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Jean Esch (Traducteur)
EAN : 9782253113812
347 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (28/02/2007)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Eastvale, paisible petite ville du Yorkshire, au cadre idyllique. C’est là que vient d’être muté l’inspecteur Banks, qui a quitté sans regret Londres et son cortège de violences.

Mais, sous ce décor de carte postale, se cache une réalité beaucoup plus sombre, beaucoup plus dangereuse, incarnée
par un voyeur qui espionne les femmes la nuit dans leur chambre…
Le pervers ne choisit pas ses victimes au hasard : celles-ci semblent toutes avoi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  29 avril 2016
Alan Banks, le policier crée par Peter Robinson est particulièrement attachant, raison pour laquelle je relis de temps en temps certains titres de cette série.
On suit sa carrière et sa vie familiale au fil des romans, mais les lire seuls ne gêne en rien la compréhension des enquêtes policières.
Dans ce volume, il est confronté à de multiples cambriolages, à un voyeur qui épie les femmes le soir dans leur chambre et au meurtre d'une personne âgée.
La multiplicité des intrigues permet au lecteur de découvrir toute une galerie de personnages et Alan Banks va être confronté à quelque chose qui va bouleverser sa vie de famille.
C'est grâce à cet inspecteur de police que j'ai fait mes premiers pas dans le monde de l'opéra, car il en écoute tout le temps dans son baladeur et, poussée par la curiosité, j'ai ainsi découvert Madame Butterfly, la Traviata et d'autres opéras que je ne connaissais que de nom.
Cette enquête n'est pas la meilleure de cet auteur mais j'ai aimé me replonger une fois de plus dans cette ambiance anglaise et dans certains airs que j'ai eu grand plaisir à réécouter.
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Marylou26
  11 septembre 2018
L'inspecteur Alan Banks a beau avoir quitté Londres depuis six mois pour Eastvale, petite ville du Yorkshire où il a emménagé avec sa femme Sandra et leurs deux enfants, Tracy et Brian, il ne chôme pas: il doit identifier un voyeur qui sévit dans la ville, enquêter sur la mort d'une vieille femme qui vivait seule, et élucider une affaire de cambriolage. Il travaille de près avec le Pr Jenny Fuller, de l’université de York, une séduisante psychologue engagée par la police pour construire l’ébauche d’un portrait du voyeur... et faire taire Dorothy Wycombe, une féministe qui accuse les policiers de ne rien faire sous prétexte que les victimes sont des femmes. Ces deux portraits de femmes, stéréotypés, auraient pu m’irriter, ce qui a été contrebalancé par des échanges somme toute intéressants entre Banks et Fuller sur la question des préjugés et de la psychologie du scopophile. Publiée en anglais en 1987, il s'agit de la première enquête de Banks, que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt quant à l'introduction du personnage. Depuis peu intéressé par l'opéra, il écoute des cassettes sur son baladeur. Ça m'a rappelée des souvenirs.
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nameless
  23 janvier 2015
C'est vrai, merci de me le faire remarquer, le voyeur du Yorkshire ne restera probablement pas une lecture exceptionnelle de cette année 2015. C'est vrai, mais pourtant, ce roman possède des qualités qui peuvent exciter ceux qui s'intéressent à l'oeuvre de Peter Robinson et souhaitent connaître ses origines, car il s'agit là de son premier roman traduit en France où l'on voit apparaître l'inspecteur Alan Banks. Paru en 1987, ça ne nous rajeunit pas !

Alan Banks est encore jeune, encore marié à Sandra, ses gosses sont encore ados, et nouvellement muté dans le Yorkshire pour échapper à une trépidante vie urbaine, on ne peut pas dire que sa première enquête soit exaltante : un voyeur, autrement dit un homme qui observe des femmes qui se croient seules, sévit, tandis que des jeunes gosses désoeuvrés s'adonnent à des cambriolages, dont l'un tournera mal. Pour leur victime, s'entend... L'enquête est extrêmement classique, voire piétinante.

Quand même politiquement habile, la hiérarchie policière de Banks saura choisir, une fort belle jeune femme, Jenny Fuller, psychologue de son état, pour dresser le portrait du scopophile, désamorçant ainsi les attaques de féministes qui accusent la police de ne rien faire. Mettre les empêcheurs(ses)-de-tourner-en-rond de son côté, c'est toujours à l'ordre du jour, non ? Banks ne sera pas insensible à son charme, mais cette attirance restera platonique, ne dépassant pas les deux premières syllabes de ce mot.

Je tiens à souligner que Peter Robinson, au décours de son histoire, dresse le portrait d'une féministe, (genre qui ne se rase pas sous les bras et possède plusieurs mentons et quelques kilos jugés en excédent, grande gueule), dont il ne sort pas grandi. Mais nous étions en 1987, cette datation peut-elle justifier l'indulgence ? J'ai pu constater que depuis, Peter Robinson avait évolué. Malgré cette légère déception, j'ai aimé découvrir les balbutiements d'un auteur qui construit sous les yeux du lecteur, un personnage qui deviendra récurrent dans son oeuvre et célèbre à travers une série d'ITV, hésitant encore entre plusieurs pistes possibles. Ce travail est à lui seul intéressant et mérite que les amateurs s'y arrêtent.

Au final, je retiens donc que cette lecture m'a appris un mot nouveau : "scopophile". J'attends avec impatience une soirée, une conversation, au cours de laquelle je pourrai briller et montrer toute l'étendue de ma science. Mais franchement, scopophile, c'est compliqué à placer. Je vous tiens au jus...
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Milleliri
  29 novembre 2019
« Le voyeur du Yorkshire » de Peter Robinson est un opus d'un auteur de polar que je lisais beaucoup quand j'étais ado, et que j'ai eu gratuitement chez Cultura il y a des années. Deux livres achetés donnaient droit à un livre offert et avec le recul, je suis contente de ne pas avoir payé pour ça.
Sorti en français en 2007, c'est un roman publié en Angleterre en 1987 et ça se sent... tellement. J'essaie d'être compréhensive mais en 2019, ça ne passe pas. En tout cas ça explique pourquoi moi, je grince des dents à chaque page et avance difficilement sur un roman de 350 pages.
Écrire un roman où le policier doit attraper un voyeur et un violeur, tout en indiquant systématiquement que les victimes ont les seins qui pointent et en décrivant tous les autres personnages féminins comme des pièces de boucherie appétissantes (sauf la féministe de service mais c'est justement la féministe de service), je trouve ça schizophrène. Ou alors c'est une tentative ratée de mettre le lectorat dans la peau d'un voyeur. Personnellement, lire la description d'un strip-tease involontaire dès la première page comme si on était sur Youporn, ça ne m'excite pas, mais alors pas du tout. Ni la description complaisante de la jupe retroussée d'une femme jetée à terre qui se fera violer deux paragraphes plus tard.
De plus la féministe locale est décrite comme une harpie vieille fille hirsute et ridicule (mais sans chat wow on progresse). Et alors l'excuse de l'écrivain paresseux pour recourir à ce poncif vieux de 400 ans c'est : « d'un autre côté il était bien obligé d'admettre l'existence des stéréotypes car il en avait rencontré plusieurs […] ». Non mais c'est vrai, quoi, pourquoi s'embêter à construire des personnages originaux et nuancés alors qu'on a un catalogue de caricatures éculées dans lequel puiser ? C'est d'autant plus gratuit que ce personnage n'apparaît véritablement qu'une seule fois et sert littéralement d'épouvantail le reste du temps.
Les tentatives d'atténuer ces effets désastreux sont à la fois tellement poussives (les dialogues entre Banks et la psychologue Jenny) et superficielles (Banks se lançant mentalement dans la construction de ponts entre hommes et femmes) qu'elles ne valent pas tripette. Au mieux je ressens une pointe d'indulgence pour les réflexions vagues et abstraites de l'inspecteur Banks. Mais vraiment, il y a un décalage malaisant entre la complaisance des scènes de voyeurisme et de viol et la timidité des allusions pro-féministes du roman. Fallait-il que l'écrivain se lance dans cette histoire s'il ne savait pas exactement où placer son propre curseur ?
Enfin bref. C'était un des rares auteurs de polar du type productif que je continuais à lire de temps en temps. Mais ça s'est terminé à la dernière page du bouquin. Ça date peut-être de 1987, mais ça ne me donne pas du tout envie d'en lire d'autres. Depuis mes premières lectures de Peter Robinson il y a une quinzaine d'années, j'ai compris deux-trois trucs sur la condition féminine et le féminisme, et en plus on est en contexte post-#MeToo. Ça ne passe plus.
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dido600
  24 septembre 2018
• Un voyeur sévit dans la petite ville de Eastvale Il guette les femmes et les observe en train de se déshabiller. Pour la police difficile de trouver le coupable. Pour corser le tout, des cambriolages ont lieu chez de vieilles dames, sans brutalité, jusqu'au moment où l'une d'elle est retrouvée morte. L'équipe est donc à pied d'oeuvre pour résoudre simultanément les deux enquêtes.
Ces deux 'enquêtes justement, sont quasi interminables... sans fin... Aucun suspens, aucun rebondissements. Et ça traîne ! Que de dialogues inutiles .
Le dénouement n'est pas effarent . il ne permet même pas de redonner un ultime élan pour sauver l'intrigue.
Un roman désagréable .
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
dido600dido600   16 septembre 2018
On aime tous regarder les personnes du sexe opposé. Les hommes plus que les femmes, et je pense pouvoir dire sans risque de me tromper que votre voyeur n’est pas une femme. Alors, pourquoi les hommes font-ils ça ? Durant leur enfance, il y a toujours ce sentiment qu’il est interdit de regarder le corps d’une femme ; celui-ci devient alors mystérieux et désirable. Inutile de posséder un diplôme de psychologie pour comprendre pourquoi les hommes aiment tant les seins, par exemple : ce sont une des premières sources d’amour et d’alimentation que nous connaissons.
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namelessnameless   29 décembre 2014
Ce n'était pas des intellectuels, ils n'avaient pas fait de longues études, mais l'un et l'autre cherchaient en permanence à s'instruire, avec cette fringale que l'on retrouvait souvent chez les gens des classes moyennes qui n'avaient pas été gavés de culture dès le berceau.

Page 17 - le livre de poche
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dido600dido600   19 septembre 2018
— Qui crée la mode féminine ?
— Des hommes essentiellement, je suppose.
— Exact. Vous nous habillez telles que vous voulez nous voir, vous créez l’image de nous que vous désirez et ensuite vous avez le culot de nous accuser de provocation !
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dido600dido600   13 septembre 2018
— Je t’ai pas élevé pendant toutes ces années, tout seul, pour que tu aies des ennuis à force de traîner avec des voyous.
— Si tu n’étais pas un sale petit Hitler, peut-être que ma mère aurait pas fichu le camp.
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dido600dido600   18 septembre 2018
Désolé, dit Banks en se dirigeant vers la porte. Nous ne pouvons pas traiter les plaintes anonymes.
— Carol Ellis !
Ce nom jaillit de la bouche pincée de Dorothy Wycombe tel un jet de vapeur s’échappant d’une bouilloire.
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