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ISBN : 2812600985
Éditeur : Editions du Rouergue (06/01/2010)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 36 notes)
Résumé :
"Quand j'arrive à l'école maternelle Jean-Jaurès, j'ai même pas le temps de jouer dans la cour, c'est juste l'heure de rentrer. Les autres sont déjà rangés en petit train pour aller faire pipi. Moi je suis le dernier. C'est nul, je peux doubler personne." Entre la maison et l'école, Nicolas n'a pas toujours la vie facile. Heureusement, il y a petit Toiseau et Fourmisseau auxquels il peut tout raconter...
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  06 mars 2018
Nicolas, 5 ans, est pas content ce matin. Il a raté son dessin animé et sa maman n'a pas eu le temps de lui préparer ses tartines au kétcheupe. À la place, il a droit à des béhennes. En plus de ça, il arrive en retard à l'école Jean-Jaurés. Tous ses petits camarades s'apprêtent tout juste à rentrer en classe quand lui arrive. Heureusement, il court vite, double tout le monde et arrive premier. Une fois le silence obtenu, la maîtresse leur annonce qu'elle va leur apprendre une trèèès vieille chanson. Celle du petit oiseau qui a pris sa volée. Nicolas ne comprend pas bien pourquoi Petit Toiseau a pris sa volée. Est-ce qu'il aurait été vilain ? Comme lui, parfois ? Lui, le champion du monde de vol sur baffe...
Qu'il est touchant, ce petit Nicolas ! Même s'il fait des bêtises, qu'il embête ses camarades de classe, qu'il n'obéit pas vraiment à la maîtresse ou qu'il gribouille. Un peu turbulent, un peu rêveur aussi lorsqu'il se raconte des histoires avec Petit Toiseau et Fourmisseau, curieux et débordant d'énergie, voilà Nicolas qui, à travers la plume de Marie-Sabine Roger, prend vie. Il raconte ses petites bêtises mais aussi, implicitement, sa vie à la maison. Une vie qui se révèle pas vraiment rose. Sans dire vraiment les choses, Marie-Sabine Roger traite avec émotion et une grande justesse la maltraitance. L'on devine les baffes, les mots violents, l'exclusion ou l'indifférence. Un petit roman intelligent et émouvant, à la fois léger et dramatique. Une plume inventive, poétique et drôle.
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Mimeko
  11 novembre 2017
Nicolas, cinq ans, est un petit garçon curieux, très actif qui a l'habitude d'emmener dans son sac ses petites tartines au kétcheupe. Mais à l'école il est un peu agressif avec ses petits camarades, et s'invente un monde peuplé d'animaux un peu bizarres. Les reproches, il ne les comprends pas puisque c'est le comportement de ses parents qu'il reproduit, une mère absente qui ne lui prépare pas ses repas et un père qui lui donne de temps en temps des volées comme il dit...Quand un des maîtres se rend compte que les fameuses tartines sont la seule nourriture que le petit avale dans la journée et que des bleus peuvent se voir sur ses bras, l'équipe change son regard.
J'ai retrouvé avec beaucoup de bonheur ce qui m'avait plut dans les romans de Marie-Sabine Roger, la tendresse, l'émotion et quelque fois l'humour..car le sujet abordé avec ce roman n'est pas vraiment l'humour mais en ayant adopté la façon de parler d'un enfant de cinq ans, elle permet de traiter le thème de l'enfance maltraitée sans lourdeur, en déculpabilisant le regard extérieur de l'équipe d'éducation qui met un certain temps à comprendre l'attitude de l'enfant et en dépeignant le milieu familial défavorisé.
Un roman sur le sujet de la maltraitance, court mais touchant.
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Virgule-Magazine
  07 juin 2016
« Magali recule jusqu'au mur, on se met en cercle autour d'elle. le jeu, c'est qu'on lui dit rien. Même pas grosse nulle-chouchoute-je vais te tuer la tête. C'est ça, le jeu. On lui dit rien et on la touche pas non plus. le premier qu'y dit ou qu'y touche, il a perdu. » Parce qu'il fait beaucoup de bêtises, comme de s'amuser à terroriser Magali pendant la récréation, Nicolas, cinq ans, est souvent puni. Quand la maîtresse l'envoie au coin, il en profite pour discuter avec ses amis secrets, Petit Toiseau et Fourmisseau. le papa de Petit Toiseau est souvent très en colère. Comme celui de Fourmisseau, et comme celui de Nicolas.
L'avis de Sabine, 10 ans : Ce livre est plein d'humour. Il est écrit avec les mots d'un enfant de cinq ans et beaucoup de gros mots : c'est rigolo ! Et pourtant, il cache la grande souffrance d'un petit garçon qui vit la violence à la maison et se crée des amis imaginaires qui le comprennent. Les mots sont parfois écrits avec des fautes et il faut les lire deux fois pour bien comprendre. Je le conseille et il n'est pas difficile à lire. Mais Petit Toiseau prendra-t-il sa volée ?
Les avis de la rédaction :
_À la fois drôle et dramatique, ce livre bouleversant dénonce, avec le langage fantaisiste de Nicolas, la violence dont cet enfant est victime.
_Ce petit livre est un chef-d’œuvre. Vraiment. Un chef-d’œuvre d’humour, de poésie, de fantaisie… Du bonheur de lire à l’état pur. Quel talent ! J’aimerais créer un prix littéraire juste pour le lui décerner. C’est dire…
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myriampele
  11 janvier 2016
Du très bon Marie-Sabine Roger pour parler avec les enfants de la fragilité de certaines familles. Ici le ton n'est pas dramatique. Nicolas, 5 ans, se crée un monde à lui , peuplé de petits animaux qui lui parlent, et l'aident à vivre les situations difficile: un père violent, une mère épuisée, des frères cruels... A l'école c'est compliqué aussi. Mais J'ai souvent souri aux répliques amusantes de ce petit garçon créatif et intelligent.
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Lagagne
  10 avril 2018
Qu'il est dur ce livre malgré sa petite taille !
Pourtant le jeune garçon veut nous épargner certaines violences, il ne nous les dit pas toutes, ou avec pudeur, ses mots à lui, décalés, parfois à côté de leur sens. Car c'est lui qui nous parle de son quotidien, de ses difficultés, et c'est nous qui mesurons l'ampleur de ce qu'il vit, de la violence qu'il subit tous les jours et qui se révèle dans ses paroles, ses actes.
Un livre bien dur, où deux choses m'ont marquée : l'absence de lucidité de la maîtresse, et la fin sans lumière. On sent bien que l'enseignante répère des choses, mais pas tout à fait les bonnes, pas chaque fois, et elle ne va pas assez loin. Mais c'est difficile de repérer, d'agir sans faire mal, d'être sûr de bien comprendre. Avec un peu de réflexion, elle fait ce qu'elle peut la maîtresse. Quant à la fin...c'est un livre destiné à la jeunesse, alors j'aurais aimé un peu d'espoir à la fin. Là il m'a fichu le cafard !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   07 mars 2018
"Alors, comme ça, Monsieur ne veut pas travailler à l'école ? Monsieur joue à faire chialer les petites filles dans la cour de récréation ? Monsieur gribouille sur sa fiche ? Monsieur se conduit comme un sale cochon dégueulasse ? Monsieur chante des bêtises au lieu d'apprendre de jolies chansons comme les autres ?"
(..) Je voudrais lui dire, à Papa, c'est rien que du pas vrai, tout ce qu'elle a raconté. Magali, elle pleure toute seule. D'abord, c'était pas pour lui faire peur, c'était juste un jeu pour rigoler. Et pis, j'ai pas gribouillé sur ma fiche, j'ai dessiné un super-monstre avec une belle langue verte. Pour faire plaisir à ma maîtresse la traîtresse. Même qu'à la récré, elle l'a dit devant les autres maîtres, que ça lui avait fait peur. J'ai pas chanté des bêtises. J'ai fait rien que gnîagnîagnîagnîa. Pas fort. Et puis elle était pas jolie, sa chanson, à la maîtresse.
Mais je sens que mon papa ne croira pas du tout, ma vérité. De toute façon, il me demande rien. Il continue un moment, tout seul. Il répète :
"On va régler ça à la maison, on va régler ça ! Ah oui, je te jure qu'on va régler ça à la maison. Oh que oui ! Ça, ça, on va le régler à la maison, crois-moi !"
Bien sûr que je le crois.

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marina53marina53   06 mars 2018
« Tu prendras du kétcheupe ? je dis.
- Ben, j'en ai déjà racheté avant-hier ! »
J'ose pas lui dire, mais il en a fallu drôlement beaucoup, du kétcheupe, pour le manger des fourmisseaux... Il en reste plus trop dans la bouteille. Bon, ben si elle pose des questions, je dirai qu'il s'est vaporé. Ça, ça marche bien, comme coup. À la maison, chaque fois que Maman demande :
« Bon sang, y a déjà plus de pastis dans cette bouteille ? »
Papa répond toujours :
« Il s'est vaporé ! »
Et Maman, elle demande plus rien. Elle dit juste :
« Mais bien sûr ! Je vais te croire. »
Moi aussi, elle va me croire, c'est sûr !
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marina53marina53   06 mars 2018
Dans la cuisine, Maman fait ses yeux rouges et son nez qui renifle. Papa est devant la télé, au salon. Il me regarde passer. Il fait, comme ça : "tiens, voilà Lotabruti !". Ça doit être le coureur italien qui pédale dans la côte, à la télé.
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marina53marina53   06 mars 2018
Elle me fait un bisou devant le portail, au lieu de me donner la petite tape sur les fesses, parce que ouille, c'est là que papa m'a réglé ça hier soir. Je veux lui faire un bisou de plus, mais elle râle que je la mets toujours en retard, et qui c'est qui va les faire les courses ? Elle me le fait quand même, le bisou, à cause des autres mamans qui la regardent.
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atchoumgirlatchoumgirl   26 juillet 2010
Quand on revient en classe, la maîtresse nous raconte une histoire.
C’est un petit qu’a tout un tas de frères plus grands. Ben, moi, je sais ce que ça doit donner à la maison : ses frères, ils doivent passer leur temps à lui flanquer des claques, et à lui crier dessus en disant :
« Hé, le nain, tu vois pas que tu gênes ?! Pousse-toi du milieu ! »
C’est pour ça qu’on l’appelle le petit poussé. Le papa et la maman du petit poussé ont de pauvres moucherons. Un soir, en rentrant du café, le moucheron dit comme ça, à sa femme :
« On n’a plus d’argent, on peut plus acheter du manger pour les gosses. Y a qu’à aller les perdre.
-Ben oui, dit la moucheronne. Mais où ?
-On n’a qu’à les amener dans le forêt profonde, on leur racontera qu’on va chercher du bois »
Après ils font un plan. [...] Il court ramasser des petits cailloux blancs en bas de chez lui. Il habite dans une chômière. C’est un immeuble où il y a que des chômeurs dedans.
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