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ISBN : 2203027592
Éditeur : Casterman (08/08/2013)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Un jour, la bombe a fini par éclater. Et toute la Terre s’est brutalement retrouvée plongée dans un éternel hiver gelé, hostile à toute forme de vie. Toute ? Pas tout à fait. Miraculeusement, une toute petite portion d’humanité a trouvé refuge in extremis dans un train révolutionnaire, le Transperceneige, mû par une fantastique machine à mouvement perpétuel que les miraculés de la catastrophe ont vite surnommé Sainte Loco. Mais à bord du convoi, désormais dépositair... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
gill
  12 décembre 2014
Parcourant la blanche immensité d'un hiver éternel et glacé, d'un bout à l'autre de la planète roule un train qui jamais ne s'arrête.
C'est le "Transperceneige" aux mille et un wagons.
C'est le dernier bastion d'la civilisation !
Il abrite et transporte en ses flancs les derniers survivants de ce monde, ceux que la mort blanche a condamné au voyage à perpétuité....
Proloff est un fumier d'queutard, un passager des wagons d'queue...
On dit qu'ils sont des milliers à être entassés dans des fourgons à bestiaux, à crever d'faim et d'froid !
Adeline Belleau appartient au groupement d'aide au tiers-convoi...
Et tandis que dans leur sillage, violence et maladie font rage, tandis que "sainte-loco" poursuit sa course aveugle, Proloff et Adeline remontent obstinément le convoi...
Cet album est une trilogie.
Un premier album "le Transperceneige" écrit par Jacques Lob, dessiné par Jean-Marc Rochette.
Apocalyptique, noir et blanc, tendu, nerveux et tragique, il est superbe.
Paru initialement, au début des années 80, dans l'excellente revue "A suivre", il est transposé en album en 1984 chez "Casterman".
Les deux chapitres suivants, "L'arpenteur" et "La traversée" m'ont beaucoup moins accroché.
Si le dessin de Rochette n'a rien perdu de sa puissance, le scénario, repris par Benjamin Legrand est moins prenant, moins coulant.
Mais ces deux suites, qui datent de 1999 et de 2000, si elles ne sont pas, à mon avis, au niveau du premier opus, restent tout de même deux excellents albums de SF apocalyptique.
Cette trilogie, parue chez "Casterman", offre, en fin de volume une postface, richement illustrée, qui fait l'historique de la série et présente ses auteurs.
Et c'est une fichue bonne idée...

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DoVerdorie
  02 novembre 2013
Le premier tome de cette intégrale : "L'échappé", correspond à la bande dessinée d'anticipation apocalyptique qui a vu le jour dans la revue (À Suivre) au début des années 1980, illustré par Jean-Marc Rochette sur un scénario de Jacques Lob (décédé en 1990) et parue pour la première fois en album en 1984. le tome deux ("L'Arpenteur") et le tome trois ("La Traversée"), toujours dessinés par Rochette (mais on reconnaît dans ces planches plutôt le peintre qu'il est également), paraissent respectivement en 1999 et 2000, sur des scénarios de Benjamin Legrand.
Personne ne sait exactement ce qui s'est passé...après la grande catastrophe, la terre a basculé dans une ère glaciaire aux températures extrêmes qui ont fait périr presque toute l'humanité...en plein mois de juillet... Les quelques milliers de survivants paniqués ont pu investir le Transperceneige : un train, long de quelques kilomètres et à la pointe de la technologie. (Providence ou calcul de risque des plus nantis ?)
Dès le départ, dans cette Arche-de-Noë-sur-rails, archibondée d'humains aux abois, la hiérarchie à l'horizontale s'est immédiatement imposée. Derrière la Sainte Loco(motive) se trouvent les "wagons dorés", réservés à l'élite politique, religieuse, militaire et autres pourris imbus de leur prétendu pouvoir. Suivent les "wagons des secondes" pour les "chanceux", mais sous l'assujettissement des militaires...et...les wagons-de-queue où les plus défavorisés entassés comme du bétail essaient de survivre dans des conditions innommables (je vous laisse deviner ce qu'on y mange quand les vivres commencent à manquer...).
Proloff, "queutard" de cette dernière zone a décidé de vouloir échapper à cette non-vie pour remonter dans les "secondes"...escapade qui ne plait pas au staff militaire. Adeline, une "seconde", militant pour l'intégration des "queutards", va croiser son chemin...
Dans une mise en page classique, les dessins réalistes complètent parfaitement les nombreux dialogues et mettent en évidence le comportement des personnages. Ces illustrations se déploient en noir, blanc et gris, à l'intérieur des wagons mais, dominent les lignes noires, le blanc et le blanc quand on peut regarder les immenses étendues blanches enneigées que le Transperceneige traverse...dès que ce train apparaît en entier, une "voix-off" commente en strophes, que ce monstre de métal transbahute sans but, accentuant ainsi les sentiments d'oppression et de claustrophobie...
Les deux tomes suivants ne sont pas les suites directes du premier album, mais on reste dans le même univers...avec un autre train, plus imposant, sans fenêtres, clivant le même enfer blanc à -85°C, abritant une autre tranche d'humanité, guère plus enviable...
Des mensonges, manipulations politiques et médiatiques, la religion de Sainte Loco, des jeux télévisées, la décérébration par des voyages virtuels...sont sensés garder ce dernier magma humain et égoïste sur les rails et empêcher déprimes et suicides...
Puig Vallès, un arpenteur solide et Val, créatrice de rêves et (!) fille du conseiller principal, sont les éléments positifs qui cherchent à connaître la vérité...
Les illustrations aux traits maintenant flous (parfois juste esquissés) sont prédominé par une palette de teints encore plus sombres. Noir d'encre, noir, gris foncé, gris plus clair soulignent la claustration écrasante d'une vie dans les wagons sans ouvertures...
Dans le troisième et dernier album, les dessins s'éclaircissent de nouveau, quand un message capté sur les ondes ouvre l'espoir de trouver un objectif à ce voyage dans un monde figé à jamais...
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Harioutz
  01 décembre 2018
Cette BD m'a coupé le souffle ... un monde à part, sans foi ni loi ... qui ressemble au final vraiment beaucoup au nôtre ! Des privilégiés, des exclus, et l'impression de foncer à toute vitesse dans le mur ...
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Foxfire
  11 février 2014
C'est à la lecture de ce genre d'oeuvre que l'on se rend compte que la bande dessinée mérite bien son titre de 9ème art. Les 3 récits (bien qu'écrits à plusieurs années d'intervalle entre la 1ère et la 2ème) composent une oeuvre forte et cohérente tant sur le fond que sur la forme.
Le choix du noir et blanc retranscrit bien l'atmosphère claustrophobe. Dans le 1er récit, le dessin très fouillé, réaliste est très expressif. A partir de la 2ème histoire, le trait change de style. le dessin est plus sombre et moins détaillé. Rochette excelle dans les deux styles. Sur la forme, un des aspects les plus réussi est le contraste saisissant entre l'extérieur et l'intérieur du train. Les images représentant l'intérieur du train sont surpeuplées. Tout l'espace des cases est occupé, par des hommes ou des objets, il n'y a pas de place pour le vide. L'impression de confinement, d'étouffement qui s'en dégage offre un contraste radical avec les vues de l'extérieur du train. Sur certaines de ces images, grandes cases horizontales, le train n'est plus qu'une ligne qui traverse l'espace, un détail perdu entre de grands paysages blancs et l'immensité noire du ciel. Ces images sont belles comme des plans en cinémascope.
Les intrigues des différents récits sont passionnantes et brassent des thèmes essentiels de façon très pertinente.
Le 1er récit aborde la lutte des classes à travers le destin d'un homme issu des derniers wagons qui va remonter le train accompagné d'une militante des droits de l'Homme.
Dans les 2ème et 3ème récit, l'univers s'étoffe, les enjeux se complexifient. On s'intéresse moins à la lutte des classes pour se concentrer sur le thème du totalitarisme. On découvre les méthodes utilisées par une minorité pour conserver le pouvoir : stratégie de la peur, notamment en utilisant la désinformation ; endormissement des masses via des jeux de hasard. Les médias sont bien sûr pointés du doigt comme un élément essentiel de la mécanique totalitaire. Ici, on est moins attaché au destin individuel d'un héros qu'à une destinée collective, qui n'est rien moins que la survie de l'humanité.
Même si j'ai préféré la simplicité et la linéarité brute du 1er récit, l'ensemble de cette série constitue une lecture passionnante. Ce convoi de survivants, c'est de nous qu'il parle. Si on se sent à ce point concerné par le devenir de cette arche de Noé, c'est bien parce qu'au fond on se dit qu'on est déjà à bord de ce train.
Une oeuvre forte, d'une puissance émotionnelle rare.
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Mladoria
  05 février 2016
J'ai découvert cette histoire par l'adaptation cinématographique il y a quelques années.
C'est avec plaisir que je me suis lancée dans l'oeuvre originale.
L'histoire est découpée en trois tomes et deux époques différentes. La première est l'histoire du Transperceneige, un train ultra perfectionné créé à l'origine pour le luxe et les loisirs des puissants. Quand la catastrophe survient il devient le dernier bastion de l'humanité en mouvement perpétuel pour ne pas se figer. La vie est rude et nous suivons Proloff, un membre des wagons de queue dans sa fuite vers l'avant jusqu'à la Loco.
La seconde partie relate l'Histoire du Crève-glace, un second train survivant où l'on suit Puig Vallès et Val.
Entre complots et manipulation de masse, endoctrinement, confinement et mensonges, les pires bassesses de l'humanité sont représentées sous des graphismes durs, marqués mais qui rend l'histoire particulièrement prenante et passionnante dans toute son horreur, même si le crescendo est bien plus réussi dans la première partie avec Proloff et se suffit largement à elle-même, j'ai apprécié les éléments de réponse apportés par la seconde partie un peu moins rythmée mais tout aussi glauque.
Une très bonne découverte BD que je conseille vivement aux amateurs de science-fiction si tant est que le format BD vous attire et que le froid ne vous rebute pas trop, car dans les coeurs comme hors du train, il est omniprésent.
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critiques presse (1)
Auracan   09 septembre 2013
Cette odyssée d'un train qui, tel l'Arche de Noé, emmène les survivants de l'humanité dans un voyage sans fin conjugue drame, aventure, sentiments et réflexions politique et sociétale.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   31 octobre 2013
Parcourant la blanche immensité
d'un hiver éternel et glacé
d'un bout à l'autre de la planète
roule un train qui jamais ne s'arrête.
C'est le Transperceneige aux mille et un wagons.
C'est le dernier bastion de la civilisation.


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ratkillerratkiller   19 avril 2014
La production agricole est plus que satisfaisante...

...et les prévisions pour la viande sont excellentes...

...le programme de limitation des naissances porte ses fruits...les gens l'accepte peu à peu...

L'engouement pour le grand jeu bat son plein...
...nous avons dû augmenter le nombre de gagnants...la demande était trop forte.

Il y a bien quelque chose...la demande d'antidépresseurs est énorme...la peur du choc frontal...

...avec le transperceneige ou ce qu'il en reste...
augmente de plus en plus...
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ange77ange77   20 mars 2016
Parcourant la blanche intensité
D'un hiver froid et glacé
D'un bout à l'autre de la planète
Roule un train qui jamais ne s'arrête

C'est le Transperceneige aux mille et un wagons
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DoVerdorieDoVerdorie   02 novembre 2013
Il ne faudrait jamais écouter les apôtres.
Comme un train, un humain peut en cacher un autre.
Commenter  J’apprécie          260
JudithbouJudithbou   08 novembre 2015

POSTFACE

Presque au moment où j'écris ces lignes, j'ai appris que le cougar avait totalement disparu d'Amérique du Nord. Quand j'ai tapé le mot "cougar" sur internet, j'ai vu des femmes mûres qui s'intéressaient aux jeunes gens, et ce n'est qu'à la deuxième page que j'ai vu une image du dernier représentant de cette espèce soudain éteinte. Nous vivons comme à Pompéi, lors de l'antique catastrophe, au ralenti, et en bien pire : le volcan est actif mais nous choisissons d'avoir des oeillères de chevaux pour ne pas voir la lave qui descend vers nous, tout doucement.
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Videos de Jean-Marc Rochette (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marc Rochette
À l'occasion du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2019, Jean-Marc Rochette vous présente son ouvrage "Ailefroide : altitude 3.954" aux éditions Casterman.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2191341/olivier-bocquet-ailefroide-altitude-3-954
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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