aussi été mannequin...), et parfois j'ai peur pour elle , Loulou...
Parfois je me prend à espérer qu'elle aura une jolie vie , parce qu'en apparence , elle a tout ...
Il y a des pierres qui roulent dans cette écriture, de la fureur , beaucoup de lucidité et un regard impitoyable sur une fin d'adolescence qui nous touche avec infiniment de grâce ...
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Franckync
  27 août 2017
Titre : Hope
Année : 2017
Editeur : Julliard
Auteur : Loulou Robert
Résumé : Bianca est une très jolie jeune fille qui traîne son mal de vivre entre Paris et New-York. Blessée par un passé douloureux mais aussi fascinée par l'énergie de Big Apple, elle se laisse entraîner dans un tourbillon de rencontres et découvre bientôt l'univers implacable du mannequinat.
Mon humble avis : Cette chronique aurait tout aussi bien pu s'appeler le dilemme du blogueur. Je m'explique : lorsqu'un éditeur a la gentillesse de vous envoyer un roman (sur ma demande soyons précis) et que vous trouvez ce roman plutôt moyen voir largement surcôté, il est parfois gênant de devoir rédiger une chronique négative eu égard à l'effort consenti par la maison d'édition pour vous faire parvenir cet ouvrage à l'autre bout de la planète. Soit, Hope de Loulou Robert n'a évidemment pas besoin de Francksbooks pour rencontrer son public et les articles favorables à cette auteure sont légion. C'est pourtant avec un peu de gêne que je m'apprête à rédiger cette chronique sur une oeuvre qui, à mon humble avis, sera aussi vite oubliée que son succès fut immédiat. A l'image d'une Lolita Pille par exemple (Hell 2002), les effets de mode et les jolies gueules ne font pas toujours de bons écrivains. Dans ce court roman d'un peu plus de 200 pages, Loulou Robert empile les phrases courtes et les poncifs. Certes, la lecture n'est pas désagréable mais le traitement d'un propos maintes fois balisé (crise adolescente, récit initiatique,etc..) n'apporte rien de nouveau au genre. J'avoue une certaine perplexité devant ces romans français auto-centrés, ainsi que devant ces auteurs-mannequins et autres jet-setteurs dont le désespoir, s'il est sûrement sincère, n'attire pas d'empathie immédiate chez votre humble serviteur. Mea-culpa, j'admets qu'un Franck McCourt luttant pour nourrir sa famille (Les cendres d'Angela, 1996) m'attire plus de sympathie qu'une jeune fille riche et en bonne santé, quelques soient les méandres de sa psyché (exception faite d'un auteur tel que Jay McInerney évidemment mais j'évoque ici un pur génie qui transcende le genre). Si Hope n'est pas un mauvais roman, il n'est qu'un roman de plus sur la crise adolescente, un roman de plus décrivant l'énergie de Big Apple, un roman de plus narrant le désespoir d'une gamine inadaptée. Ca se lit facilement, s'oublie dans la seconde et l'on referme ce bouquin avec la tenace impression d'avoir été roulé dans la boue. Tout cela n'est pas si grave mais tellement dispensable…
J'achète ? : Si la lecture de cette petite chronique t'a incité à lire ce roman, je ne peux que m'incliner devant ta volonté, mais si dans le rayon d'à côté tu vois le dernier McInerney et que tu choisis celui-ci, ton cas mérite quand même réflexion…

Lien : http://francksbooks.wordpres..
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LeslecturesdeLily
  22 juin 2017
Pour ceux qui ne parlent pas anglais et ne veulent pas chercher sur Google traduction Hope veut dire espoir. J'aime bien ce titre, je trouve qu'il correspond parfaitement au second roman de Loulou Robert et qu'après le dramatique Bianca, un peu d'espoir ne fait pas de mal !
Dans cette suite, nous retrouvons Bianca, la narratrice du premier tome, quelques mois se sont écoulés depuis sa sortie de l'hôpital psychiatrique aux Primevères. Bianca a tenu sa promesse faite à Jeff, elle a pris la route direction les États-Unis et vit désormais avec son papa à New York. Comme toutes les jeunes filles de 17 ans, elle doit faire sa rentrée dans un établissement scolaire et c'est avec une certaine appréhension qu'elle se rend dans son lycée pour y faire, entre autres, la connaissance de ses nouveaux professeurs. de ce côté-là, elle ne va pas être déçue, puisque très vite, elle va tomber sous le charme de son prof de littérature et cette attirance va être réciproque. le prof et l'élève vont rapidement devenir amants, mais l'idylle sera de courte durée, ce qui ravivera les démons de notre jolie Bianca. Et c'est là que commence sa grande aventure new-yorkaise, puisqu'elle va prendre la fuite, fuguer, faire des rencontres et vivre...
Comme je le dis plus haut, Hope est le deuxième roman de la charmante Loulou Robert, jeune fille aux multiples talents ! Son écriture est à l'image de sa beauté : sauvage, brut, posée, authentique et douce.
J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bianca, ce personnage haut en couleur, j'ai adoré avoir de ses nouvelles, dans cette suite, elle a grandi et évolué, je l'ai trouvée en meilleure forme, dans un autre état d'esprit, mais aussi avec d'autres préoccupations et tourments. Bianca a un an de plus et pourtant, j'ai eu l'impression que de nombreuses années étaient passées entre la fin du premier tome et le début du second. C'est une fille particulièrement mature pour son âge, elle a déjà un lourd passé derrière elle et vous verrez que ce qui l'attend dans ce second tome n'est pas ce qu'on peut imaginer et souhaiter pour une jeune fille de 17 ans.
La couverture est très représentative de ce que l'on trouve à l'intérieur du livre, puisqu'on aperçoit une jeune femme de dos, nue, qui fait face à New York. Cette personne ressemble étrangement à l'auteure qui est aussi mannequin, d'ailleurs, je me suis demandé à de nombreuses reprises si les deux romans de Loulou Robert n'étaient pas inspirés de sa propre expérience. Si un jour j'ai l'occasion de la croiser à nouveau, je lui poserai la question, car je trouve qu'ils collent vraiment à leur auteure, c'est très troublant. J'ai de l'affection pour Bianca, elle est complexe et naturelle, on a envie de la connaître, mais surtout de la comprendre, c'est une énigme, elle est mystérieuse et ça la rend très attachante.
Il y a des décors, des paysages, des lieux, des personnages, des ressentis, des émotions... Les descriptions sont nombreuses et parfaitement détaillées. J'ai voyagé jusqu'à New York, je voyais les endroits, les buildings, les écureuils de Central Park et des choses plus brutales aussi...
Loulou Robert nous embarque dès les premiers chapitres et en quelques mots seulement dans la vie peu commune de son héroïne. J'ai aimé le premier tome qui avait, dès sa sortie, fait beaucoup de bruit. J'ai encore plus aimé Hope, qui lui s'est fait plus discret que son grand frère et qui pourtant vaut lui aussi le détour !
►Pour conclure, je dirais que Hope de Loulou Robert devrait être sur vos listes de lecture, c'est un roman qui nous pousse dans nos retranchements. Comme le dit si bien Loulou Robert : « la vie, quoi... »
Je suis hyper heureuse d'avoir été sélectionnée par le site Babelio lors de la dernière masse critique afin de recevoir, lire et chroniquer ce titre. Merci à eux pour leur confiance !
Merci à Loulou Robert pour les dédicaces et merci aux Éditions Julliard pour l'envoi de ce roman.
Lien : http://www.leslecturesdelily..
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MaminouG
  05 février 2017
Hope″ de Loulou Robert est sorti le 2 février 2017, je l'ai acheté ce même jour, l'ai commencé sur les escalators du centre commercial, continué dans le tram et terminé en apnée sur mon canapé.
Nous y retrouvons Bianca, le personnage du premier roman éponyme de l'auteur. Bianca a quitté la clinique psychiatrique dans laquelle elle avait été hospitalisée après une tentative de suicide. Elle commence une nouvelle vie, arrivée à New-york chez son père. Elle est inscrite au lycée français.
Elle va vivre de nombreuses aventures, étudier certes, aimer, fuguer, mais aussi découvrir le monde du mannequinat, ses contraintes et ses côtés sombres. Elle est belle, Bianca, elle est très belle et elle ne le sait pas, elle ne le croit pas. C'est à une véritable quête que nous assistons. Et, telle une héroïne de conte, elle va être confrontée à de multiples épreuves, empêchée par des méchants, des agents véreux, un photographe violeur, la rivalité entre filles et finalement la solitude. Mais elle va aussi rencontrer des alliés : Billy, le gardien de nuit, son oreille attentive, sa délicatesse et sa sensibilité et Andy, le chanteur à la moustache grise et son bon sens.
Toutes ces équipées, ce bouillonnement sont servis par l'écriture vive de Loulou Robert. Elle est cash, Loulou, et la langue de bois n'est pas son mode d'expression. Ses mots claquent, explosent, à la limite parfois de la grossièreté, ses phrases courtes percutent. Elle fait mouche à chaque coup, taillant dans le vif. Bianca n'est pas raciste, elle le dit, mais elle n'aime quand même pas les chinois trop bruyants qui crachent sur ses chaussures. Ses idées sont siennes, elle les martèle et les assume car il n'est pas question de se poser en victime. Bref, c'est à la vitesse d'un cheval au galop, de gré ou de force, que vous la suivez aux quatre coins de la Grosse Pomme, aussi agitée que ne l'est une vie adolescente.
Je ne trouve pas les mots justes pour dire combien j'ai aimé ce roman. Je l'ai d'autant plus aimé que je n'avais pas réussi à véritablement entrer en empathie avec la Bianca du premier. Je me demandais pourquoi, alors que déjà tous les ingrédients étaient là, de sa personnalité à l'écriture de l'auteur. Mais j'avais peur, peur de souffrir, de pleurer car cette Bianca là c'était la petite-fille que je n'ai pas et je ne pouvais que tenir à distance ses tourments. Mais ″Hope″ quand même, c'est l'espoir, la vie, l'envie… une véritable tornade, une bourrasque, et j'ai été emportée… par ce roman véritablement prenant.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   06 mai 2017
Je me suis pesée. Je n'étais pas montée sur une balance depuis ma sortie des Primevères. Le psychiatre craignait l'obsession des chiffres. J'ai pris une grande inspiration. J'ai fermé les yeux. J'ai compté jusqu'à trois avant de les ouvrir. Mon cœur s'est emballé. C'est le passé. C'est la maladie. C'est le contrôle. C'est le jugement. C'est la douleur. C'est le changement. C'est la peur. C'est l'espoir. C'est beaucoup. J'expire pour relâcher la pression. Je ne résiste pas à l'envie de baisser la tête. Entre mes orteils se trouve le poids de ma vie. J'ai pris deux kilos en un an.
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iris29iris29   05 mai 2017
Pour la première fois, j'entrevois ce qui plaît à mon père chez elle. Katy est une gentille. Elle apaise par son calme et sa bienveillance. Elle ne parle jamais trop fort. Elle ne juge pas. Elle n'angoisse pas. Elle aide à dormir. Elle aide tout court. Elle est différente de ma mère. Ma mère n'est jamais tranquille. Elle rendait mon père fou. Au début, fou d'amour. A la fin, fou tout court. Ma mère l'a écorché. Katy l'a pansé.
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iris29iris29   23 octobre 2017
Toujours la même pensée : je m'en veux. Je n'ai pas assez dit non. J'ai réagi trop tard. J'aurais pu ne pas y aller. J'aurais pu ne pas me déshabiller. J'aurais pu ne pas boire. J'aurais pu ne pas le consoler. J'aurais pu partir plus tôt. J'aurais dû. Si je me sens sale, c'est de ma faute. Je l'ai laissé venir.
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iris29iris29   05 mai 2017
La porte était fermée. Les portes ne doivent jamais être fermées dans les lycées ici, justement pour cette raison. Pour que les lèvres des professeurs ne viennent pas s'attarder sur celles des élèves.
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iris29iris29   07 mai 2017
Les règles New-yorkaises sont impitoyables. Le cœur et la pitié n'ont pas leur place à Manhattan. Ici, ce que l'on aime, c'est l'ambition et le travail.
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Loulou Robert - Sujet inconnu
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