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Simon Baril (Traducteur)
ISBN : 2742771433
Éditeur : Actes Sud (07/11/2007)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 38 notes)
Résumé :
En 1956, sentant sa fin prochaine, le révérend John Ames rédige à l'attention de son très jeune fils une longue lettre en forme de méditation. seul héritage que sa pauvreté matérielle l'autorise à transmettre. Ames a lui-même pour père un prêcheur de l'Iowa et pour grand-père un pasteur engagé, durant la guerre civile, dans la lutte pour l'abolition de l'esclavage. En rapportant les tensions dont il fut le témoin entre l'ardent pacifisme de l'un et l'activisme parfo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Davalian
  23 mars 2015
Entreprendre cette lecture requiert un état d'esprit propice car le thème de l'ouvrage n'est pas d'un accès facile, ni spécialement distrayant. Voici une lecture introspective, immersive, bref une expérience bien plus qu'une lecture récréative. Une agréable découverte qui est donc pleinement inscrite dans la perspective du Challenge ABC Critiques 2014-2015.
Marilynne Robinson se cache derrière un pasteur, John Ames, qui, sur la fin de sa vie rédige une très longue lettre à son très jeune fils. le thème peut paraître pour le moins morbide, il est pourtant investi d'une vitalité rare tant le propos est diversifié. Il ne s'agit pas d'une autobiographie mais d'une collection de souvenirs et de réflexions. Leur désordre apparent et une fâcheuse tendance à la digression écornent toutefois l'effet attendu.
Les anecdotes permettent d'évoquer de nombreux épisodes historiques vécus au sein d'une petite communauté : celle de Gilead. le témoignage est sensé avoir été rédigé au milieu des années 1950 et l'intéressé évoque son passé. La figure du père y est relativement peu importante contrairement à ce qui annoncé sur la quatrième de couverture. Une quête entreprise dans l'enfance permet de mettre en avant une figure qui va hanter tout l'ouvrage : celui du grand-père paternel, un pasteur ayant atteint un rare degré d'illumination après avoir été une sorte de prêtre-soldat pendant la Guerre de Sécession. D'autres épisodes sont également évoqués mais ils tiennent moins de place : la Grande Guerre, la grippe espagnole, la Grande dépression.
En elle-même la destinée de John Ames ne peut que susciter l'attention. Il est impossible de quitter ce personnage. le caractère religieux de l'ensemble n'est à aucun moment une gêne, malgré son omniprésence. Encore faut-il reconnaître la grande diversité qui est utilisée ici (citations bibliques, arguments d'autorité, événements quotidiens, réflexions personnelles, citations d'ouvrages divers et variés et notamment antireligieux…). Il s'agit là d'un propos de tolérance, d'une volonté d'écrire sans chercher à convaincre.
Les efforts ne peuvent qu'atteindre à un heureux résultat : une remise en question fructueuse. le destin de John Ames Boughton, l'un des personnages, est également une motivation supplémentaire pour aller au terme de cette lecture.
Le style de l'auteure nous tient également en haleine. Il rend plus facile la méditation qui suit nécessairement la lecture de ce livre. Il est d'ailleurs bien difficile de le rattacher à un genre quelconque tant celui-ci est particulier. Assurément il s'agit d'une belle découverte.
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Commenter  J’apprécie          82
mesnil
  07 juin 2015
Très beau rythme, profond dans son questionnement, complexe dans ses réponses, un chemin spirituel d'une grande intensité, texte écrit sous forme d'une lettre à son fils dans ce qui est le plus âpre à partager son inébranlable foi, son amour, son hymne à la vie. A peine terminé, j'ai repris ma lecture, j'y ai trouvé une structure très forte, une approche philosophique et métaphysique, il faut se donner le temps, se noter des passages, se livre est une belle référence, l'idée qu'il suggère est bien belle quelque soit son point de vue sur le Livre. A conserver dans sa bibliothèque.
Lire la critique de MIOP, intéressante.
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MIOP
  09 février 2012
En 1956, sentant sa fin prochaine, le révérend John Ames rédige à l'attention de son très jeune fils une longue lettre en forme de méditation.
seul héritage que sa pauvreté matérielle l'autorise à transmettre. Ames a lui-même pour père un prêcheur de l'Iowa et pour grand-père un pasteur engagé, durant la guerre civile. clans la lutte pour l'abolition de l'esclavage. En rapportant les tensions dont il fut le témoin entre l'ardent pacifisme de l'un et l'activisme parfois pour le moins belliqueux de l'autre, le révérend Ames tisse, au fil des pages, le motif du lien sacré qui, entre tendresse et inévitables conflits, unit les pères aux fils.
De l'exercice du souvenir aux illuminations qu'une pratique intègre de la foi peut dérober à la contingence, des défaites de l'esprit à ses incertaines victoires, des enivrements de la chair ou des errements du c?ur aux vertiges du mysticisme. c'est dans une langue aussi émouvante qu'elle est admirablement soutenue et inspirée, que Marilynne Robinson, à travers l'ultime sermon du révérend Aines, élève à l'étrange et merveilleuse grâce de vivre un hymne superbe, ample comme le pays dont il narre, à sa façon, l'histoire, exigeant comme toute quête spirituelle véritable, bouleversant comme une prière.
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keisha
  08 octobre 2018
Marylinne Robinson n'écrit pas de page turner, pas de crimes, pas de violence, et tout se déroule à Gilead, petite ville de l'Iowa, dans les années 50 pour le présent. le révérend John Ames sent que sa santé et son énergie déclinent, et il écrit une longue lettre à son fils âgé de sept ans, qu'il lira après sa mort, lorsqu'il le désirera. Il lui parle de son histoire d'amour avec son épouse, mère du petit, de ses propres parents et grands parents. Un père et un grand père révérends eux-aussi, ainsi que Broughton son ami d'enfance, toujours à Gilead, dont le fils Jack lui a causé bien des soucis.
On l'aura compris, vu le nombre de révérends là-dedans (j'ignore d'ailleurs de quelle dénomination, on baptise les nouveaux-nés, ça j'en suis sûre), le spirituel occupe une grande place. Mais John Ames médite plus qu'il ne prêche le lecteur, remise en cause et introspection sont toujours présents. le personnage le plus intéressant est Jack, et sa relation avec John, celle d'un fils et d'un père finalement. Les maîtres mots sont grâce et pardon, ce qui ne peut faire de mal dans une lecture.
Hé oui, ça peut rebuter les lecteurs, un léger trop plein de religieux, mais c'est écrit avec tellement de finesse et de délicatesse, tellement intelligent et bien exprimé, que je place cet auteur très-haut.
"Si tu fais face à l'insulte ou à l'hostilité, ta première envie sera de répliquer sur le même terrain. Mais si tu te dis quelque chose comme: Me voici en présence d'un émissaire envoyé par le Seigneur, et il y a pour moi un profit à retirer, en premier lieu l'occasion de faire preuve de ma foi, la chance de montrer que je participe, ne serait-ce qu'à un faible degré, à la grâce qui m'a sauvé, alors tu es libre d'agir différemment de ce que les circonstances semblent dicter. "
"Il est rare, assurément, de subir une offense qui ne soit pas l'écho d'offenses que l'on a soi-même commises. Cela dit, je ne sais dans quelle mesure en avoir conscience peut nous aider quand il s'agit de faire face à la difficulté concrète de contrôler sa colère. Je n'ai pas non plus trouvé le moyen d'appliquer le raisonnement en question aux circonstances actuelles, bien que je n'aie pas abandonné tout effort pour y parvenir."
"Il y a comme un miroitement dans les cheveux d'un enfant, au soleil. On y distingue certaines de couleurs de l'arc-en-ciel, de petits rayons de lumière douce qui ont les mêmes teintes que celles qu'on voit parfois dans la rosée. On les trouve dans les pétales de fleurs, et sur la peau des enfants."
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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depompip
  17 janvier 2018
Une bulle passe devant la fenêtre. John Ames se penche et voit son épouse et son fils. Lila porte sa robe
bleue, l'autre sa chemise rouge. Ils ont tous deux les yeux trop rivés sur le chat pour contempler les
conséquences célestes de leurs actions ici-bas.
Petit fils et fils de pasteur, pasteur lui-même, John entreprend l'écriture d'une longue lettre en forme de
testament à l'attention de son jeune fils. Plongeant dans ses souvenirs, il évoque l'épopée de son enfance,
lorsque son père voulut lui faire découvrir la tombe de son grand-père, loin dans dans le Kensas. Ouvrant ses
vielles malles, il relit ses anciens sermons. Et, toujours, il revient sur son amitié avec Boughton et sur l'amour
quasi miraculeux qui est venu le rejoindre dans son âge avancé.
Ce que j'en pense
A Gilead, petit bourg de l'Iowa, les souvenirs volent dans le désordre, comme les bulles soufflées par l'enfant,
l'un faisant revenir l'autre dans un fil interrompu. le pasteur regarde sa vie passée avec un peu de nostalgie et
pas mal d'autodérision. Parcourant toute la première moitié du XX° siècle, le tout fourmille d'anecdotes
soupoudrées de quelques leçons de vie et de considérations théologiques délivrées sans prétention.
Un livre plein de saveur, avec des personnages attachants et finement analysés. Ceux qui auront aimé
aimeront aussi « Lila ».
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
DavalianDavalian   23 mars 2015
Je remercie Dieu pour tous ces livres, bien sûr, et pour cet étrange intervalle, qui a duré la plus grande partie de ma vie, où je lisais pour combler ma solitude, et où une compagnie médiocre valait mieux que pas de compagnie du tout. On peut aimer un mauvais livre parce qu'il est naïf, pompeux, voire pétri de rancœur, si l'on possède cet appétit de crève-la-faim pour les choses humaines - j'espère que tu ne l'auras jamais. "L'âme rassasiée méprise le rayon de miel ; l'âme affamée trouve douce tout amertume." On peut découvrir des plaisirs là où l'on se songerait jamais à les chercher.
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DavalianDavalian   21 mars 2015
Je t'ai dit hier soir que je partirais peut-être un jour. Tu m'as demandé : Où ? Je t'ai répondu : Rejoindre le Seigneur. Alors, tu m'as demandé : Pourquoi ? Et je t'ai répondu : Parce que je suis vieux. Tu m'as dit : Je ne te trouve pas vieux. Tu as mis ta main dans la mienne et tu m'as dit : Tu n'es pas très vieux - comme si le problème était réglé.
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Flodopas78Flodopas78   22 février 2015
Every single one of us is a little civilization built on the ruins of any number of preceding civilisations, but with our own variant notions of what is beautiful and what is acceptable - which, I hasten to add, we generally do not satisfy and by which we struggle to live.
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coccinelle64coccinelle64   26 février 2010
I feel sometimes as if I were a child who opens its eyes on the world once and sees amazing things it will never know any names for and then has to close its eyes again
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DavalianDavalian   21 mars 2015
Nous vivions sur une planète intéressante. Elle mérite toute l'attention que tu peux lui porter.
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Videos de Marilynne Robinson (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marilynne Robinson
Marilynne Robinson: 2015 National Book Festival
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