AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2081300516
Éditeur : Flammarion (13/03/2013)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 41 notes)
Résumé :
"Nous avions tous le même âge, treize, quatorze, quinze ans. Les plus jolies filles portaient des bikinis. On les appelait due pezzi, oui, deux morceaux. C'étaient les étés des paris, des défis. Plus faciles à gagner qu'une rémission mais tout de même."

Jean-Marc Roberts fait le récit de "deux morceaux" de sa vie: celui de sa maladie, dont il met en scène les saisons et, intimement associé à elle, le souvenir de quatre étés passés en Calabre, adolesc... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
carre
  27 août 2014
Jean-Marc Roberts est parti trop tôt, vaincu par ces saloperies de métastases. « Deux vies valent mieux qu'une » paru quelques jours avant sa disparition raconte sa lutte au quotidien face à la maladie. Mais aussi porte un regard sur ces heureuses années adolescentes passées en Calabre, son amour pour l'oncle Félix et ces premiers émois devant de ravissantes calabraises, la fierté aussi de partager avec ces cinq enfants des moments précieux. Ne croyez pas que ce court récit est celui d'un homme abattu, Jean-Marc Roberts n'était pas de cette trempe là. Lorsque que la tristesse ou la peur pointent leurs nez, Roberts dédramatise, esquisse avec humour, légèreté. Son texte n'en devient que plus fort, plus intense.
A lire évidemment.

Commenter  J’apprécie          540
sandrine57
  16 avril 2013
Quand on a vaincu un cancer du poumon, on se sait en sursis, on s'espère guéri. Quand une deuxième tumeur se présente quelques mois plus tard, on se sent condamné, on se rêve invincible.
"Je ne veux rien, sauf guérir.", voilà ce que disait Jean-Marc ROBERTS quand son cancer a récidivé. Il n'a pas été exaucé mais sa maladie lui aura au moins offert l'occasion de se tourner vers son passé à la recherche des bonheurs enfouis. Alors il évoque ses étés adolescents en Calabre, ses chastes amours pour Mariella et surtout Amalia, son oncle Félix qui lui servait de père deux mois par an et c'est un peu du doux soleil de l'Italie qui s'invite dans la froideur aseptisée d'une chambre d'hôpital. Il parle de ses enfants, les cinq avec lesquels il a partagé des voyages lointains ou simplement dans Paris et de leurs mères qu'il n'a pas toujours su aimer et d'autres femmes, sa tante, sa mère, et Anna, la dernière, la seule à le comprendre, celle qu'il ne veut pas pour infirmière. Deux vies valent sans doute mieux qu'une mais il en a eu plus de deux : enfant amoureux de Matilde et des tartines à la sardine, adolescent lorgnant les bikinis sur les plages de Calabre, homme de plusieurs femmes, père de cinq enfants, écrivain, éditeur, etc.
Malade certes, mais toujours vivant, toujours prêt à rassurer ses proches, toujours prompt à dédramatiser d'une boutade, jamais pitoyable, jamais raisonnable, jamais résigné (sauf peut-être quand sa voix l'abandonne), Jean-marc ROBERTS signe un livre -le dernier- pudique, insolent, drôle, optimiste et d'une sincérité désarmante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
mariecesttout
  08 avril 2014
De Jean Marc Roberts, je crois que je n'avais lu que Mon père américain, qui ne m'a pas laissé grand souvenir. le personnage lui-même, je le trouvais, de très loin, assez sympathique.
Là, que dire de ces notes dans lesquelles il fait alterner lui malade , mais ne voulant surtout pas s'attarder sur ce sujet, et lui, dans la période qui lui a laissé les souvenirs les plus heureux, ces séjours en Calabre, adolescent?
Que c'est un peu..léger? Il serait content, c'est ce qu'il voulait. Que cela n'a pas grand intérêt? Il en était conscient..
Qu'il a pas mal d'humour, ce qui ne devait pas être si facile.
Qu'il confirme mon opinion sur Michael Haneke qui ne doit pas être facile à vivre tous les jours.. Ah, l'Amour ..:
J. M. Roberts a perdu sa voix lors d'une atteinte du nerf récurrent lors de son opération, il raconte:
"A quelques heures d'un repas mémorable avec Michael Haneke, l'Autrichien ne s'intéressait qu'à la sélection cannoise, au choix de l'éventuel président et à une future Palme d'or, Paul Blinde ( son orthophoniste) fit une entorse à sa méthode et me conseilla de m'abreuver de perles du Bolchoï, dix gouttes infâmes à avaler avec de l'eau qui se révélèrent totalement inefficaces. Comment oublier l'irritation du réalisateur me lançant entre la sole meunière et le soufflé au chocolat: "Je ne comprends rien à ce que vous dites, vous êtes épuisant, mon petit vieux. " Je l'étais."

Et qu'il est redoutablement honnête.. C'est très rare que quelqu'un parle du sentiment d'imposture qu'il ressent plus ou moins à juste titre:
"Fraudeur. le mot excessif sonne finalement assez juste. Je constate ainsi que mon salaire m'est versé chaque mois, intact. On m'affirme que j'ai cotisé trente-huit années de ma vie pour être protégé un jour en cas de malheur.
Suis-je bien sûr de vivre un malheur? Ne revient-on pas au sable dans les chaussures et à son petit inconvénient? Restons humbles en adoptant ces termes d'empêchement. D'autres évoqueront un malheur si cela n'a pas fonctionné et si je rejoins trop tôt de vraies victimes, Robin Gibb, Donna Summer, Brigitte Engerer, l'emblématique Muriel Cerf. Nous n'en sommes pas là.
... J'ai si peur des gens, la même sale trouille qu'à vingt ans. Eternellement peur d'être découvert et démasqué tel l'acteur Jean Rochefort dans Tandem de Patrice Leconte. Il incarnait un Mortez vieillissant, animateur d'une sorte de jeu des 1000 francs, sillonnant la France. Un jour, dans une ville de l'Est où il s'attardait, un dîner lui était dédié chez des notables. Il ignorait bien sûr qu'il serait soumis à la question dès le premier plat. Prénom du grand amour de Lamiel. Dix secondes pour répondre. Et bien, Jean ne savait pas comme je n'aurais rien su moi-même.
Je dois mieux connaître le cinéma ou la variété française de 1960 à 90 que la littérature du XIXè. Aurais-je du réviser? M'en tiendra-t-on rigueur? Vont-ils me renvoyer pour ça?
Si c'était le cas, il me faudrait trouver une nouvelle parade afin que l'on ne me transforme surtout pas en bouc émissaire. J'y parviendrai, j'ai toujours développé un faible pour les coupables. Si nécessaire, je séduirai celui ou celle qui exigera ma tête."
D'un peu plus près, je le trouve toujours sympathique..

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Maldoror
  08 avril 2013
Dans sa condition de cancéreux, l'auteur-narrateur souhaite retrouver ses moments les plus heureux, loin de sa vie actuelle consommée par la maladie. Or, ses souvenirs semblent s'arrêter plus particulièrement sur des vacances estivales d'adolescent en Calabre, périodes de ses premiers émois amoureux. Et, la fugacité de cette mémoire et la finesse de ces états d'âme d'alors l'incitent à s'accrocher à ces instants en essayant de les faire revivre. Cette relecture de ce passé se déroule dans des allers et retours fréquents entre sa vie actuelle et celle d'antan, comme pour s'assurer de la réalité et la beauté de cet autrefois. Mais, en prenant ce recul, ce qu'il devait probablement chercher de positif dans ces souvenirs lui échappe car au bout du compte, ne ressort à leur égard que l'impression d'occasions ratées, et ils semblent lui redire sa difficulté de toujours à véritablement aimer. Cette quête se trouverait-elle n'être donc qu'une dernière tentative pour se persuader de sa rencontre avec un tel amour ? En tout cas, elle s'achève dans le grand rire des masques qui tombent, de la supercherie découverte puisqu'avec lucidité, il finit par s'apercevoir que le meilleur moment de sa vie est finalement celui de l'amour… du goût du pain à la sardine ! (Les sensations plus fortes que les sentiments ?) Ainsi, malgré le ton plutôt enjoué du livre et le dandysme de l'écrivain, on ne sait pas si on doit rire avec lui de la bonne blague ou pleurer de ce vide. Mais, l'ouvrage étant paru quelques jours seulement avant la mort de l'auteur, on comprend mieux ce qui se joue d'existentiel dans ce récit. La perspective est alors plus grave et l'appréhension du texte plus aiguë. Ce rire est finalement triste !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
liratouva2
  06 septembre 2013
Faut-il bien connaître l'oeuvre et la vie d'un auteur pour l'apprécier?
Je découvre Jean-Marc Roberts avec ce livre qui restera son dernier, juste terminé avant sa mort, en mars dernier, à 58 ans, ce dont les journaux ont beaucoup parlé. Directeur de Stock, il était en couple avec la directrice des éditions «J'ai lu». Un clic et on est vite renseigné à son sujet. Mais ça, ce n'est que le côté officiel et people. le meilleur, c'est lui qui l'a évoqué dans ce récit écrit pendant sa lutte contre la maladie à laquelle il a fini par succomber: un cancer du poumon après 40 ans de cigarettes.
Deux cancers en réalité : il en parle toujours comme «Tumeur 1, saison 1 … Tumeur 2, saison 2.» Ce n'est ni grave ni triste, c'est juste ainsi. Pour tout supporter, il évoque les meilleurs étés de sa vie, ceux passés en Calabre, chez son oncle Félix, quand il était adolescent et qu'il aimait chastement et sauvagement Amalia et Mariella, jamais revues depuis. La réalité, ce sont ses cinq enfants, de trois femmes différentes. Il les chérit et les protège mais il préfère vivre seul pendant qu'il écrit. Et son livre commence ainsi, en parlant, non pas de lui, mais de son voisin de chambre à l'hôpital et de son désir d'écrire et de guérir simultanément.
Pas facile comme exercice sûrement mais réussi.
La réalité désespère? Alors évadons-nous! J'ai aimé. A relire s'il le faut puisque j'ai aimé.
Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

critiques presse (3)
Lexpress   08 septembre 2014
Voilà un livre qu'il faut (re)lire. Publié deux semaines avant sa mort, le 25 mars 2013, le dernier récit de l'éditeur et écrivain Jean-Marc Roberts illustre avec éclat les mots de la lettre de son ami Vassilis Alexakis publiée à la fin de l'ouvrage [...].
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   22 mars 2013
Impossible de se faire une idée sur le personnage de Jean-Marc Roberts: avec un art consommé de l'ellipse, sachant très bien ce qu'il fait, il donne des indices et puis les brouille. Il reconnaît qu'il s'est toujours trouvé un alibi pour repousser le moment d'écrire le grand livre qu'on attendait de son talent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   15 mars 2013
Le livre certainement le plus sincère du romancier et patron de la maison Stock. [...] Le livre est bref, fort et intense. Sans fioritures ni plaintes. C'est le livre d'un joueur, carré d'as à la main, qui n'attend qu'une chose : abattre son jeu, gagner la partie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MaldororMaldoror   25 mars 2013
Être aimé ne guérit pas, de rien, soulage peut-être, quand aimer nous porte tant, au contraire. Ne me suis-je pas employé avec obstination depuis mon béguin sans suite pour les baigneuses, ne me suis-je pas efforcé à être celui qui finit toujours par aimer le moins des deux ? C'est tellement plus confortable. L'autre souffrira davantage dès lors que l'on souffrira moins soi-même.
Commenter  J’apprécie          50
liratouva2liratouva2   06 septembre 2013
Curieusement c’est à Gérard, mon voisin de chambre à la Pitié, que je pense le plus. Pour me demander ce qu’il devient après ces quelques mois, savoir s’il a une chance de s’en sortir. (…) Nous n’aurons cessé de plaisanter et de rire pendant notre courte vie commune. Deux tumeurs, pas de doute, je devais bien en rajouter un peu. Je minimisais tant la situation: éviter d’être plaint, protégé; La compassion m’a toujours inspiré un vilain sentiment.Certains, je m’en souviens, ceux qui m’aiment surtout, me conseillaient d’écrire. Écrire quoi, comment sur quel ton? je rêvais et je rêve encore d’un livre pour s’amuser, incorrect, un livre dont on ne connaîtrait pas la fin, histoire de changer, enfin de surprendre. (…)Je ne veux rien sinon guérir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
emi13emi13   29 septembre 2013
Sur la guérison , les bons médecins sont incapables de se prononcer . On se croit sauvé , je l'étais bien fin Mars ,quelques jours plus tard on rechute. Une question de chance , au fond.
Commenter  J’apprécie          50
MaldororMaldoror   28 mars 2013
"Si tu dois sortir de chez toi à 8 heures, tu te réveilles à 6, à 9, 7, à 10, 8. Compte toujours deux heures. Prends du temps pour la prima colazione, tu chieras d'autant plus vite, tu chieras mieux, ton repas de la veille et une partie de ton petit déjeuner. Après tu t'enfermes dans la salle de bains, tu prends un bain. La douche, c'est pour les cheveux. Un shampoing chaque matin. Un filet sur les cheveux si tu veux ressembler à quelqu'un et pendant que le filet fait son travail, rasage à la main bien sûr, très lent, très méticuleux. Tu retournes sur le trône avec une cigarette, la deuxième déjà, celle qui justement, va te permettre de chier une deuxième fois. Tu disposes d'un bidet dans ta salle de bains, donc tu te relaves le cul et les dents, et les narines. Alors tu peux t'habiller, il te reste dix bonnes minutes. Tes chaussures sont-elles bien cirées, le pli de ton pantalon correctement exécuté ? Vérifie tout ça. Quand tu sors de chez toi pour aller à ton rendez-vous, à ton bureau, passer un examen, tu as réussi le plus difficile, tu présentes bien, Marcolino..."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
fanfanouche24fanfanouche24   13 novembre 2013
Je ne suis pas encore mort, tellement vivant au contraire. Le moment présent est devenu le plus important, je dirais crucial. Je ne promets aucun ordre dans ces pages, je ne promets plus rien de toute façon; (p.22)
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Jean-Marc Roberts (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marc Roberts

Guy Bedos présente Jean-Marc Roberts, "Deux vies valent mieux qu'une", Flammarion
Nous avions tous le même âge, treize, quatorze, quinze ans. Les plus jolies filles portaient des bikinis. On les appelait due pezzi, oui, " deux morceaux "...
autres livres classés : cancerVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Affaires étrangères

Affaires étrangères, raconte l'histoire d'un jeune cadre d'entreprise qui s'appelle....

Bertrand Faucille
Jean Lamontagne
Louis Coline
François Ventoux
Etienne Dolomites
Gérard Aneto

15 questions
2 lecteurs ont répondu
Thème : Affaires étrangères de Jean-Marc RobertsCréer un quiz sur ce livre
.. ..