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ISBN : B07N4FM4Y8
Éditeur : (25/01/2019)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Vous voilà donc lecteurs avec mon livre entre vos mains. Qu’allez-vous faire ? Le lire ? Ou le reposer en rayon comme vous le faites chaque fois ? Sachez pourtant que dans ce roman-là il est question de moi, certes, mais de vous également puisque vous êtes une partie de ma vie à présent. Rencontrons-nous vraiment, vous voulez bien ? Promis, je ne m’épancherai pas – trop – sur mon statut d’auteur mal aimé, et pour vous soulager je vous annonce même qu’il s’agit de mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
larubriquedolivia
  01 avril 2019
Au début, Milan Hernst, un écrivain âgé de 35 ans, vivant en colocation avec Mathias et Hicham, fait son mea-culpa en annonçant à ses lecteurs qu'il va cesser d'écrire. Il s'isole peu à peu et se recroqueville dans sa coquille jusqu'à appeler la solitude qui l'entoure sa concubine. Ainsi, Milan doute et se remet en question, il est en pleine crise de la vie.
Puis, il continue de s'épancher sur ses lecteurs et raconte son humiliation littéraire comme lorsqu'une maison d'édition, après avoir refusé de l'éditer, lui donne les coordonnées d'un autre éditeur, celui-ci étant réservé aux auteurs handicapés mentaux, c'est un comble pour lui. C'est ainsi que Milan se sent méprisé et tout en se dévalorisant, il va nous expliquer pourquoi il en est arrivé à prendre cette décision.
Mais, des rencontres vont le piéger en dépit de lui-même et ses colocataires, qu'on aurait pu croire indifférents et maladroits au premier abord, vont être surprenants. A force de ruminer sa vie et de trop ou pas assez s'écouter, un changement est-il possible ? Sa période de lassitude prendra-t-elle fin ? Tirera--il profit de cette crise qu'il traverse ?
Plus on tourne les pages plus on découvre le vrai Milan et plus on s'attache à lui. Il m'a étonné et m'a fait rire. Les textes sont fabuleux autant le monologue que les dialogues, on tourne les pages facilement et on ne s'ennuie pas une seconde. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.
L'auteure, Muriel Roland Darcourt, écrit ce roman avec beaucoup d'humour, c'est un excellent remède à la morosité. Entre confidences sur le canapé envers ses thérapeutes-lecteurs, la panne de l'écrivain et le destin qui va s'en mêler, ce roman est une comédie très sympathique à découvrir !
Lien : http://larubriquedolivia.ove..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
melouwebmelouweb   06 mars 2019
Un jour à la bibliothèque, je regardais les gens se promener dans les allées. Lisant, la tête penchée, les tranches des ouvrages classés par ordre alphabétique et par genre. Voilà bien mon problème majeur ! Je n’ai pas de genre précis. Alors on me range n’importe où. L’un de mes romans se déroule dans l’espace (en fait, dans la tête de mon héros) et j’ai été répertorié dans la catégorie « Science-fiction » puis « Psychologie » et même « Philosophie », or moi je fais de la littérature littéraire ! Du type « Roman autre ». Et dans les rayonnages ça n’existe pas. De plus, l’un de mes éditeurs m’a classé partout à la lettre « M » pour Milan Hernst. J’ai eu beau lui expliquer que ma place était auprès de Victor Hugo, rien à faire !
J’avais pris avec moi un stock de mes romans – Oui je suis le plus grand de mes acheteurs – et je me suis auto-classé partout où ça me chantait. Et je voyais les gens, dédaignant mes ouvrages, retirer de l’étagère (au pif complet !) un roman, lire la quatrième de couverture et le reposer ou l’emmener avec eux dans l’idée de le lire. Jamais, au grand jamais, le hasard a fait qu’ils tombent sur l’un des miens, et j’en avais mis quatorze ! Soit je n’ai vraiment pas de chance, soit la couverture est moche (enfin la couverture, la tranche), soit mon nom n’interpelle pas. Je ne sais pas. Toujours est-il que la bibliothécaire, qui regardait mon manège de loin depuis un petit moment, s’est approchée de moi pour me dire : si vous voulez paraître dans la bibliothèque il faut passer par le comité de lecture. Ça tombe bien, j’en viens ! Mon roman, figurez-vous Madame, est bel et bien issu d’un comité de lecture tout ce qu’il y a de réglementaire ! Combien de comités va-t-il donc falloir pour que j’accède à la possibilité d’entrer en contact avec un lecteur potentiel ? « Un seul s’il est bon » m’a-t-elle rétorqué. Ok dîtes-moi lequel ? Lequel est le bon comité qui me mettra directement en rapport avec un acheteur. Que dis-je un acheteur ? Un lecteur me suffirait ! « Je ne parle pas d’un comité mais de votre ouvrage ». Mais comment, ô grand comment, peut-on savoir si un livre est bon avant de l’ouvrir et de lire ne serait-ce que la première page, même la fin si vous voulez ? « Vous travaillez avec quel éditeur ? » me fait-elle en remettant ses lunettes sur son nez. Je commence à lui énumérer la liste et elle me répond : « Connais pas, connais pas, connais pas, connais pas, connais pas, connais pas ». Et c’est de ma faute peut-être si mes éditeurs sont encore moins connus que moi ?
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larubriquedolivialarubriquedolivia   01 avril 2019
J'ai découvert récemment qu'un verre de vodka supprimait l'angoisse de la page blanche et que le deuxième me désinhibait tout à fait. Une alliée de poids qui annihile le fait de ne pas commencer. Ce qui me fait gagner un temps considérable. Lorsque je me mets à écrire, les phrases se suivent à un rythme effrayant. Je peux écrire une pièce en quelques jours. Un roman en quelques mois. Un paragraphe et les autres suivent : je ne suis jamais à court d'idées. Tout peut aller très vite ! Mais alors, le temps passé à ouvrir un cahier, cela peut prendre des jours, des semaines, des années. Je reste figé, là, à ne pas commencer. Commencer. C'est le plus gros mot de mon vocabulaire et la vodka l'a supplanté à tout jamais.
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