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EAN : 9782756011592
95 pages
Éditeur : Delcourt (06/05/2009)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Je n'avais jamais entendu parler d'un endroit pareil. Savez-vous comment sortir d'ici
- Je vais t'expliquer, jeune homme... Je vis dans cet hôtel depuis plus de trente ans. Et tu veux que je te dise ? Tout ce temps, je l'ai passé à tenter de partir d'ici.
- Quoi ? Mais c'est impossible. Cela n'a aucun sens...Ce quartier n'a aucun sens.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  27 mars 2013
Un jeune homme, dans une librairie, feuillette quelques livres et, pour se faire à nouveau plaisir, s'offre une statue géante de Corto Maltese, n'en déplaise à sa femme qui, justement, l'appelle pour le prévenir qu'ils ont rendez-vous à la banque. Il doit y être avant la fermeture. C'était sans compter sur la promesse tenue à son ami Loïc d'aller boire une bière avec lui. Tout ça le met en retard, et pour aller au plus vite, il décide de prendre un raccourci en passant par la vieille ville. C'est là qu'il se rend compte qu'il ne connait pas les rues et finit par se perdre. En chemin, il essaie de demander sa route mais personne ne semble vouloir ou pouvoir l'aider. La nuit tombe, il se retrouve par hasard dans un hôtel bien étrange où, contraint de s'y installer pour se reposer de cette journée bien étrange, il finira par y prendre ses quartiers et se liera d'amitié avec ses occupants, la tenancière, la factrice et quelques clients, tous affichant un comportement curieux... Il risque d'y passer plus d'une nuit... Quel est donc ce monde dans lequel il se trouve?
On tombe dans un monde tellement étrange qu'on a bien du mal à en sortir et à se demander où Paco Roca a voulu nous emmener. On se retrouve rue des Sables, dans un hôtel bien particulier, où le temps semble s'être figé, où personne ne semble prêter attention à notre héros. Peuplé de personnages tous plus ou moins farfelus tels que la factrice qui distribue des lettres qu'elle s'écrit elle-même, le petit bonhomme qui refait sans cesse sa valise afin de pouvoir quitter l'établissement ou encore le chauffagiste qui se dispute sans arrêt avec la patronne, cet établissement, sorte de grande tour nichée en plein coeur de la ville, regorge de secrets et de curiosités. Tout comme le héros, le lecteur est dérouté mais impatient de connaître les véritables raisons de cette déambulation. Comme une sorte de voyage introspectif, cet album regorge de métaphores et de questionnements sur nous-mêmes et sur les autres. La vie serait-elle finalement une sorte de labyrinthe d'où on peine à sortir?
Graphiquement, le dessin est véritablement expressif et épuré. Les couleurs au ton tantôt froid tantôt chaud expriment à la perfection l'état d'esprit de notre héros.
Un album pertinent, insolite et intelligent.
Les rues de sable... é-mouvant...
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ATOS
  03 juin 2018
Poétique et philosophique. On aime se perdre à travers les rues des sables de Paco Roca. Presque biblique, mythologique ce récit. le labyrinthe , la tour de Babel, le déluge...
Icare n'est pas loin non plus… Surréaliste, absurde,tendre, comique. le temps, la mémoire, l'amour, la mort, l'identité, l'enfermement, l'éternité, l'aliénation, tout devient un jeu de miroir, une imbrication de peurs, de doutes, de renoncements, que les uns renvoient aux autres. Certains fuient, certains restent, d'autres résistent, tous à la hauteur de leurs rêves, à la mesure du temps qui leur reste. Sans horizon l'humain se livre souvent à la verticalité de toutes ses obsessions. Un très joli moment de lecture.
« Loué soit l'infini - Labyrinthe des effets et des causes, - Qui, avant de me présenter le miroir - Dans lequel je ne verrai personne ou je verrai un autre, - M'accorde la pure contemplation - D'un langage de l'aube. « Jorge Luis Borges
Astrid Shriqui Garain
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Stemilou
  25 mars 2010
La BD commence sur les dessins d'un homme dans une librairie, il reçoit un coup de fil de sa fiancée qui lui rappelle le rendez-vous qu'ils ont avec le banquier dans quelques minutes, évidemment il avait oublié et la banque ferme à midi.
Avant de quitter la boutique il décide quand même de lui acheter un « petit cadeau » : une statue grandeur nature de Corto Maltese. Il sort du magasin et reçoit un appel de son ami qu'il devait retrouver au… bistrot il n'a pas le temps de le rejoindre mais va quand même y aller … le retard s'accumule.
Il est déjà en retard, il décide alors de couper la vielle ville un chemin qu'il ne connaît pas vraiment et où il va se perdre dans le dédale de ruelles qui la compose. Effectivement il se perd, la nuit tombe déjà et va se rendre dans un hôtel pour demander son chemin, peine perdue pas moyen d'en placer une entre la patronne et le chauffagiste. Il prend finalement une chambre et se retrouve à la partager avec un vieil homme fatigué qui pourtant ne se mettra pas au lit avant le matin… étrange ? Oui mais tout est curieux dans cette BD.
Au matin il ressort de l'hôtel et se perd, se retrouve une fois de plus à la nuit tombée encore dans le labyrinthe, il s'assoupie et en se réveillant il constate qu'il se dédouble … le voleur d'identité. La seule chose à faire et de retourner à l'hôtel.
Chaque jour et un recommencement, des rencontres insolites et extraordinaires, personne ne s'écoute, chacun a ses problèmes comme ce père de famille qui s'entraine et se prépare à sa mort constamment couché dans son cercueil, un autre qui fait des plans du quartier alors qu'il ne sort pas de chez lui, une réceptionniste qui rêve de rencontrer le cartographe et de partir avec lui, le chauffagiste jaloux qui entretient des centaines de chauffages, une factrice qui écrit elle-même les lettres qu'elle distribue, un savant qui clone sa femme décédée par dizaine, un compagnon de chambrée qui compte et recompte chacun de ses outils nécessaire à sa fuite et un vampire qui conserve ou collectionne des objets insignifiants de chaque personne rencontrée, chacun a une occupation complètement démente.
Satyre sociale et récit fantastique pour ne pas dire horreur car qui aimerait et garderait son calme perdue dans un quartier sans sortie.
Ambiance lourde et absurde, on se marre bien au début puis l'atmosphère devient oppressante à mesure que l'on s'enfonce dans la frustration et le désespoir de cet homme qui finit par comprendre que sortir de ce quartier est une mission impossible, le suspense perdure jusqu'à la fin, l'histoire se concentre sur les personnages et un hôtel aberrant bien plus haut qu'un gratte ciel. Mais l'idée centrale de cette BD est la liberté. Les Rues de Sables et ce grain qui vint tout bouleverser permet au héros de se découvrir lui-même et nous dévoile qu'un petit rien peut facilement tout chamboulé.

Lien : http://www.stemilou.over-blo..
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Erik_
  01 septembre 2020
Du même auteur espagnol Paco Roca, j'avais pu apprécier dernièrement le Phare. Cette fois-ci, on entre dans une histoire bien étrange qui est en réalité une parabole sur l'existence.
Un fiancé va arriver sérieusement en retard au rendez-vous que lui a fixé sa petite amie chez le banquier pour un prêt d'une maison. C'est un engagement qui l'attend. Or, il semble fuir et retarder l'inéluctable. C'est alors qu'il se perd dans un vieux quartier qu'il ne reconnaît plus. Il est arrivé dans une autre dimension imaginaire. Il n'aura alors de cesse de trouver le chemin pour sortir de cet endroit.
J'ai beaucoup aimé ce petit mot sur la préface de l'album :
"- Voudriez-vous me dire s'il vous plaît quel chemin je dois prendre pour m'en aller d'ici ?
- Cela dépend beaucoup de l'endroit où tu veux aller.
- Peu importe l'endroit...
- Dans ce cas, peu importe la route que tu prendras !"
Vous l'aurez peut-être deviné mais c'est tiré d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.
On entre en effet dans une sorte de labyrinthe géant d'où on ne sort pas. Cela fait plus de 30 ans qu'un vieil homme tente de quitter cet endroit. Personne n'y est jamais parvenu. On sombre dans la spirale du non-sens et de l'inextricable. Oui, mais cette absurdité possède une profonde signification philosophique pour peu qu'on se prenne le temps de réfléchir au sens de l'existence.
Il y a tout un côté qui m'a étrangement rappelé Les Cités obscures de Peeters et Schuiten. Et puis, cette lecture s'est révélée riche d'enseignements car c'est pertinent et intelligent au-delà de toutes les apparences trompeuses. Il n'y aura point de rues de sable mais plutôt un déluge d'eau à travers toutes ces ruelles.
Etes-vous prêt pour un voyage philosophique dans un dédale étrange et paradoxal ? Dans l'affirmative, attention au chemin que vous prendrez !
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lapetitesteph
  25 avril 2012
D'une situation bien ancrée dans le quotidien, P. Roca a le don de nous entraîner dans un tout autre univers en suivant l'étrange aventure d'un jeune homme, doux rêveur, qui en voulant gagner du temps prend un raccourci. Et les raccourcis portent parfois bien mal leur nom. le vieux quartier de sa ville se révèle être un labyrinthe de ruelles et d'escaliers à l'architecture complexe. le jeune homme trouve refuge dans un hôtel où ampoules et chaudières sont des plus capricieuses et les résidents sympathiques mais excentriques. Comment sortir de cet univers absurde? En travaillant pour pouvoir se payer une carte, et le voilà enrôler à l'entretien du chauffage, et chaque jour sera prétexte à une nouvelle rencontre ou découverte plus étrange que la précédente.
"Les rues de sable" est une petite merveille, des dessins au graphisme épuré, des couleurs douces, un héros attachant, des personnages secondaires qui le sont tout autant, rien d'angoissant ni d'oppressant dans ce qui aurait pu tourner au cauchemar. C'est surréaliste, onirique, farfelu... un excellent one shot.
Lien : http://lapetitesteph.blogspo..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Erik_Erik_   11 septembre 2020
On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière ; on ne peut la vivre qu'en regardant en avant.
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Vidéo de Paco Roca
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