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Michel Demuth (Traducteur)
EAN : 9782266128490
832 pages
Pocket (12/06/2003)
3.93/5   271 notes
Résumé :
Au début du XXIe siècle, Mars, symbole universel de la conquête de l'espace à travers les âges, n'est plus un rêve inaccessible et l'homme se lance immédiatement dans sa colonisation. Des voix s'élèvent aussitôt, rappelant le triste passé de la Terre en Afrique ou en Amérique. S'opposant aux ambitions des multinationales, une partie des immigrants, menée par les premiers colons, se révolte contre la "terraformation" puis contre l'exploitation sauvage des ressources.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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jamiK
  21 mai 2019
Mars la verte, ”Mars libre !”
Après avoir passé un long moment avec le premier tome, j'en ai passé un encore plus long avec le deuxième. Il faut reconnaître qu'il s'agit là d'une oeuvre monumentale comme j'en ai rarement lu.
Tout d'abord, il s'agit d'une saga romanesque, avec des personnages plus ou moins attachants dont chaque partie de leur vie, chaque âge, chaque évolution personnelle est scrupuleusement suivie. Avec le rallongement de la durée de la vie, du début du tome 1 à la fin du tome 2, on a vécu une centaine d'années, certains personnages disparaissent, d'autre apparaissent, avec des visions et des objectifs différents, contradictoires, et des destins variés. On s'attache à ses personnages, aux caractères bien fournis, bien travaillés. le récit change régulièrement de personnage central, toujours avec le même soin et la même profondeur.
Deuxième point, c'est bien écrit, les descriptions de Mars sont soignées, précises et claires, tout en étant chargées de poésie, les couleurs les formes sont parfaitement visualisables, le vocabulaire technique et pointu se marie élégamment avec une écriture plus luxuriante et rythmée ce qui fait que la technicité ne m'a jamais freiné. L'écriture de Kim Stanley Robinson est parvenue sans le moindre écueil à m'embarquer dans cette grande aventure.
Troisième point, l'aspect scientifique est très poussé, très renseigné, l'auteur, par souci de réalisme s'inquiète de connaître le point de fusion et de sublimation de chaque élément, il tient compte dans son récit de toute la connaissance géologique, astrologique, physique, chimique, climatologique, biologique, géographique... rien n'est laissé de côté, et c'était l'occasion de peaufiner mes connaissances. Cette rigueur scientifique rend le récit très réaliste, on suit la terraformation de la planète mars quasiment au jour le jour, c'est un récit que je n'hésiterais pas à qualifier d'épistémologique, c'est un livre scientifique. Et les sciences molles, économie, psychologie… ne sont pas en reste. On revient à l'origine du terme “science-fiction” : de la science et de la fiction, de l'anticipation, loin du kitsch du space opera peu soucieux de la crédibilité scientifique (genre que je ne dénigre pas pour autant, loin de là).
Quatrième point, ce livre propose à la manière de la littérature des lumières, une anticipation politique, à la manière de l'Utopie de Thomas More, l'Amérique de Tocqueville, les voyages de Gulliver, Micromégas… mais en partant de notre société telle qu'elle est aujourd'hui, avec un parallèle avec les nos multinationales, l'ONU, le rapport tiers monde / G20, le réchauffement climatique, il fait le tour exhaustif des problématiques actuelles en utilisant des chemins plus ou moins détournés, avec le prétexte de l'anticipation pour faire passer toutes ses théories. En cette période de troubles entre Gilets Jaunes, montée des extrêmes, guerres économique entre les états, il y a beaucoup de chose à retenir de ce récit très intelligent, qui propose une véritable évolution, sans tomber dans le manichéisme de base. C'est plutôt subtil et intelligent, c'est un livre politique, un livre d'idées, d'innovations et de propositions, tel qu'étaient les récits d'anticipation d'avant la science-fiction. Personnellement, j'adore ça, c'est une des raison majeure qui me pousse à lire de la science-fiction.
Le cinquième point qui renforce l'aspect romanesque, et ne cache pas les ambitions de Kim Stanley Robinson, vient de la structure même du récit. Il peut paraître parfois long et complexe au détriment de l'action, mais les moments clés de cette action sont calqué sur le récit de l'Exode de la Bible, excusez du peu… L'écriture des tables de la loi sur le mont Sinaï et la traversé des eaux de la mer rouge sont des moment clés de ce récit. J'avais noté le parallèle dans le premier tome avec la Genèse. Kim Stanley Robinson continue dans cette voie, le deuxième opus de sa trilogie s'appuie donc sur l'Exode, deuxième livre de la Bible. Avec ce point, la terraformation de Mars prend une dimension épique, romanesque, quasi mythique, comme un récit sacré, La trilogie martienne est une cosmogonie.
Kim Stanley Robinson a les moyens de ses ambitions, et elles sont énormes, il s'en tire pourtant avec panache. Ce roman est brillant, je n'ai pas trouvé la moindre faille, il n'y a rien à enlever, rien à rajouter et même avant d'avoir lu le troisième opus, je n'ai pas peur de dire qu'il s'agit là d'une oeuvre majeure de la science fiction. Ce deuxième tome, tout comme le premier est un monument de la science fiction, et de la littérature en général.
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finitysend
  01 février 2016
Une couverture qui fait rêver ?
Voici le second tome de la trilogie martienne .
Un cycle de quasiment 3ooo pages avec les annexes !
C'est long ! Mais pas de doute c'est le seul moyen de découvrir la planète mars dans tous ses états :
passés ... présents et futurs ..
Avant de parler de mars soulignons que l'auteur prospecte tous azimuts : le politique ... la géopolitique
- on est très loin dans un monde multipolaire - la médecine .. la robotique ... l'informatique ...
l'ingénierie ... la climatologie ... la sociologie ... les théories autour de la mémoire ... la génétique
C'est vrai que c'est long mais c'est vivant et réel .
Même si c'est une aventure en compagnie de connaissances intimes c'est quand même un peu une épreuve mais
sachez-le : Il n'y a rien de mieux que la trilogie martienne ! -sourire-
Dans ce tome la terra formation passe un seuil et la planète verdie progressivement ...
Lichens .. algues ...
La planète se réchauffe grâce au biologique mais aussi grâce à l'ingénierie spatiale et au usines à effet
de serre et à la géothermie etc. ..
Par ailleurs la terre poursuit sa descente aux enfers et on se paye une tranche d'apocalyptique au passage
même si ce n'est pas la fin du monde mais que cela y ressemble un peu beaucoup !
La colonisation se développe entre équilibre et anarchie , entre oppression et liberté , entre visibles et clandestins et , enfin ,
enfin entre rouges et verts ...
C'est une fresque assez époustouflante d'une présence fabuleuse , qui plonge dans les moindres détails et dans l'intimité
d'un remarquable nombre de personnages !
...................................................................................................................
A mon humble avis ce n'est pas tant de la hard science que de la SF réaliste .
En tous cas c'est ahurissant et ça ouvre des perspectives immenses au lecteur .
Un de ces cycles que l'on habite et un de ceux qui sont incontestablement habités .
MAIS peut-être trop long pour certains ...
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Fifrildi
  03 août 2020
Cela fait déjà plus d'un an que j'ai lu « Mars la Rouge » et je dois avouer que j'ai eu un peu de mal au début de me remettre dans l'histoire et à retrouver les personnages dans ma mémoire. Je pense donc ne pas attendre trop longtemps avant de lire « Mars la Bleue ».
« … les Cent Premiers s'étaient chamaillés, s'étaient battus, avaient fissionné sur toute la planète, déclenché une guerre… ils étaient maintenant morts ou clandestins... »
20 ans ont passé depuis la rébellion de 2061, les Cent Premiers ne sont plus que 39 et vivent dans la clandestinité.
On y retrouve quelques anciens comme Sax, Maya, Nadia, Michel, … mais on va aussi faire la connaissance de nouveaux personnages issus de la 2ème génération comme Nirgal et Art Randolph (mon préféré dans ce 2e tome) un Terrien fraîchement débarqué sur Mars.
L'auteur explique la terraformation. C'est intéressant mais un peu trop long et lent, j'ai dû piquer du nez plusieurs fois pendant la conférence de Burroughs. Il y a aussi des passages qui expliquent tous les aspects socio-politico-économiques (dont la conférence de Dorsa Brevia).
Ce qui m'a le plus plu c'est d'en apprendre davantage sur le passé du Coyote (le 101e passager), la partie consacrée à Sax (et ses «retrouvailles » avec Phyllis) ou à Maya qui cherche désespérément à se souvenir des événements qui ont conduit à la mort de John (Boone) et la part de responsabilité de Frank (Chalmers). Elle a quand même 143 ans à la fin du tome (grâce aux traitements anti-âge).
« Frank était effacé par les livres. Et par le temps. Les années avaient passé et pour elle aussi, même pour elle, Frank Chalmers n'était plus qu'une minuscule figure historique parmi tant d'autres, comme observée par le mauvais côté d'un télescope. Un nom dans un livre. Une vie que l'on suivait au fil des lignes, comme celle de Bismarck, de Talleyrand, de Machiavel. La vie de son Frank… qui avait disparu. »
Beaucoup de science mais aussi des beaux moments de réflexions avec une psychologie des personnages bien développée.
Il va s'en passer des choses avant d'arriver à l'issue de ce tome en 2127...


Challenge pavés 2020
Challenge ATOUT PRIX 2020
Challenge cycles/séries 2020
Challenge mauvais genres 2020
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bilodoh
  29 juillet 2014
Les livres permettent des voyages bien étranges… Que diriez-vous d'une virée sur la planète Mars ?

Il s'agit bien sûr de science-fiction, une fiction très scientifique et bien documentée, en biologie, géologie, écologie, tout en ne dédaignant pas les sciences molles : économie, politique et psychologie.

Le texte soulève de belles questions : préservation de la nature, partage des richesses, allongement la vie, gouvernements autonomes face aux entreprises « métanationales » et même, religion et croyances.

Bien sûr, les descriptions sont parfois longues, le volume fait plus de 800 pages en poche. Mais ces longs passages peuvent aussi raviver des images. Par exemple, revenant d'une visite en Alaska, j'ai particulièrement apprécié la description des phénomènes glaciaires et de l'éclosion de la vie sur la moraine et les cailloux laissés par le retrait de la glace, la croissance des lichens et des plantes arctiques, ainsi que les véritables bonsaïs naturels que sont les arbres.

De même, lorsque l'auteur mentionne : « La grande paroi avait les couleurs de Zion ou de Bryce après une chute de neige — avec des couches variées de rouge striées de blanc (p.158) », les images fabuleuses de ces parcs nationaux américains me viennent en mémoire. (Inscrire « Bryce Canyon » dans votre moteur de recherche pour en avoir une idée)

J'ai aussi souri devant les prévisions de l'avenir pour un ouvrage publié en 1995 : les protagonistes qui utilisent des « lutrins » (équivalent des tablettes ou iPad) et communiquent en vidéo sur leur montre (cellulaire).

Un belle place aussi pour les femmes qui ne sont pas que des « accompagnements » pour les héros comme dans bien des oeuvres de SF, mais des personnages essentiels de l'histoire, tant sur le plan scientifique que politique.

Un beau voyage pour les amateurs de science et de paysages insolites…
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MagicJoe
  14 août 2019
Plus je me plonge dans cette trilogie martienne, plus je la découvre profonde. Profonde et riche!
Je crois que c'est la première fois que je trouve un Tome II meilleur qu'un Tome I. Mars la Rouge était déjà pour moi très haut dans les (mes) standards de la SF. Mars la Verte réussi à faire encore mieux. Pour moi, trois axes majeurs font de ce Tome II une pièce maîtresse de la Hard SF:
L'histoire mise en place dans le premier tome prend ici une tournure tout à fait épique. Les développement sont nombreux, l'intrigue (ou plutôt les intrigues) particulièrement bien trouvée(s) et la psychologie des personnages plus fouillée. J'ai maintenant l'impression de les connaître vraiment.
Le termes techniques sont moins présents que dans Mars la Rouge. Dans le premier volume, l'auteur nous a quand même bien décrit la planète et sa géologie, telle qu'elle était à l'arrivée des colons (et donc telle que nous la connaissons aujourd'hui dans la réalité). Dans Mars la Verte, l'environnement commence à changer et on sent que l'auteur peut se permettre plus de libertés quant aux descriptions des paysages, du ciel, etc. Ce que cet ouvrage a perdu en technique, il l'a gagné en poésie.
Rassurez-vous tout de même, ça reste quand même très technique! Néanmoins, je dois admettre que cela enlève une certaine "lourdeur" que pouvait avoir Mars la Rouge par moment (nous n'avons plus dans Mars la Verte des description géologique de plusieurs pages, elles font maintenant un ou deux paragraphes...) du coup, il est quand même plus facile de rentrer dedans.
Enfin, le découpage de l'épopée martienne en trois volume a fait que, dans le premier tome, même si les sujets abordés sont nombreux, la géologie martienne (l'aréologie donc) y est prépondérante. L'histoire ayant avancé de plusieurs décennies dans Mars la Verte, les questions géologiques ont laissé place (en bonne partie) à des question plus généralistes: climat, environnement et gestion des biotopes, sciences sociales, économie, politique, enjeux médiatiques, relation inter-ethniques, cultures mais aussi médecine, psychologie, neurologie, et j'en oublie certainement.
La richesse de Mars la Verte est incroyable et nous renvoie en miroir nos propres travers d'homo sapiens sapiens du XXIe Siècle. L'oeuvre de Kim Stanley Robinson atteint dans ce second opus une réelle dimension mythique, faisant écho a des schémas, des problématiques et des questionnements profondément enracinés dans nos esprits.
Merci M. Robinson, je lâche mon clavier et me plonge de ce pas dans le dernier volume de la saga...
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   26 juillet 2014
Est-ce qu’il y avait d’autre richesse que la liberté de faire ce que l’on voulait ? Dès qu’on avait cette liberté, tout nouvel acquis de pouvoir ou de richesse commençait à réduire vos options, et par là même votre liberté. On se retrouvait au service de ses richesses, forcé de consacrer tout son temps à les protéger. (Pocket, p.311)
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jamiKjamiK   14 mai 2019
Réfléchissez : même quand les révolutions ont réussi, elles ont causé tant de destruction et de haine qu’il se produit toujours un horrible choc en retour. C’est inhérent à la méthode. Si vous optez pour la violence, vous vous créez des ennemis, des ennemis qui vous résisteront éternellement. Et ce sont des hommes sans morale qui deviendront vos leaders révolutionnaires. Donc, une fois la guerre finie, ils seront au pouvoir, et probablement aussi néfastes que ceux qu’ils ont remplacés.
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jamiKjamiK   15 mai 2019
— Vous n’allez que répéter la catastrophe socialiste !
Vlad haussa les épaules.
— Ne jugez pas aussi vite cette période. Les pays socialistes ont subi l’assaut du capitalisme de l’extérieur et de la corruption de l’intérieur. Aucun système n’aurait pu survivre à cela. Nous ne devons pas jeter le bébé socialiste avec l’eau du bain stalinien, au risque de nous priver de nombreux concepts d’équité évidents. La Terre est aux mains du système qui a abattu le socialisme, et c’est clairement une hiérarchie irrationnelle et destructrice. Alors, comment l’affronter sans être écrasés ? Nous devons chercher la réponse à ce dilemme partout si nous voulons des réponses, y compris dans les systèmes que l’ordre en place a vaincus
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bilodohbilodoh   28 juillet 2014
… le boulot d’un scientifique est de tout explorer. Quelles que soient les difficultés ! De rester ouvert, d’accepter l’ambiguïté. D’essayer de fusionner avec l’objet de la connaissance. D’admettre que les valeurs percent dans l’ensemble de l’entreprise. De l’aimer. De travailler afin de découvrir les valeurs selon lesquelles nous devrions vivre. De travailler pour livrer ces valeurs au monde. D’explorer… et bien plus : de créer ! (Pocket, p.533)
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FifrildiFifrildi   22 juillet 2020
C'était ça, la mort. Son coeur battait très fort et il transpirait. Il se mit à pleurer. Il avait peur mais il était impossible d'éviter la mort. C'était horrible. Horrible que le cycle se referme comme ça, qu'ils vivent une fois seulement pour mourir à jamais.
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Videos de Kim Stanley Robinson (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kim Stanley Robinson
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