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José Rodrigues DOS SANTOS (Autre)
EAN : 9782266307529
Éditeur : Pocket (01/10/2020)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Il était le roi du pétrole, l’empereur des salles de ventes. En ce jour de 1955, « l’homme le plus riche du xxe siècle » vient de pousser son dernier souffle… Dans la pièce voisine, son fils Krikor se plonge alors dans les notes de son père, cet homme qu’il connaît si mal. Car Calouste Gulbenkian n’a pas toujours été ce collectionneur fortuné, bondissant de Ritz en Ritz, de maîtresse en maîtresse. Avec son peuple, il a cheminé à travers l’horreur du génocide arménie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
enjie77
  02 février 2020
Lors de la dernière masse critique littérature, j'ai choisi les yeux fermés « Un millionnaire à Lisbonne » ayant déjà lu du même auteur deux de ses thrillers ésotériques ; « La Formule de Dieu » et « L'ultime Secret du Christ ». Et ce fut une belle surprise ! Je remercie vivement Les Editions Hervé Chopin et Babelio de m'avoir permis de passer un excellent et enrichissant moment de lecture.
« Un millionnaire à Lisbonne » fait suite à « L'homme de Constantinople », ouvrage que je n'ai pas lu. José Rodrigues Dos Santos change totalement de registre. Il nous conte une fiction-biographie qui s'inspire de la vie de l'homme qui règne sur l'empire du pétrole en Europe et dans l'Empire Ottoman au début du 20ème siècle et que l'on nomme « l'Homme le plus riche du monde » : Calouste Sarkis Gulbenkian, dénommé dans le livre Kalouste Sarkisian.
Cet homme très peu connu, au destin exceptionnel, diplomate, financier, redoutable en affaires, aimant et amant de jeunes femmes, grand amateur d'art, « ses enfants » comme il appelle ses oeuvres d'art, a fait cadeau à la ville de Lisbonne de toute sa collection d'oeuvres d'Art qui est une des plus riches d'Europe.
L'auteur possède un indéniable talent de conteur, doublé d'une belle érudition et c'est avec grand intérêt que l'on plonge dans cette atmosphère de la première moitié du XXème siècle ; ambiance à la fois dramatique, instable, inhumaine, et pourtant romantique, féconde en découvertes techniques comme en progrès sanitaires, en un mot, une époque à nulle autre pareille.
Le premier tome retrace l'ascension, dans l'empire Ottoman, de cet homme, né dans une famille Arménienne qui a prospéré dans diverses activités d'import-export.
Le second tome retrace la deuxième partie de la vie de Kalouste Sarkisian et met en scène toute la première partie du XXème siècle.
Le récit s'ouvre sur l'année 1955 à Lisbonne où se meurt Kalouste Sarkisian. Son fils, Krikor, assiste à ses derniers instants. Ce dernier se retire au calme afin de feuilleter les carnets écrits par son père.
La lecture de ces carnets se veut le prétexte choisi à la remonter dans le temps avec Krikor. Nous sommes à la veille de la Première Guerre Mondiale. Kalouste règne déjà sur l'Empire du Pétrole et la famille demeure à Londres. Quant à Krikor, il est tombé amoureux de la belle Marjan, Arménienne, contrainte de retourner avec sa famille en Turquie, à Kayserie.
Le récit se décompose en trois parties. La première partie s'intitule « Horreurs » et relate les conditions et les atrocités du génocide des Arméniens dans lequel Krikor va se retrouver plongé à la recherche de sa bien-aimée.
Ce récit est particulièrement douloureux. La narration est assez efficace pour nous immerger dans les affres de la détresse des Arméniens. Il suffit de connaitre les chiffres pour mesurer l'étendue du premier génocide de ce XXème siècle. On estime entre 800 000 et 1 000 000 victimes : des femmes, des enfants, des vieillards déportés jusque dans le désert de Syrie et de Mésopotamie (Irak), les hommes ayant été assassinés dès le départ et tout cela avec l'aide des milices Kurdes !
Petite parenthèse : Je me suis posée la question de savoir si ce n'était pas indécent de se servir d'un génocide pour alimenter une fiction même si elle se veut biographique. Ne maîtrisant pas très bien ce pan de l'Histoire, je me suis régulièrement reportée aux sources de l'information et j'ai pu constater une parfaite maîtrise de l'auteur quant à son sujet ; les faits relatés sont exacts. Notamment, il fait référence à la construction de la ligne des chemins de fer d'Anatolie à Constantinople par la société Holzmann qui emploie quelques arméniens et dont le Chef de Chantier tente de les préserver des gendarmes turcs, les faits sont avérés. Ce qui m'a amenée à revoir mon à priori.
La deuxième partie s'intitule « Beauté » et s'intéresse à la période de la seconde guerre mondiale. A l'entrée des allemands dans Paris, Kalouste possède un magnifique hôtel particulier avenue d'Iéna à Paris où sont entreposées certaines de ses oeuvres d'art. Il est obsédé par La Beauté et conseillé par Sir Kenneth Bark, conservateur de la National Gallery. Il y a des échanges sur la subjectivité du Beau assez passionnants. Les caisses de l'Union Soviétique étant vides, il parvient par l'entremise d'un intermédiaire perse qui deviendra illustre ainsi que le fils de ce dernier, à négocier avec le Musée de l'Ermitage pour l'achat de pièces exceptionnelles : Rembrandt, Rubens, Watteau, Vigée-Lebrun et la Diane de marbre de Houdon…..
Mais l'Histoire se rappelle à lui. Bénéficiant de la qualité de diplomate iranien, résidant auprès du gouvernement à Vichy, il va se voir forcé par les événements et les retournements de situation de trouver une nouvelle terre d'accueil. Ce sera Lisbonne.
La troisième partie « Exil » concerne son installation à Lisbonne et sa rencontre avec Salazar.
Il y a des êtres comme Kalouste qui vive plusieurs vies dans une seule vie. Cet homme, impitoyable en affaires, retors, calculateur, plus qu'infidèle, sera toute sa vie assoiffé de Beauté absolue ! Il dira « Seul le meilleur est assez bon pour moi ».
Je finis sur cette réflexion de Krikor : « Qu'est-ce alors que la beauté ? »
« Tu as passé ta vie entière, père, à chercher la réponse à cette éternelle question. Tu t'es entouré de tableaux et de sculptures, de tapis et de palais, de forêts. Tu l'as cherchée dans les pinceaux de Rembrandt et dans les bois de Sintra, dans les tapis d'Ispahan et dans l'hôtel particulier de l'avenue d'Iéna. Et c'est moi qui ai fini par la trouver, dans ce croisement poussiéreux, perdu quelque part au pied d'une colline aride du désert de Syrie, balayé par le sable que le vent s'était obstiné à projeter contre moi. Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai fini par trouver la réponse sous un voile.
La beauté est la couleur avec laquelle on peint la vérité ».

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BooksnPics
  22 février 2020
Reçu dans le cadre d'une opération Masse Critique organisée par Babelio, « Un Millionnaire à Lisbonne » représente pour moi une première rencontre avec son auteur, J.R. Dos Santos. Après avoir lu et entendu de très bons échos sur ses précédents romans, ma curiosité a été la plus forte….
S'inspirant de faits réels, l'auteur nous livre ici une biographie très romancée de celui qui fut l'un des hommes les plus riches de la planète, Calouste Sarkis Gulbenkian, présenté dans le roman sous le nom de Kaloust Sarkisian.
Défini comme un homme discret, grand maître des affaires, « Monsieur 5% » (faisant référence à la part qu'il détenait dans la Turkish Petroleum Company), mais aussi artiste, collectionneur d'art et amateur du beau, Kaloust Sarkisian a régné sur l'empire du pétrole en Europe et dans l'Empire Ottoman.
Ce roman, partagé en 3 grands chapitres, va nous faire découvrir – à travers un récit long et douloureux – la route du calvaire arménien, mais aussi la Seconde Guerre mondiale et son exil à Lisbonne.
Opportuniste mais aussi fin négoce, Kaloust Sarkisian agit en toute discrétion et marque de son empreinte la dimension géopolitique de l'époque.
Je découvre avec ce roman le talent de narrateur de J.R. Dos Santos. Finement documenté, l'auteur prend cependant les largesses nécessaires afin de romancer le récit. « Un millionaire à Lisbonne » mêle fiction et réalité de manière si étroite que le récit est à la fois très fluide et captivant.
Faisant suite à « L'homme de Constantinople » qui se concentrait sur l'ascension de Kaloust Sarkisian, je dirais que ce second volet peut très bien se lire indépendamment du premier. Mais je ne vais pas gâcher mon plaisir car je compte bien découvrir les précédents romans de l'auteur.
Je remercie Babelio et les éditions Hervé Chopin pour cette lecture faite dans le cadre d'une opération « Masse Critique ».
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atouchofbluemarine
  09 janvier 2020
Si vous avez été faire un tour en librairie aujourd'hui, vous aurez peut-être aperçu cette belle brique éditée aux éditions HC (Hervé Chopin). Ce nouvel opus écrit par JR Dos Santos est une suite que j'attendais avec impatience et je remercie beaucoup l'éditeur de me l'avoir envoyé en avant-première. Ce fut un régal de me replonger dans l'histoire de l'homme qui fut un jour le plus riche du monde, Kaloust Sarkisian (dans l'histoire). Ce récit étant inspiré de faits réels, je ne peux donc omettre de mentionner le nom de celui qui fut la muse de cette histoire : Calouste Gulbenkian.
Lors de la lecture de la première partie de cette histoire (L'homme de Constantinople), nous suivions les pas de ce garçon attiré par la Beauté et expert en négociation qui en est arrivé à gouverner le monde du pétrole au sein de l'empire Ottoman vers le début du XXème siècle. L'auteur reprend ici la plume directement après la fin du premier tome, lorsque le fils de Kaloust, Krikor atteint la majorité.
Ce second volume est découpé en deux grandes parties. La première et la plus tragique intitulée « Horreurs » nous emmène en Arménie auprès de Krikor lorsque les turcs et l'Islam envahissent ce pays catholique. Les hommes sont tués, les femmes et enfants déportés… obligés de voyager dans des conditions déplorables à pied dans le désert… sans garantie de survie à la fin du voyage. On dit même qu'on les emmènent dans des camps. Les camps de la mort.
Car il est amoureux d'une femme qui subit cet événement gravissime dans l'histoire de l'Arménie (Iran désormais), Krikor est également emmené lorsque les raids sont lancés. Déguisé en femme pendant la majorité de son voyage, il est témoin d'horreurs impossible à décrire, que j'ai lues le coeur rempli de tristesse et les yeux embués par les larmes à certains moments.
Une première partie prenante et déchirante qui nous éloigne de Monsieur le millionnaire mais qui donne au récit un poids et des émotions qui sont difficiles à oublier. Nous voyageons pendant des pages et des pages dans ce désert où l'eau manque, où les viols des femmes sont récurrents la nuit, les bébés laissés au bord de la route et où les vieillards sont tués s'ils ne suivent pas le troupeau. Je ne connaissais pas du tout cette partie de l'Histoire et il faut dire que JR Dos Santos sait trouver les mots pour vous faire trembler. On suit cette famille avec la peur au ventre, incapable de les rassurer, obligé d'être témoin de leur supplice… Une première partie riche en émotions et où l'horreur est présent à chaque fin de page. Une partie de notre Histoire qu'il ne faut pas oublier.
La deuxième moitié de ce livre se concentre ensuite sur la suite de la vie de Kaloust et sur ses faits et gestes lors de la seconde guerre mondiale. La montée au pouvoir d'Hitler, les jeux de pouvoirs de l'Axe et des alliés… Au milieu de tout cela, ce fin négoce, adorateur de l'art et de la tranquillité, règne sur la géopolitique mondiale sans se faire voir par le petit peuple. Son empire, tant pétrolier que culturel ne fait de grandir. Kaloust est un homme qui veut réaliser de grande chose et il ne se laisse pas abattre. Au quotidien, il cherche à vivre plus longtemps, gagner plus d'argent en signant les bons contrats et en collaborant avec les gens les plus puissants de l'époque. Rockefeller, les généraux d'Hitler, la Reine d'Angleterre même… Tout en discrétion, Kaloust parvient à devenir l'homme le plus riche de son époque.
Une histoire complète et très détaillée (parfois un petit peu trop à mon goût) qui, bien que fiction, ne manque pas de faits et de référence historiques. le récit est inspiré de faits réels ce qui invite le lecteur à se plonger non pas dans un roman mais dans une leçon d'Histoire, fort bien contée.
J'ai trouvé un peu dommage que la seconde partie développe un peu trop de détails sur la politique et un peu moins sur la vie de Krikor que l'on quitte abruptement lorsque la seconde partie commence. On le retrouve bien évidemment à plusieurs reprises vu qu'il travaille en étroite collaboration avec son père. Toutefois, certaines tranches de sa vie sont sautées rapidement tandis que certains moments de la fin de vie de Kaloust furent fastidieux à lire.
Je n'en ressors pas moins éblouie par ce documentaire riche en contenu et très bien romancé. Kaloust n'est pas un homme facile. Il est intransigeant lorsqu'il veut quelque chose qu'il sait pouvoir avoir. Et au final, cela lui a plutôt bien réussi lorsqu'on voit qu'il a laissé au Portugal une des plus belles collections d'art du monde.
Assurément un dytique à découvrir si vous désirez vous plonger dans cette histoire. A lire absolument dans l'ordre et d'affilé de préférence pour ne pas perdre le fil de l'histoire! Encore merci aux éditions Hervé Chopin pour cette belle découverte!
Lien : https://atouchofbluemarine.w..
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AnitaMillot
  23 septembre 2020
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio pour l'envoi de ce roman dans le cadre d'une prochaine rencontre avec l'auteur !
Jusqu'à présent, je n'avais lu de lui que son roman le plus célèbre (« la formule de Dieu ») que j'avais d'ailleurs plutôt apprécié. Cette fois il s'agit d'une magnifique fresque (c'est le deuxième tome, mais je me suis offert le premier opus sans plus attendre !) inspirée de personnages réels et de faits historiques.
1955. Kaloust Sarkisian, (« Monsieur 5% », surnom dû au capital détenu sur la Turkish Petroleum Company par notre héros – l'homme le plus riche de la planète) vient tout juste de mourir. Son fils unique, Krikor, est à son chevet. Il vient d'achever la lecture du premier tome de la biographie de son père (« l'homme de Constantinople ») et s'apprête à en lire le second volet (« un millionnaire à Lisbonne »)
JR Dos Santos s'est librement inspiré de l'histoire peu commune du multimillionnaire – et mécène – arménien, Calouste Sarkis Gulbenkian, en se basant sur des confidences obtenues directement de son petit-fils, Michael Gulbenkian. L'intrigue nous mène sur les chemins de l'exode durant les deux guerres mondiales, notamment en plein coeur du bouleversant et inhumain génocide arménien, perpétré par les turcs durant la « grande guerre » de 14-18 (et auquel survivra par miracle Krikor Sarkisian, le fils du millionnaire). Extermination qui se renouvellera, hélas, pour le peuple juif en 39-45 … L'auteur nous fait également découvrir les méandres complexes d'un business intraitable, celui du commerce pétrolier … Et surtout l'amour inconditionnel porté par le principal protagoniste pour l'art et sa beauté.
Un roman percutant qu'on n'a vraiment pas envie de lâcher avant la dernière ligne. Je suis également impatiente de lire « l'homme de Constantinople », afin d'y découvrir la jeunesse de Kaloust Sarkisian et celle de son fils Krikor …
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karined1
  25 septembre 2020
Grâce à Babelio je vais bientôt rencontrer l'un de mes auteurs préférés : J.R. Dos Santos. J'ai donc reçu ses deux derniers livres à commenter. Des cadeaux de noël en plein mois de septembre.
« Un millionnaire à Lisbonne » fait suite à « L'homme de Constantinople » que j'avais lu à sa parution (et par hasard un mois avant de découvrir Lisbonne pour la première fois). J'attendais donc ce second opus avec impatience. Dans cette saga, nous quittons Tomas Noronha et ses enquêtes pour lire un roman inspiré de la vie de Calouste Sarkis Gulbenkian, un financier multi-millionaire du siècle dernier, dénommé dans le livre Kalouste Sarkisian.
Ce livre démarre où s'était arrêté le précédent. Kalouste se meurt et son fils Krikor (re-) découvre son père à la lecture de ses journaux intimes qui retracent la vie du grand homme mais aussi celle de sa famille et de Krikor lui-même. le second tome démarre donc avec le deuxième carnet. Krikor est devenu un jeune homme amoureux d'une belle arménienne qui, au début de la première guerre mondiale, a dû quitter Londres et repartir en Arménie avec sa famille.
Krikor en jeune homme amoureux part la rejoindre sans l'accord de sa famille.
Démarre une partie du roman « horreur » dédiée au génocide arménien. Une partie très dure à lire et qui m'a fait découvrir cette tranche méconnue de l'histoire.
La deuxième partie du roman « Beauté » nous ramène à l'art, la grande passion de Kalouste. A comment choisir et se procurer des chefs d'oeuvre et à comment ne pas se les faire substituer pendant la seconde guerre mondiale. Un Leitmotiv de cet ouvrage est la recherche éternelle de la beauté par Kalouste. La beauté sous toutes ses formes. Il y consacre l'argent gagné dans le secteur du pétrole grâce à son don des affaires et des relations (des premiers ministres, des shah, …de tous les pays influents).
Avec la seconde guerre mondiale arrive « l'exil » à Lisbonne, ville découverte par Krikor, un hâvre de paix très proche de Constantinople par bien des côtés.
La consécration de sa vie : une fondation pour ses oeuvres… toujours la beauté.
Encore une fois l'auteur nous offre un ouvrage fouillé dont chaque référence historique peut être vérifiée.
Un très beau livre, dédié à une vie extraordinaire, à lire bien sur après « l'homme de Constantinople ».
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
enjie77enjie77   31 janvier 2020
Le Général Khan inspira profondément comme s'il prenait son élan pour la négociation :

- Moscou m'a donné des ordres afin que je traite directement avec vous de la vente des pièces les plus importantes de l'Ermitage, annonça-t-i. Que souhaitez-vous acquérir ?

Au cours des semaines précédentes, Kaloust avait soigneusement et minutieusement étudié le butin du grand musée de Petrograd en s'aidant principalement des conseils avisés de Sir Kenneth Bark, mais aussi d'autres spécialistes qui avaient été amenés à réaliser des expertises à l'Ermitage et qui connaissaient tout ce qui s'y trouvait. L' Arménien était cependant conscient qu'il devait procéder avec la plus extrême prudence dans la mesure où il ne fallait pas manifester un trop fort intérêt pour telle ou telle pièce en particulier sous peine d'en voir flamber le prix. Il était hors de question de faire le premier pas.

- Oh je ne sais pas trop répondit-il avec une décontraction feinte. Qu'avez-vous à me proposer ? Quelque chose de spécial ?

Le Général eut un rire forcé.

- Tout ce qui figure au catalogue est spécial.


page 283
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Anis0206Anis0206   27 février 2020
La beauté est la couleur avec laquelle on peint la vérité.
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Anis0206Anis0206   24 février 2020
La beauté n’est pas une condition indispensable à l’art.
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TraineauTraineau   29 septembre 2020
La beauté est la couleur avec laquelle on peint la vérité.

Magnifique !!!
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Anis0206Anis0206   24 février 2020
L’intention, proclama-t-il. C’est ce qui distingue l’art de la réalité.
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