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EAN : 978B00AFEL6HC
Éditeur : Walrus (13/11/2012)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Qu'y a-t-il dans la Boîte ?
Dans celle de Michael Roch, il y a de vieux inspecteurs de police en prise avec des forces occultes et mystérieuses, il y a des asiles d'aliénés qui cachent des secrets impossibles à révéler. Il y a aussi des visions, certainement provoquées par des soirées arrosées mais... les visions ont-elles l'habitude de mordre si fort ? Ici des paysages souterrains et urbains se peuplent de créatures terrifiantes et de peurs ancestrales. Sort... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ANatalia
  03 août 2013
Ce recueil contient 10 nouvelles surfant sur le noir surréaliste jusqu'à l'horreur.
Les 3 premières mettent en scène l'aspirant-inspecteur Despérine.
La première gloire d'André Despérine :
Despérine a été récemment promu inspecteur de police dans un petit département dans la petite ville de Sacqueroy. Comme tous les nouveaux ou presque, on lui confie des missions peu conformes au métier qu'il exerce. Une enquête est en cours suite à la disparition d'un enfant de 7 ans. Les enquêteurs interrogent Mme Morille, une vieille femme qui se prétend guérisseuse. Elle est étrange cette dame qui se met d'un coup à leur asséner de folles paroles. Contraint de rester en surveillance, Despérine se résigne. Que va-t-il se passer dans cette maison au coeur d'un si petit village ?
André Despérine contre les chats :
Despérine est de plus en plus surpris par le côté surnaturel des enquêtes mais il n'a pas peur « sa mère lui avait appris à garder son courage à deux mains et le serrer comme un petit oiseau prêt à s'envoler ». Ici, nous le retrouvons avec ses supérieurs traquant un gang de voleurs. Muni donc du mandat les hommes pénètrent dans la demeure où les malfaiteurs sont soupçonnés de stocker la marchandise. Mais là dans la salle de bain, ils vont être confrontés à un chat bien énervé …vous savez ce que ça peut donner ? Suspense !
La dernière enquête d'André Despérine :
Une jeune fille a disparu ne laissant comme trace qu'un morceau d'étoffe coincé dans un hêtre. Despérine est complètement dérouté malgré sa perspicacité. « Sacré nom de nom » pense-t-il !
La famille est évidemment effondrée qui le harcèle au sujet de l'enquête mais Despérine s'interroge : se pourrait-il qu'un des proches l'ait enlevée ? Tuée ?
Un vieillard a bien confirmé que Catherine aime beaucoup lire à l'ombre de cet arbre. Alibi vérifié cet homme ne peut être mêlé à cette disparition. Despérine, perdu dans ses pensées se laisse aller.
A Sacqueroy l'étrange est maître pour le plus grand plaisir du lecteur.
La pathologie :
Quatre anciens camarades d'étude se retrouvent chaque mois au domicile de l'un d'entre eux. Dans Pathologie c'est Henry Ey qui reçoit Pierre Mâle, Julien Rouart et le narrateur. Chacun leur tour, ils racontent des histoires étonnantes, surprenantes. Henry pour le compte va effrayer son auditoire avec l'histoire de cet homme enfermé à Sainte Anne. La science était dépourvue face à ce cas effrayant de transformation physique, en effet ses mains peu à peu se paralysaient se follilisaient : personne ne comprend ce cas et l'homme persiste à dire qu'il a été mordu. Qu'est devenu Alan ? de quel mal abominable souffrait-il donc ? Vous connaissez la Mouche de Cronenberg ? Hé bien l'origine du mal est différente mais tout aussi inquiétante.
Deux francs :
Bizarre, bizarre la promenade de cet homme dans un décors qui devient hallucinatoire. Pour traverser la rivière il doit donner 2 francs au passeur. Celui-ci semble en savoir beaucoup trop sur la voyageur, ce qui ne lui plaît pas du tout : il se sent comme traqué dans les recoins de son âme.
Du sang et de la salive :
Quel excité ce Gaspard qui gare sa grosse bagnole n'importe comment. le voilà saisit d'idées insensées à cause d'un clodo qui divague, et puis cette faim terrible qui le tenaille.La rue est vide. Nouvelle angoissante sur fond de totale folie.
Sous la ville :
Une bande de copains étudiants le soir d'Halloween. Ils fument, ils picolent, se racontent des histoires à faire peur. Arthur est le seul d'entre eux à être indépendant dans son petit studio au fond de la cour au numéro 6 de la rue Vermeille. Il y a Marc etThéo, Marie,Tif et Elsa. Un soir comme celui-ci, c'est plutôt sympa d'aller se promener dans de sinistres endroits. Les voilà partis dans les égoûts, sous la ville. Ici, l'auteur nous plonge dans un mélange de magie et d'horreur, la tension monte petit à petit avec son lot de surprises. Nouvelle très imagée qui fait froid dans le dos. Parfois j'ai pensé à Ça de Stephen King.Oui, ceci est un compliment.
Le gnome de Mexico :
Quatre amis Andrès, Julio, Alejandro et Diego partent en quête du Gnome de Mexico. Une légende urbaine,un personnage bien réel ? C'est ce que nous allons découvrir dans cette nouvelle à glacer le sang. C'est au fond d'une décharge que les amis vont obtenir la réponse à leur curiosité et à leur espoir.
Voilà, pour la présentation succincte de ce recueil. L'angoisse monte crescendo, l'écriture est très agréable. J'apprécie beaucoup le maniement de l'humour noir dans ces histoires.
Despérine est vraiment un personnage fort plaisant avec ses jurons démodés et sa propension à se trouver au bon endroit au bon moment …ou pas !
Lien : http://dzahell.fr/?p=1108
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NBWulf
  03 août 2013
Ce recueil, et c'est suffisamment rare pour être relevé, présente huit nouvelles qui m'ont presque toutes vraiment emballé à la lecture. Est-ce dû au format court du recueil qui limite le nombre de textes ? Peut-être un peu, car les genres abordés sont moins variés, mais c'est surtout lié au style très fluide dont fait preuve l'auteur.
Le triptyque d'ouverture nous permet de suivre les aventures d'André Despérine, personnages qui aurait pu mériter un plein recueil de nouvelles tant il m'a paru sympathique. Des enquêtes qui ne manquent pas d'humour d'ailleurs. Il va s'en dire que ces trois nouvelles se suivent et sont liées entre elles. J'ai beaucoup apprécié ces enquêtes complètement décalées. Une superbe réussite d'entrée.
Dans la seconde partie du recueil, intitulée Antériorités, deux nouvelles dont un chouette Pathologie, jouant autour du thème classique de la surenchère entre amis se racontant des histoires. Et Deux francs, bien que l'on comprenne rapidement ce qui se passe, est tellement bien menée que je lui pardonne sa conclusion téléphonée.
La troisième partie du recueil, Urbanités, s'ouvre sur du sang, et de la salive, qui nous place aux côtés de Gaspard, un gars avide de violence qui doit rejoindre sa famille pour le réveillon. Une nouvelle très courte, mais au style direct pas désagréable. La nouvelle suivante, Sous la ville, est l'un des moments qui m'ont le plus enthousiasmé du recueil (juste après les d'ores et déjà indispensables enquête d'André Despérine bien sûr). Tout commence par une soirée d'Halloween, et se termine par… Je vous laisse le découvrir. J'ai beaucoup aimé la façon dont est mené le récit. Ces allers-retours entre les deux temps où il se déroule intriguent et donnent constamment envie de poursuivre sa lecture. La gradation vers le fantastique et l'horreur est bien gérée. Une belle réussite en partant d'une situation initiale peu emballante (mais c'est là le propre d'un bon auteur que de partir d'un thème banal et de le mener de façon originale). La dernière nouvelle le gnome de Mexico marque peu après ce voyage sous la ville, peut-être la nouvelle qui m'a un peu moins plu que les autres sans pour autant être désagréable à lire.
Lien : http://nbwulf.wordpress.com/..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MichaelRochMichaelRoch   03 février 2013
— Bien, Mme Morille, où en étions-nous ? Vous nous avez indiqué que vous n’étiez pas aux abords de l’école Saint-Ange jeudi dernier, à l’heure de la sortie des classes, exposa Gontan. Vous assurez donc avoir un alibi pour l’enlèvement du jeune Théo Juvignan, 7 ans.
La vieille dame hoqueta. De sa main gauche, portée à son cou, elle triturait un châle de laine rouge à grosse maille. Son autre main froissait sa robe au niveau des genoux, remontant l’étoffe dès que ses doigts se crispaient et laissant entrevoir ses chevilles nues au-dessus de petits chaussons.
— J’étais au parc.
— Parc Montcalm ?
— Celui en centre-ville, oui. Avec ces grands arbres vraiment beaux.
— Qu’importent, la coupa Gontan.
Il nota quelques lignes sur un calepin avant de secouer, d’un coup de nez adroit, son épaisse moustache, comme il avait l’habitude de le faire chaque fois qu’il n’était pas convaincu.
— Et que faisiez-vous à Montcalm ?
— Je cueillais des aromates : je trouve ces plantes entre les arbres pour confectionner mes infusions.
Gontan respira un grand coup. À sa droite, Mélion regardait fixement Mme Morille sans bouger d’un poil. Hébiart était perdu dans la contemplation d’un hibou empaillé qui trônait sur un guéridon.
— Cela a un rapport avec votre… activité professionnelle ? poursuivit Gontan.
— En tant que guérisseuse, je conseille souvent à mes quelques clients de boire des infusions de plantes médicinales…
— Que vous cueillez sous les platanes du parc Montcalm.
L’inspecteur principal eut un mouvement imperceptible des paupières, il ne croyait pas à ce charlatanisme. Il rangea son calepin dans la poche intérieure de son imperméable et se releva d’un bond.
— Bien ! Je crois que nous en avons terminé avec vous pour le moment.
— Et le café ? s’étonna soudain Mélion.
— Merde, oui : le café.
Gontan se rassit, tira une tasse vers lui, prit un croissant dans le sac et en trempa le bout deux fois dans la boisson chaude. Il jeta ensuite un coup d’œil interloqué à son aspirant-inspecteur, planté comme un piquet dans un coin du salon.
— Eh bien, Despérine : ne restez pas debout ! Asseyez-vous !
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MichaelRochMichaelRoch   06 mars 2013
Non, décidément, la seule personne à même de nous comprendre, c’est bien nous-mêmes. Et quelles discussions s’offrent alors à nous ! De la réflexion cohérente, de la philosophie défendable, de l’humour intelligent et intelligible, de la force de caractère, de l’émotion…
Nom de Dieu ! Je me préfère à toute autre compagnie !
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Vidéo de Michael Roch
Extrait de la conférence "Lovecraft... Dans tous ses états !" aux Imaginales 2019. Avec S. T. Joshi, Sophie Laribi-Glaudel, Michael Roch, Christophe Thill. Modération Jean-Luc Rivera. Interprète Morgane Saysana.
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