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ISBN : 9791093600185
Éditeur : Nelson District (06/05/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Un contemporain inclassable, halluciné, jouissif, par une grande plume au vocabulaire précis. Martine Roffinella nous livre un roman complètement déjanté, en mode crescendo, rédigé avec la précision chirurgicale d'un esprit malin. Gwendoline, grande fumeuse, tombe sous le coup de la Loi Évin, la loi « anti-fumeurs ». "Le Temps fait ce qu'il veut et les hommes n'en sont que le jouet." nous dit l'auteure. Pour mieux nous interroger : Que se passerait-il si soudain vou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Marie-Nel
  03 mai 2016
La première chose qui m'a attirée dans ce roman est la couverture qui est en totale contradiction avec le titre. « Gwendoline arrête de fumer » et on voit une jeune femme prenant du plaisir justement avec sa cigarette. Intrigant. Ensuite la quatrième de couverture, où là je me suis demandé le rapport qu'il pouvait y avoir entre l'arrêt du tabac et le Temps !! C'est vrai que, comme il est dit, cela me paraissait un peu flou, comme dans un nuage de cigarette !!
Eh bien, ma lecture m'a fait comprendre toutes ces contradictions. Et en y réfléchissant bien, je les ai trouvées juste par rapport au personnage de Gwendoline. C'est une jeune femme qui, en prenant connaissance de la loi Evin « les fumeurs hors la loi », se sent tout de suite jugée parce qu'elle fume, et donc, va très vite se séparer de toutes cigarettes ou cigarillos, et tout ce qui se rapporte au tabac, d'une façon radicale d'ailleurs !! Il n'y a jamais de demi-mesure avec elle. On le comprend plus par la suite quand on apprend qu'elle souffre depuis sa jeunesse d'un TOC récurrent, qui lui a fait prendre le surnom de « la Trotteuse ». Pourquoi ce nom ? Parce qu'elle est obsédée par l'heure, l'exactitude, pire qu'une horloge. Si une chose se fait à telle heure, elle souffre si il y a un retard ou une avance. Elle-même est toujours à l'heure, et ne supporte pas les gens qui n'y sont pas. Elle a d'ailleurs un travail qui lui convient bien, puisqu'elle règle l'heure !! Une véritable obsession !! et là où cela devient cocasse, c'est qu'elle se rend compte qu'arrêter de fumer la décale dans son temps de la journée de 4 minutes par cigarette, et cela devient très compliqué pour elle de gérer cela !!
J'avoue avoir été séduite par cette femme et sa folie auto-destructrice !! elle m'a fait sourire, voir rire, car elle se crée des situations inimaginables tout cela pour essayer de rattraper un temps qu'elle croit perdu. Elle ne se préoccupe de personne, elle ne voit qu'elle et le Temps et finit par en payer parfois les conséquences.
Martine Roffinella m'a vraiment entraînée dans son histoire, elle a un style très fluide, et ce court roman se lit très vite, je ne me suis pas ennuyée une seconde !! Elle sait intercaler des scènes cocasses avec d'autres plus tragiques. La fin est bien trouvée, je me suis demandée tout le long comment cela allait pouvoir se terminer !
Je pense que chaque lecteur aura sa façon de voir ou de comprendre cette histoire, tellement elle est décalée, et c'est là sa force justement, c'est que nous aurons tous une façon différente de parler de Gwendoline. Et ça, j'avoue que j'aime particulièrement. Alors n'hésitez pas à vous plonger dans cette lecture pour vous faire votre propre opinion.
Je remercie les Éditions Nelson District pour la découverte de ce roman. Je serai peut-être passée à côté sans ce service presse, et cela aurait été bien dommage.
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gabrielleviszs
  25 avril 2016
Je remercie Stéphanie Chabert de la maison d'édition Nelson district, ainsi que netgalley pour m'avoir offert cette lecture. J'aime la couverture, tout à fait en contradiction avec le titre. Un brin de mystère dans les effluves de la cigarette.
L'avant propos donne les circonstances de l'histoire que vit Gwendoline, une femme de 35 ans qui voit sa vie basculer à l'annonce de la loi anti-tabac : Les fumeurs hors-la-loi ! Un engrenage s'instaure dans son esprit, elle doit tout supprimer, la moindre cigarette, le moindre cigarillo qui traîne dans son appartement. Les cendriers aussi doivent disparaître. Il lui faut éliminer toutes traces de peur de se retrouver en prison. Les souvenirs affluent. Nous lisons son enfance très rapidement, puis son adolescence jusqu'à ce fameux jour où elle tombe en extase devant ce couple qui fume. La grâce dans chacun des gestes de la femme la subjugue. Les années passent, un mariage, la cigarette et nous revenons au début, à savoir qu'il faut tout cacher ! Mais ce n'est que le début de l'histoire, car la suite est tordante.
J'ai passé un super moment de lecture, le sourire ne quittait pas une seule seconde mes lèvres. Je me suis demandé où Martine Roffinella, l'auteur donc, allait nous emmener. Je ne m'attendais pas à ce type de récit, plus conventionnel surement. Sincèrement, je suis très contente de ces pages. L'heure est importante, chaque minute compte pour Gwendoline et lorsque cette dernière trouve un travail au Ministère de l'Intérieur comme Gardienne de l'Horloge du Temps, c'est le summum pour elle. Plus elle travaille et plus un décalage se fait. L'auteur nous emmène dans un temps « parallèle », un peu plus en avance chaque jour par rapport aux communs des mortels.
J'ai adoré l'héroïne. Sa normalité est composé de TOC et d'obsession. Elle est obligé d'avoir des repères temporels pour avancer et ne pas devenir folle, quoique... D'ailleurs, sa grand-mère la surnomme « la trotteuse », ce qui lui va comme un gant, mais elle déteste – aussi bien le surnom que la grand-mère. La première scène avec la disparition des cigarettes et autres accessoires est magnifique : elle ne ferait pas mieux avec un cadavre qui l'encombrerait. Plus les chapitres défilent et plus les cigarettes disparaissent, mais le temps augmentent : 4 minutes !!!!! le désespoir est proche, la folie la guette un peu plus et j'ai bien ri de toutes les situations, pourtant certaines n'étaient pas faites pour cela.
L'écriture est magique et la fin audacieuse, même si j'ai dû rater un passage car il y a une subtilité qui m'a échappé.
Si vous recherchez une lecture sans prise de tête, avec de l'humour souvent caustique, des tocs irrésistibles, une écriture fluide et un sarcasme du personnage à toute épreuve : vous êtes au bon endroit – oui, comme sur la carte avec le point rouge : vous êtes ici. J'oubliais une chose : l'esprit humain varie en fonction de chaque personne et entrer dans celui de Gwéndoline est un pur délice. Sortie le 06 mai, date à retenir !
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/gwendoline-arrete-de-fumer-martine-roffinella-a125621980
Lien : http://chroniqueslivresques...
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Virginy
  28 avril 2016
Gwendoline est une jeune femme étrange, dont la vie est organisée à la seconde près. Alors quand, en arrêtant de fumer, elle se retrouve en avance par rapport à tous ceux qui l'entourent, elle est déstabilisée, perdue. Comment faire pour être en phase avec les autres?
J'ai trouvé le personnage de Gwendoline particulièrement odieux, ne se préoccupant que de sa petite personne. Capricieuse, égoïste, j'ai presque jubilé de la voir désemparée face à la perturbation de « son » temps. Comment ça, je suis méchante? Mais Gwendoline est un personnage que j'ai adoré détester!
Gain de temps car gain de vie par rapport à l'arrêt du tabac? Tout simplement gain de temps en perdant cette habitude chronophage? Vous l'aurez compris, ce récit un peu dingue, inclassable, est du genre à se dévoiler différemment selon le lecteur et sa façon de l'aborder.
Lien : https://deslivresdesfilsetun..
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bibliobleue
  05 mai 2016
C'est un drôle de livre que j'ai appris à aimer au fil des pages. En effet, la couverture et son titre ne laissent pas présager un roman un peu décalé qui traite du rapport au temps. L'héroïne de Martine Roffinella est comme le lapin d'Alice, elle entraine le lecteur dans un labyrinthe inattendu où humour et situations cocasses sont au rendez-vous.
Le texte est court, bien écrit, absolument pas conventionnel. Gwendoline pourrait être la fille de Boris Vian et de Joann Sfar. Il y a dans ce roman plusieurs niveaux de lectures, ce qui pourrait bien vous surprendre ...
Lien : http://mabibliothequebleue.c..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
bibliobleuebibliobleue   05 mai 2016
Elle se demanda si, au cours de son investissement si plein, si total à son poste de gardienne de l’Horloge du Temps, elle n’avait pas perdu au passage puis oublié tous les détails qui avaient composé son enfance, y compris les tic-tac lancinants de l’immense horloge du séjour qui, aujourd’hui en panne mais autrefois remontée chaque samedi, se débrouillait toujours pour prendre quatre minutes d’avance au moment du déjeuner dominical, ce qui ne manquait pas de nourrir les immuables et éternelles mêmes conversations à ce sujet.
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gabrielleviszsgabrielleviszs   09 avril 2016
Examinons d'abord les fumeurs, décida-t-elle en se brossant les dents. Ceux-là étaient dans la même situation qu'elle. Ils pouvaient être dénoncés à tout moment ; donc ils ne bougeraient pas. Ensuite, il y avait les fumeurs occasionnels. Parmi eux Edouard, qui ne rentrerait en France que dans une éternité. D'ici là, l'eau aurait coulé sous les ponts. Mieux valait se concentrer sur les non-fumeurs, à savoir d'abord ses parents. Il faudrait trouver un moyen de les faire taire. Gwendoline résolut donc à s'y employer. Quant aux autres témoins de sa consommation de tabac, un simple changement d'habitudes ferait glisser dans l'oubli l'idée même qu'elle avait pu fumer un jour. Et puis il suffirait d'affirmer avec aplomb qu'ils se trompaient ; qu'ils avaient rêvé. D'autant que que, comme elle avait pu durement en juger lors de la fameuse soirée où nul ne s'était aperçu de son absence, sa personne comptait pour rien ou presque. Alors qui pourrait avoir l'outrecuidance d'affirmer l'avoir vue fumer ? 
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gabrielleviszsgabrielleviszs   09 avril 2016
Elle avait tant guetté ce moment, tant espéré de cette première bouffée, qu'elle faillit ne pas l'apprécier à sa juste mesure. 1095 jours, 26 280 heures exhalant poussivement leur dernier souffle, des milliers de secondes comme frappées de léthargie avaient miné son endurance, transformant sa vie en une seule attente gangreneuse. 
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bibliobleuebibliobleue   05 mai 2016
Presque était en effet le mot. Car il lui manquait quelque chose qu’elle ne parvenait pas à définir, et qui demeura un mystère jusqu’à ce qu’elle perçoive l’épaisseur de la solitude qui l’entourait.
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bibliobleuebibliobleue   05 mai 2016
Gwendoline Jaunes avait appris à se passer de tout sentiment comme on supprime les matières grasses lors d’un régime.
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