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ISBN : 284337815X
Éditeur : Anne Carrière (17/03/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 156 notes)
Résumé :
Roland est mort. Les sapeurs pompiers l'ont retrouvé la tête dans la gamelle du chien. Ils viennent enlever le corps et se débarrassent du caniche en le confiant à son voisin de palier, un homme proche de la quarantaine, au chômage, très seul.
Roland est mort depuis une semaine. Son voisin ne le connaissait pas vraiment, mais il aurait dû s’en douter : il n’entendait plus les chansons de Mireille Mathieu, derrière le mur.
Il écope du chien puis de l'ur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  01 décembre 2017
Le titre et l'image de la couverture m'ont influencé dans le choix du livre de Nicolas Robin, ainsi que l'espoir de découvrir une biographie d'un fan de Mireille Mathieu.
Il n'y a pas de révélation sur l'oeuvre de Mireille Mathieu dans ce court ouvrage, et le style est intrigant : commencer les vingt sept chapitres par " Roland est mort ...", est un peu particulier.
Cookie, le surnom du personnage principal, est sur le coup d'une grosse déprime, sa femme l'a quitté, et il a perdu son emploi. Toute la vie qu'il s'était projetée a été anéantie. La mort de son voisin, qui lui était étranger va être le détonateur qui le poussera à sortir de sa torpeur. Tous les essais pour sortir de son état dépressif seront par rapport à cet événement: " Roland est Mort ...". A chaque tentative défaillante ( toutes ses tentatives le sont ), il repart de ce socle.
L'histoire de Cookie ressemble au mythe de Sisyphe qui reçut le châtiment de remonter un énorme rocher jusqu'au sommet d'une colline et de le rejeter de l'autre côté pour qu'il retombe. Il n'a encore jamais réussi. Aussitôt qu'il est près d'atteindre le haut de la colline, il est rejeté en arrière sous le poids de l'énorme rocher, qui retombe tout en bas, et là, Sisyphe le reprend péniblement et doit tout recommencer.
Cookie a assez de recul pour ne pas s'apitoyer sur son sort , et partage son sort avec un humour un peu désespéré.
Le roman est une critique de l'égoïsme que crée le monde contemporain, et comme Cookie suscite de l'empathie, le message est bien reçu !
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iris29
  15 octobre 2017
Acte 1 /
( Coup de sonnette) . Notre narrateur est tranquillou en train de mater un porno. Une voisine vient lui annoncer la mort de son voisin de palier qui s'appelle Roland .
Acte 2 /
( Coup de sonnette ). Notre narrateur , quarantenaire , célibataire et au chômage est tranquillou en train de mater un porno et un pompier lui confie le caniche, qui s'appelle Mireille (parce que Roland aimait beaucoup M Mathieu) .
Acte 3/
(Coup de sonnette quelques jours après) Roland est toujours mort et un type des Pompes Funèbres confie l'urne à notre narrateur qui était en train de mater tranquillou un porno ( pas le même ...)
Ils ne se connaissaient pas vraiment ( un bonjour/bonsoir poli dans les escaliers ...) et pourtant Roland (mort) va s'immiscer peu à peu dans la vie de son voisin solitaire et peut-être même , en bonus, lui apporter la vie après l'avoir sacrément emmerdé avec sa mort .
C'est farfelu comme histoire, un peu désespéré , un peu grinçant sur les bords mais assez drôle aussi . Nicolas Robin a un style bien à lui , et j'ai aimé son ton , et son humour pince sans rire . Tout le charme vient du ton décalé et de la parfaite maitrise de la construction (tous les chapitres commencent par:" Roland est mort " et le narrateur a un tic qui revient souvent , un peu comme le son d'un métronome ...
Une plume, un talent à suivre ...
[ PS : Alors que mon édition est toute simple, rose avec un bandeau noir citant Gérard Collard " Une pure merveille ..." , j'ai été toute surprise de voir apparaître cette couverture avec un magnifique spécimen de caniche ... ]
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Josephine2
  10 juin 2016
Ne vous fiez pas au titre. Ce roman n'est pas macabre du tout. Certes, Roland est mort, et cette phrase revient en leitmotiv à chaque chapitre. Mais c'est fait pour attirer notre attention sur Roland, Roland, qui n'avait pas une vie très intrépide. Il se contentait de se rendre à son travail et de rentrer chez lui où il retrouvait sa chienne, Mireille et ses disques de Mireille Mathieu.
Voilà pour l'entrée en matière. Là où cela devient cocasse, c'est lorsqu'il est retrouvé mort dans son appartement, la tête la première dans la gamelle de Mireille. Les pompiers sonnent chez le voisin et lui laisse Mireille sur les bras.
Et ce n'est pas tout ! Quelque temps plus tard, les pompes funèbres laissent l'urne au voisin de Roland, à la demande de celui-ci.
Voilà le voisin bien embarrassé, il a hérité d'un chien et d'une urne d'un parfait inconnu. Il va tout faire pour se débarrasser et du chien et de l'urne. Mais la vie étant ce qu''elle est…
J'ai bien aimé ce roman qui n'est pas si anodin qu'il y paraît au premier abord. On voudrait secouer le voisin, égoïste d'une certaine manière, mais pas sans coeur et qui n'est pas un mauvais bougre au demeurant, sans emploi, qui se vautre dans son canapé à regarder des films porno. J'ai bien aimé le dénouement et je pense que Roland savait ce qu'il faisait en léguant son chien et l'urne qui contient ses cendres, à son voisin.
Une lecture agréable que je vous recommande pour l'été.
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lucia-lilas
  30 juin 2016
Il est des livres pour lesquels l'activité somme toute assez solitaire de la lecture ne convient absolument pas. Et pourquoi donc, me direz-vous ? Eh bien, parce qu'on a envie de les partager, là, tout de suite, d'en lire des passages, aux uns, aux autres, de rire et surtout pas dans son coin, d'aller frapper chez le voisin ou chez un cousin…
Roland est mort et j'ai bien ri. le petit roman rose m'a beaucoup amusée, beaucoup, beaucoup. Parce qu'il est drôle, très drôle et terriblement humain : on rit là où l'on pourrait pleurer et inversement.
Le sujet ? le voisin du narrateur est mort. Il s'appelait Roland. Quand la voisine est venue lui annoncer la nouvelle, ledit narrateur l'aurait bien mise à la porte : « La voisine du dessous vient toujours m'annoncer des mauvaises nouvelles. Elle me parle des gens dans le monde qui n'ont pas de bras ni de jambes, qui font la manche à la sortie du métro, des gens qui ont des maladies congénitales et qui démarrent dans la vie du mauvais pied. Elle me parle des trous dans la couche d'ozone et des vaches qui pètent au Paraguay. Elle me donne sa théorie sur le désordre climatique, et même qu'il ne faut pas s'étonner si un jour il neige en juillet. »
Et puis, de toute façon, la voisine peut bien raconter ce qu'elle veut, il ne connaissait pas son voisin vivant, alors, maintenant qu'il est mort... Sauf que, si les pompiers veulent bien emmener le corps, ils ne prennent pas le caniche, enfin, la caniche, Mireille (oui, je vais trop vite et j'ai oublié de vous dire que Roland adorait Mireille… oui, Mireille Mathieu, souvenez-vous !)
Donc, je récapitule : Roland est mort, on l'a retrouvé une petite semaine après, la tête dans la gamelle de Mireille et personne n'est venu frapper à sa porte, personne n'a pleuré (sauf la voisine, un peu), personne ne s'est inquiété, à une époque où on est tous reliés : « Aujourd'hui on a la messagerie instantanée, son profil sur des réseaux sociaux, sa tête au générique d'une téléréalité. On crée des événements, des manifs, des flashmobs. On se rassemble sur des places publiques, on se serre dans les bras, on se fait des free hugs. Tout est mis en place pour ne pas vous laisser la tête dans la gamelle du chien. » Et pourtant ! Roland est mort et tout le monde s'en fout.
Ainsi, je récapitule de nouveau (c'est bien de faire le point régulièrement pour que tout le monde suive), « Roland est mort mais pas Mireille ». Alors, que faire de Mireille ?
L'étouffer dans un sac plastique ? Pas pratique. La voisine du dessous ? Elle s'en fout ! L'employeur de Roland ? Il a d'autres chats à fouetter. La SPA ? Ça s‘fait pas, comme disent mes élèves ! Les copains du bar ? A voir. Les parents ? Vraiment tout fout l'camp ! La soeur ? Je reste polie. Alors qui ?
Bref, résumons : « Un seul être vous envahit et tout est surpeuplé. » et puis, quand on est seul, abandonné même, largué quoi, profondément malheureux et au chômage, on a autre chose à faire que d'attendre que Mireille fasse sa crotte sur le trottoir.
Il faut aller à Pôle Emploi par exemple, prendre un ticket, attendre parmi les plantes en plastique, rappeler qu'on a été formé dans un domaine précis, rencontrer un coach en développement personnel, apprendre à respirer et crier en levant les bras : « La vie est belle, j'aime la vie »
Ça ne donne pas de boulot mais ça fait patienter…
« Je bois pour oublier que demain, Roland c'est moi. » Je vous avais dit que parfois, ça vous serrait la gorge cette petite histoire-là…
Un pur régal, un hymne à la vie, un regard percutant sur notre société mal barrée et croyez-moi, je ne vous propose qu'une mise en bouche parce qu'avec Roland, le pire est toujours sûr… enfin presque !
Roland est mort et j'ai bien ri !

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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LucileMM
  03 décembre 2017
Roland est mort et c'est tant mieux.
Pas pour lui bien sûr, mais pour nous.
S'il n'était pas décédé subitement d'une crise cardiaque, son voisin ne se serait pas retrouvé doté d'un caniche prénommé Mireille et d'une urne funéraire. Cet héritage inattendu et encombrant est le prétexte à un texte surprenant, tantôt drôle et tendre, tantôt dur et sarcastique, un voyage dans les pensées de ce chômeur célibataire.
Pas toujours confortable mais souvent juste et touchant...
Challenge Multi-défis 2017
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critiques presse (1)
LePoint   11 juillet 2017
Les situations sont burlesques, l'écriture est simple, directe et très incisive.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   14 octobre 2017
Roland vivait seul. Il n'aimait peut-être pas les femmes. Il aimait peut-être les hommes, un peu gros, un peu poilus, des hommes qui restent au lit toute la journée à lire des romans policiers. Roland était peut être un Village People. Il était le moustachu en cuir, il était le militaire en treillis, il était l'ouvrier du bâtiment.
Commenter  J’apprécie          272
iris29iris29   16 octobre 2017
Un jour, Roland a compté autour de lui et il n'a compté personne. Il a réalisé qu'il n'avait plus de parents, pas de famille proche, pas de femme ni d'homme, encore moins d'enfants, pas d'amis et aucun collègue de travail charitable. Il a réalisé qu'il n'avait personne à qui confier son urne [funéraire ], personne à qui ça ferait plaisir, personne qui l'aurait serrée dans ses bras ou fait un selfie avec.
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iris29iris29   15 octobre 2017
Mamie se souvient juste que je ne suis pas marié. Ça la chiffonne. C'est le pépin. Ne pas être marié à quarante ans, c'est la tuile dans la famille. Ça cache un problème. A son époque, les hommes non mariés étaient forcément curés ou homosexuels. On demandait aux uns de parler de l'Evangile, aux autres de se taire. Mamie exige la vérité. Elle veut savoir envers qui je suis dévoué : Dieu ou Burt Reynolds.
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iris29iris29   15 octobre 2017
Dehors, je m'allume une cigarette. la première bouffée , c'est toujours celle qui libère. je reprends le tramway pour rentrer chez moi. J'ai envie d'un Campari servi sec avec un zeste d'orange. J'ai envie de fumer et de boire dans mon coin. J'ai envie d'écouter Boney M.
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MySerendipityMySerendipity   26 juin 2016
La retraite, c'est quand on sourit avec une paille dans la bouche, quand on boit du rhum et du lait de coco, quand on prend l'autocar pour aller photographier les chutes du Niagara. La retraite c'est ce qu'on a attendu toute une vie, quand on a suffisamment cravaché, quand on s'est retrouvé avec ses collègues devant la machine à café pour répéter à juste titre : "Vivement la retraite!".
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Découverte d'une librairie itinérante : La Librairie du Poussin - lecteurs.com .Nous vous emmenons à la découverte d?une librairie pas comme les autres : La Librairie du Poussin.Sa particularité : elle est itinérante !Recréer du lien social, en particulier en milieu rural, tel est le souhait de de Delphine, une librairie pleine d?entrain que nous avons rencontrée.Elle nous raconte cette belle aventure et partage également ses coups de c?ur du moment : "Je ne sais pas dire je t?aime" de Nicolas Robin (Ed. Anne Carrière), "Le club des feignasses" de Gavin's Clemente-Ruiz (Ed. Mazarine), "Visages du monde" de Tamara Garcevic (Ed. Amaterra) ou encore "L?Atelier des sorciers" de Shirahama Kamome (Ed. Pika).De quoi contenter tous les publics et les lecteurs, quel que soit leur âge?Visitez le site : http://www.lecteurs.com/Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux :Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteursInstagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/Youtube : https://www.youtube.com/c/LecteursDailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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