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ISBN : 2729112197
Éditeur : Editions de La Différence (02/02/1999)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Dans le Portugal des années soixante, deux Françaises visitent l'Algarve et Lisbonne. A travers leur périple, l'auteur décrit un Portugal beau mais frustré, accablé par la guerre coloniale : prolétariat, petite-bourgeoisie, aristocratie, aucune classe sociale n'échappe au poids d'une existence privée d'air. Né en 1923, cet enseignant et écrivain prolixe fut incarcéré sous le régime de Salazar.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Danieljean
  14 avril 2016
Urbano Tavares Rodrigues réussit si bien à nous plonger dans sa vie d'alors, que "L'Imitation du bonheur" cesse d'être d'un roman pour prendre toutes les couleurs de la réalité. Une réalité d'autant plus poignante que ce pays a ses beautés, pour lesquelles on pourrait l'aimer, pour lesquelles on l'aime malgré tout, mais que, décidément non, cela ne suffit pas...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   14 avril 2016
Quelle apothéose grotesque: la tuberculose, maladie archaïque et qui néanmoins tue; ces pauvres vieux noms, sonores et «respectables», qui se vendent au poids... Tout cela est-il possible, n'est-ce pas un roman? Non, ce n'est pas un roman: c'est notre vie quotidienne - chemise en soie qui cache la saleté sous les aisselles -, ma vie rampante, enjolivée demain par une voiture neuve, ma vie telle que je la veux, ma vie heureuse, la superbe existence que je mérite, moi, queue basse et regard fourbe, à plat ventre devant l'étranger - qui nous baise, se moque de nous et, par-dessus le marché, nous inflige encore des leçons de morale. Nous seuls pourrions nous sauver - et décidément nous ne le voulons pas
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DanieljeanDanieljean   14 avril 2016
Ceux qui nous dirigent, à force de prononcer avec emphase des phrases qui n'ont pas de sens, finissent par se les répéter à eux-mêmes, tous seuls; ils ne savent plus penser ni parler d'une autre façon, deviennent les prêtres du lieu commun, les robots du discours grandiloquent et inutile, de la morale vide.
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DanieljeanDanieljean   14 avril 2016
Soudain, j'ai eu envie de pleurer. Mais les larmes sont une manière trop commode d'apaiser notre conscience, grâce à elles on se sent meilleur qu'on ne l'est... Si je devais consoler quelqu'un, ce ne serait pas moi. Je suis parti, les yeux secs, les lèvres serrées
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DanieljeanDanieljean   14 avril 2016
N'y a-t-il que les idées qui comptent pour ces femmes?... Oublient-elles pas que les hommes, de chair et d'os, comme celui-là, sont la matière vivante, sanglante de l'histoire, laquelle n'est pas qu'un jeu d'interprétations, de déchiffrages, de prévisions?
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DanieljeanDanieljean   14 avril 2016
Mais les idées dérangeantes ne s'en vont pas comme ça, simplement parce que nous nous essuyons au soleil et que nous tentons d'oublier, couchés sur la plage, que nous avons une conscience à la maison...
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