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Valérie Malfoy (Traducteur)
EAN : 9782253116530
540 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/11/2006)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Un adolescent disparaît dans d'étranges circonstances et Alan Banks, son meilleur ami, se reproche longtemps de ne pas avoir su prévenir sa mort.
Trente ans plus tard, devenu inspecteur principal dans la police du Yorkshire, Banks croit avoir tiré un trait sur le passé. Jusqu'à une macabre découverte qui vient rouvrir la plaie, le plongeant dans une enquête particu- lièrement sensible, face à ses propres démons.
À des années et des kilomètres de distan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Zebra
  20 juin 2015
Édité en 2006 en Livre de Poche, « Close To Home » (bizarrement traduit en français par « L'été qui ne s'achève jamais », contresens surprenant sur le titre de la chanson « The Summer That Never Was » de Neil Byrd) est un livre assez dense (536 pages) de Peter Robinson, livre appartenant à la série des enquêtes de l'inspecteur Banks. L'auteur, canadien mais d'origine anglaise est né en 1950 et enseigne l'art de l'écriture de romans policiers. Un professeur, spécialiste en romans policiers, une enquête : il n'en fallait pas plus pour que je m'attende à une pépite. Et bien c'est raté !
Oh, il n'y a pas que des mauvaises choses dans cet ouvrage. L'auteur nous dépeint l'organisation de la police, les liens entre les policiers et leur hiérarchie, l'utilisation des calepins de police, les rivalités entre secteurs, le traitement réservé aux jeunes diplômés, la valse des affectations, les comportements à adopter quand on souhaite une promotion, la proximité savamment entretenue entre les policiers en civil (venant des couches criminelles de la population) et le milieu, mais tout ça n'a toutefois rien de très original ou de très nouveau. On passe de chapitre en chapitre en sautant d'un protagoniste à l'autre, comme dans un film, ce qui maintient le lecteur éveillé …
Mais les faiblesses ne manquent pas. Tout d'abord, des maladresses et des fautes de traduction (traduction manifestement faite à l'aide d'un outil gratuit et en ligne) : épingles de nourrice (page 133) ; le kidnappeur pouvait avoir de tout autres raisons (page 189) ; elle prenait ses repas à la sauvette (page 231) ; elle voulait nous prévenir pour ne pas qu'on s'inquiète (page 392) ; Martin est bourrelé de remords (page 472) ; il devait se contenter d'espérer que le temps avait enterré ses secrets (page 531). Ensuite, beaucoup de digressions sur la jeunesse d'Alan Banks et de son père, la mode, la vie à la maison, la consommation de cannabis, la pornographie, les adolescents, les disques et les musiciens : si vous n'êtes pas un fan de la musique des sixties, vous serez rapidement saoulés par tous ces noms d'artistes et de morceaux plus ou moins célèbres ! Et puis le ton politique de l'auteur est résolument « à gauche, toute » : les patrons sont lamentables, les salaires aussi, les classes possédantes exploitent la classe ouvrière qui -par tradition- craint et méprise la police, Maggie (Thatcher) a brisé la puissance des syndicats et mis les travailleurs à genoux, etc.
Bon, et à part ça ? Alan Banks (inspecteur, mariage raté, début d'idylle boiteuse) est en vacances en Grèce. Un médecin légiste examine les ossements d'un adolescent exhumé en Angleterre sur un chantier. L'ado se prénommait Graham : il avait entre 12 et 15 ans au moment du décès, il était guitariste amateur. La mort remonte en été, c'était un dimanche, il y a 25 ans. Graham distribuait des journaux à une dizaine de kilomètres de son domicile. L'enquête n'avait pas aboutie. A cette époque, Alan Banks, alors adolescent, avait été attaqué par un « marginal », probablement homosexuel et alcoolique. Alan est prévenu, il se rend sur le chantier. Parallèlement, Annie Cabot, inspectrice de police, est mise à contribution sur une disparition d'adolescent, un certain Luke. de fil en aiguille, le lecteur tombe dans une double histoire de kidnapping d'adolescents guitaristes, kidnapping ayant eu lieu à 25 ans d'intervalle, une histoire aux croisements et ressemblances multiples, avec trafic de magazines porno et individus ayant manifestement une double vie (sexe, violence et drogue), le tout sous protection de policiers mafieux et/ou pédérastes. La loi ne serait donc pas la même pour tous et l'habit ne ferait pas le moine. Pas très original tout ça ...
Mon analyse ? Si vous êtes un inconditionnel de Peter Robinson et excité à l'idée de lire une énième aventure de l'inspecteur Alan Banks, ou si vous êtes un fan de la musique et des musiciens des sixties, ou si vous prenez du plaisir à relever les maladresses en matière de traduction, alors n'hésitez pas, ce livre est fait pour vous. Pour ma part, je mets trois étoiles à cet ouvrage et conseille aux autres lecteurs de se rabattre sur un thriller plus intéressant !
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yuukikoala
  29 avril 2014
e livre je l'ai pas lu alors que je l'ai acheté il y a 3 ans, parce que je m'étais lassé du système de Peter Robinson qui consiste à dire que la victime n'est pas celle que l'on croit vraiment. Et là, je l'ai enfin lu. Je vais pas dire que je l'ai dévoré, même si je l'ai lu vite, mais bon. Banks est toujours aussi bien, et le nouvel inspecteur qu'on découvre est sympa aussi . Annie m'énerve toujours autant. en ce qui concerne les deux enquêtes je les ait bien aimé. Même si je me suis demandé où était le lien entre les deux quoique maintenant que j'y réfléchis je le vois un peu... Celle de Luke Armitage m'a le plus plu, parce que j'ai adoré la victime et je l'ai plaint. L'autre, celle du passé de Banks, m'a un peu ennuyé vu que finalement on te passe un résumé de ce qu'il y avait ou non dans les années soixante. Donc ces passages m'ont un peu ennuyé mais je les ait sauté. La vérité sur les deux enquêtes est un peu choquantes, et j'ai été super choquée d'apprendre que l'homosexualité était interdite jusqu'en 1967 en amérique... Mais bon. Voilà. J'ai bien aimé ce livre et je vais quand même attendre un peu avant de relire du Peter Robinson, pour pas me lasser trop vite.
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nina2loin
  09 septembre 2012
Voici un roman policier classique que j'ai trouvé captivant, Peter Robinson y maintient un certain suspense tout au long de l'intrique et ce, jusqu'au bout, le tout dans un style clair. Deux enquêtes sont menées en parallèle, le lien entre les deux étant l'inspecteur Alan Banks, personnage principal. Ce dernier, troublé par la découverte du squelette d'un ancien camarade disparu sans laisser de trace en 1965, époque de son adolescence, propose son aide en temps que témoin, avide lui aussi de connaître la vérité.
Ses souvenirs affluent, l'occasion pour l'auteur de dresser un portrait des adolescents et de leurs préoccupations dans une société, celle de l'année 1965, en passe de changement. Il aborde la musique, citant de nombreux chanteurs et groupes adulés à l'époque, la sexualité avec l'arrivée en masse des revues pornographiques en provenance de Suède, la famille.
La deuxième enquête concerne la disparition d 'un adolescent de nos jours, dans son secteur.
Ainsi, l'auteur passe de l'une à l'autre de chapitre en chapitre si bien qu'il nous est facile d'en suivre les fils.
Suspects, fausses pistes, une histoire intéressante et la toute petite touche sentimentale font de ce récit une lecture très agréable qui me donne envie de renouveler avec cet auteur.
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philteys
  23 février 2013
Une nouvelle fois, l'enquête de l'inspecteur s'est révélée être passionnante de bout en bout.
Petit à petit, l'écheveau de l'enquête s'est déroulée à un rythme relativement lent mais apportant à chaque fois son lot d'interrogations et de fausses pistes. Car ce n'est pas le moins intéressant que de suivre, pas à pas, les tergiversations de 3 policiers menant de front leurs recherches. Chaque enquêteur emporte avec lui ses failles, ses fêlures qui sont autant de tremplins ou de chausse-trapes dans la découverte du coupable.
Même si l'action se déroule aujourd'hui, l'auteur nous invite à découvrir, sans que cela prenne une dimension sociologique, la vie des ados anglais des années 60, la découverte du rock et de la sexualité, les liens ténus entre policiers et voyous...
A découvrir donc.
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Ericdesh
  21 août 2017
On continue à suivre l'évolution sentimentale de Banks parallèlement aux différentes enquêtes auxquelles il est confronté. Pour ce roman, il participe à 2 enquêtes assez similaires (l'une contemporaine et l'autre qui puise ses racines 40 ans plus tôt et qui le touche plus particulièrement), agréables à suivre même si elles ne sont pas exceptionnelles et que (Robinson est malheureusement parfois assez coutumier du fait) la fin est un peu rapide. Un bon Robinson, ni plus ni moins.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ZebraZebra   24 mai 2015
page 282 [...] - Tu as écouté Joy Division ?
- Écouté, oui. Trop déprimant pour moi. J'aime mieux Kurt Cobain et Jeff Buckley. Mais quelle conclusion en tires-tu ?
- Franchement, je ne sais pas. J'essaie seulement seulement de saisir quelque chose de la vie de Luke, de son état d'esprit. Il avait des goûts très particuliers pour son âge. Et il n'y avait rien dans sa chambre se rapportant à son père.
- Il devait lui en vouloir. Normal, non ? Ton père se barre quand tu es encore au berceau et se suicide avant d'avoir pu te connaitre. C'est pas comme ça qu'un enfant se sent désiré !
- ça t'intéresse d'entendre ses chansons ?
- Les chansons de qui ? Neil Byrd ?
- Non. De Luke.
- Bien sûr !
Banks arrêta le CD de Tim Buckley, inséra la cassette, et ils se mirent à l'écouter en buvant à petites gorgées.
- Pas mal, dit Brian à la fin. Très bien, même ! J'aurais aimé être aussi fort à son âge. Encore un peu frustre, mais avec du travail et de la pratique ...
- Tu crois qu'il avait de l'avenir dans la musique ?
- Possible. Mais enfin, on voit plein de groupes sans talent aller au sommet et des musiciens fabuleux ramer pour ne pas crever de faim, alors ... Il avait l'étoffe, à mon humble avis. Il avait un groupe ?
- Pas que je sache. [...]
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nina2loinnina2loin   06 septembre 2012
Comme Banks roulait sur l'A1 et abordait le paysage de centres commerciaux flambant neufs, d'entrepôts de matériel informatique et de logements sociaux qui avaient remplacé les anciennes mines de charbon, les wagonnets et les crassiers du West Yorkshire, il songea aux changements qui avaient affecté le pays depuis la disparition de Graham.
1965. Les obsèques de Winston Churchill. L' " ère Wilson ". L'abolition de la peine capitale. Le procès des frères Kray. Carnaby Street. Les " Assassins des Landes ". Help ! Les mods contre les rockers. C 'était une époque ouverte sur l'avenir, pleine de promesses, le pivot des " sixties ". Quelques semaines seulement après la disparition de Graham, Emma Peel, le sex-symbol tout de cuir vêtu, débutait dans The Avengers; Cathy Come Home, la pièce télévisée de Jeremy Sandford sur une mère de famille sans logis, mettait l'Angleterre en émoi avec son style documentaire et les Who chantaient My Generation. Peu après, des jeunes gens étaient descendus dans la rue pour protester contre la guerre, la faim dans le monde et tutti quanti, criant : " Faites l'amour, pas la guerre ! ", fumant de la marijuana et prenant du L.S.D. La société semblait sur le point de changer en mieux et Graham, qui paraissait voir si loin, être si cool avant l'heure, aurait dû être là pour voir cela, mais ça n'avait pas été le cas.
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nina2loinnina2loin   06 septembre 2012
Sait-on toujours où sont nos enfants ? Ou ce qu'ils font ? Annie savait d'expérience, à la fois à titre personnel et comme fonctionnaire de police, qu'il n'y a pas plus cachottier qu'un adolescent, surtout un ado sensible et solitaire. Mais ses parents ne semblaient pas comprendre cela. N'avaient-ils rien vécu de tel ? Ou s'était-il passé tellement de choses depuis leur propre enfance qu'ils en avaient tout oublié ?
Il y avait un tas de raisons pour lesquelles Luke pouvait avoir jugé utile de filer sans avertir ses parents ― les enfants sont souvent égoïstes et irréfléchis ― et eux n'en voyaient aucune. Ce n'était pas la première fois qu'Annie constatait un fossé ahurissant entre la perception parentale et la réalité. Trop souvent, elle s'était retrouvée face à des parents qui affirmaient ignorer totalement où la petite Sally avait pu aller et pourquoi elle avait voulu partir en leur faisant tant de peine.
― Avez-vous jamais reçu de menaces ?
― Non, répondit Martin. Pourquoi cette question ?
― Les célébrités suscitent souvent une attention malsaine...
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meknes56meknes56   10 novembre 2019
Un ou deux commerçants le saluèrent au passage. Il était sur cette île depuis un peu plus de deux semaines à présent, ce qui excédait le séjour moyen de la plupart des touristes, et même s’il n’était pas accepté, sa présence était du moins admise. C’était en gros pareil dans les villages du Yorkshire, où l’on restait un nouveau venu tant qu’on n’avait pas passé plusieurs hivers sur place.
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meknes56meknes56   10 novembre 2019
Ces temps-ci, les crimes se faisaient aussi rares que le soleil dans la région, sauf à Harrogate, curieusement, où une mystérieuse épidémie de jets d’œufs s’était déclarée. La jeunesse avait pris l’habitude de bombarder ainsi les véhicules sur la route, les fenêtres des personnes âgées et même les postes de police.
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