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ISBN : 2266232983
Éditeur : Pocket (13/09/2012)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 42 notes)
Résumé :

Un monde en guerre perpétuelle, à travers trois continents. L'Empire étend peu à peu sa domination sur les Clans, des peuples non humains. Malken, surnommée Balafrée, est orpheline et vit dans un camps d'internement réservé aux femmes. Recueillie par les Clans, avide de se venger de l'Empire qui a assassiné sa mère, elle intègre l'armée. Sauvage et rebelle, elle peine à supporter l'autorité militaire. Toutefois, au cours d'une embuscade perpétrée par l'E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Shanishan
  06 août 2017
Séduite par la couverture et la quatrième de couverture qui vantaient l'histoire d'une jeune femme au passé douloureux qui ne vit que pour sa vengeance, j'ai lu Balafrée de Michel Robert.
Début prometteur, l'auteur nous sert un univers plutôt visuel avec une plume efficace et nous transpose directement dans l'action, alors que l'héroïne prend la fuite du camp d'esclaves où elle était retenue prisonnière.
Mais très rapidement, le vernis s'écaille.
Le contexte:
Les joueurs/joueuses de WoW n'auront aucun mal à reconnaître l'influence pour ne pas dire la reprise de certains concepts scénaristiques emblématiques du jeu (la guerre des Clans contre l'Empire ressemble de manière troublante à celle de la Horde contre l'Alliance, les Thaeryns n'ont rien à envier aux Taurens, les Orkhaïs aux Orcs, le Azuréens ont repris beaucoup aux Draeneïs, "gangre" (du gangrefeu) est la traduction du "fel", magie de World of Warcraft qui a la particularité de se décliner en nuances vertes etc ), et de nombreuses idées semblent reprises d'autres sources (le Peuple Noir ressemble beaucoup à l'Engeance de Dragon Age, les elfes-soleils et elfes-de-lune semblent tout droit sortis des Royaumes Oubliés et il y aurait encore pas mal d'exemples à sortir).
Toujours à propos du contexte, l'auteur a voulu jouer sur une très grande abondance de races... Sans entrer dans les détails des spécificités de chacune. Il faut attendre la moitié du livre pour apprendre par exemple que les trolkhs ont le nez crochu, on ne sait pas à quoi ressemblent précisément les nashaï et en quoi ils se distinguent des humains (sinon que les yeux violets ne sont pas une spécificité de leur race), et dans les dernières pages, l'auteur évoque encore une bonne quantité d'espèces... Dont on ne sait quasiment rien. Ce choix donne un effet "fouillis" au contexte, comme s'il était écrit au fur et à mesure et non pas anticipé, défini et délimité clairement dès le début du récit.
L'intrigue:
Si la reprise de concepts existants n'est pas un mal en soi, le résultat ici manque de finesse et d'homogénéité pour donner une idée d'ensemble propre et cohérent.
Cela est d'autant plus flagrant dans la deuxième moitié du livre où le fil rouge de départ (la guerre des Clans contre l'Empire et la vengeance de Balafrée) est mis entre parenthèses pour le développement d'un autre arc dont l'objectif est incertain (quel est le but profond de ces errances sur TerreNeuve? Quel est le rapport avec l'intrigue initiale? )
L'intrigue se perd dans la deuxième moitié du livre (peut-être pour mieux prévoir la place d'une suite...? ou manque de développement des bases ébauchées?) et la surenchère de races évoquées sans être détaillées à Gharadan donne l'impression d'un contexte mal délimité et dont la complexité n'est qu'effleurée sans profondeur.
Gros deus ex machina à la fin de l'histoire destiné sans nul doute à créer le cliffhanger des dernières lignes, l'intervention du personnage de Minuit tend à ruiner une bonne part de l'intérêt du récit. En révélant à Malken qu'elle savait tout ce qui allait se passer, elle lui retire le mérite de chaque action ou décision et sabote tout principe de causalité: comme la destinée de Malken était tracée et que l'Ordre des Regrets avait tout prévu, rien ne pouvait être lié au hasard ou aux efforts de l'héroïne qui en devient prévisible et convenue. Dommage.
Les personnages:
Au niveau des personnages, Malken alias Balafrée incarne parfaitement l'archétype de la femme torturée qui devient forte à l'épreuve des coups de la vie et... c'est tout. Elle n'existe pas vraiment hors de ce cadre et semble incapable de s'en affranchir pour développer une plus grande complexité. Elle n'évolue que dans l'expression de ses démons et sa soif de vengeance, et l'auteur insiste beaucoup plus sur la santé de sa libido débridée que sur sa progression psychique, ce qui est quelque part limitant pour un personnage présentant autant de possibilités à la base.
Les personnages secondaires tels que Valéna, Rorqual, Syléan, Aidhan Flynn et toute l'équipe des Bannis suivent un peu le même traitement, ce qui rend leurs actions et interactions prévisibles et leur fait perdre en relief. Sans être inintéressants, ils en deviennent convenus et perdent une part de leur richesse à mener exactement la conduite à laquelle on peut s'attendre de leur part.
Les antagonistes quant à eux sont des caricatures (spéciale mention au prélat Arkham Fordryng qui pour renforcer son aura inquiétante et ténébreuse... joue de l'orgue!) Tablant sur des archétypes jusqu'à l'excès, ils perdent toute possibilité de nuance qui aurait pu les rendre intéressants et sont tristement prévisibles.
Galbreyth de Tissemort (dont le seul nom est déjà un parti-pris peu subtil sur son alignement) est probablement l'antagoniste principal le moins développé que j'ai pu voir dans un roman de ce genre. Il a à peine deux ou trois chapitres qui lui sont consacrés, a des actions/ des pensées quasi parodiques des "méchants" de la pop-culture tant elles sont clichées, et à la fin du roman, on ne connaît toujours ni ses motivations, ni les raisons qui le poussent à agir, ni le motif de son intérêt pour la famille de Malken.
Bref, le livre est divertissant mais peine à trouver son identité propre et tombe facilement dans tous les clichés du genre sans parvenir à s'inventer. Dommage avec toutes les possibilités qu'impliquaient le pitch de base.
Même si je serais curieuse de connaître la suite parce que de nature à aimer aller au bout des choses, ce premier tome ne m'a pas donné envie de me ruer sur le suivant.

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Slava
  22 octobre 2016
Dans les bois, une jeune femme court, court jusqu'à en perdre haleine. Elle s'appelle Malken, a des yeux violets éclatants et une balafre sur sa joue (qui lui a fait mérité le surnom de Balafrée), et traverse les arbres pour fuir. Fuir Brise-Espoir, un camp d'internement pour femmes dont elle a passé toute sa jeunesse, fuir les Impériaux qui la maltraite, fuir les sévices qui l'accablaient. Sauvée par un guerrier après quelques terribles circonstances, elle est libérée mais s"engage dans l'armée. Lors d'une bataille, elle secoure une elfe de la plus haute importance et cet acte va changer sa vie. Mutée chez les plus grands soldats avant d'intégrer un régiment spécial, les Bannis, qui se battent contre l'Empire impérial, elle sera guidée par une seule motivation : la vengeance.
Et c'est le résumé de Balafrée, un roman de fantasy très bon qui me fait découvrir Michel Robert, l'auteur de l'Agent des Ombres. Je n'ai pas lu sa célèbre série, donc je ne peux pas comparer avec Balafrée.
Bon, il est vrai que l'univers du livre est bien inspiré d'un certain MMORPG (Orkhais, Taerins, Elfe de la lumière, Elfe de lunes, trois continents ça vous rappelle rien ?) et que l'histoire de base est classique, une guerre entre deux mondes et un protagoniste en quête de vengeance, et le concept manichéen (des gentils très gentils contre des méchants très méchants), mais Robert parvient à rendre le tout original et prenant.
Le background est certes peu esquissé mais est rempli d'une faune extraordinaires, avec ses créatures singulières (mention aux Aviaires au début du roman, qui m'a surprise vu qu'ils sont des hommes-oiseau et ont une espèce de dirigeable, dans un roman de fantasy médiéval !) et des paysages très bien décrits et variés, on passe de forêts à des montagnes rocailleuses par exemple. de même, si nous n'avons pas tout les détails sur la guerre opposant l'Empire aux Clans, on comprends vite les enjeux cruciaux. D'autant plus que là s'illustre le talent de Robert : les gentils, les Clans, sont composés d'Orkhais, d'Elfes de Lunes, Taerins et autres créatures. tandis que les méchants sont... les Humains. Eh oui ! Les humains sont les principaux antagonistes, avec leur empire totalitaire, leurs camps, leurs armées redoutable, leurs mages sadiques, d'ailleurs quasiment tous les humains méchants qu'on croisera illustrent (d'une manière caricatural certes ) les pires défauts de l'humanité. J'avoue qu'un roman où les humains sont les principaux méchants m'a impressionnée ! En revanche, la magie n'est guère expliquée à mes yeux, et c'est dommage. de plus, on a de grosses ficelles et des coïncidences un peu trop "hasardeuses".
Les personnages sont divers, certains très construits mais d'autres assez stéréotypés. Malken, où Balafrée, est une héroïne forte, hardie et courageuse, une femme ayant eu un lourd passé et qui ne cherche qu'à se venger, maintenant tête aux restrictions et coups durs. Toutefois, elle est un peu trop impulsive, très tête brûlée. le sombre Roqual qui cache son amour pour l'elfe Valéna, elle-même est une impressionnante femme très stratégique mais d'autres sont clichés comme pas possible comme l'acariâtre Sylean Coeur-Froid (sérieux ce nom), pure représentation du sergent grincheux qui s'en prends à la nouvelle recrue... de mêmes , les méchants sont certes d'une violence et d'un sadisme effroyable mais stéréotypés.
Les scènes de combats fourmillent, tout aussi bien décrites mais aussi un peu gore, avec le sang qui gicle et les membres découpés. On a aussi droit à des passages chocs, des rebondissements qui vous retournent la tête. Il y a aussi des scènes de sexe sauf que parfois, elles sont un peu trop explicites et crues.
Le style de Robert est directe, très descriptive sans jamais être longues à en tartiner les pages comme Balzac (j'aime beaucoup Balzac mais ses descriptions à ne plus en finir sont exaspérante).
Cependant, la fin est bien trop frustrante, coupant abruptement le roman d'une scène capitale.
En bref, Balafrée est un curieux ouvrage de fantasy, avec une héroïne combattante et qui me donne envie de lire non seulement la suite mais aussi la série principale de Robert.
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Goupilpm
  05 avril 2016
Alors qu'elle est rattrapée et que ses poursuivants s'apprêtent à la violer, Malken une jeune fille des Clans qui s'était enfuie d'un camp d'internement de l'Empire de Lumière, est sauvée par un guerrier d'élite des clans. Ayant sauvée une Elfe de Lune agressée par des assassins de l'Empire, elle est envoyée dans une congrégation secrète qui forme des guerrières d'élite. Mais d'un caractère trop rebelle elle se voit envoyer sur un continent pour intégrer une formation de Bannis.
Avec pour postulat de départ la vengeance et comme toile de fond une guerre une guerre entre un Empire qui veut conquérir ou soumettre les peuples à son autorité, cette fantasy s'avère somme toute assez classique. Une thématique qui n'est pas sans rappeler l'extension de l'Empire Romain sur la Gaule et sur la Bretagne, avec pour opposants des tribus Celtes... et autres indépendantes les unes des autres. Quand a la Cabale, qui veut imposer sa vision des choses, elle n'est pas sans rappeler l'Inquisition, les pouvoirs magiques en plus.
Dans le synopsis de l'auteur on retrouve des analogies avec un certain MMORPG, tant dans la forme du récit que dans le nombre important d'ethnies proposées, de personnages quelque peu manichéens. Mais l'influence ne se fait tout de même pas trop ressentir. Certes les combats sont très visuels et le lecteur se croirait presque faire partie intégrante des mêlées tant la tension et la violence crue sont poussées presque à leur paroxysme comme dans les jeux vidéos. Même si l'intrigue au départ peut paraître des plus basiques, l'auteur lui apporte des voies subsidiaires qui lui donne un aspect plus complet. L' histoire s'avère certes simple mais très divertissante car les nombreux combats, les retournements de situation multiple entraînent le lecteur dans un récit à la dynamique excellente et l'histoire avec ce côté épique n'en est que plus attractive.
L'univers de l'auteur avec ses nombreuses ethnies, avec parfois des alliances peu vraisemblables entre-elles, se veut riche et très coloré. Si le monde géographique et géopolitique n'est pas assez approfondi, les descriptions très détaillées de la faune et de la flore permettent de bien s'immerger dans cet univers très coloré, ainsi que dans les scènes plus actives. La magie occupe tout de même une place intéressante dans l'histoire même si l'on peut regretter dans ce premier opus les Arts Étranges ne nous soient pas encore explicités. Mais l'on suppose qu'avec le développement initiatique de la jeune héroïne que ceux-ci nous seront plus explicités dans les tomes suivants.
Le passé difficile de l'héroïne, de dilemmes, de rencontres déstabilisantes aurait pu faire que l'on s'y attache mais sa manière d'être qui colle trop à la mentalité de cour de lycée ne permet pas, au moins dans ce présent tome, de ressentir une empathie profonde avec ce personnage. Les personnages des Bannis dans son ensemble s'avère très intéressants dans leurs inter-actions, et sont assez bien campés malgré une approche parfois trop manichéenne. Certains des membres du groupe se révèlent soit par un côté un peu trop mystérieux ou pour l'un d'entre eux un peu inconséquent par rapport au reste du groupe.Il est également dommage que leurs antagonistes ne sont pas eux-mêmes plus nuancés, mais on a tout de même hâte de découvrir le côté machiavélique des membres de la Cabale plus en profondeur.Le personnage le plus prometteur s'avère être l'Elfe du Soleil tiraillé entre sa fascination pour Malken et son devoir envers l'Empire que lui impose sa hiérarchie. On aimerait malgré le mystère qu'elles doivent préserver voit les Prêtresses de l'Ombre plus présentes.
Le style direct, incisif de l'auteur colle de de très belles manières avec ce type de récit qui se veut à la fois épique et entraînant, même si certaines scènes peuvent rebuter certains lecteurs un peu délicats.
Un premier tome introductif au récit simple qui ne pousse pas le lecteur à réfléchir, mais qui lui laissera une impression d'agréable divertissement. Une lecture qui aurait pu convenir à un lectorat plus jeune si certaines scènes n'étaient pas trop crues ou osées. Ce qui est dommage car pour les lecteurs aguerris du genre elle manque toutefois de profondeur, en espérant que cette attente soit comblée par la suite.
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Cylhis
  06 février 2013
Le monde est ravagé par la guerre qui oppose Les Clans aux Impériaux. Malken, surnommée Balafrée du fait de la cicatrice qui lézarde sa joue, est captive des Impériaux depuis sa plus tendre enfance. Sa mère morte des mains de l'ennemi, elle ne connaît pas d'alliés et jure de se venger dès qu'elle le pourra. Des suites d'une bienheureuse délivrance orchestrée par une race alliée des Clans, elle se retrouve bientôt engagée dans l'Armée pour mener le combat contre les Humains détestables, et tous ceux de leurs côtés. Novice, elle est cantonnée aux tâches ingrates d'aide au pôle soignant lorsque, éloignée du camp protégé pour aller quérir de l'eau, elle ressent une vive intuition de danger et décide bientôt de porter secours, avec ses maigres moyens, à une Elfe représentante de haut-rang. Ce geste scellera son destin.
De l'action pure, de l'aventure, des combats, un peu de sentiments, ce roman est un très bon divertissement. Certes, il ne vous fera pas forcément réfléchir, mais c'est parfois agréable d'enchaîner les actions et de se laisser aller à une lecture facile. Il y a de très bonnes idées dans cette histoire dans laquelle on ressent l'inspiration de World of Warcraft, sans que cela devienne un pastiche. On s'attache facilement aux personnages, même si l'héroïne est parfois agaçante. Qu'ils soient de l'un ou l'autre clans, les protagonistes sont bien campés et participent à la mise en place de ce monde coloré et riche, même si l'on aurait voulu qu'ils soient moins manichéens pour certains. Autre bémol, l'histoire se finit un peu en jus de boudin, laissant le lecteur sur sa fin. Aucune suite n'est encore annoncée à ma connaissance et l'on ressent une légère frustration de ne pas pouvoir connaître le reste de l'histoire.
Allez, M. Robert, il faut pas nous laisser en plan et vite écrire la suite de Balafrée !
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Suny
  29 mai 2011
Apparemment inspiré de World of Warcraft (je ne peux pas dire dans quelle mesure, je connais ne pas ce jeu), Balafrée reste dans la veine du cycle de l'Agent des Ombres : on se retrouve dans un monde inventé de toutes pièces, où ce sont les plus forts qui survivent, sauf que cette fois, le héros est une héroïne. Malken, alias Balafrée, a d'ailleurs pas mal de points communs avec Cellendhyll : un passé difficile, un caractère bien trempé et un avenir semé d'embûches, de combats, de victoires (et de quelques petites défaites), de dilemmes et de rencontres déstabilisantes. Elle est elle aussi une guerrière de talent.
Mais bon, même si on reste très clairement dans le même registre, l'histoire et le contexte sont différents, les personnages et leurs relations entre eux sont toujours aussi bien recherchés et développés, et il y a une vraie intrigue qui tient en haleine du début à la fin. Enfin, ce n'est pas fini, il y aura une suite, mais quaaaaaaand ? (apparemment, ça sera pour après le tome 6 de l'Agent des Ombres, qui est en cours d'écriture…)
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SlavaSlava   22 octobre 2016
Le regard de la jeune femme s'oublia dans les reflets cobalt qui soulignaient la lame mortelle. L'espèce d'un bref instant, elle ressentit une sorte de communion avec son arme. Intimité. Promesse. Le poids rassurant de la dague, son équilibre incontestable, son tranchant inaltérable. Mène-moi au combat, Nashai, et je t'offrirai une pleine moisson d'ennemis. Voilà ce que semblait susurrer l'éclat bleuté de la lame au fil menaçant.
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SlavaSlava   22 octobre 2016
La jeune fille ne supportait plus l'esclavage. Brise-Espoir qui ne comptait que des femmes, de tous âges, avait implacablement étouffé, broyé, l'étincelle de et de combativité des captives. Là-bas, tout signe de fierté, de révolte, de désobéissance, se révélait sévèrement puni. Violemment. Cruellement. Trop souvent. Ainsi presque toutes les pensionnaires avaient cédé à l'abattement, vaincues par l'autorité humaine, soumises à la servitude infâme perpétrée par l'Empire.
Se résigner comme les autres aurait été facile. Mais Malken n'avait jamais pu s'y résoudre.
Ne renonce jamais. Ces simples mots soufflés et répétés maintes et maintes fois par la voix apaisante et rassurante de sa mère étaient devenus un mantra inaltérable.
Alors chaque heure de captivité, chaque jour, chaque mois, la jeune fille avait résisté. Contre l'abattement, la méchanceté, l'injustice de sa situation. C'était devenu un réflexe. Un trait de caractère.
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SlavaSlava   22 octobre 2016
-Il vous faut une fautive ? Soit, c'est moi.
-Que je sache, Valéna, vous n'avez ni couché avec la moitié de RageTonnerre, ni sauté dans la Fosse pour y combattre, répliqua l'Orkhai en balayant l'air du tranchant de sa paume. Et encore moins agressé violemment Sheltar, le commandant des Faucons Noirs.
-Les sourcils froncés, Valéna posa les mains sur ses hanches.
-Eh bien d'abord, que signifie cette accusation de débauche ? L'avez-vous vue, Rorqual ? Le charme de Malken est indéniable et cela ne m'étonne pas qu'elle plaise aux hommes. Au passage, je vous signale que le fait de coucher avec un ou plusieurs amants n'est en rien un crime ! Ah mais vous, les mâles ! Vous pouvez collectionner les aventures sans souci d'atteinte à votre respectabilité, vous pouvez même vous en vanter, mais si une femme s'avise de vous imiter, elle est aussitôt taxée de catin !
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SlavaSlava   13 novembre 2016
Elle éprouva une merveilleuse sensation de légèreté. C'était comme si elle respirait à pleine poumons après avoir retenu son souffle durant des années. Plus d'esclavage, finie cette peur quotidienne qui lui tordait le ventre. La liberté était enfin une réalité.
Moraagh, maman, j'ai réussi, je suis libre !
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GoupilpmGoupilpm   05 avril 2016
Vivre c'est souffrir et souffrir c'est vivre.
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À l'occasion de la 17e édition des Utopiales à Nantes, rencontre avec Michel Robert autour de son ouvrage "L'agent des ombres. Volume 9, Ruisseaux de sang" aux éditions Fleuve.
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