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ISBN : 2290138606
Éditeur : J'ai Lu (25/01/2017)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 235 notes)
Résumé :
Australie, 1980. Lin s’évade de prison, et atterrit sous une fausse identité dans les rues fourmillantes de Bombay, où il espère disparaître. Il pénètre peu à peu le monde secret de la « ville dorée », où se côtoient prostituées et religieux, soldats et acteurs, mendiants et gangsters. Fugitif sans famille, Lin cherche inlassablement à donner un sens à sa vie, d’abord en improvisant un dispensaire dans un bidonville, puis à l’échec de celui-ci en faisant ses premièr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Marple
28 décembre 2013
Waou ! Quel roman d'aventures grandiose ! Shantaram, c'est un peu comme si les trois mousquetaires s'étaient transformés en mafieux humanistes et étaient partis pour Bombay... Pas de la grande littérature, donc, mais un immense plaisir de lecture.
Ce pavé impressionnant retrace 10 ans de la vie de Linbaba-Shantaram en Inde après son évasion d'une prison australienne. Tantôt philosophe, mais aussi parfois bagarreur ou amoureux, Lin vit mille vies en une : confident des touristes et expatriés, médecin du bidonville, voyou et homme d'affaires au grand coeur, prisonnier malmené, amoureux quasi-mystique, apprenti paysan dans un village reculé, américain de service lors de la guerre d'Afghanistan, fumeur de charras...
Étranger partout, il s'intègre d'autant mieux et rencontre une impressionnante galerie de personnages de toutes les langues, ethnies et religions : Prabaker au coeur pur et au sourire contagieux, Khaderbbai le théologien musulman qui commande à ses heures perdues son armée de truands du marché noir ou de soldats afghans en mission, la mystérieuse et dure Karla, tous les paumés de Bombay : junkies, putes, dealers, mais aussi les Standing Babas, les Blind Singers, les héros ordinaires du bidonville, les stars de Bollywood, la terrible maquerelle Mme Zhou...
Sa vie est tout simplement extraordinaire et fait oublier au lecteur qu'il ne s'y retrouve pas parmi les 123 personnages secondaires, que certains rebondissements sont cousus de fil blanc et que les passages pseudo-philosophiques sont assez naïfs et répétitifs. Bref, malgré plein de petits défauts, le lecteur plonge complètement dans cette histoire de vie dépaysante, épique et étonnante et en ressort plein d'optimisme, d'amour pour le genre humain et d'envie de visiter Bombay...
C'est en tout cas l'effet que Shantaram a eu sur moi ! J'ai d'ailleurs été très étonnée en découvrant que c'était une autobiographie, un peu comme si on m'avait dit que Phileas Fogg avait vraiment fait le tour du monde en 80 jours.
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litolff
19 janvier 2015
L'incroyable aventure de Lin, alias Shantaram, révolutionnaire ayant perdu ses idéaux dans l'héroïne, philosophe ayant abandonné son intégrité pour le crime et poète ayant perdu son âme dans une prison de haute sécurité : escroc australien, ex-junkie, ayant atterri à Bombay après s'être évadé de prison, Lin va mettre a profit ses connaissances en secourisme pour s'installer dans un bidonville et ouvrir une petite infirmerie où il soignera gratuitement les indigents, vivant grâce à de petits trafics de drogue… Fou amoureux d'une femme mystérieuse, Lin est recruté par un chef mafieux pour trafiquer or, devises et passeports avant de partir en expédition à cheval en Afghanistan pour soutenir les moudjahidins…
Comme les chats, Lin a 7 vies et les exploite au maximum, renaissant à chaque fois un peu plus cabossé et couturé dans une ville aussi sauvage qu'attachante.
Ce n'est pas un roman mais une épopée romanesque protéiforme à (multiples) rebondissements, une somme d'aventures épiques et plus périlleuses les unes que les autres, avec pour cadre Bombay et ses bidonvilles et l'Afghanistan.
Lin est un homme violent, un écorché vif qui a perdu sa famille, un homme en manque d'amour et d'amitié, qui s'est aguerri au combat en prison. Lorsqu'il couche sur le papier ses aventures hors-norme, il fait en même temps le bilan de sa vie, le compte de ses erreurs, de ses faux jugements, des hommes et des femmes qu'il a aimés et qui l'ont trompé…
Et sa vie est véritablement passionnante !
Ce qui l'est beaucoup moins, ce sont les réflexions (pseudo) philosophiques qui émaillent le texte de bout en bout, inspirées par son gourou mafieux ou la femme qu'il aime, des sentences naïves et répétitives, des passages parfaitement niais et à l'eau de rose…
Par ailleurs, son expérience mafieuse est détaillée par le menu et aurait avantageusement pu être condensée de façon spectaculaire sans nuire à l'intérêt ou à la compréhension de l'historie. J'ai quant à moi survolé plusieurs dizaines de pages pour m'appesantir sur son expérience afghane absolument passionnante.
Au final, une aventure absolument incroyable et passionnante qui aurait gagné à être amputée de 200 ou 300 pages !
Je recommande vivement d'aller sur internet écouter une interview de Gregory David Roberts qui travaille actuellement pour une ONG à Mumbai et qui est par ailleurs éminemment sympathique !
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LePamplemousse
26 décembre 2012
Un véritable roman « Coup de poing » qui se déroule au coeur de l'Inde.
Que l'auteur nous entraîne à travers les allées boueuses, puantes et surpeuplées d'un bidonville, qu'il nous emmène apprendre le marathi dans un village isolé, qu'on partage sa cellule étouffante en prison, qu'on le suive à cheval dans le froid d'une nuit en Afghanistan, jamais ce sentiment de malaise indéfinissable ne nous quitte.
Un roman « inracontable », des pages foisonnantes décrivant une ville démunie de tout, sauf de l'essentiel : cette humanité qui nous fait défaut.
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malau
07 mars 2010
Autant le dire tout de suite, il s'agit d'un pavé (plus de 800 pages), mais qui se lit très facilement. Même, je me suis surpris, vers la fin, à ralentir ma lecture pour rester dans l'ambiance du livre. Car, j'ai trouvé qu'il y avait d'abord une ambiance. Une ambiance indienne qui m'a rappelé mon voyage dans ce pays, avec plaisir. Même si je ne suis aucunement un spécialiste de l'Inde, je n'ai pu que remarquer la justesse du moindre détail. Par exemple, la manière dont les indiens disent oui en balançant la tête est très bien décrite. Ce roman semble en grande partie autobiographique car l'auteur s'est bien évadé d'une prison australienne et a bien vécu 10 ans à Bombay comme son héros Lin. Savoir que la plupart des choses ont été réellement vécues, a renforcé mon intérêt et la profondeur de ce qui était écrit. J'ai aussi aimé l'humanisme du personnage principal (et de son auteur), même si le milieu où il évolue, la mafia de Bombay, ne semble pas s'y prêter de prime abord. Car, en plus de l'ambiance, il y a aussi une humanité, une éthique, une manière d'écrire ses pensées et ses ressentis que j'ai trouvé belle. J'ai un peu été déçu par la fin, que j'imaginais différente, mais n'étais-je pas déçu, en fait, parce que c'était fini ?
Lu en mars 2010
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Olivia-A
28 décembre 2015
Shantaram a été pour moi une découverte, un voyage des sens et de l'imagination plus que la lecture d'une simple vie remplie d'aventures. Shantaram a su me parler de Bombay, cette ville que je ne connais pas encore comme aucun livre n'a su me parler d'aucune ville auparavant. C'est la beauté des descriptions, le tourbillon des détails chatoyants qui m'ont séduite dans ce récit extravagant, où l'on passe le plus clair de son temps à se demander si tout cela est bien une histoire vraie.
Au delà de la découverte d'une Inde magique et chaleureuse, Shantaram plonge aussi au coeur de nos interrogations sur le monde, sur les gens, sur la religion, les religions et leur cohabitation dans une Bombay cosmopolite. Il soulève des questions intemporelles sur le bien et le mal, et rappelle constamment que les bonnes intentions ne font pas les bonnes actions comme les mauvaises intentions peuvent engendrer de bonnes actions. C'est une spirale d'apprentissage où chaque étape est cruciale pour mener à la seconde, où chaque choc a sa raison, son histoire et sa propre vérité.
C'est un livre à lire à coeur ouvert, en laissant les mots faire écho à notre propre mémoire, en laissant les actions nous guider dans un périple sans fin, en laissant les sentiments nous submerger tandis que le personnage principal les refoule. C'est un livre où la complexité des êtres humains et de leur destin apparait dans toute sa splendeur, où la naïveté des plus durs d'entre nous éclate au grand jour ainsi que la propension qu'ont les grands hommes à manipuler les petits pour faire un monde meilleur. C'est un livre qui pose la grande question du bien et du mal dans notre société, du crime et de l'illégalité, de la douleur et de l'amour, de la perte et du pardon. C'est majestueux et je le relirais surement encore, pour saisir toutes les nuances qui m'ont certainement échappées à cette première lecture.
(lu en anglais)
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Citations & extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric7622 juillet 2017
Mon cri a fait sursauter le chauffeur de taxi, qui a fait une embardée juste à temps pour éviter la collision avec un char à bœuf qui commençait à tourner devant nous. Le chauffeur - un type imposant, à la peau sombre et à la moustache hérissée - a eu l'air outragé par mon arrogance à vouloir sauver nos vies. Quand nous étions montés dans le taxi, il avait ajusté le rétroviseur de manière à ne plus voir que mon visage. Après la collision manquée, il m'a regardé avec un air furieux, en marmonnant des insultes en hindi. Il conduisait son taxi comme dans une cavale, se déportant sur la gauche, puis la droite, pour dépasser les véhicules plus lents. Il y avait dans son attitude une pugnacité, à la fois furieuse et brutale, vis-à-vis de tout autre usager sur la route. Il se ruait sur chaque voiture un peu lente qui barrait sa trajectoire, s'arrêtant à quelques centimètres, donnant un coup de klaxon, faisant tout ce qu'il pouvait pour se frayer un chemin. Si la voiture lente se déportait légèrement sur la gauche pour le laisser passer, notre chauffeur allait se coller contre elle et ralentissait, le temps de proférer ses insultes. Quand il repérait un autre véhicule lent devant lui, il accélérait pour répéter la procédure. De temps en temps, il ouvrait la portière et se penchait au-dessus de la chaussée pour cracher du jus de "paan", perdant de vue la circulation devant lui pendant de longue secondes pendant que le taxi déglingué continuait de foncer.
- Ce type est un malade mental ! ai-je murmuré à l'attention de Prabaker.
- La conduite n'est pas très bonne, a répliqué Prabaker, les bras tendus contre le siège du chauffeur. Mais je dois dire que la façon de cracher et d'insulter, c'est du boulot de première classe.
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krzysvancokrzysvanco21 juillet 2017
La peau était chaude, douce, élastique. Rien au monde n'est aussi doux et plaisant au toucher que la peau de la cuisse d'une femme. Pas une fleur, pas une plume, pas un tissu qui puisse égaler le murmure de velours de la chair. En dépit de leur inégalité dans tous les domaines, toutes les femmes, vieilles et jeunes, grosses et minces, belles et laides, ont cette perfection.
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krzysvancokrzysvanco20 juillet 2017
Ainsi justice est faite, avait dit Qasim Ali ce soir-là, son regard couleur d'écorce se posant avec douceur sur les deux jeunes gens; parce que la justice est un jugement qui sanctionne et pardonne à la fois. La justice n'est pas faite tant que tout le monde n'est pas satisfait, même ceux qui nous offensent et doivent être punis par nous. Vous pouvez voir, avec ce que nous avons décidé pour ces deux garçons, que la justice ne tient pas à la façon dont nous punissons ceux qui ont mal agi. Elle tient aussi à la façon dont nous essayons de les sauver.
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krzysvancokrzysvanco10 juillet 2017
Il y a une différence entre un pot-de-vin malhonnête et un pot-de-vin honnête. m'a dit un jour Didier Levy. Le pot-de-vin malhonnête est le même dans tous les pays du monde, mais le pot-de-vin honnête n'appartient qu'à l'Inde. J'ai souri quand il a dit ça, parce que j'ai compris ce qu'il voulait dire. L'Inde était ouverte. L'Inde était honnête.
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Eric76Eric7609 juillet 2017
La première chose que j'ai remarqué à Bombay, le premier jour, était l'odeur d'un air différent. J'ai pu la sentir avant même de voir ou d'entendre quoi que soit de l'Inde, dès que j'ai parcouru le tunnel qui reliait l'avion à l'aéroport. J'étais excité et ravi par l'odeur de cette première minute à Bombay, évadé de ma prison et prenant un nouveau départ dans le vaste monde, mais je ne l'ai pas reconnue et j'en étais incapable. Je sais maintenant que c'est l'odeur douce et suintante de l'espoir, qui est le contraire de la haine ; et c'est l'odeur aigre et confinée de la cupidité, qui est le contraire de l'amour. C'est l'odeur des dieux, des démons, des empires et des civilisations en pleine décomposition et résurrection. C'est l'odeur de chair bleue de la mer, où que vous soyez dans Island City, et c'est l'odeur de sang et de métal des machines. C'est l'odeur de l'agitation, du sommeil et des déchets de soixante millions d'animaux, dont plus de la moitié sont des humains et des rats. C'est l'odeur des chagrins, de la lutte pour la survie, des échecs et des amours qui font naître notre courage. C'est l'odeur de dix mille restaurants, cinq mille temples, autels, églises et mosquées, et de cent bazars consacrés exclusivement aux parfums, aux épices, à l'encens et aux fleurs fraichement coupées. Karla a dit un jour que c'était la pire bonne odeur du monde, et elle avait raison, bien sûr, avec cette façon d'avoir raison pour tout. Mais lorsque je retourne à Bombay aujourd'hui, c'est ma première impression de la ville - cette odeur, avant tout - qui m'accueille et m'annonce que je suis arrivé.
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